Notez que j'ai écris ce texte hier soir...
Ce soir, je suis tout simplement épaté! Je viens tout juste de visiter, pour la première fois, la nouvelle halte routière de Rigaud, au Québec. C’est ma première visite dans une nouvelle halte de nouvelle génération. Une halte PPP (Partenariat Public Privé).
Petite parenthèse : lors de l’élection du gouvernement Charest, le mot d’ordre du jour a été pendant un temps PPP. Tout au PPP. Les méga-hôpitaux (d’ailleurs, pourquoi LES?) : en PPP. L’autoroute 30 (la voie de contournement tant attendu de Montréal) : en PPP. Le pont de l’autoroute 25 : en PPP. Les haltes routières? Ben, en PPP, voyons… Malgré qu’autant d’études et de tentatives dans d’autres pays en disent du bien comme du mal, malgré l’opposition de pas mal de gens, le gouvernement n’en avait rien à cirer! Ce sera des PPP, on l’apprendra plus tard (donc récemment), afin de remercier les ti-n’amis du parti Libéral. Fin de la parenthèse.
Moi le premier, je ne pouvais pas concevoir qu’une halte routière soit commercialisée à outrance. On nous sorti que « le Québec fait tellement pitié à côté de ses voisins ». Ah oui? Outre l’Ontario, aucune juridiction en Amérique (si vous en connaissez, nommez-les moi!) n’a de haltes routières commerciales, exception faite des autoroutes à péage. Ah ha… J’ai en mémoire les cabanes de briques blanches de l’état de New York, les toilettes sèches sur la US-24 en Ohio, les toilettes « dehors » du Texas, où la température frise le zéro Celsius en janvier, les haltes « stationnement » du Mississipi, avec pas d’service, les non-haltes du nord de l’Ontario (quelqu’un les auraient aperçu?), les haltes sans téléphone de l’Arkansas, et surtout, comble du boutte d’la marde, les haltes sans eau chaude de l’Ontario!!! Quelle année don? Ha, 2010… hé ben, par che nous, je m’attends à avoir deux champlures : l’eau chaude, l’eau frette, comme disait l’autre! Québec, faire pitié? Seulement pour les sempiternels détracteurs à outrance du Québec… On ne voit que ce qu’on veut voir. C’est pareil, je l’ai vérifié, pour l’état des routes.
Récemment, tout heureux d’être content, je m’étais arrêter à la halte de Dutton en Ontario, celle vers le kilomètre 150, direction est. J’étais persuadé qu’un bon café de l’oncle Tim m’y attendrait, tout chaud et jeté dans l’drain aux vingt minutes, comme dit la publicité. Ben quin, je fûs plutôt accueilli par un gardien de sécurité (c’est rassurant!) ainsi que ben des panneaux de contre-plaqué devant les futures commerces. Bon, belle affaire! Comme ça pressait, je me suis rendu sur le bol, afin de… bon, vous comprenez? Après mon petit besoin, je ressens la nécessité de me laver les mains. Va pour le lavage de mains : tout est automatisé, maudite peur des microbes! Et pour le séchage? Ouf, voyage au pays de Star Trek!!! Le machin que j’avais d’abord pris pour un siège de bébé (vous savez, du genre de ceux qu’on retrouve parfois dans la toilette, afin de déposer bébé et de l’attaché bien solide pendant qu’on se soulage l’intestin dans les cris et la douleur, en prenant bien son temps parce que bébé est en sécurité, et peut-être en train de faire la même chose? Bon, ce modèle-là…), ben il s’agit en fait du sèche-main!!! Automatisé bien sur lui aussi. Alors là, première question : par quel bout sortira l’air? Deuxième question : on fait comment pour le faire démarrer? Troisième question : est-ce que ça va vraiment sécher, ou seulement repousser l’eau, comme les espèces de turbines d’avions qui font plus de bruit que de séchage réel?
Une petite enquête sur le dessus de l’appareil m’indique que je dois me foutre la main dans la craque, en espérant que ça ne se refermera pas sur moi (ouch!), et effectuer un mouvement de va et viens! Sans blague! Je ne suis vraiment pas rassuré. Mais pris d’une audace que je ne me connais pas, je me crisse les mains dedans, et je vais et je viens, comme le dis la chanson! Tiens, ça me coupe d’une ligne d’air projeté en lame. Au moins, l’air se réchauffe très rapidement. Mon verdict : au moins, ça sèche, mais c’est vraiment louche! J’imagine qu’on pourra rigoler en regardant les ti-nouveaux qui ne sauront pas trop comment faire fonctionner l’objet… ou les suivre à la trace d’eau sur le plancher!
Tout ça pour dire que je me suis dit ce soir qu’un dodo à la halte de Rigaud adonnerait bien dans mon horaire. J’avais aussi la promesse d’une connexion à Internet. Je dois faire mon deuil de la connexion, et vous de la publication de ce billet (bon, si vous le lisez, c’est que j’ai ben dû réussir à le publier, mais vous me comprenez surement!).
Besoin aidant, je me suis rendu à l’intérieur. Au moins, le Couche-Tard, le Saint-Hubert et le Valentine, trois chaines typiquement québécoises, sont toutes grandes ouvertes. Même chose pour le kiosque d’information touristique. Seulement le Couche-Tard pour la nuit, mais c’est au moins ça. Et c’est la même chose, pour être passé devant, pour la halte routière de Rivière-Beaudette. Dire qu’au printemps, les vieilles haltes étaient encore ouvertes! Par comparaison, l’Ontario qui s’était tellement mieux planifier a fermé toutes ses haltes une après l’autre, et maintenant, seulement trois sont ouvertes! Et comme raconté plus haut, juste pour se soulager le besoin. Y sont tellement mieux en Ontario! Certaines haltes auront été fermées pendant trois ans!!!
