Aucun message portant le libellé Ami-e-s des blogues. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Ami-e-s des blogues. Afficher tous les messages

19 octobre 2010

Visite au garage très plaisante

Mercredi dernier, j'ai dû retourner au garage, un peu en catastrophe, parce que mon réfrigérateur était mort en début de semaine. On en profiterait aussi pour changer les batteries, parce que celle-ci, probablement d'origine, avait pas mal sorti tout leur jus. Deux semaines auparavant, j'y étais allé afin d'effectuer le changement d'huile et la pose de pneus pour l'hiver sur mon camion. Avec le graissage automatique, c'est le seul entretien qui reste à faire, outre les vérifications d'usages dans le cadre de mon travail. Et avec le gros client de Joliette, qui fait que j'ai le camion chez moi (parce que c'est plus court que de retourner dans une des cours de la compagnie), les visites au bureau se font rares. J'ajouterais même qu'avec les messages textes, même les appels se font rares!

À mon arrivée au garage, je stationne au fond de la cour, décroche la remorque, avance le camion à la pompe, fait le plein de "bon carburant pas cher" (dixit Martin un peu plus tard) puis finalement stationne le camion près des portes du garages. Puis, comme c'est plus que l'heure du diner, je me prend un ti-plat et je l'amène à la cuisine afin de profiter de mon temps d'arrêt pour manger.

Après un bonjour lancé "dans le carreau" (la fenêtre qui nous sépare des bureaux des répartiteurs), je me rend à la cuisine. Notre nouveau gars des Ressources Humaines, Mathiew, entre tout juste après moi. En gros, il me remercie au nom de la compagnie pour la bonne publicité que je fais (entre autre ici) pour la compagnie. Hé ben! Je ne fais que dire ce que je vis. Il faut croire que la vie n'est pas trop dur chez TJB... Il me dit qu'un employé est allé chez TJB directement grâce à mes bons mots, et qu'un autre a mentionné une influence de ma part. Hé ben!

S'en suit une discussion à bâtons rompus sur tout et sur rien. Je crois que, avec Mathiew, tout ce que les chauffeurs diront (enfin, ceux qui parlent là ou ça compte et nous sur les radios-CB) sera vraiment écouté. Évidemment, ça ne veut pas dire que nos moindres caprices se verront comblés! Mais déjà, d'être écouté par quelqu'un dont la formation et le poste conduisent à la satisfaction des besoins des employés, c'est un gros plus.

Par la suite, je peux me délecter de mon bon repas, préparé avec amour par Caro. Êve, qui est passé en coup de vent, m'a offert la dernière pointe de la pizza que d'autres avaient mangé un peu plus tôt. J'ai donc eu droit à un pizza-ghetti.

Par la suite, Jocelyn, le grand patron, me lance: "JF, suis moi dans le bureau". Premier réflexe: j'ai rien fait, je le jure. Deuxième réflexe: bon, j'ai rien à me reprocher, pourquoi je paniquerais??? Après être entré, il me dit de laisser la porte ouverte. Fouille-moi pourquoi, mais ça me rassure! Je dois être insécure de nature...

Jocelyn me demande ce que je pense de mon nouveau camion, après quelques mois sur la route avec (depuis le premier avril). Je répond que je trouve qu'il va bien, que le moteur est incroyable (même si une Chevette le serait au sortir d'un Mercedes!), et que ma transmission à 18 vitesses m'est tout à fait inutile, mais ô combien amusante à passer les vitesses. Nous échangeons ensuite sur le Tri-Pac, et la pertinence d'en faire ajouter, ou non, sur les futurs camions. La même chose pour le système de graissage automatique.

Le moment drôle survient alors que Jocelyn me demande combien de mile au gallon je peux lire dans mon tableau de bord (chiffre qui diffère légèrement, avec une dose d'optimisme, de celui caculé à la mitaine). Je lui dit que je me tient régulièrement entre onze et onze et demi, mais qu'une fois, j'ai même frôlé le douze! Pour la petite histoire, calculé à la main, les deux derniers mois de bonus me donne 9,04 et 9,33 mile au gallon. Petite fierté de chauffeur ici. Sans trop m'auto-enfler la tête, j'ai atteint le top-niveau des bonus! Si je dépasse 9,5, il faudra ajouté une catégorie de plus! Honnêtement, comme c'est le résultat de septembre, et que conséquemment le temps sera de plus en plus frais, ce sera difficile de faire mieux avant l'été prochain.

Tout ça pour dire que lui, car il a fait quelques échanges de remorques sur la 401, tournait autour de 10,5 au compteur. Et je crois décelé que ça le chicottait un peu. Il faut savoir que, à mon arrivée chez Claude, et au début pour TJB, Jocelyn prenait régulièrement le volant, et chaque fois, il affichait son nom au haut de la liste. Je dois dire que bien peu de chauffeur se préoccupait d'économie de carburant à cette époque.

Par contre, j'ai vérifié plus précisément cette semaine, et à London, ON, je faisais 10,0 miles au gallon. De là, comme la route se met à descendre, la consommation suit. Je suis monté à 10,2. Ça m'a tout pris pour finir à 10,6... sur un retour de poêles (lire: léger). Je suis certain que je fais mieux en partant directement de la maison parce que la route d'ici à Montréal est en descendant, et que ça roule à vitesse constante. Ce qui est loin d'être le cas sur les rangs qui mènent à Saint-Chrysostome! Jocelyn, tu as donc le bénéfice du doute. En même temps, il m'a fallu quatre mois avant d'être vraiment bon, vraiment en contrôle de mon camion, de mon moteur, de ma machine. Bref, de faire mon travail aussi bien avec mon Volvo-Cummins que le niveau que j'avais atteint après quatre ans sur mon Western Star-Mercedes. Bref, les comportements du moteur doivent être apprivoisé...

La prochaine étape fut dans le garage lui-même, avec Martin. Lui aussi est fier de ma performance. Il est aussi plutôt taquin pour les deux ou trois premier mois, ou je faisais un gros 8,2-8,5 bien compté! Bon, comme je disais plus haut, il fallait bien que j'apprivoise ma nouvelle monture. On en connait qui conduise du Volvo depuis qu'ils sont dans la compagnie et qui peine à atteindre 8,0...

Comme j'avais dit à Jocelyn que je croyais que mon Tri-Pac ne chauffait pas mon liquide refroidissant (c'est optionnel), nous sommes donc descendu dans le "pit" afin de suivre les boyaux. Vu du d'sour, c'est évident! Mon moteur pourra donc se réchauffer "tout seul" cet hiver. Honnêtement, ça me rassure. On m'a tellement dit que "c'est pas parteux, un osti d'Cummins". Imagine, ici, on a un vrai hiver... J'ai ben hâte de voir.

Une fois mon nouveau frigo et mes nouvelles batteries sont en place, je ressort afin de recommencer ma semaine. Je monte dans le camion, retourne au fond de la cour... Plus de remorque! Holà, mais donc, ou est passé ma remorque? Un téléphone à Martin: "Martin, auriez-vous rentré la remorque Unetelle?" Oups... heureusement, rien de bien profond.n'avait été entrepris. On me l'a donc rendu, et j'ai fini par pouvoir reprendre la route.

Et malgré le départ tardif, je suis arrivé dans un délai raisonnable à destination!

Ça fait vraiement du bien de se faire dire qu'on est bon! J'ai passé la semaine sur un nuage...

3 octobre 2010

Lettre à Boubou

Comme ça, le chant des sirènes a fait son œuvre... et ainsi le doute s’est installé dans ton esprit. Et tu es maintenant un indécis. C’est monsieur Léger qui va être content, lui dont le travail consiste à traquer les indécis. Mais je m’égare.

Dans ton dernier statut sur Facebook, tu indiques que tu pourrais avoir gain de cause chez Trans-West… quitte à monter plus haut s’il le faut. La belle affaire.

Je te donne mon humble opinion, bien que non sollicité. Parce que je suis déjà passé par là. Dans ma vie de plate-forme, j’étais pour une compagnie où, après trois à six mois, tu étais classé dans les meubles (lire : dans les plus vieux de la compagnie). Et ce, pour près de trois cents chauffeurs (pour environ cent camions) à mon arrivée. C’était en février il y a un peu plus de douze ans, ce qui ne me rajeunit pas… J’étais bien naïf à cette époque, autant dans le transport qu’en général, je dois avouer. On m’aurait fait croire n’importe quoi… Et cette compagnie, que j’appelle affectueusement mon « stage rémunéré », en abusait joyeusement. Sur moi comme sur tous les autres.

Ce petit préambule pour dire qu’à un certain point, je suis arrivé au même état d’esprit que toi en ce moment. Un rien aurait pu me retenir. J’aimais malgré tout ce travail, qu’en plus, sur les bonnes paroles des satanés « vieux chauffeurs », je croyais si bien payé et si attrayant de par la possibilité de prendre autant de congé que mon bon vouloir le commandait! Pour la petite histoire : la paye, tricotée d’une façon tout à fait humoristique, revient à deux gros bruns en moins comparer à celle que je fais maintenant pour une semaine semblable. Et comme mon oncle Marc me le fit remarquer avec justesse, « du congé sans solde, n’importe qui va t’en donner, puisqu’il ne te paye pas ». Ouin, ben évidemment, ai-je réfléchi plus tard... Malgré tout ce que je n’y aimais pas, ainsi que le surplus de travail que ça aurait occasionné, un transfert dans la section B-Train m’aurait retenu. Meilleur salaire à cause de la prime, disparition des fameux « Interstate » (transport illégal intra-États-Unis) et surtout, répartition à l’ancienneté, avec des chauffeurs qui se respectent et se font respecter. Le rêve, mais quand même en plate-forme... Avec le recul, là encore, ça aurait fait un temps, mais j’aurais probablement fini par me tanner, et quitter quand même.

Bref, ma situation valait, à l’époque, la tienne actuellement. Écœuré, mais d’une certaine façon, pas « game » de tout quitter! Je dirais qu’il y eut presqu’un an de réflexion avant de passer à l’acte.

C’est pour ça que je m’en voudrais de ne pas te souligner que, il y a quelques mois, tu as atteint un premier niveau. Et tu as téléphoné chez TJB. Et il y a quelques jours, tu as atteint un autre niveau. Cette fois-ci, tu as non seulement téléphoné, mais obtenu une entrevue, un test sur route et, couronnement, un poste. Bien sur, pour toi, un travail chez TJB, ça fait encore parti de l’inconnu, de la nouveauté. Et loin de moi l’idée de te racoler. Tu sais déjà tout ce que je pourrais t’en dire, je l’ai déjà fait, en parole ou en écrit. Et ce n’est pas non plus le sens de mon propos.

Dans toutes ces années dans le merveilleux monde du transport, j’ai rapidement compris que « un chauffeur ne peut pas à lui seul changer une compagnie »… et qu’ « une compagnie ne changera jamais fondamentalement pour un chauffeur ». Ces deux énoncés sont indéniables, et je suis presque certains qu’ils s’appliquent à toutes les compagnies. Si un chauffeur arrive à faire passer un point sur une certaine partie du travail, ce ne sera au mieux que temporaire, le temps que les choses se tassent, que les esprits se tiédissent. Au pire, le chauffeur ne « fittera » plus dans le décor… ou ne satisfera plus aux critères de la compagnie.