Là où j’ai vraiment trouvé ça très bien, c’est que le bâtiment à été baptisé Olivier Guimond, un de nos plus grand comédien et comique (on ne disait pas encore humoriste à l’époque)! Ce que je ne savais pas, c’est qu’il est natif de Pointe-Fortune, un petit village tout près d’ici, célèbre pour son traversier-barque. Et sur le mur du long couloir central, un grand panneau de photos d’archives, incluant la célèbre (et pissante) scène du Bye-bye ’70 (on pourrait dire : dans l’temps que c’était vraiment bon!) sur la Crise d’Octobre. Du bonbon pour qui s’intéresse à la culture populaire québécoise.
Dans l’ensemble, la halte est très bien pensée. Des stationnements pour les camions, pour les badabagos (plus court) et autobus, et bien sur les automobiles. De l’essence. Des toilettes, lavabos et savonnettes automatisés, qui fonctionnent encore pour l’instant! Des sèche-mains à turbines d’avion presque silencieux (serait-ce l’usure qui les rend si bruyants?)! Le Couche-Tard semble complet, bien que ce soit relatif (n’y chercher pas une pinte d’huile à moteur ou du liquide de refroidissement…). Le Saint-Hubert Express et le Valentine ont de la place en masse pour s’y assoir. Et la boutique touristique, géante, complète et bien garnie.
Vraiment, une belle réussite! Vivement que je visite les six autres… N’y manque qu’Internet, du moins pour celle-ci.
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25 juillet 2010
25 janvier 2009
Est-ce vraiment un moment unique
Nombre de personnes au National Mall pour l'investiture de Obama: 2 000 000.
Nombre de personnes au National Mall pour l'investiture de W. Bush: 4000
Il y a un qui doit être plus désiré que l'autre...
Nombre de personnes au National Mall pour l'investiture de W. Bush: 4000
Il y a un qui doit être plus désiré que l'autre...
24 janvier 2009
La bataille des Plaines d'Abraham
J'aimerais savoir ce que pense mes bons amis fédéralistes (OK, les autres aussi) de la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham par la Commission des champs de bataille nationaux.
Encore hier, je serais grimpé dans les rideaux. Mais ce midi, à Maisoneuve en direct, le sujet a été assez bien expliqué et ça me semble plus clair. Mais j'ai quand même de la difficulté à me faire une opinion.
Cette épisode, par l'abandon de la France de notre peuple, a quand même marqué un point tournant dans notre histoire: de français, nous sommes devenu québécois (même si les canadians vont plutôt nous dire que ça nous a sauvé et que ça nous a apporté la démocratie (calice, un chausson avec ça?).
Comme disait Denis Vaugeois, historien, la bataille des Plaines fut une suite d'erreur des deux camps, et dura une grosse vingtaine de minutes! Des deux côtés, on y prête probablement beaucoup plus de sens historiques que ça en a vraiment eu à l'époque. Et bien que nous ayons perdu la bataille des Plaines, nous avons gagné celle de Sainte-Foy quelques temps plus tard (celle ou les deux camps, anglais et français, attendaient les renforts, le premier camp recevant ses renforts gagnant par défaut; comme les français s'étaient désintéressés de nous, les renforts anglais sont arrivés en premier).
La reconstitution des événements donc, parce que j'ose espérer que vous ne me parlerez pas de célébration, est organisé/présenté par un groupe de comédiens (si on peut dire) qui ont comme loisir de reconstituer des batailles historiques (un peu dans le genre des trippeux de "médiéval" qui se font des partys de chevaliers): ce sont toujours les même et ils ont fait la plupart des autres batailles historiques en Amérique du Nord. Et comme disait l'un de ceux qui y participera comme figurant, il n'y a qu'ici que "le monde rouspète"... ça doit être le contexte Québec-Canada...
Donc, en version courte: est-ce un problème de "maudits indépendantistes qui ne comprennent rien" ou de "maudits canadians qui veulent nous biaiser l'histoire" comme eux seul savent le faire (tel que démontrer avec le 400ième de la ville de Québec)?
Aller, n'ayez pas peur, je jappe, mais je ne mord pas... Défoulez-vous!
Encore hier, je serais grimpé dans les rideaux. Mais ce midi, à Maisoneuve en direct, le sujet a été assez bien expliqué et ça me semble plus clair. Mais j'ai quand même de la difficulté à me faire une opinion.
Cette épisode, par l'abandon de la France de notre peuple, a quand même marqué un point tournant dans notre histoire: de français, nous sommes devenu québécois (même si les canadians vont plutôt nous dire que ça nous a sauvé et que ça nous a apporté la démocratie (calice, un chausson avec ça?).
Comme disait Denis Vaugeois, historien, la bataille des Plaines fut une suite d'erreur des deux camps, et dura une grosse vingtaine de minutes! Des deux côtés, on y prête probablement beaucoup plus de sens historiques que ça en a vraiment eu à l'époque. Et bien que nous ayons perdu la bataille des Plaines, nous avons gagné celle de Sainte-Foy quelques temps plus tard (celle ou les deux camps, anglais et français, attendaient les renforts, le premier camp recevant ses renforts gagnant par défaut; comme les français s'étaient désintéressés de nous, les renforts anglais sont arrivés en premier).
La reconstitution des événements donc, parce que j'ose espérer que vous ne me parlerez pas de célébration, est organisé/présenté par un groupe de comédiens (si on peut dire) qui ont comme loisir de reconstituer des batailles historiques (un peu dans le genre des trippeux de "médiéval" qui se font des partys de chevaliers): ce sont toujours les même et ils ont fait la plupart des autres batailles historiques en Amérique du Nord. Et comme disait l'un de ceux qui y participera comme figurant, il n'y a qu'ici que "le monde rouspète"... ça doit être le contexte Québec-Canada...
Donc, en version courte: est-ce un problème de "maudits indépendantistes qui ne comprennent rien" ou de "maudits canadians qui veulent nous biaiser l'histoire" comme eux seul savent le faire (tel que démontrer avec le 400ième de la ville de Québec)?
Aller, n'ayez pas peur, je jappe, mais je ne mord pas... Défoulez-vous!
17 janvier 2009
Tiens. Voici un papier qui explique en mots normaux les origines du conflit Israel-Palestine. Ça aide à comprendre le pourquoi du quoi.
Merci à Hispong Elbaygne pour le lien.
Merci à Hispong Elbaygne pour le lien.
30 décembre 2008
Est-ce si pire que ça ici?
Désolé pour le délai... J'espère ne pas avoir créer une attente, et ainsi donné l'impression que l'éléphant accouche d'une souris...
*****
Suite à un message ou je "parle" de la place du gouvernement dans la société, Fred N'Co m'a laissé un commentaire-question, dont l'extrait suivant:
Tiens, pendant que j'y penses...
Avant vos élections, j'avais l'impression que le Québec était le pire pays de la planète...
Tout le monde (Les Québécois) voulaient partir du Québec, tout le monde avait honte d'être Québécois, tout le monde avait honte du gouvernement du Québec, c'était bien mieux chez les autres (autres provinces Canadienne, voir aux États unis). Mais j'ai l'impression que depuis que la grande crise a commencé à frapper les États unis... Beaucoup ont retourné leurs veste... Ou, du moins, beaucoup on fermé un peu leur bouche, pour faire oublier ces paroles passé, quelques un disent tout le contraire de ce qu'ils disaient, il n'y a pas si longtemps...
Je me trompe, c'est juste une impression, ou j'ai tout faux ??? Ou, peut être ai-je raison ???
Ce message-ci s'adresse donc en premier à Fred, mais tous peuvent bien y réagir librement.
*****
Tout d'abord, je met tout de suite une chose en perspective: il y a un peu de biais dans tes sources, Fred. Certains blogues que je sais que tu fréquentes sont, comment dire poliment, très à droite et conservateurs, en plus d'être fédéraliste. Les gens d'allégeance conservatrice forme une partie de la population, je dirais le quart ou le tiers, et sont surtout concentré dans la grande région de la ville de Québec, ainsi que la région de la Beauce. D'ou l'élection dans ces deux régions de plusieurs député du parti Conservateur au niveau fédéral, et du parti de l'Action Démocratique du Québec (plutôt à l'élection précédente (pas la dernière, l'autre avant).
Au Québec, une bonne partie des gens sont plutôt un peu à gauche du centre. On ne peut pas dire totalament à gauche, mais disons que les mesures dites socialistes sont en général populaire. Certains disent que le gouvernement a remplacé l'église qui, jadis, s'occupait de l'éducation, de la santé, de l'entraide, du secours d'urgence, etc. Conséquemment, nous payons ici une bonne part de nos salaires en impôt. (Curieusement, en parlant avec des états-uniens, on se rend compte qu'eux aussi, au total, en paie une partie apréciable. Trop souvent, vu d'ici, ça a tellement l'air mieux. Sans parler de tout ce qu'ils payent dans le privé).
En échange, nous avons des assurances-médicament, -soins médicaux, -emploi, des rentes pour les retraités, les veufs ou veuves, de généreuses allocations familiales, les frais de scolarité post-secondaire (université et collège) les moins élevés en Amérique du Nord, des garderies à tarifs réduits, et bien d'autres programmes sociaux. Tout ceci administré et géré par le gouvernement, donc des fonctionnaires. La majorité de ses services ont été créés pour améliorer la justice sociale, améliorer les chances de tous. On dit que, pour un salaire moins élevé gagné au Québec, il restera plus d'argent dans tes poches si tu tiens comptes des services qui te seront fournis "sans frais" (que la société aura payé avec les impôts). C'est particulièrement vrai pour les familles avec de jeunes enfants.
Il faut savoir qu'à une époque, soit avant et au début des années soixante, le Québec était assez pauvre collectivement parlant. Les gens étaient peu instruit, le clergé contrôlait la vie de tous, beaucoup de gens n'allait que peu à l'école (à peine un début de secondaire), les soins médicaux coutaient très cher (alors les gens ne se soignaient pas toujours correctement), etc. Du côté du conquérant (lire: les anglais), eux, plus fortunés, étaient bien instruits, donc ils avaient tous les postes de direction dans les compagnies: ils contrôlaient l'économie (et ne se gênaient pas pour nous faire chier avec ça). Tellement qu'il a fallu qu'un québécois invente Desjardins, une coopérative financière afin que les canadiens français (comme on nous appelait alors) puissent avoir accès au crédit. Nous sommes alors passé d'un peuple de locataire à un peuple de propriétaire.
Heureusement, il y a eu ici la Révolution Tranquille. Beaucoup de l'État québécois a été créé à ce moment. Et notre mentalité comme peuple en découle encore une quarantaine d'année plus tard.
Bon, nous arrivons à aujourd'hui. Beaucoup de gens ont l'impression que nous payons trop d'impôt et que les services gouvernementaux sont minables. Autour de nous, l'Ontario a été longtemps cité comme l'exemple à atteindre (c'était la province la plus "riche" grâce à l'industrie automobile, tout étant relatif). Ces années-ci, on cite l'Alberta (maintenant la province la plus "riche" grâce à l'industrie pétrolière), un antre de l'extrême droite, comme exemple. Quelques sources distordues nous martèlent que le privé ferait un meilleur travail dans à peu près tous les domaines de services. Ces sources sont sommes toutes une minorité, mais en raison de la faiblesse de nos médias (deux conglomérats au Québec, trois ou quatre au Canada (en anglais)) et, surtout, de l'implication de chacun de ces conglomérats dans des domaines ou ils ont avantages à faire tomber le monopole de l'état dans différents domaines (en santé notemment, qui accapare la moitié du budget du Québec). Pour faire court, ceux qui pronent un recours au privé en santé jouissent d'une couverture médiatique disproportionnée. Ceux qui ont des solutions aux problèmes qui passeraient par les services publics ont en contreparties bien peu de façon de les faire connaitre. Heureusement, ils peuvent maintenant profiter de l'incontrôle d'Internet.