Ce fut mon cas lorsque, prenant tout mon courage à deux mains (c’est tellement pas moi de rouspéter contre mon travail), je suis allé « dans le bureau » pour aviser que les « Interstate », c’était fini pour moi. D’abord surpris de m’entendre, moi qui ne disais jamais un mot plus haut que l’autre, ils avaient ensuite acquiescé, en m’avisant que certaines destinations me deviendraient soudainement hors de porté. Ce que je savais déjà, et acceptais, faute de mieux.

Dès cet instant, j’ai compris que je ne « fittais » plus dans leur décor. Et comme le répartiteur a droit de vie ou de mort sur chacun de ses chauffeurs, dans bien des cas, si besoin est, la vie sera dure. Une connaissance à moi avait atteint ce point, mais plutôt que de comprendre le message, en était réduit à rouler jour et nuit afin de se sortir un salaire décent. Ayant compris mes capacités, il m’était impossible de faire de même. De jour OU de nuit, mais jamais les deux en même temps! C’est ce que j’ai appelé la période de répartition contre-productive. Si j’avais du temps, on me donnait un voyage court, et si j’avais peu de temps, on me donnait un voyage long (la majorité des voyages se faisait en une journée, entre 300 et 600 miles). Avec comme résultat que je me retrouvais chez mon client « juste assez trop tard » pour livrer, donc « on attend à demain matin » que le préposé soit de retour, préposé qu’une fois j’ai même croisé à sa sortie de l’usine à quatorze heures! C’est long jusqu’au lendemain matin… Et c’est rare les stationnements (et je ne parle même pas des relais de camions) dans le New Jersey. Quand j’ai trouvé, il était vingt heures!

Tout ça pour dire (non mais, y vas t’y aboutir?) que, dans ta réflexion à savoir si tu fais le bon choix, et que toi seul peux faire, n’oublie pas que, obtiendrais-tu un camion attitré et un travail solo (j’imagine que l’un ne vas pas sans l’autre, mais pas obligatoirement), il serait fort probable, si je me fis à bien des commentaires externes, et quelques internes, que tu ne « fitterais » plus dans leur moule, eux faisant du travail en équipe et en camion partagé. Et dans quelques semaines, quelques mois peut-être, la tension et les frictions seraient de retour… Sans compter que, passerais-tu au-dessus de « celui qu’on ne nommera pas ici », qu’il aurait fort probablement une influence plus ou moins grande sur le reste du bureau. Et donc sur ta vie sur la route...

Parles-en avec quelqu’un que tu connais bien, qui faisait du solo et qui, soudainement pour une raison obscure, ne « fitta » plus dans le moule et est de retour en équipe...

4 septembre 2010

Le BouBouQ 2: Ça va torcher!

La tradition continue… Tout comme l’an passé, Mathieu nous avait invités, moi, ma petite gang ainsi que d’autres ami-e-s à lui, à un souper-rencontre. Bonne bouffe, divins liquides, discussion et rencontres agréables au menu. Le tout dans une toute petite soirée… qui selon Dame Nature, se poursuit plus ou moins longtemps. Ça, c’est pour la théorie…

Commençons par un petit retour sur l’an passé. L’édition originale avait réuni plus ou moins une douzaine de convives. Pour la plupart, nous nous connaissions par Facebook ou TruckStop Québec. Par contre, nous avions reconnu que bien que nous connaissant virtuellement, le premier contact en personne était un peu étrange. Tous de nature plutôt gênée, il avait fallu quelques heures avant que « le party pogne » vraiment. Un étrange sentiment de se connaitre, sans se connaitre. Le party avait d’ailleurs été réduit au minimum, Dame Nature n’ayant pas été avisé par notre Boubou national! :P

Revenons à cette année. Il y a quelques semaines, le Boubou en chef réitérait donc l’invitation pour une prise 2 du BouBouQ. Même endroit, même principe, sauf que cette fois, il n’oublierait pas Dame Nature dans son carnet d’invitation! On ne se fait pas prendre deux fois… Encore une fois, la belle Sophie agirait comme vérificatrice/gérante des allées et venues! C’est qu’elle est tellement méticuleuse et organisée…

Les invitations furent lancées. Je dirais au pif à environ une moitié de récidivistes, et une autre moitié de nouveaux participants. Que voulez-vous, les amitiés vont et viennent… et certains s’auto-excluent du groupe! Quelques autres étaient intéressés, mais on eu un empêchement. Difficile de réunir des camionneurs…
De notre côté, Caro dut s’absenter cette année, à cause de son kiosque de Fruits et légumes des Copines, qui prend toujours un peu plus d’ampleur. Et comme j’ai dit, avoir eu deux autos, elle aurait toujours pu descendre à la fin de sa journée (quoiqu’habituellement elle est si fatiguée qu’elle se couche tôt), mais comme on n’en a qu’une…

L’invité de marque cette année allait bien sur être notre français de service, le bien nommé Fred. Cette soirée couronnait en quelque sorte son séjour au Québec. Douze jours passés ici semble t’il a manger comme un porc. Ben, à l’entendre, c’est tout ce qu’il a fait, manger! Et que de bons compliments nous a-t-il d’ailleurs donné sur notre gastronomie! On allait donc le nourrir un peu plus… et bien l’abreuver aussi, comme de raison!

J’étais supposé, selon nos plans, emmener Fred en camion pendant la deuxième partie de son séjour. Malheureusement, pour cause de technicalités: un non-canadien ne peut pas faire partie de mon voyage lorsque je vais aux États-Unis, ils nous étaient donc impossible de le faire. Peine perdu, mais on pourra toujours se reprendre un autre tantôt… Chacun dans nos camions… hein Fred? En tout cas, je l’espère… continue de travailler là-dessus!

J’ai fini par envoyer ma réponse à deux jours d’avis, faute de connexion et d’être vraiment certain d’y aller. C’était prévu, mais Sarah me demanda de m’accompagner, même si sa maman ne pouvait pas venir avec nous. Trop « cute ». Bien sûr Sarah que je t’emmène. Elle avait si hâte de revoir sa Sophie-Les-Camions elle aussi…

Après vérification, l’heure d’arrivée était fixée pour quinze heures. J’aurais voulu partir tôt de chez moi, ayant deux heures de route à faire direction nord-est… mais comme d’habitude, j’ai été prêt à quatorze heures. J’arriverais donc vers seize heures. J’aurais aimé arrivé en premier, pour faire changement… Mais bon… À ce moment, c’est comme ça que ça se présentait!

Sarah et moi sommes donc partis à l’aventure avec notre fidèle Bleu. Sarah s’informait à tout moment afin de découvrir quel chemin il nous fallait prendre. Comme lorsque tu vas avec maman chez Leclerc, à Plessisville, lui dis-je. Victoriaville, c’est tout juste un peu avant ça. Maintenant qu’elle peut lire, elle suit sur les pancartes vertes!

De chez moi, nous avons pris la 131 vers le sud, jusqu’à Saint-Félix-de-Valois. De là, la 345 nous amène vers Sainte-Geneviève-de-Berthier, où nous attend la 158 pour nous rendre à Berthierville. Là nous prenons la 40 pour nous rendre à Trois-Rivières. En tournant vers le sud, Sarah aperçoit les pancartes pour Victoriaville. Elle est contente et peu donc me guider!

En grimpant sur le pont Laviolette, qui surplombe le majestueux fleuve Saint-Laurent, je suggère à Sarah de regarder de chaque côté afin de voir les bateaux. En ce jour de canicule, il y en a énormément, gang de chanceux! Sarah est toute excitée de voir autant de voiliers, toutes voiles au vent. Pour donner une idée, moi qui habitais dans le coin auparavant, je n’avais jamais encore passé sur le pont avec son terre-plein central! Boubou, p’tite jeunesse, m’expliqua plus tard qu’il ne se souvenait plus du pont sans son terre-plein! Je me sens vieux…

Nous sommes maintenant sur la 55, nouvellement complétée (ben, je sais, ça fait une couple d’année, mais on a attendu après si longtemps!). Sarah se souviens qu’il y a une couple d’années, nous avions tourné à Saint-Célestin afin que je leur montre la compagnie de mon premier travail de camionneur. Dans mon temps, on était passé tout droit car on croyait que c’était une cour-à-scrappe… Maintenant, on dirait une cour de conteneur… Remarque de mon compagnon à l’époque : une compagnie de camion sans camion dans la cour, c’est signe que tout le monde travail. Ouin… mais y’avait d’autres défauts!

À la hauteur de la 20, la 55 se dirige vers Drummondville. Nous empruntons pour notre part la 955, qui est en fait le prolongement de la section d’où nous arrivons vers Victoriaville. Au bout de la 955, nous prenons à gauche sur la 122. Ça commence drôlement à sentir le BoubouQ. Sarah et moi annonçons que nous sommes maintenant à Boubouville!

Me souvenant, pour une fois, des indications de Boubou, spécialement de la section spéciale pour Sophie (chanceuse, c’était la seule personne avec des indications spécifiquement pour elle… nous, humble mortel, n’avons eu que des indications génériques…), je poursuis ma route. En fait, je sais presqu’où je m’en vais, ma vie de transport en plate-forme m’ayant amené un peu dans le quartier industriel de Victoriaville. Comme Boubou l’avait dit, le Boulevard Industriel a un nouveau nom. Ben oui, l’autre devait être trop simple! Je montre à Sarah l’usine de Lactancia, d’où vient la majorité du beurre qui nous est offert au Québec. Avec les grosses tours à lait, les camions de lait, et tout le tralala.

Encore selon les instructions, entre le concessionnaire Toyota et ladite usine, un boulevard des Bois-Francs Nord se trouve et nous le prenons. Alors que je dis à Sarah que plus loin, le boulevard des Bois-Frans Nord deviendra le boulevard des Bois-Francs Sud, le téléphone retentit. Sarah et moi disons en cœur : ça doit ben être Boubou qui nous cherche! C’est bien Boubou, mais il a plutôt une mission pour nous.

Notre mission consiste à attaquer la rangée 3 ou 4 du IGA le plus proche (deux sont tout juste sur notre chemin) afin de capturer un méga-pot de salsa. Douce. IGA à babord. Babord toute…

Nous nous stationnons à côté de la délégation féminine de soccer du je-ne-sais-trop-où. Nous entrons Sarah et moi dans l’antre de la grotte. Étant plutôt habitué aux Métro, nous sommes un peu perdu. Où donc sont les rangées en rangées? Ah, là bas…

1-2-3 : un regard : pas de croustilles. 4 : un regard : pas de croustilles. 5 : non. Sarah dit : regarde papa, en pointant les Tostitos au bout de la 6. S’il y a des Tostitos, la salsa est assurément proche! Nous pénétrons à pas de loup dans la rangée, toujours sur nos gardes, la salsa étant reconnu pour ses commandos suicides. Nous capturons un pot, format méga, saveur douce, le faisons prisonnier et repartons vers la sortie. Ben sur, c’est à ce moment que Sarah dit : j’ai envie!

Je lui dis de trouver quelqu’un en habit d’IGA et de s’informer où sont les toilettes. Vite dit, vite trouvé… mais il y a quatre ou cinq filles (l’équipe de soccer!) qui font la file!!! J’en profite donc pour aller magasiner un peu de houblon. J’entre dans le frigo à bière à la recherche d’une caisse-dégustation, celles avec différentes saveurs de la même marque dedans. Comme ça, je pourrai continuer ma pseudo-chronique bière sur Facebook. Ce n’est pas le Saguenay, ou bedon les victorieux achète leurs bières ailleurs qu’à l’épicerie. Je me résigne à prendre une Alexander Keith mais je ne peux croire qu’il n’y ait aucune Unibroue dans une épicerie du Québec? Allo? En ressortant, j’en voie, bien au chaud, à l’extérieur! Sacrilège… Mais bon, je retourne Alexandre au frais, le chanceux, et je prends la caisse d’Unibroue.