Je me permets ici de préciser que dans la plupart des cas, contrairement à ce que beaucoup de gens véhicule, les services gouvernementaux sont très bons. Parfois, comme en santé, l'accès en est difficile... En même temps, avec mon père et ma fille cardiaque, je peux affirmer que "lorsque tu es VRAIMENT malade", le service est rapide et excellent. Les matanttes qui ont un mal de tête et qui engorgent les salles d'urgence te diront qu'elles attendent très longtemps, mais c'est très bien comme ça! Évidemment, il y a toute une panoplie entre les deux.
Après tout ce préambule... Est-ce que tout le monde veut effectivement quitter le Québec? Ben, probablement que tout le monde a une vision d'ailleurs ou tout est tellement mieux, une vision idyllique. Le gazon est toujours plus vert chez le voisin, dit-on. Certaines gens auront plus d'informations et, sachant plus de quoi ils parlent, pourront effectivement faire le saut. Ces années-ci, plusieurs vont travailler dans le nord de l'Alberta. On me dit que la Saskatchewan pourrait être le prochain Eldorado. Dans les années soixante-dix, c'était au Québec avec les grands travaux de la Baie James (les immenses barrages hydro-électriques).
J'ai en mémoire un camionneur content de travailler en Alberta pour un salaire horaire de près de vingt dollars, pour du travail régional (disons un voyage pour la journée, avec retour à la maison à chaque soir). J'ai pourtant vu souvent des offres d'emploi semblables pour du travail local à Toronto (bon, peut-être à un dollar de moins l'heure). Si l'on tient compte du cout des logements démesuré en Alberta, Toronto est un meilleur choix... et Montréal encore plus, malgré que le salaire sera plus vers les seize dollars l'heure. Les Tim Hortons (une chaine de café-beignet-sandwich) en Alberta doivent offrir quinze dollars l'heure pour avoir des employés!
Avons-nous honte d'être québécois? Je ne surprendrai personne en répondant que je suis extrêmement fier d'être québécois. Ma fille l'est déjà aussi, à six ans. Certaines personnes, souvent d'allégence fédéraliste, se disent peu fier d'être québéecois, ou même iront jusqu'à ne pas prononcer ces mots. Pour ceux-là, ils sont canadiens avant tout, et ils ne peuvent pas comprendre pourquoi nous (lire: les indépendantistes et les nationalistes (ici, c'est légèrement différent)) voudrions faire de notre nation notre propre pays. Trop souvent, ils en profiteront pour déformer certains faits au passage.
Il y a ici aussi, dans le domaine de la fierté ou non d'être québécois, tout le dilemme gauche-droite additionné de indépendantiste-fédéraliste. Souvent, on associe québécois à nationaliste, donc souvent indépendantiste, alors représenté par le parti qui amena la gauche dans le paysage politique québécois (ça a changé depuis). Alors ceux qui sont plutôt à droite ne voulant pas être associé à la gauche s'identifieront plus aux partis plus à droite, qui sont tous fédéralistes (le seul autre parti indépendantiste est encore plus à gauche que le parti Québécois). Pour ma part, je crois que tous devraient être fier d'être québécois, peu importe leurs allégeances. Le plus beau dans notre histoire, c'est que toute nos luttes internes se sont faites sans effusion de sang (ou si peu: lors de la crise d'octobre) et de façon démocratique dans le cas des référendums.
Le Québec est-il si parfait? Bien sur que non, personne ne le prétend. Doit-on TOUT changer du tout au tout? Je ne le crois pas plus. Il y a bien sur place à de l'amélioration. Beaucoup de gestionnaires mériteraient des coups de pieds au cul. Est-ce qu'il faut blâmer les employés ou encore le système tout entier pour des gestionnaires incompétent? Évidemment non. Je prends cet élément au hasard, comme un problème parmi d'autres. Rien ne peux se régler par un gouvernement dont le bien-être des citoyens et le bien commun serait une priorité. Et ça, on n'en a pas vu depuis longtemps, peu importe le parti qui gouverne. Récemment, nous avons eu des gouvernements qui dirigent en fonction de la prochaine élection...
*****
Malgré la longueur, je présente ça comme une ébauche de réponse!
À Fred: si tu as d'autres questions, pose-les, et je poursuivrai la réflexion. Ton regard extérieur est très aprécié.
Aux autres lecteurs: si vous lisez toujours, premièrement merci, j'aprécie votre persévérance. Comme dit en haut, sentez-vous bien libre de vous exprimez par rapport à mon message ou à la situation de notre beau Québec.
*****
Suite à un message ou je "parle" de la place du gouvernement dans la société, Fred N'Co m'a laissé un commentaire-question, dont l'extrait suivant:
Tiens, pendant que j'y penses...
Avant vos élections, j'avais l'impression que le Québec était le pire pays de la planète...
Tout le monde (Les Québécois) voulaient partir du Québec, tout le monde avait honte d'être Québécois, tout le monde avait honte du gouvernement du Québec, c'était bien mieux chez les autres (autres provinces Canadienne, voir aux États unis). Mais j'ai l'impression que depuis que la grande crise a commencé à frapper les États unis... Beaucoup ont retourné leurs veste... Ou, du moins, beaucoup on fermé un peu leur bouche, pour faire oublier ces paroles passé, quelques un disent tout le contraire de ce qu'ils disaient, il n'y a pas si longtemps...
Je me trompe, c'est juste une impression, ou j'ai tout faux ??? Ou, peut être ai-je raison ???
Ce message-ci s'adresse donc en premier à Fred, mais tous peuvent bien y réagir librement.
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Tout d'abord, je met tout de suite une chose en perspective: il y a un peu de biais dans tes sources, Fred. Certains blogues que je sais que tu fréquentes sont, comment dire poliment, très à droite et conservateurs, en plus d'être fédéraliste. Les gens d'allégeance conservatrice forme une partie de la population, je dirais le quart ou le tiers, et sont surtout concentré dans la grande région de la ville de Québec, ainsi que la région de la Beauce. D'ou l'élection dans ces deux régions de plusieurs député du parti Conservateur au niveau fédéral, et du parti de l'Action Démocratique du Québec (plutôt à l'élection précédente (pas la dernière, l'autre avant).