Je vais payer, je récupère Sarah, et nous ressortons dehors pour rejoindre le Bleu, et nous rendre chez Boubou. Nous passons devant un Westfalia peinturlurer en « Peace » sur le stationnement. Je salue le gars et je le trouve chanceux… et je n’en ai encore aucune idée à quel point il est chanceux!

Nous reprenons le boulevard des Bois-Francs nord. Au centre-ville, il devient Bois-Francs sud. Passe le ti-pont, première à droite… et c’est là que ma mémoire fait défaut. Mais je sais bien que nous sommes à trois maisons d’arrivée, alors je dis à Sarah : on tourne à gauche, puis à droite, et ça devrait être la prochaine à gauche… ou la suivante… ou… bon, enfin, on finit par trouver la bonne rue. Juste avant de tourner, je dis à Sarah : ce ne sera pas dur, c’est la maison où il y a tout plein d’autos. On tourne et… aucune auto dans la rue à aucune maison! Je dois donc sortir le numéro de porte de ma mémoire (ça au moins, je m’en souvenais)… et une chance, parce que je n’aurais pas reconnu la maison : sont toutes pareilles!

Dès le débarquement, nous apercevons Boubou et Fred qui sont occupés à glander. Nous les rejoignons. Eh ben, nous sommes les premiers arrivés! Les autres, arrivant pour la plupart de Montréal, sont bloqués par la saison des travaux (tous les ponts et toutes les autoroutes étant en état de chantier de construction, provoquant des bouchons de circulation de jour comme de nuit). On est-y ben en campagne!

Nous sommes donc officiellement au début du BouBouQ 2. La température est magnifique! On n’aurait pas dit ça ce matin chez moi… et ici non plus : il a plu au petit matin! Boubou aurait-il la gosse bénite… ou un maudit bon contact au département de la météo?

Le temps d’en déboucher une et les autres commencent à arriver. Émilie, avec Marianne, sa petite puce de deux ans et demi, la fille de Boubou (en tout cas, il fait un bon père de « spare ») accompagnées de Robin, Monsieur Labatt, ainsi que Olivier, dont j’ai croisé le nom en commentaire sur Facebook. Peu de temps après, Sophie et Éric arrivent. En les voyant, Boubou déclare : ah, ce n’est pas Sophie qui conduisait, c’est pour ça qu’ils se sont rendus! Ajouter à cela Boubou, sa sœur Éliane et Fred, notre français qui est de plus en plus convaincu que sa place au soleil est au Québec.

Qui dit piscine dit Sarah veut se baigner. Elle aurait bien voulu que je l’accompagne, mais l’eau était un peu froide… et j’étais sur un mode panique afin de ne rien manquer avec Fred. J’ai une impression que c’était réciproque. La fille-à-Boubou a aussi voulu allez à l’eau. Alors Boubou le chanceux s’est encore sacrifié pour elle… sauf que lorsque la petite a touché à l’eau, elle a trouvé ça trop froid dès la cheville!

Nous avons donc placoté en prenant une ou deux p’tites frettes, tous ensemble, par petits groupes, à deux en retrait (maudits fumeurs!), etc. Bref, comme des bons ami-e-s qui ne se sont pas vu depuis… au moins un an! Puis nous avons recommencé. Le tout accompagné de nachos et de salsa, et de légumes et de trempettes. Délicieux, en bonne compagnie!

Nous avons vu passer une pièce de viande (presque le bœuf en entier!) traverser par une broche. La pauvre s’est vu enfourcher dans le ti-moteur, qui parait-il peinait à la tâche, au dessus du grill. Ça commençait à sentir le souper!

Après encore un peu de jasette, et quelques bières, le souper était prêt. Nous avons donc choisi nos places à la table. J’ai moi-même ramassé la pièce de viande cuite, pour la ramener à Boubou, afin que lui sorte ses talents de découpeur. En échange, il me repassa les légumes à faire réchauffer sur le grill, pour la petite touche finale.

La distribution de viande a été faite, chacun y ajoutant portion de riz, de légumes et (oups) de la salade de macaroni de Sophie! Oups, parce qu’elle a failli l’oublier, et nous, tellement occuper devant tant d’abondance, ne nous en serions pas même aperçu!

Les discussions se sont poursuivies autour de la table, le tout accompagné de bonnes bouteilles. Sauf le français, qui curieusement ne boit pas de vin! Il préfère la bière belge, et il est chanceux, travaillant là-bas.
Alors que nous discutions Olivier et moi de la grandeur (ou de la petitesse) de nos couchettes respectives, Fred nous interrompt en disant : « venez donc vivre dans un camion européen, vous allez voir ce que c’est une petite couchette »! Oui, bon, enfin… On a les références qu’on peut.

Alors que la plupart d’entre nous avions fini de nous empiffrer, Boubou me souffle à l’oreille de retenir le français à table quelques minutes. Comme on jase encore (en fait, on aurait pu continuer pour quelques jours, n’est-ce pas, Fred?), ce ne sera pas un problème. J’imagine que j’amène un point de vue différent, car Fred semblait boire mes paroles. D’ailleurs, je ne crois pas me tromper en disant que Fred était comme une éponge à tout ce qui est québécois pendant son séjour.

Quelques minutes plus tard, la gang, qui nous avait déserté presqu’au complet, revint avec un énorme gâteau d’anniversaire. En effet, à son arrivée (ou peut-être un peu avant), c’était l’anniversaire du français. Le chanceux désirant être certain d’avoir un cadeau s’était payer le voyage de sa vie au Québec! Il semble avoir été bien gâté… Trente-cinq chandelles décoraient le haut du gâteau. L’instant d’émotion et de surprise passé, Fred souffla ses bougies. Sans succès. Souffla encore. Toujours sans succès. Et encore, et encore… presque réussi… mais aussitôt qu’une demeurait allumée, elle rallumait les autres. On a bien ri, et lorsque Fred commença à bleuir, les chandelles furent jetées à l’eau, afin de les éteindre.

Nous avons tous profité des généreuses portions taillées par Olivier et/ou Fred, qui semblaient avoir faim en mausus, parce que les morceaux étaient énooooooooooormes! Mais le gâteau était succulent, et le dessin, un Kenworth T660 de TransWest avec sa remorque réfrigérée, très réussi.

Le feu de joie fut allumé dans le foyer. À ce moment, Sarah dormait presque dans son assiette. Elle s’est donc étendue sur moi et, en peu de temps, immobile, s’est endormi. Après un moment, je l’ai installé sur une chaise dont j’avais incliné le dossier, au grand dam de Émilie, Mère Trop Digne, qui m’offrit de lui faire partager le lit avec sa fille à l’intérieur! Sarah bien installée, et bien emmitouflée, regardant le feu, elle dormirait paisiblement, et papa pouvait continuer la fête.

À ce moment, nous nous sommes tous retrouvés à l’intérieur, pour subir (et le mot est faible!) la gâterie que Sophie se permet à chaque fin de semaine. Téquila, Tabasco, olive. Décapant. Je vous jure, si vous avec un meuble à décaper, ne perdez pas de temps chez Canadian Tire; une visite à la SAQ suffit. D’une pierre deux coups en plus. Parait que si on croque dans la calice d’olive (qui se permet trop souvent de rester collée au fond du verre) au moment d’avaler la mixture, c’est moins pire. Pfff… Parait. Sophie l’alcoolique nous le jure. À essayer, si la folie vous gagne un soir de pleine lune… Y’en a même des mongols qui en ont pris un deuxième! Chui r’tourner à ma bière!

Ensuite, Boubou nous a versé le Porto. Beaucoup plus civilisé! Nous sommes ensuite retournées dehors afin de veiller plus ou moins au feu. Il faisait tellement beau que même sans le feu, la température était idéale. Certains ont poursuivi dans la bière… d’autres ont ralenti parce qu’il fallait bien commencer à prévoir qu’un beau jour, il faudrait s’en retourner.

La jasette alla bon train. Le choix d’invité-e-s était très bien, les conservations ont été intéressantes avec tous. Même le chum à Sophie a ouvert sa grande trappe (je suis certain que c’est ce que Sophie s’est dit à ce moment). Sophie a donc élaboré un peu plus. Un beau commentaire à mon égard (que je garderai pour moi :P ) qui fait chaud au cœur. Merci Sophie. :)

J’ai également eu de bons commentaires à propos de notre Sarah. Bien éduquée, polie, capable de converser avec les adultes, etc. Bravo à Carolle… c’est elle qui fait le travail. Avec mon humble contribution. Comme j’ai dit, parfois, on l’a d’travers, notre Sarah, mais lorsqu’on la sort avec d’autres enfants, c’est là qu’on se rend compte qu’on a bien réussi notre travail de parents…

Certains ont gagné le spa, au beau milieu de la nuit. Je me suis abstenu. Mais le spa était rempli pas mal… tellement qu’on n’était plus très nombreux au sec!

Toute bonne chose ayant une fin, à l’aube, vers quatre heures, j’ai paqueté mes petits, et je me suis dirigé vers l’auto. Après bien sur une tournée de câlins et de poignées de mains. Et des promesses d’amitié sur Facebook.

Pour le retour, une petite sieste s’imposa à Bécancour. Enfin, une tentative… car Sarah, qui elle pétait l’feu, m’a réveillé à ça de m’endormir pour un pipi. Grrr… Puis, après un court dodo, Sarah avait un autre pipi! Cette fois, comme il faisait un peu clair, je me suis dit : « ah pis d’la marde, on repart »! Ça faisait un gros une heure qu’on était arrêté, heille, maudit fainéant!!!

Nous sommes rentrés à la maison à huit heures. Épuisés mais heureux. Je me suis couché jusqu’à dépasser midi… Le départ en camion fut quelque part entre pénible et pas pire…

Je crois bien, les autres me diront leurs versions, que ce BouBouQ 2 passera à l’histoire, autant que mon « Party de Ski-Doo » en été, tenu il y a plus de quinze ans dans le bout du Lac-Etchemin dont je parle encore. C’était comme un BouBouQ 1, mais à la puissance mille! Ce que Dame Nature peut faire lorsqu’on l’invite!

Boubou : merci pour l’organisation. Merci pour l’invitation. Merci pour ton choix d’invités, les récidivistes comme les recrues. Merci pour la bonne bouffe. La tradition est repartie de plus belle!

Sophie : merci pour les mots que tu m’as dit. Un peu à cause de ton chum, mais bon, il fallait une bougie d’allumage. Tu ne peux pas savoir le bien immense que ça me fait de savoir ça. Je t’ai un peu pris son mon aile dès le départ, mais vu l’Internet, c’était difficile de savoir ton point de vue… Je l’ai su! Merci! Avec ton accord, je vais continuer… ;) Éric, ton chum semble être un homme merveilleux, et vous semblez très amoureux, très heureux! Longue vie à vous deux. Je t’appelle pour un café lorsque l’occasion se présente!

Fred : merci pour la rencontre. Bien trop courte, hein? Les circonstances étant ce qu’elles sont, nous nous sommes fait couper notre voyage, mais on aura bien le temps de se reprendre une autre fois. Dans un ou deux camions, dépendamment de la suite des événements. Ou pourquoi pas en auto? On verra… J’ai apprécié  tes commentaires sur mes écrits. On se le demande toujours en écrivant, ce que le lecteur pense de l’autre côté de l’écran. Avec des romans-fleuves comme j’écris, je me demande même parfois si je n’ai pas perdu tout le monde en cours de route… J’ai trouvé que tu buvais mes paroles, que tu appréciais mes dires, bref que ce que je disais avait une valeur à tes oreilles. J’ose imaginer que mes idées et mes pensées complètent celles des autres personnes que tu as fréquentées pendant ton séjour. Reste à voir si notre visite chez vous se fera avant ton retour au Québec… On verra ben!