Au Québec, une bonne partie des gens sont plutôt un peu à gauche du centre. On ne peut pas dire totalament à gauche, mais disons que les mesures dites socialistes sont en général populaire. Certains disent que le gouvernement a remplacé l'église qui, jadis, s'occupait de l'éducation, de la santé, de l'entraide, du secours d'urgence, etc. Conséquemment, nous payons ici une bonne part de nos salaires en impôt. (Curieusement, en parlant avec des états-uniens, on se rend compte qu'eux aussi, au total, en paie une partie apréciable. Trop souvent, vu d'ici, ça a tellement l'air mieux. Sans parler de tout ce qu'ils payent dans le privé).
En échange, nous avons des assurances-médicament, -soins médicaux, -emploi, des rentes pour les retraités, les veufs ou veuves, de généreuses allocations familiales, les frais de scolarité post-secondaire (université et collège) les moins élevés en Amérique du Nord, des garderies à tarifs réduits, et bien d'autres programmes sociaux. Tout ceci administré et géré par le gouvernement, donc des fonctionnaires. La majorité de ses services ont été créés pour améliorer la justice sociale, améliorer les chances de tous. On dit que, pour un salaire moins élevé gagné au Québec, il restera plus d'argent dans tes poches si tu tiens comptes des services qui te seront fournis "sans frais" (que la société aura payé avec les impôts). C'est particulièrement vrai pour les familles avec de jeunes enfants.
Il faut savoir qu'à une époque, soit avant et au début des années soixante, le Québec était assez pauvre collectivement parlant. Les gens étaient peu instruit, le clergé contrôlait la vie de tous, beaucoup de gens n'allait que peu à l'école (à peine un début de secondaire), les soins médicaux coutaient très cher (alors les gens ne se soignaient pas toujours correctement), etc. Du côté du conquérant (lire: les anglais), eux, plus fortunés, étaient bien instruits, donc ils avaient tous les postes de direction dans les compagnies: ils contrôlaient l'économie (et ne se gênaient pas pour nous faire chier avec ça). Tellement qu'il a fallu qu'un québécois invente Desjardins, une coopérative financière afin que les canadiens français (comme on nous appelait alors) puissent avoir accès au crédit. Nous sommes alors passé d'un peuple de locataire à un peuple de propriétaire.
Heureusement, il y a eu ici la Révolution Tranquille. Beaucoup de l'État québécois a été créé à ce moment. Et notre mentalité comme peuple en découle encore une quarantaine d'année plus tard.
Bon, nous arrivons à aujourd'hui. Beaucoup de gens ont l'impression que nous payons trop d'impôt et que les services gouvernementaux sont minables. Autour de nous, l'Ontario a été longtemps cité comme l'exemple à atteindre (c'était la province la plus "riche" grâce à l'industrie automobile, tout étant relatif). Ces années-ci, on cite l'Alberta (maintenant la province la plus "riche" grâce à l'industrie pétrolière), un antre de l'extrême droite, comme exemple. Quelques sources distordues nous martèlent que le privé ferait un meilleur travail dans à peu près tous les domaines de services. Ces sources sont sommes toutes une minorité, mais en raison de la faiblesse de nos médias (deux conglomérats au Québec, trois ou quatre au Canada (en anglais)) et, surtout, de l'implication de chacun de ces conglomérats dans des domaines ou ils ont avantages à faire tomber le monopole de l'état dans différents domaines (en santé notemment, qui accapare la moitié du budget du Québec). Pour faire court, ceux qui pronent un recours au privé en santé jouissent d'une couverture médiatique disproportionnée. Ceux qui ont des solutions aux problèmes qui passeraient par les services publics ont en contreparties bien peu de façon de les faire connaitre. Heureusement, ils peuvent maintenant profiter de l'incontrôle d'Internet.
Je me permets ici de préciser que dans la plupart des cas, contrairement à ce que beaucoup de gens véhicule, les services gouvernementaux sont très bons. Parfois, comme en santé, l'accès en est difficile... En même temps, avec mon père et ma fille cardiaque, je peux affirmer que "lorsque tu es VRAIMENT malade", le service est rapide et excellent. Les matanttes qui ont un mal de tête et qui engorgent les salles d'urgence te diront qu'elles attendent très longtemps, mais c'est très bien comme ça! Évidemment, il y a toute une panoplie entre les deux.
Après tout ce préambule... Est-ce que tout le monde veut effectivement quitter le Québec? Ben, probablement que tout le monde a une vision d'ailleurs ou tout est tellement mieux, une vision idyllique. Le gazon est toujours plus vert chez le voisin, dit-on. Certaines gens auront plus d'informations et, sachant plus de quoi ils parlent, pourront effectivement faire le saut. Ces années-ci, plusieurs vont travailler dans le nord de l'Alberta. On me dit que la Saskatchewan pourrait être le prochain Eldorado. Dans les années soixante-dix, c'était au Québec avec les grands travaux de la Baie James (les immenses barrages hydro-électriques).
J'ai en mémoire un camionneur content de travailler en Alberta pour un salaire horaire de près de vingt dollars, pour du travail régional (disons un voyage pour la journée, avec retour à la maison à chaque soir). J'ai pourtant vu souvent des offres d'emploi semblables pour du travail local à Toronto (bon, peut-être à un dollar de moins l'heure). Si l'on tient compte du cout des logements démesuré en Alberta, Toronto est un meilleur choix... et Montréal encore plus, malgré que le salaire sera plus vers les seize dollars l'heure. Les Tim Hortons (une chaine de café-beignet-sandwich) en Alberta doivent offrir quinze dollars l'heure pour avoir des employés!
Avons-nous honte d'être québécois? Je ne surprendrai personne en répondant que je suis extrêmement fier d'être québécois. Ma fille l'est déjà aussi, à six ans. Certaines personnes, souvent d'allégence fédéraliste, se disent peu fier d'être québéecois, ou même iront jusqu'à ne pas prononcer ces mots. Pour ceux-là, ils sont canadiens avant tout, et ils ne peuvent pas comprendre pourquoi nous (lire: les indépendantistes et les nationalistes (ici, c'est légèrement différent)) voudrions faire de notre nation notre propre pays. Trop souvent, ils en profiteront pour déformer certains faits au passage.
Il y a ici aussi, dans le domaine de la fierté ou non d'être québécois, tout le dilemme gauche-droite additionné de indépendantiste-fédéraliste. Souvent, on associe québécois à nationaliste, donc souvent indépendantiste, alors représenté par le parti qui amena la gauche dans le paysage politique québécois (ça a changé depuis). Alors ceux qui sont plutôt à droite ne voulant pas être associé à la gauche s'identifieront plus aux partis plus à droite, qui sont tous fédéralistes (le seul autre parti indépendantiste est encore plus à gauche que le parti Québécois). Pour ma part, je crois que tous devraient être fier d'être québécois, peu importe leurs allégeances. Le plus beau dans notre histoire, c'est que toute nos luttes internes se sont faites sans effusion de sang (ou si peu: lors de la crise d'octobre) et de façon démocratique dans le cas des référendums.
Le Québec est-il si parfait? Bien sur que non, personne ne le prétend. Doit-on TOUT changer du tout au tout? Je ne le crois pas plus. Il y a bien sur place à de l'amélioration. Beaucoup de gestionnaires mériteraient des coups de pieds au cul. Est-ce qu'il faut blâmer les employés ou encore le système tout entier pour des gestionnaires incompétent? Évidemment non. Je prends cet élément au hasard, comme un problème parmi d'autres. Rien ne peux se régler par un gouvernement dont le bien-être des citoyens et le bien commun serait une priorité. Et ça, on n'en a pas vu depuis longtemps, peu importe le parti qui gouverne. Récemment, nous avons eu des gouvernements qui dirigent en fonction de la prochaine élection...
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Malgré la longueur, je présente ça comme une ébauche de réponse!
À Fred: si tu as d'autres questions, pose-les, et je poursuivrai la réflexion. Ton regard extérieur est très aprécié.
Aux autres lecteurs: si vous lisez toujours, premièrement merci, j'aprécie votre persévérance. Comme dit en haut, sentez-vous bien libre de vous exprimez par rapport à mon message ou à la situation de notre beau Québec.
9 décembre 2008
Tiens... et les historiens, que disent-ils?
Y'en a qui vont avalé de travers avec ce texte de deux historiens, Gaston Deschênes et Denis Vaugeois, ce dernier que je considère avec Jacques Lacoursière comme nos deux plus grands et surtout sérieux historiens québécois. Pas comme les révisionistes qui veulent encore nous rentrer de force dans la gorge qu'on est tellement canadien (cris, la conquête, ce n'est pas un petit événement banal comme d'aller à l'épicerie, c'est le premier événement majeur d'une suite qui font ce que nous sommes!).
On y dit:
Notre culture politique a peu de profondeur.
Effectivement, et en plus, un paquet d'analyste à deux sous (autant comme véritable analyste que les animateurs qui se prennent pour des analystes sans savoir grand chose, en choisissant plutôt de "bullshitter" leur opinions personnelles). Et le bon peuple qui essaie de se faire une idée se fit la-dessus pour penser qu'ils pensent!
L’élection d’un gouvernement minoritaire permet de voir plus clairement le rôle du Parlement et des parlementaires. Ce sont les parlementaires, et non les citoyens, qui « font » et « défont » les gouvernements, car ce sont eux qui expriment leur confiance envers l’exécutif par des votes au Parlement.
Bien des gens semblent avoir un peu de misère avec le fait que, au Québec et au Canada, dans un système parlementaire britannique, on élie des députés. C'est tout... fini bâton! Pas le premier ministre, par un parti politique, mais un député. Et c'est la somme des députés qui forment un gouvernement. D'un seul parti, ou en alliance de partis.
S’il y a quelque chose d’antidémocratique dans cette crise (la crise actuelle), c’est la prorogation que le premier ministre a soutirée à la gouverneure générale pour éviter de se soumettre à un vote de confiance.
Notre situation actuelle a été causée par Stephen Harper et lui seul. Qu'il vive donc avec les conséquences de ses propres actes! À mon avis, il avait prévu un programme pour un gouvernement majoritaire, mais la population ne le lui a pas donné. Plutôt que de modérer ses volontés en conséquences, il a choisi de foncer dans l'tas avec son énoncé économique éminemment anti-démocratique: retirer le financement aux partis politiques (qui a été ainsi instauré par Jean Chrétien pour empêcher que les compagnies ne financent les partis en fixant un maximum de dons, ce que René Lévesque avait fait au Québec dès 1976), privant ainsi TOUS les partis sauf le sien de leur financement (les conservateurs n'ont pas trop de problème de financement); retirer le droit de grève aux fonctionnaires (d'ou sort cette mesure? ou est le besoin? ah, je ne peux qu'y voir l'envie de leurs fermer la trappe avant de les mettre massivement à pied); enlever l'équité envers les femmes, gagné de si chaude lutte... je ne peux qu'y voir une tentative idéologique de retourner les femmes à la maison, ce que les ultra-conservateurs et ultra-religieux (c'est la même chose, non?) veulent depuis longtemps. Un moment donné, ça suffit!
Il y a quand même eu quelques gouvernements de coalition dans l’histoire du Canada.