Et tous les autres : faire votre connaissance a été un plaisir. Les échanges, bien que trop peu nombreux, ont été intéressants, en tout respect. On continue sur Facebook, ainsi que dans un autre éventuel BouBouQ (si la tradition se poursuit)…

25 juillet 2010

Bonjour, je me présente...

On m'a récemment demandé, de la part du Gentil Astineux, si j'étais indépendantiste. Ben quin! Alors, comme je me suis récemment présenté en mots pour un nouveau contact, je retranscris ici pour le plaisir de mes lecteurs plus récents. Ça fait le portrait assez complet. Et ça risque de partir bien des discussions... c'est ça le but!

Gentil Astineux: vous m'invitiez à vous répondre sur votre blogue, mais je n'ai pas trouvé de façon de vous joindre, sauf de laisser un commentaire à une de vos publications récentes, auquelles je n'avais pas rien de bien intelligents à ajouter. Comme vous semblez fréquenter mon blogue, vous voilà répondu.

*****

Je me définis avant tout comme indépendantiste, au delà même des partis politiques. Autrement dit, je suis plus indépendantiste que partisan du Parti Québécois, spécialement ces récentes années... Je suis aussi "un peu plus à gauche" que le centre. Je crois qu'il ne faut pas négliger les mesures sociales et collectives, sans pour autant trop empêcher l'économie de rouler.

J'ai dans ma liste beaucoup de blogueurs de droite, que j'ai ajouté un moment donné à force de me faire traiter de "gauchiste fermé qui ne connait rien de la droite". Aussi par souci de mieux connaitre l'ennemi! Malheureusement, un ménage sera à faire dans ma liste, trop de ces blogueurs sont beaucoup trop mal embouchés pour demeurer intéressant... Trop de partisans de la droite (peut-être que je ne connais pas les meilleurs) sont aussi beaucoup plus prompt à vous envoyer paitre qu'à vous expliquer leur théorie!

En fait, je crois que j'ai une sainte horreur des êxtrêmes... et la droite me semble assez souvent à l'extrême! Comme disait Homer Simpson dans un avion: on va tous mourir! Ben oui, mais on ne sait pas quand.

La droite en plus, selon moi, mélange tout et, surtout, ne peut voir l'once d'une bonne chose dans et la gauche, et l'état, et le gouvernement, et le monde syndical, et le Parti Québécois, et l'indépendance, et l'histoire du Québec. Tout ce beau monde, bien que souvent porté par les mêmes militants, n'est pas la même chose, et surtout, tout ce qui en sort n'est ni positif ni négatif d'emblée. Il y a du bon et du mauvais, il y a certes matières à discussion, à débat dans le Québec tel qu'on le vit ces dernières années. Mais eux sont portés, que dis-je, sont en mission pour torpiller tout ce qui sort des éléments ci-haut mentionnés.

En contrepartie, je ne suis pas non plus de ceux qui croient que tout ce qui sort de la droite est à jeter au panier. Là aussi, il y a du bon et du mauvais. De mon côté, je ne demande qu'à comprendre. Mais j'exige que la droite m'explique ses principes, et me démontre que ce serait mieux que ce qu'on a déjà. Sinon, à quoi bon tout chambouler? La droite, par exemple, ne cesse de dire que "le problème c'est les maudits syndicats"! Mais lorsque vous négociez comme Québécor (en méprisant les employés, en ne vous présentant pas aux négos, en n'écoutant pas ce qu'eux auraient comme solution), ben, qui est le plus coupable? Les employés ou l'employeur?

Dans la santé, par exemple, les syndicats ont justement de nombreuses solutions, mais personnes ne prendre même le temps de les écouter! Encore moins de les évaluer froidement, le présent gouvernement désirant plus livrer la santé à ses amis du privé, Desmarais en tête! Et on ne me fera pas croire que, par exemple, le salaire des infirmières au privé est tellement plus bas que celles du public, que les économies tomberont du ciel instantanément! La part des "tellements généreuses conditions des maudits syndicats" sera assurément remplacé par la part de profit du privé. Un revenant à l'autre, en quelques sortes. On aura gagné quoi?

Comme j'ai lu sur L'aut'Journal, lors du grand verglas, si Hydro-Québec aurait été en fait plusieurs petites compagnies, elles auraient fait faillite. Parce que c'était étatisé, nous sommes passé au travers.

Donc, c'est ben beau, toutes ces argumentations gauche-droite, mais en fait, cela touche le fonctionnement de la société. L'indépendance est au dessus de tout ça. Je n'ai aucun problème avec un indépendantiste de droite. Une fois le Québec souverain, la discussion gauche-droite sera toujours aussi pertinente, et toujours aussi à réévaluer en permanence. Mais comme la droite mélange tout, ils continuent de répandre l'idée qu'un Québec souverain sera un Cuba! Non mais...

Présentement, ceux qui j'aime bien fréquenter, idéologiquement parlant, sont Joseph Facal, Jean-François Lisée et Josée Legault. D'ailleurs, avez-vous remarqué que des immigrants, comme Facal, Boucar Diouf, ou d'autres, sont souvent ceux qui auront les meilleurs arguments, la meilleure connaissance du Québec. Bien plus que certains "de souche". Probablement à cause du regard extérieur qu'ils ont.

Ah oui... et les maudites turbulences! Si un indépendantiste dit que "tout ira bien", il se fait ramasser. Si un autre dit qu'il y aura des turbulences (ou appelons ça comme on voudra), il se fait aussi ramasser! C'est certain qu'une transition entre Québec-province et Québec-pays ne se fera pas sans mouvement. Pis? Lorsque j'ai changé de travail, ça a été turbulent. Lorsque ma nouvelle compagnie a été absorbé par une autre, ça a été turbulent. Dans les deux cas, de bonne foi de la part de tous, ça c'est quand même bien déroulé. Tellement que j'y suis toujours!

Quand je suis parti de chez mes parents aussi, c'était économiquement et logiquement la pire des décisions à prendre. Et pourtant, nous passons tous par là, et personne ne reviendrait à la maison. Puis, après un moment qu'on pourrait dire de turbulence, ben, mon sort s'est grandement amélioré par la suite!

L'indépendance, pour une personne comme pour un peuple, n'a pas de prix!

P.S.: les publications vont au rythme de mes temps libres, peu nombreux vu mon travail, et au rythme des disponibilités d'Internet gratuit sur la route. Parfois c'est plus, parfois c'est moins. Et tous les sujets sont d'intérêts.

26 juin 2010

Hommage à Sophie-Les-Camions

Drelin, drelin... Tiens, me dit l’afficheur (ce qui est louche, vu que je ne l’ai plus), encore Boubou! Encore, parce que la veille, nous avons parlé pendant une heure! Je me dis qu’on doit bien avoir épuisé tous les sujets.

Le Boubou m’explique qu’il est en studio pour l’émission Truckstop Québec. Il voudrait que je fasse un hommage à notre Sophie-Les-Camions, à être enregistré pour ensuite être monté et diffusé en ondes ce mercredi. Hmmm, moi pis les voies, le téléphone, la radio… Autant j’adore Sophie, autant je suis touché par ce qui lui arrive, autant je suis un peu gêné de participer. La peur bleu de « choker »… En même temps, la belle Sophie a besoin en ce moment de tous les appuis et de tout le support qu’elle peut… En jasant un peu, je finis par accepter. Sophie mérite que je fasse un effort, après tout!

Nous convenons que le tout se passera vers vingt heures. Je devrai être arrêté, question de sécurité et de me faire entendre sans bruit de fond. Tout en poursuivant ma route, je me fais des discours dans ma tête (et parfois tout haut!). Aussi, je vérifie où je pourrai me stationner aux alentours de dix-neuf heures quarante-cinq, question de ne pas passer des heures arrêter (en fait, je n’ai vraiment pas de temps à perdre!). Je choisis le Pilot de Jackson, MS. Sophie d’ailleurs aime bien le café des Pilot… Moi aussi. Ça adonne don ben! J’y serai dans un peu plus d’une heure. Dans quoi me suis-je donc encore embarqué?

Juste avant d’arriver, je reçois par courriel-téléphonique le numéro de téléphone du studio. Une fois stationné, je constate qu’un camion est bien positionné pour ma tentative de projet « un camion par jour » que j’ai commencé cette semaine pour Le photographe ambulant. Tantôt, en allant chercher mon café! Je m’installe donc, crayon et papier en main, et je compose…

*****

Ah! Sophie-Les-Camions,
Autant elle est timide et secrète, autant elle se révèle dans son blogue. Je l’ai lu depuis la page un. Quelle vie, quelle femme exceptionnelle!
Sophie, c’est la détermination, le dépassement de soi incarné. Dressez-lui une barrière, elle la défoncera! Bien peu la voyait travailler, encore moins camionneuse… Sophie les a tous fait mentir!
Je veux te dire, Sophie, toute mon admiration. Tu as tout mon appuie, tout mon support aussi. Tu dois voir ce moment comme une nouvelle étape dans ta vie. Je suis certain qu’une fois la poussière retombée, tu sauras nous surprendre encore une fois.
Prends soin de toi, on est tous avec toi.
Ton ami Jeff, Le Train De La Nuit, et la petite famille.

*****

L’heure dite arriva. Je compose, ne sachant pas trop dans quoi je m’embarquais… Évidemment, je crois que c’est bien plus de ne pas trop savoir ni connaitre qui sera à l’autre bout du fil… et, comme dirait Pérusse à Sexe-et-conseille, nos 450 000 auditeurs! Si c’est pas le Boubou lui-même qui me répond! « Tiens, t’es rendu Big, Boubou! » Après un peu de blabla, on me met « dans le studio ». À partir de ce moment, j’entends tout le monde autour. L’animateur qui fait un test de son avec un interlocuteur par Skype; Boubou qui reçoit les appels des autres amis qui feront comme moi. Après quelques essais pour confirmer que le son est au poil (c’est quand même loin, le Mississipi), je suis le premier à passer. Je lis donc mon texte (ci-haut), en essayant de ne pas trop avoir l’air du gars qui lit son texte. Une certaine fébrilité me gagne. Une fois terminé, l’animateur confirme que c’est techniquement parfait, coupe le son de mon téléphone, et donne la parole aux deux autres. Je peux les entendre, et eux aussi ont un témoignage touchant. C’est que c’est quelqu’un, notre Sophie!

Les seuls que je ne pourrai pas entendre, par contre, sont Boubou, qui lui est en studio, et Yvan Domingue, si je ne m’abuse, le directeur des ressources humaines chez Trans-West, l’employeur de Sophie, Boubou et les autres, qui sera rejoint par téléphone plus tard dans la semaine.

*****

Encore touché, pour ne pas dire ébranler par tout ça, je suis allé me chercher un café (à plus de 35 degrés, beau temps pour prendre un café!). En passant, j’ai photographié le camion qui cachait le camion que j’aurais voulu prendre initialement… Bingo! Trois en trois!

L’émission a été diffusé mercredi le 23 juin, entre 20 et 22 heures, sur XM Radio et sur Internet.

9 juin 2010

Ma jeunesse par les "chars"!

Il y a quelques semaines, début mai, lors d'une de nos innombrables discussions (ou peut-être séance de picossage!) avec Isa-Le-Cherokee, j'ai eu une de mes nombreuses réponses courtes! Après de légères modifications et ajouts, je la retranscris ici pour votre bon plaisir.

*****

Quand j'étais très jeune, mon père vénérait les véhicules de la famille Chrysler, et tout spécialement le moteur V-8 318. Nous avions un Plymouth Sattellite, comme le Général Lee dans Sherriff, fais-moi peur, sur lequel j'avais dormi sur la tablette de la vitre d'en arrière en montant à Sept-Iles, chez tante Jocelyne. J'avais moins de six ans, parce que mon frère n'était pas né. Pour l'anecdote, avec ce char, mon père avait reculé dans le coin de la maison, un peu trop pompette... Donc, on a eu pendant des années une aile du char réparée mais non peinturée, et une encoche dans le coin du clapboard!!!

Ensuite, premier char neuf du paternel, un Dodge Monaco vert forêt (c'était l'époque!). Premier accident dans la famille, une femme avait embouti les deux portes (du même côté bien sur!)... Réparation très bien faite, parce que tout le reste du char a fini par se manger par la rouille (ça aussi, c'était l'époque!), sauf ces deux portes-là!

Celui que j'ai conduit illégalement: un Dodge Diplomat rouge et blanc. Et c'est drôle, parce que, en même temps que le précédent, mon oncle Marc avait un Plymouth Salon (pareil, mais brun)... et en même temps que le Diplomat, lui avait un Diplomat rouge au complet! Et les clef étaient les même! Bonjour la sécurité!

Ensuite, les huit-cylindres étant pratiquement disparus de la circulation, c'est là qu'est arrivé le Chrysler LeBaron... avec un vénérable 2,6 litres! Super confortable, mais vache comme les 2,6, 2,5 et 2,2 du temps. Et contrairement à la rumeur, si peu plus économique que le Diplomat. Vrai que ça dépend toujours de comment c'est m'né!

Un 4, c'est moins intéressant, mais continuons pareil: le 2,6 a sauté, la compagnie nous en a installé un beau neuf. Mais un beau jour, la rouille s'est installé autour des puits des amortisseurs avants. Avant que ça tombe à terre, il a bien fallu s'en débarrasser!

Arriva le Dodge Spirit rouge, un V6 3,0 litres. Ça, ça torchait solide... mais, comme toute bonne berline de bonhomme, ça ne tenait pas trop dans l'chemin. Après une an, accident de face qui détruit le nez au point de légèrement déplacer le moteur. Comme ça ne fait pas toujours des enfants forts...

Il en restait un neuf, même année, qu'on a pu avoir pour pas cher. Même mécanique. Celui-là, ma mère l'a usé, puis mon frère l'a eu après...

Dans ces années-là, jeune étudiant, après une année d'autobus de la CITS en allant au CÉGEP, mon père m'a un peu poussé dans l'cul afin que je me trouve une automobile. La perle rare fut un Ford Escort, manuelle... En peu de temps, le moteur a sauté. On l'a fait changé... mais à y penser, je ne suis pas certains que le nouveau moteur n'était vraiment mieux que celui qu'il remplaçait!

Comme mon père pensait à changer son pick-up, je lui ai proposé de vendre mon Escort et de l'échanger avec ledit camion. Je me suis donc ramasser avec un Mazda B2000, l'original! On pourrait dire: dans l'temps que c'était des Mazda, pas des Ford!

À mon premier été sur la route, ma mission consistait à aller rejoindre la famille au chalet à Ferland-Boileau. De mon Jonquière natal, comptez environ une heure... Je suis monté en tabarnak! Le Mazda, y marchait pas rien qu'un peu... et ça tenant quand même bien dans l'chemin! 17 ans, nouveau chauffeur... 140 km-h! En entrant dans le village de Boileau, à 15 minutes d'arrivée au but... Shit, c'était la police! Mon premier ticket de radar. Je me suis juré que c'était mon dernier... et ça a tenu pendant un très long moment (une bonne dizaine d'année!).

Après le Mazda, je me suis trouvé une vrai job, pour la Société Radio-Canada. Vint donc le moment de me trouver un vrai char. Avant que vous de faisiez dans vos culottes, je qualifie de vrai char, dans ce cas-ci, un véhicule qui pourra être possédé à long terme. L'histoire s'écrira d'ailleurs à TRÈS long terme!

Étant génétiquement vendu moi aussi à Chrysler, nous avons fait la tourner des concessionnaires. L'un d'eux avait la perle: un Plymouth Sundance de curé! 4 ans, 40 000 km, pour la moitié de sa valeur initiale. Après un essai, et toutes les technicalités, je me suis retrouvé seul, tard le soir sur la route!

En peu de temps, j'ai réalisé qu'avoir dépensé plus pour un neuf, ou une sportive, ne m'aurais donné aucun satisfaction supplémentaire. J'étais heureux! Et il me restait de l'argent!

Après onze ans, arrivé à 325 000 km, il a fini par rendre l'âme! J'ai remercié le ciel pour avoir déniché un si bon véhicule!

À ce moment, Caro, et assez vite, une petite Sarah, étaient arrivé dans ma vie. C'est d'ailleurs Caro qui a profité des derniers moments plus que moi.

Sans véhicule, nous avons dû magasiner en catastrophe. Chanceux dans notre malchance, nous avons déniché une vielle Volkswagen Passat. Même âge que le Sundance, mais un peu moins de 200 000 km. Pas jeune, mais en ordre, récemment remonté, etc. Un autre char de curé. La blonde du vendeur, qui n'aimait pas conduire une manuelle, avait hérité du Pontiac Grand Am de son grand-père, qui avait décidé de cesser de conduire.

Par mon frère, qui avait lui une Jetta ancestrale, nous étions devenu vendu à Volks. Nous aurions préféré une Diesel, mais dans le délai requis, il a bien fallu faire un compromis! Pour la petite histoire, nous avons roulé le Passat pendant dix-huit mois, au cout de revient de 100$ par mois! Lorsqu'il nous a lâché (l'embrayage), ça ne nous a pas vraiment dérangé. Comme dirait ma mère: la crème était sorti de d'dans!

Un événement heureux était arrivé pendant ce temps. J'avais complété le paiement de ma Harley. Ça dégageait donc l'équivalent d'un vrai paiement de voiture. Malgré que nous avions prévu prendre le temps de magasiner pour le prochain, évidemment que nous avons été un peu pris de court. Par contre, nous avions maintenant un vrai budget à y consacrer.

J'avais un seul critère: vu notre kilométrage élevé, une cinquantaine de miliers de kilomètres par année, le moteur devait fonctionné au Diesel. Ça en élimine une bonne gang! Caro avait elle aussi un seul critère: n'importe quelle couleur sauf gris-argent. Ça, c'est un peu plus compliqué. Les Jetta sont tous gris. En tout cas, à l'époque, c'était vrai!

À notre premier arrêt, chez Joliette VW, il y avait dans le coin de la cour, celui que nous avons baptisé Le Bleu. En passant, un excellent concessionnaire, tant pour la vente que pour le service. Nous avons bien fait la tournée, mais c'était toujours Le Bleu qui ressortait du lot. Nous avons donc sauté dessus. C'est le cas de le dire, car pendant que nous achètions, il aurait été vendu! Environ à 10 heures le lundi matin.

Nous roulons cette perle, sans problème, depuis ce temps. Pour l'avenir, Caro meurt pour un Tiguan. Moi, en bon bonhomme à chapeau, je penche plus vers la Passat CC.

De son côté, ma mère est présentement l'heureuse propriétaire d'un Chrysler Sebring, avec le 2,7.

Ça complète le portrait de mes 23 ans sur la route.

P.S.: Lorsque j'avais l'âge du primaire, notre locataire avait une Firebird 454 (6,6 litres)... et elle m'emmenait à l'école avec! Bon, l'hiver, je payais pour: son char de brosse, c'était une Tercel! Mais elle m'emmenait quand même!!!

5 août 2009

Plein de nouveaux blogues...

J'ai découvert récemment plusieurs nouveaux blogues qui vont contre mes propres principes. Je les ai ajouté à ma liste. Comme ça, chose-qui-dit-que-je-ne-connais-rien ne pourra plus dire, si toutefois il se permet de me lire, ce dont je doute fort, que je ne m'informe qu'à une-seule-source-toujours-la-même-et-au-Québec-seulement!

Ça fait du bien d'en parler...

12 juillet 2009

Le BouBouQ

Hier se tenait le premier événement marquant, je l'espère fortement, le début d'une tradition (les autres participants diront ce qu'ils pensent de ce point).

*****

Auparavant, petit préambule...

Jadis, je dirais il y a une dizaine d'années, nous avions, nous étant le noyau fort d'un forum de motoneige que je fréquentais, eu l'idée d'organiser une fin de semaine de camping sur le terrain du chalet du père de l'un d'entre nous. Il y avait bien quelques années que nous nous connaissions, via le forum. Une fois dans l'hiver, une randonnée était organisée pour ceux qui pouvait y prendre part. Je n'ai jamais pu, vu mon métier, être là au moment ou il le fallait pour y participer. Par contre, comme pour tout bon sport d'hiver, la saison morte est beaucoup plus longue que la haute saison. Nous avions donc un bon huit à dix mois d'inativité auquel seul le forum servait à nous contacter. Pour plusieurs, l'activité inverse (la motocyclette) servait de raison de rencontre l'été venu.

Donc, cette fois-là, au chalet dudit père de l'un d'entre nous (désolé, je me souviens à peine de quelques noms, mais j'ai un souvenir impérissable de l'activité et de quelques participants), doté d'un très grand terrain (incluant un lac!) et situé "dans l'bout du Lac Etchemin", nous étions plusieurs à avoir apporté tente et bonne humeur pour envahir le terrain. Quelques uns, dont la belle Lessard, avec son bébé naissant, avait eu droit au traitement royal du chalet! Que de placottage échangé, de repas partagés, de houblons et autres brevages ingérés, avec veillée au feu, etc...

Au réveil, il y en avait même qui venait à peine d'aller au lit... et qui en plus était déjà debout, dont Jean-Marc et l'ami de Saint-Étienne-de-Lauzon. À peine avaient-ils, ces deux-là, mal aux cheveux!

Bref, une fin de semaine mémorable, duquel sont nés quelques amitiés encore durable...

*****

Il y a donc depuis tout ce temps que je me disais qu'il faudrait bien récidiver, avec un groupe ou un autre. Avec les années, je suis passé par divers forums, canaux IRC, et maintenant blogues, mais jamais l'occasion ne s'était présentée à nouveau. Il y a bien le Blogue Off de Montréal, mais ses participants semblent bien difficilement sortable de leur ile!

Voilà donc que récemment, je dirais dans les cinq dernières années, que je suis différents blogues plus assidument. Je les classerais dans quelques domaines: camionneurs-euses, politiques de diverses tendances (parce que pour valider mes idées, j'ai besoin de celles des autres (lire: contraires aux miennes), personnels et corporatifs (lire: blogues d'un journaliste ou d'une personnalité connus dont les trouvailles sont copier-coller sur tous les blogues que nous fréquentons).

De ceux-là, une certaine amitié a germé. Évidemment, certains (dont Y s'pogne :P) me diront que c'est impossible de savoir avant si nous sommes vraiment amis, et bla bla bla, avec la simple lecture d'un blogue. Il faut bien sur savoir (deviner?) le niveau de sincérité que chacun met dans son blogue. Pour ma part, ce que j'écrit ici est la vrai vérité véritable (ben, MA vérité...). Si vous me voyez en personne, vous verrez le même homme, avec les mêmes idées. Mais ça, à chacun d'en juger!