Ben oui, et voici la meilleure de toute:
La coalition précédente remontait à 1864. Le Canada-Uni vivait alors une grande instabilité politique, et les gouvernements se succédaient rapidement. Formé d’éléments variés, le gouvernement Taché-Macdonald fut défait à son tour en juin 1864 ; mais, à la surprise générale, George Brown, le chef d’un parti d’opposition du Haut-Canada, francophobe et anticatholique (les Clear Grits), offrit son appui au gouvernement pour éviter de nouvelles élections. Brown posa comme condition que l’on se mette à la recherche d’une nouvelle constitution. La « Grande coalition » de 1864 laissa une opposition formée majoritairement des rouges et des libéraux du Canada-Est (Bas-Canada) et conduisit à la Confédération. Le Canada est donc né d’une coalition.
Les mots que je retiens ici, et c'était en 1864: francophobe et anticatholique: le chat sort du sac: le Canada s'est fondé par une coalition dont le parti donnant la majorité était francophobe et anticatholique. Et il y en a pour s'offusquer que le Bloc (parti souverainiste) devient un appui (et non une partie) de la coalition actuelle! Pour les jeunes ou les incultes, à cette époque, francophobe et anticatholique égale anti-québécois (même si la notion de québécois n'est arrivé que plus tard (appelé les canadiens-français si ça vous chante) parce qu'hors du Bas-Canada (l'actuel Québec), tous sont anglais et protestants. Ce n'est donc pas d'hier que les anglos et les francos vivent en paralèlle en ce pays qui n'en n'aie pas un, mais deux. Et on pourrait ajouter: qui s'ignore royalement et, dans le cas des anglos, détestent tout ce qui n'est pas "de leur bord". J'appelle ce bout-là la mentalité de conquérant des anglais, qui s'est affiché partout ou l'Angleterre a eu des colonies. "On t'a conquis, ta yeule"...
*****
Et ici, un texte de François Brousseau, une sommité en politique internationale qui explique que des coalitions, c'est normal et ça ne fait pas mal! Nous ne sommes simplement pas habitué à ça par ici.
On y dit:
Notre culture politique a peu de profondeur.
Effectivement, et en plus, un paquet d'analyste à deux sous (autant comme véritable analyste que les animateurs qui se prennent pour des analystes sans savoir grand chose, en choisissant plutôt de "bullshitter" leur opinions personnelles). Et le bon peuple qui essaie de se faire une idée se fit la-dessus pour penser qu'ils pensent!
L’élection d’un gouvernement minoritaire permet de voir plus clairement le rôle du Parlement et des parlementaires. Ce sont les parlementaires, et non les citoyens, qui « font » et « défont » les gouvernements, car ce sont eux qui expriment leur confiance envers l’exécutif par des votes au Parlement.
Bien des gens semblent avoir un peu de misère avec le fait que, au Québec et au Canada, dans un système parlementaire britannique, on élie des députés. C'est tout... fini bâton! Pas le premier ministre, par un parti politique, mais un député. Et c'est la somme des députés qui forment un gouvernement. D'un seul parti, ou en alliance de partis.
S’il y a quelque chose d’antidémocratique dans cette crise (la crise actuelle), c’est la prorogation que le premier ministre a soutirée à la gouverneure générale pour éviter de se soumettre à un vote de confiance.
Notre situation actuelle a été causée par Stephen Harper et lui seul. Qu'il vive donc avec les conséquences de ses propres actes! À mon avis, il avait prévu un programme pour un gouvernement majoritaire, mais la population ne le lui a pas donné. Plutôt que de modérer ses volontés en conséquences, il a choisi de foncer dans l'tas avec son énoncé économique éminemment anti-démocratique: retirer le financement aux partis politiques (qui a été ainsi instauré par Jean Chrétien pour empêcher que les compagnies ne financent les partis en fixant un maximum de dons, ce que René Lévesque avait fait au Québec dès 1976), privant ainsi TOUS les partis sauf le sien de leur financement (les conservateurs n'ont pas trop de problème de financement); retirer le droit de grève aux fonctionnaires (d'ou sort cette mesure? ou est le besoin? ah, je ne peux qu'y voir l'envie de leurs fermer la trappe avant de les mettre massivement à pied); enlever l'équité envers les femmes, gagné de si chaude lutte... je ne peux qu'y voir une tentative idéologique de retourner les femmes à la maison, ce que les ultra-conservateurs et ultra-religieux (c'est la même chose, non?) veulent depuis longtemps. Un moment donné, ça suffit!
Il y a quand même eu quelques gouvernements de coalition dans l’histoire du Canada.
Ben oui, et voici la meilleure de toute:
La coalition précédente remontait à 1864. Le Canada-Uni vivait alors une grande instabilité politique, et les gouvernements se succédaient rapidement. Formé d’éléments variés, le gouvernement Taché-Macdonald fut défait à son tour en juin 1864 ; mais, à la surprise générale, George Brown, le chef d’un parti d’opposition du Haut-Canada, francophobe et anticatholique (les Clear Grits), offrit son appui au gouvernement pour éviter de nouvelles élections. Brown posa comme condition que l’on se mette à la recherche d’une nouvelle constitution. La « Grande coalition » de 1864 laissa une opposition formée majoritairement des rouges et des libéraux du Canada-Est (Bas-Canada) et conduisit à la Confédération. Le Canada est donc né d’une coalition.
Les mots que je retiens ici, et c'était en 1864: francophobe et anticatholique: le chat sort du sac: le Canada s'est fondé par une coalition dont le parti donnant la majorité était francophobe et anticatholique. Et il y en a pour s'offusquer que le Bloc (parti souverainiste) devient un appui (et non une partie) de la coalition actuelle! Pour les jeunes ou les incultes, à cette époque, francophobe et anticatholique égale anti-québécois (même si la notion de québécois n'est arrivé que plus tard (appelé les canadiens-français si ça vous chante) parce qu'hors du Bas-Canada (l'actuel Québec), tous sont anglais et protestants. Ce n'est donc pas d'hier que les anglos et les francos vivent en paralèlle en ce pays qui n'en n'aie pas un, mais deux. Et on pourrait ajouter: qui s'ignore royalement et, dans le cas des anglos, détestent tout ce qui n'est pas "de leur bord". J'appelle ce bout-là la mentalité de conquérant des anglais, qui s'est affiché partout ou l'Angleterre a eu des colonies. "On t'a conquis, ta yeule"...