Donc, parmi nous, et un peu plus avec la complicité de Facebook et des 10-4, certains de notre cercle de blogueurs ont développé des affinités au-delà de la lecture d'un autre quelquonque blogue... Mais Internet étant ce qu'il est, évidemment, nous habitons tous aux quatre coins du Québec, que dis-je, on a même un français dans le groupe!

Est donc apparu l'idée, à l'origine par Boubou et Aeterna je crois, de nous constituer un BBQ de la mort. J'ai donc reçu l'invitation officielle de la part dudit Boubou, via Facebook. Il offrait généreusement de nous concocter un souper cinq étoiles suivi du traditionnel feu de camp. Accessoirement, un degré variable selon les participants de niveau d'alcool pourrait être ingéré! Le tout se déroulerait chez lui, à Victoriaville.

Comme Victo est à plus de deux heures d'ici, il nous fallait trouver refuge pour la nuit. J'ai donc lancé une perche auprès d'une autre participante, Isa-Les-Savons en lui disant que ce serait "son genre" de posséder l'attirail du parfait campeur. Elle en a bien rit, mais ce sera partie remise: ceux-là retournait chez eux à la fin de la soirée (ah, le monde sage!).

J'ai donc ensuite demandé à Boubou lui-même s'il connaissait des campings aux alentours de sa ville. Il m'en a bien sorti deux, mais évidemment, je les ai oublié. Par chance, j'avais vérifié sur ce site ou étaient ces campings. J'ai donc pu y retourner au pif-o-mètre pour me rendre compte que je n'étais pas certain desquels. Après en avoir préselectionné trois dans les alentours, j'ai donc soumis mes choix à Caro... parce que c'est bien toujours la dame qui décide!

Notre premier choix a donc été le Camping Plage des Sables, à Princeville. À une dizaine de minutes du Pow Wow. Il y a un lac, des jeux d'eaux, une cantine (à vendre pour les entreprenants), et bien de la places pour y recevoir les campeurs.

Dès le matin, nous étions tous les trois fébriles à l'idée de rencontrer nos ami-e-s virtuel-le-s en personne. Nous avons donc tenté de partir tôt, mais comme ça nous est impossible, c'est finalement vers dix heures que nous avons pu quitter Saint-Jean-de-Matha. Depuis que nous avions fini le déménagement que nous en avions des fourmis dans les jambes...

Premier arrêt: l'oncle Tim de Berthierville. Cet endroit est une fausse halte-routière. L'autoroute 40 n'en comptant pas suffisamment, et de toute façon, elles sont fermées pour démolition/reconstruction d'une halte privée (y faut ben faire comme l'Ontario en se faisant croire que "c'est partout comme ça": des haltes avec essences et restauration trop rapide pour être bonne...

Il y avait là foule, comme d'habitude. La file du service à l'auto était comme d'habitude, soit jusqu'à l'autoroute. Ben, à peine si j'exagère! Mais disons suffisamment de véhicule pour empêcher ceux qui le veulent de se sationner. Après être passé à l'intérieur, le nouveau problème était de sortir de là! Certains ne sont même pas foutu de se placer dans leurs voies de service à l'auto, ce qui par le fait même bloque la voie de la sortie... Grrr!

De retour sur l'autoroute. Ça roule et ça roule, la musique dans l'tapis, ça chante, ça jase... Le gros fun, l'esprit vacancier est à son meilleur. N'oublions pas qu'avec le déménagement, nos habituelles vacances ont été chamboulé et ce voyage d'un gros deux heures trentes de route représente en gros le seul moment d'évasion vacancière au programme. Il fallait donc que le souvenir soit bon... Ça commençait bien!

Arriver à Trois-Rivières, voyant le pont, Sarah demande: est-ce qu'on est à Québec? Non, Sarah, à Trois-Rivières. Monte le pont, descend le pont... j'en ai mis des randonnées à moto avant d'être assez brave pour le traverser. Bon, c'est un peu psychologique... mais merci môman, j'ai hérité de ton vertige!

Maintenant, dans l'ancien concessionnaire Plymouth que je fréquentais est installé Blanchette Harley-Davidson, qui a absorbé mon concessionnaire de Saint-Casimir. Que de souvenir! On leur envoie la main en passant...

Puis, à la demande de mes femmes, on se doit de faire un arrêt pipi à Saint-Célestin. Comme c'est dans ce village que j'ai eu mon premier travail de camionneur (et que j'en suis à mon deuxième, si on exclue les diversions du destins), j'ai donc dit à mes passagère que j'irais leur montrer la ou je travaillais avant. Ben, passer devant est ben en masse, de toute façon, depuis le temps, tout ceux que je connais n'y travaillent probablement plus!

De retour sur l'autoroute pour un petit bout de 20, puis sur la 955. Rendu là, ça commence drôlement à sentir Victo! Au bout de l'autoroute, virage à gauche sur la 122, direction Princeville. Comme nous avions un petit creux, pour ne pas dire un gouffre, nous décidons d'arrêter en quelques part à Victo, en passant. Nous tournons en rond en constatant que ça a changé beaucoup depuis ma dernière visite (du temps de mon ancien travail justement) pour finir par atterir chez Max Poutine. Deux trois cents sortes de poutine, aucune qui n'accotte la poutine ordinaire de chez Bébé ou de chez Grégoire! Pour une région qui a inventé le met... et qui a de mausus de bon fromage en plus! (Bon, j'entends Boubou qui trépigne...)

Ensuite, vers le camping. Nous nous enregistrons, nous choisissons un terrain, et nous nous y rendons. Je prends bien soin de vérifier le sol afin de localiser les souches et les cocottes. Nous étendons le condo et procédons à l'assemblage.

Comme il nous reste un peu de temps, nous allons marcher afin de visiter le terrain de jeux. Sarah est bien contente de passer ne serait-ce que quelques minutes sur un terrain de jeu. Nous retournons à l'auto alors qu'il reste trente minutes avant l'heure dite/non dite.

*****

Nous arrivons donc là ou Map Quest nous indique que Boubou devrait habiter! Mais il y a problème: c'est une compagnie de transport. Bon, peut-être que la carte n'est pas exactement à jour (bon, techniquement, ça ne se peut pas, mais tsé, des fois...)! Je vais à une rue plus loin, cherche par-ci, un peu par-là, afin de voir une des rues dont nous avons le nom (parce que j'avais quand même fait un plan sur papier). Pas de chance, rien ne correspond! Avant de paniquer, je vais à l'intersection précédente, là ou "me semble que ce devrait être ici", mais je m'étais fier à la technologie. Si ce n'est pas là, on appelera Boubou pour savoir "ou c'est qu'el criss qu'il est caché"!

Comme de fait, j'avais bien figuré! Tourne ici, à droite, à gauche, à droite, à gauche, Sarah surveille les numéros de porte. Au loin, je vois bien l'attroupement de véhicules. Nous y voici! Que la fête commence.

Nous approchons de la porte avec fébrilité. Comme c'est une "porte à scrigne", nous entendons les voix avant même qu'ils nous voient. Comme on ne peut pas cogner dans une moustiquaire (hein? c'est féminin, moustiquaire?), je dis: Toc toc toc.

Et nous entrons tous. Sophie, qui apparemment ne se pouvait plus de faire ma rencontre, vient aussitôt me faire la bise. Salutation ensuite de Jonathan, du frère de Boubou, et de Benoit et sa charmante copine.

Il y à partir de ce moment un drôle de phénomène. On se connait, mais on ne se connait pas. Au début, nous sommes tous, je crois, un peu gêné. J'ai remarqué d'ailleurs, au fil des rencontres "à cause d'Internet", que souvent ce sont les plus gênés qui se présentent en personne... Une fois la glace brisée, les personnalité se révèlent et tout devient possible. Bien sur, une petite bière aide la jasette à s'établir.

Peu à peu, la conversation s'établit et les langues se délient. Puis, arrivent Isa-les-Savons. Avec son homme, Dominique et Gabriel, leur fils de quatre ans qui déplace plus que sa portion d'air! Le garçon voulait en plus donner un bec à Sarah qui, ben là, n'est pas une fille facile (en tout cas, c'est ben la première fois qu'on en avait connaissance!!!). Il n'aura pas réussi de toute la soirée!

Pendant ce temps, aux fourneaux, Boubou, son frère et Sophie nous concotaient toute la boustifaille pour au moins le double des personnes présentes! Boubou devrait avoir des lunchs pour quelques semaines! Juste après les crudités, nous étions assez bien rassasié, mais nous commencions à peine! S'en ai suivi un repas délicieux. Brochettes, salades et légumes étaient au rendez-vous. Le tout suivi par des desserts de Sophie, dont un à l'apparence un peu louche, mais au gout exquis (So, on garde la recette!), ainsi que la salade de fruit d'Isabelle. Nous en avons profiter pour avoir une pensée pour Fred qui, malgré la distance, était un peu avec nous.

Le repas a été un succès. Les amitiés virtuelles ont, je le crois sincèrement, franchi une étape supplémentaire. Bien sur, nous étions tous un peu gêné (fouille-moi ben pourquoi d'ailleurs!), mais pendant et après le repas, déjà nous avions l'air beaucoup plus à l'aise les uns parmi les autres.

Mais toute bonne chose a une fin. Telle Cendrillon, nous devions retourner au camping avant vingt-trois heures, sinon le camping serait devenu citrouille (ben, la barrière eût été fermé et il eût fallu marcher un mausus de bon bout (parce que les terrains sans service sont toujours dans l'fond, juste avant les vaches!)). C'est donc un peu à regret que nous avons quitté ce magnifique groupe de joyeux lurons.

Nez Rouge oblige, Caro nous a donc ramené en toute sécurité à notre tente... Et c'est là que ça c'est corsé!

En débarquant de l'automobile, j'avais les deux pieds dans l'eau, un bon trois pouces. Pas grave, je me dis, c'est fait un peu comme un fossé. Je vais à la tente (il fait noir comme chez l'iâbe, vu qu'un zinzin a sectionné un poteau de l'Hydro juste un kilomètre avant le terrain de camping!) pour constater si dégât il y a. Tsé, j'ai justement vanté ma super tente qui, depuis quelques années, a subit moult test d'eau, et jamais n'a pris l'eau. Je suis donc telllllement confiant!

Ben, il y a une limite physique à tout! Il faut préciser que nos tentes (parce qu'elles sont deux) sont reliés par un tunnel et que, entre les deux, il n'y a pas vraiment de joint au plancher (les murs et le toit, ça va). Alors est-ce que l'eau est entré par là? Nous ne le saurons pas. Mais toujours est-il que la tente baignait dans deux-trois pouces d'eau (sous le plancher là, ça faisait flouche-flouche en marchant, mais à l'intérieur, il y avait juste assez d'eau pour dire que les couvertures et le sac de couchage soit suffisamment imbibés pour être inutilisable! Côté Sarah, n'ayant qu'un sac de couchage et un oreiller, c'est encore plus humide.

Dormant debout, et pensant à la barrière qui ferme à vingt-trois heures, je demande un deuxième avis. Après inspection des lieux plus en profondeur, Caro conclue que, même en acceptant une part d'humidité plus élevée que la normale des campeurs, même là, c'est encore ben d'trop détrempé. Je tente de voir avec Boubou s'il y a possibilité d'étendre nos matelas chez lui, mais peine perdu (la maison est déjà pleine de nature!). Je m'en doutais un peu, mais je devais vérifier quand même.

Nous décidons donc de dormir dans l'auto! Volkswagen n'a t'elle pas inventé le Westfalia? Prenons ça comme une pratique! Pfff... Bien sur, avoir eu une familiale, ça aurait fait plus long de plancher, mais les familiale TDI sont extrêmement rare (fa qu'on a pris le Bleu!). Donc, pour la deuxième fois, nous avons dormi dans l'auto (l'autre fois étant Caro seulement Chez Annie à Métis-sur-Mer, parce que notre vieux matelas avait fait une crevaison... et pas pour cause de jeux trop excessif, bande de pervers!).

Caro n'a donc à peu près pas dormi de la nuit. Moi probablement à moitié, et Sarah ne s'est aperçu de rien!

Vers cinq heures ce matin, Caro, écoeurée de tourner en rond, sorti pour commencer à démonter la tente! Peu après, je me réveillais, et le temps que je constate l'état des lieux, Sarah demandait pour aller aux toilettes.

À notre retour, nous avons donc tout réemballer grossièrement (il faudra bien sur remonter la tente afin de la faire sécher) et quitter les lieux au plus sacrant. Tant qu'à ne pas dormir, autant rouler!

Après un déjeuner vite fait à Trois-Rivières, chez Théo, nous étions de retour à la maison peu après neuf heures.

*****

En guise de Post Scriptum, j'ajouterais que ce qui a fait le succès incroyable de ma fin de semaine de motoneige fut le fait qu'elle s'étendait sur deux jours. Tout le monde a eu le temps de se dégêner et de faire plus ample connaissance. Sans rien enlever au BouBouQ, ça ajoute un petit plus.

Ce BBQ de la mort fut un événement mémorable pour toute la famille Maltais. Je vous aime tous qui étiez présent, et on se reprend n'importe quand!

14 juin 2009

Un artiste à l'affut de la réalité de l'Internet

J'aime de plus en plus le rap en français. Pas la gang de Bling bling américains, eux qui parlent trop de leur criminalité et qui dégradent systématiquement les femmes.

Mais en français, le propos est souvent très "social", la langue très recherchée et ça me rejoint plus.

On devrait d'ailleurs entendre beaucoup plus ce qui se fait à Montréal-Nord. Tous ces jeunes ont des choses à dire. Et ils le disent souvent dans le rap, mais ça tombe directement dans l'oubli, comme si ils étaient des citoyens de deuxième classe.

*****

Tous ça pour dire que j'ai vu, sur le blogue de mon fonctionnaire préféré, ce vidéo très rigolo. Merci à Hispong pour l'avoir relayé.

3 mai 2009

Défi Têtes Rasées 2009

Bon, ça y est, je me suis enfin décidé. Plusieurs mois plus tard... je dirais même plus ou moins deux ans. Je me fais raser le coco. Oui oui, dret sur la peau. Tant qu'à faire une job. Et tant qu'à y être, autant le faire bonne une bonne cause...

Petit préambule. J'ai arrêté un beau jour, comme ça sans vraiment de raison, de me faire couper les cheveux et de me raser. Ceux qui m'ont vu, en personne comme en image, savent un peu de quoi j'ai l'air. Certains disent que j'ai l'air fou, d'autres que j'ai l'air américain (je vous jure!). En fait, c'est mon petit côté rebelle qui m'a donné cette allure.

Mais, des cheveux longs, c'est d'l'ouvrage! Alors vient un moment ou tu commences à les trouver trop long. Mais c'est psychologique, tu as perdu l'idée même d'aller voir la coiffeuse.

Arrive le moment ou les États-Unis commencent à parler d'exiger le passeport pour tous les visiteurs provenant de tous les pays. Ça nous inclus, nous les bons camionneurs, bien sur. Je me suis dit, encore par pur esprit de contradiction, que une fois mon passeport dans la malle, photo à cheveux longs et longue barbe incluse, j'allais tout me couper ça c'te chevelure là.

Revenons donc au principal... Ayant vu l'an dernier Boubou et ses amis se faire faire la "job", ça m'a donné l'idée. Mais je n'étais pas prêt, enfin pas tout à fait.

Mon passeport contradictoire étant rentré récemment, et le Défi dans mon coin arrivant début juin, j'ai donc décidé de me lancer.

Je me suis donc rendu sur le site du Défi Têtes Rasées. Plusieurs fois en fait. Tsé, au début, on dirait qu'on se retient un peu. Ce soir, c'est fait, je me suis enregistré.

Au moment d'entrer mes informations, dans le questionnaire très sérieux, j'arrive à l'item "Entrez votre objectif"! Hmmm ben là, moi je m'attendais, ben honnêtement, à y entrer quelques centaines de dollars. Je sais bien que Caro me dit depuis longtemps que toute ma famille élargie, toute sa famille élargie, les ami-e-s d'Internet (et on sait qu'on en connait du monde via les forums, les blogues, le bon vieux IRC...), ma gang du bureau, etc, ça fait beaucoup de monde, donc beaucoup de dollars, mais j'essayais de voir ce que moi je donnerais à quelqu'un que je connais qui ferait la même chose. Honnêtement, pas tant que ça. Caro était à ce moment au téléphone. Dès son retour, je lui montre ce que j'ai rempli, et arrive la question fatidique: on met combien comme objectif?
- Ben, 2000$
- Pardon?
Pour m'aider dans ma décision, elle saisit à nouveau le téléphone. Je ne sais à qui...
- Nico (c'est mon frère), dis-moi combien tu serais prêt à donner pour voir ton frère avec pu d'poil sur la tête?
- ... (je n'entends pas ce qu'il répond, évidemment)
- Oui oui, la barbe avec, tout!
Et elle me regarde en disant:
- Quin, lui il va te donner 100$!
Eh ben, je suis tomber su'l cul! Tant que ça? Il faut croire que "le monde est généreux d'même" si c'est pour une bonne cause!

Mon objectif est donc de 2000$. La tonte aura lieu aux Galeries Rive-Nord, à Repentigny, QC, le 7 juin 2009, à 11h40.

Caro est ma responsable des finances. Vous pouvez la contacter à carollelabreche@hotmail.com pour toute information.

Les dons peuvent être effectuer directement via le site web du défi. Vous devez chercher sous mon nom complet, exactement comme ici: Jean-François Maltais. Respectez les majuscules et la cédille, sinon le site ne me trouvera pas.

P.S.: Tout ceux et celles qui ont déjà rêvé de me voir sans tout cet attirail de poils, me l'ayant fait remarquer ou non, c'est le temps de m'encourager ($$$) à le faire.

P.P.S.: Ne vous laissez pas intimider par le don de mon meilleur frère... Tous les montants, au gré de vos moyens, sont les bienvenus. Pensez aux enfants.

P.P.P.S.: Vous pouvez faire circulez la nouvelles à vos amis, ce qui ne pourrait générer que plus de dons.

Ah oui, Merci à tous et à toutes.

26 mars 2009

Pour les fouines, phase 2

Tiens, j'ai ajouté les blogues que je nomme "corporatifs" dans ma liste. Ça fait le tour. Il me reste bien quelques blogues en dormance, mais si ils deviennent vivant, je les ajouterai.

30 décembre 2008

Est-ce si pire que ça ici?

Désolé pour le délai... J'espère ne pas avoir créer une attente, et ainsi donné l'impression que l'éléphant accouche d'une souris...

*****

Suite à un message ou je "parle" de la place du gouvernement dans la société, Fred N'Co m'a laissé un commentaire-question, dont l'extrait suivant:

Tiens, pendant que j'y penses...
Avant vos élections, j'avais l'impression que le Québec était le pire pays de la planète...
Tout le monde (Les Québécois) voulaient partir du Québec, tout le monde avait honte d'être Québécois, tout le monde avait honte du gouvernement du Québec, c'était bien mieux chez les autres (autres provinces Canadienne, voir aux États unis). Mais j'ai l'impression que depuis que la grande crise a commencé à frapper les États unis... Beaucoup ont retourné leurs veste... Ou, du moins, beaucoup on fermé un peu leur bouche, pour faire oublier ces paroles passé, quelques un disent tout le contraire de ce qu'ils disaient, il n'y a pas si longtemps...

Je me trompe, c'est juste une impression, ou j'ai tout faux ??? Ou, peut être ai-je raison ???


Ce message-ci s'adresse donc en premier à Fred, mais tous peuvent bien y réagir librement.

*****

Tout d'abord, je met tout de suite une chose en perspective: il y a un peu de biais dans tes sources, Fred. Certains blogues que je sais que tu fréquentes sont, comment dire poliment, très à droite et conservateurs, en plus d'être fédéraliste. Les gens d'allégeance conservatrice forme une partie de la population, je dirais le quart ou le tiers, et sont surtout concentré dans la grande région de la ville de Québec, ainsi que la région de la Beauce. D'ou l'élection dans ces deux régions de plusieurs député du parti Conservateur au niveau fédéral, et du parti de l'Action Démocratique du Québec (plutôt à l'élection précédente (pas la dernière, l'autre avant).

Au Québec, une bonne partie des gens sont plutôt un peu à gauche du centre. On ne peut pas dire totalament à gauche, mais disons que les mesures dites socialistes sont en général populaire. Certains disent que le gouvernement a remplacé l'église qui, jadis, s'occupait de l'éducation, de la santé, de l'entraide, du secours d'urgence, etc. Conséquemment, nous payons ici une bonne part de nos salaires en impôt. (Curieusement, en parlant avec des états-uniens, on se rend compte qu'eux aussi, au total, en paie une partie apréciable. Trop souvent, vu d'ici, ça a tellement l'air mieux. Sans parler de tout ce qu'ils payent dans le privé).

En échange, nous avons des assurances-médicament, -soins médicaux, -emploi, des rentes pour les retraités, les veufs ou veuves, de généreuses allocations familiales, les frais de scolarité post-secondaire (université et collège) les moins élevés en Amérique du Nord, des garderies à tarifs réduits, et bien d'autres programmes sociaux. Tout ceci administré et géré par le gouvernement, donc des fonctionnaires. La majorité de ses services ont été créés pour améliorer la justice sociale, améliorer les chances de tous. On dit que, pour un salaire moins élevé gagné au Québec, il restera plus d'argent dans tes poches si tu tiens comptes des services qui te seront fournis "sans frais" (que la société aura payé avec les impôts). C'est particulièrement vrai pour les familles avec de jeunes enfants.

Il faut savoir qu'à une époque, soit avant et au début des années soixante, le Québec était assez pauvre collectivement parlant. Les gens étaient peu instruit, le clergé contrôlait la vie de tous, beaucoup de gens n'allait que peu à l'école (à peine un début de secondaire), les soins médicaux coutaient très cher (alors les gens ne se soignaient pas toujours correctement), etc. Du côté du conquérant (lire: les anglais), eux, plus fortunés, étaient bien instruits, donc ils avaient tous les postes de direction dans les compagnies: ils contrôlaient l'économie (et ne se gênaient pas pour nous faire chier avec ça). Tellement qu'il a fallu qu'un québécois invente Desjardins, une coopérative financière afin que les canadiens français (comme on nous appelait alors) puissent avoir accès au crédit. Nous sommes alors passé d'un peuple de locataire à un peuple de propriétaire.

Heureusement, il y a eu ici la Révolution Tranquille. Beaucoup de l'État québécois a été créé à ce moment. Et notre mentalité comme peuple en découle encore une quarantaine d'année plus tard.

Bon, nous arrivons à aujourd'hui. Beaucoup de gens ont l'impression que nous payons trop d'impôt et que les services gouvernementaux sont minables. Autour de nous, l'Ontario a été longtemps cité comme l'exemple à atteindre (c'était la province la plus "riche" grâce à l'industrie automobile, tout étant relatif). Ces années-ci, on cite l'Alberta (maintenant la province la plus "riche" grâce à l'industrie pétrolière), un antre de l'extrême droite, comme exemple. Quelques sources distordues nous martèlent que le privé ferait un meilleur travail dans à peu près tous les domaines de services. Ces sources sont sommes toutes une minorité, mais en raison de la faiblesse de nos médias (deux conglomérats au Québec, trois ou quatre au Canada (en anglais)) et, surtout, de l'implication de chacun de ces conglomérats dans des domaines ou ils ont avantages à faire tomber le monopole de l'état dans différents domaines (en santé notemment, qui accapare la moitié du budget du Québec). Pour faire court, ceux qui pronent un recours au privé en santé jouissent d'une couverture médiatique disproportionnée. Ceux qui ont des solutions aux problèmes qui passeraient par les services publics ont en contreparties bien peu de façon de les faire connaitre. Heureusement, ils peuvent maintenant profiter de l'incontrôle d'Internet.

Je me permets ici de préciser que dans la plupart des cas, contrairement à ce que beaucoup de gens véhicule, les services gouvernementaux sont très bons. Parfois, comme en santé, l'accès en est difficile... En même temps, avec mon père et ma fille cardiaque, je peux affirmer que "lorsque tu es VRAIMENT malade", le service est rapide et excellent. Les matanttes qui ont un mal de tête et qui engorgent les salles d'urgence te diront qu'elles attendent très longtemps, mais c'est très bien comme ça! Évidemment, il y a toute une panoplie entre les deux.

Après tout ce préambule... Est-ce que tout le monde veut effectivement quitter le Québec? Ben, probablement que tout le monde a une vision d'ailleurs ou tout est tellement mieux, une vision idyllique. Le gazon est toujours plus vert chez le voisin, dit-on. Certaines gens auront plus d'informations et, sachant plus de quoi ils parlent, pourront effectivement faire le saut. Ces années-ci, plusieurs vont travailler dans le nord de l'Alberta. On me dit que la Saskatchewan pourrait être le prochain Eldorado. Dans les années soixante-dix, c'était au Québec avec les grands travaux de la Baie James (les immenses barrages hydro-électriques).

J'ai en mémoire un camionneur content de travailler en Alberta pour un salaire horaire de près de vingt dollars, pour du travail régional (disons un voyage pour la journée, avec retour à la maison à chaque soir). J'ai pourtant vu souvent des offres d'emploi semblables pour du travail local à Toronto (bon, peut-être à un dollar de moins l'heure). Si l'on tient compte du cout des logements démesuré en Alberta, Toronto est un meilleur choix... et Montréal encore plus, malgré que le salaire sera plus vers les seize dollars l'heure. Les Tim Hortons (une chaine de café-beignet-sandwich) en Alberta doivent offrir quinze dollars l'heure pour avoir des employés!

Avons-nous honte d'être québécois? Je ne surprendrai personne en répondant que je suis extrêmement fier d'être québécois. Ma fille l'est déjà aussi, à six ans. Certaines personnes, souvent d'allégence fédéraliste, se disent peu fier d'être québéecois, ou même iront jusqu'à ne pas prononcer ces mots. Pour ceux-là, ils sont canadiens avant tout, et ils ne peuvent pas comprendre pourquoi nous (lire: les indépendantistes et les nationalistes (ici, c'est légèrement différent)) voudrions faire de notre nation notre propre pays. Trop souvent, ils en profiteront pour déformer certains faits au passage.

Il y a ici aussi, dans le domaine de la fierté ou non d'être québécois, tout le dilemme gauche-droite additionné de indépendantiste-fédéraliste. Souvent, on associe québécois à nationaliste, donc souvent indépendantiste, alors représenté par le parti qui amena la gauche dans le paysage politique québécois (ça a changé depuis). Alors ceux qui sont plutôt à droite ne voulant pas être associé à la gauche s'identifieront plus aux partis plus à droite, qui sont tous fédéralistes (le seul autre parti indépendantiste est encore plus à gauche que le parti Québécois). Pour ma part, je crois que tous devraient être fier d'être québécois, peu importe leurs allégeances. Le plus beau dans notre histoire, c'est que toute nos luttes internes se sont faites sans effusion de sang (ou si peu: lors de la crise d'octobre) et de façon démocratique dans le cas des référendums.

Le Québec est-il si parfait? Bien sur que non, personne ne le prétend. Doit-on TOUT changer du tout au tout? Je ne le crois pas plus. Il y a bien sur place à de l'amélioration. Beaucoup de gestionnaires mériteraient des coups de pieds au cul. Est-ce qu'il faut blâmer les employés ou encore le système tout entier pour des gestionnaires incompétent? Évidemment non. Je prends cet élément au hasard, comme un problème parmi d'autres. Rien ne peux se régler par un gouvernement dont le bien-être des citoyens et le bien commun serait une priorité. Et ça, on n'en a pas vu depuis longtemps, peu importe le parti qui gouverne. Récemment, nous avons eu des gouvernements qui dirigent en fonction de la prochaine élection...

*****

Malgré la longueur, je présente ça comme une ébauche de réponse!

À Fred: si tu as d'autres questions, pose-les, et je poursuivrai la réflexion. Ton regard extérieur est très aprécié.

Aux autres lecteurs: si vous lisez toujours, premièrement merci, j'aprécie votre persévérance. Comme dit en haut, sentez-vous bien libre de vous exprimez par rapport à mon message ou à la situation de notre beau Québec.

Un camionneur québécois emprisonné aux État-Unis

Suite au message de notre répartiteur-blogueur préféré, je publie ici le commentaire que j'y ai laissé. Il se tient en lui-même.

*****

Je ne sais pas pourquoi ce gars semble faire plus pitié parce que c'est Noel??? Ah, nos si bon média qui n'ont pas le temps de chercher les vrais nouvelles dignes de mentions.

Semble t'il que le gars est propriétaire de son camion et, en "achetant" les voyages, il les reçoit déjà chargé dans une remorque qui lui est prêté (et probablement étanche). L'occasion est donc idéale pour ce genre de situation. Il faut qu'une confiance absolue s'installe. Et se maintienne.

D'un côté comme de l'autre, il y a probablement autant de raison de le croire coupable ou non. Souvent dans ce genre de cause, il aura probalbment été trahi (qu'il le sache ou non) par les vrais coupables (qui eux même en ont peut-être profifé pour faire en même temps un plus gros coup).

Pour la justice américaine, je crois que le gars est ben mal pris, qu'il soit responsable ou non du fait. C'est quand même lui qui a entré, via son véhicule, la drogue dans le pays. Et en matière de drogue, en plus pour quelqu'un dont le travail consiste à franchir la frotière à chaque semaine, la justice américaine a plutôt l'habitude d'être intraitable (un peu aussi pour faire peur aux autres...).

Laissons donc la justice suivre son cours, temps des fêtes ou pas. On ne peux que souhaiter que justice soit rendu, et le plus possible dans un délai raisonnable. Être emprisonné n'est déjà pas facile. Encore moins dans un pays étranger.

24 décembre 2008

9 novembre 2008

On jase

Suite à ma visite sur le blogue du gars qui dit se prendre le beignet, et à ma première réponse électorale histérique, je me suis dit que certaines informations mérites d'être partagées!

J'ai d'abord trouvé un article, originalement du journal Le Devoir, qui démontre que ce n'est pas si sur si le Parti Libéral va sortir gagnant de cette élection. Et après avoir vu le Parti Conservateur parti plus que gagnant au fédéral et finir avec de faibles gains, tout peut arriver.

Dans cet article originalement du journal Le Soleil, Pauline Marois énonce les mesures économiques qu'elle et son parti entendent mettre en place une fois élus. Celle-là est spécialement le blogueur ci-haut mentionné.

Voilà. L'information étant la clef d'un bon citoyen, il faut la trouver en dehors des sentiers battus.

21 octobre 2008

Le démagogue!

J'ai traité un démagogue de démagogue, chez Sophie, et ce me fut reproché. Alors j'ai été vérifié, avec les joies d'Internet, si j'avais bien utilisé le bon mot, ce qui pour moi est de la plus haute importance.

Voici donc la définition que j'ai trouvé chez Wikipédia:

La démagogie (du grec demos « le peuple » et ago : « conduire ») est une notion politique et rhétorique désignant l'art de mener le peuple en s'attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours simpliste, occultant les nuances, utilisant son charisme et dénaturant la vérité.

Le discours du démagogue sort généralement du champ du rationnel pour s'adresser aux passions, aux frustrations de l'électeur. Il recourt en outre à la satisfaction des souhaits ou des attentes du public ciblé, sans recherche de l'intérêt général mais dans le but unique de s'attirer la sympathie et de gagner le soutien. L'argumentation démagogique est délibérément simple afin de pouvoir être comprise et reprise par le public auquel elle est adressée. Elle fait fréquemment appel à la facilité voire la paresse intellectuelle en proposant des analyses et des solutions qui semblent évidentes et immédiates.

Le terme « démagogie » aujourd'hui est largement perçu avec une connotation péjorative. En effet, l’étymologie du mot grec traduit plutôt le terme « démagogue » comme celui qui éduque, qui conduit le peuple.

La démagogie, même si elle est inhérente à toute démocratie, fausse le jeu d'une conception idéalisée de la démocratie produisant bien souvent des effets contraires à l’intérêt général.

Souvent confondue avec le terme populisme, la démagogie se différencie de celui-ci dans la mesure où elle renvoie à l'idée de "dire au peuple ce qu'il veut entendre" (d'où l'utilisation de termes simplistes), alors que le populisme renvoie à l'idée de "faire ce que le peuple souhaite".

Voir aussi argument par le double standard.


Est-ce que les animateurs de radio dites poubelles s'approchent de la démagogie? Je dirais qu'ils sont les maitres pour se tenir en équilibre sur la ligne qui limite le bons sens. C'est pour ça que, parfois, il y a dérapage et la ligne est franchie. Tous ces animateurs ont un cahier de poursuites ça d'épais pour le démontrer.

P.S.: notez qu'il n'y a aucune trace de mensonge dans la démagogie. On parle de dénaturer la vérité, la trituré, joué avec, la rendre simple ou simpliste.

Je le réitère, le problème n'est pas tant tel ou tel animateur, mais plutôt ceux qui en font une religion.

3 mai 2008

Miss Poumons Roses

Voici l'adresse du blog d'une sympatique femme qui a reçu une greffe de poumon il y a quelques mois. Je vous invite à en prendre connaissance. Elle a un talent fou pour l'écriture.
http://poumonsroses.blogspot.com/

À tout le moins, je vous suggère deux extraits. Le premier concerne les joies d'un système de santé privé, un de mes sujets préférés (Le privé en santé, rien de bon...).
http://poumonsroses.blogspot.com/2008/04/acheter-son-air.html

Le deuxième extrait constitue en une réflexion de sa part au sujet du don d'organe. Évidemment, elle se sent directement concernée par le sujet.
http://poumonsroses.blogspot.com/2008/04/semaine-du-don-dorgane.html

Je suis un admirateur anonyme (hihi) de cette femme. Longue vie à toi, Jacynthe! xxx