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Et ici, un texte de François Brousseau, une sommité en politique internationale qui explique que des coalitions, c'est normal et ça ne fait pas mal! Nous ne sommes simplement pas habitué à ça par ici.
20 novembre 2008
C'est ben d'trop vite!
Avant, aux États-Unis, Noël commençait le lendemain de l'Action de Grâce. En passant, le vendredi qui suit l'Action de Grâce est la journée de l'année où les commerces font les plus de ventes sur toute l'année. L'explication est probablement parce que la masse sont en congé.
Tout ça pour dire que la musique de Noël a déjà commencé, ainsi que les radios 100% Noël! On pourrait pas se calmer le ponpon un peu? À quand une radio Noël à l'année longue? Je suis sûr que quelqu'un travail là-dessus chez ClearChannel ou bedon chez Cumulus... (les deux méga-réseaux qui comptent pour une majorité de station de radio aux États-Unis).
*****
La meilleur explication de la signification de la fête de l'Action de Grâce, probablement la plus importante chez nos voisins avec leur fête nationale, le quatre juillet, je l'ai eu dans le film Famille Adams. Les jeunes de l'école avaient monté une pièce de théâtre sur le sujet. On raconte que, lors des colonies, les colons avaient failli tous mourir durant un hiver rude. Ils ont été sauvé grâce aux bons soins des Premières Nations, qui eux en avaient vu d'autre, étant installé ici depuis des millénaires.
À l'automne suivant, lors de l'Action de Grace, où l'on remercie Dieu pour l'abondance des récoltes (c'est pour ça que cette fête est à l'automne, et plus tôt ici qu'aux États-Unis: l'automne arrive un peu plus tard là-bas), ils ont invité les Premières Nations à se joindre à eux pour la fête. À leur arrivée, les Premières Nations avaient apporter une dinde à partager avec tout le monde (ah, tiens...).
*****
L'histoire démontra ensuite que, sans doute pour VRAIMENT remercier les Premières Nations, les États-Unis decidèrent de les exterminer! La plupart de ceux-ci furent soit tué dans d'atroces guerres ou bien jeter en dehors du pays. À cet époque, le pays se terminait à la rivière Mississipi, et le Texas était indépendant. Alors les Premières Nations se sont installés dans l'Oklahoma, qui était en quelque sorte le début de la fin du monde.
Vous avez peut-être déjà vu cette image, ou l'homme semble épuisé sur son cheval. Il s'agit de l'image typique de l'amérindien exténué arrivé à la fin du sentier, après avoir été repoussé par l'homme blanc. J'ai déjà lu que certains avait été repoussé à partir de la Floride... ça fait loin!
*****
Ah... l'idée de départ, c'était pour dire que j'haïs ben gros ça, Noël est les autres Maudites fêtes commerciales! Mais l'Action de Grâce américaine, avec sa fin de semaine de quatre jours, nous permet d'avoir un sacré bon party de bureau!
Tout ça pour dire que la musique de Noël a déjà commencé, ainsi que les radios 100% Noël! On pourrait pas se calmer le ponpon un peu? À quand une radio Noël à l'année longue? Je suis sûr que quelqu'un travail là-dessus chez ClearChannel ou bedon chez Cumulus... (les deux méga-réseaux qui comptent pour une majorité de station de radio aux États-Unis).
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La meilleur explication de la signification de la fête de l'Action de Grâce, probablement la plus importante chez nos voisins avec leur fête nationale, le quatre juillet, je l'ai eu dans le film Famille Adams. Les jeunes de l'école avaient monté une pièce de théâtre sur le sujet. On raconte que, lors des colonies, les colons avaient failli tous mourir durant un hiver rude. Ils ont été sauvé grâce aux bons soins des Premières Nations, qui eux en avaient vu d'autre, étant installé ici depuis des millénaires.
À l'automne suivant, lors de l'Action de Grace, où l'on remercie Dieu pour l'abondance des récoltes (c'est pour ça que cette fête est à l'automne, et plus tôt ici qu'aux États-Unis: l'automne arrive un peu plus tard là-bas), ils ont invité les Premières Nations à se joindre à eux pour la fête. À leur arrivée, les Premières Nations avaient apporter une dinde à partager avec tout le monde (ah, tiens...).
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L'histoire démontra ensuite que, sans doute pour VRAIMENT remercier les Premières Nations, les États-Unis decidèrent de les exterminer! La plupart de ceux-ci furent soit tué dans d'atroces guerres ou bien jeter en dehors du pays. À cet époque, le pays se terminait à la rivière Mississipi, et le Texas était indépendant. Alors les Premières Nations se sont installés dans l'Oklahoma, qui était en quelque sorte le début de la fin du monde.
Vous avez peut-être déjà vu cette image, ou l'homme semble épuisé sur son cheval. Il s'agit de l'image typique de l'amérindien exténué arrivé à la fin du sentier, après avoir été repoussé par l'homme blanc. J'ai déjà lu que certains avait été repoussé à partir de la Floride... ça fait loin!
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Ah... l'idée de départ, c'était pour dire que j'haïs ben gros ça, Noël est les autres Maudites fêtes commerciales! Mais l'Action de Grâce américaine, avec sa fin de semaine de quatre jours, nous permet d'avoir un sacré bon party de bureau!
4 novembre 2008
Élections 2: le retour
Après Élections 1: Les Fédérales, voici le deuxième épisode de la série, sous-titrés: Les américaines. Ne craigner rien, Jean Charest s'apprête, contre la volonté populaire (on parle de sept personnes sur dix!), a lancé Élections 3: les québécoises!!!
Bon, j'arrive là...
Selon plusieurs, Barack Obama sera fort probablement élu président des États-Unis. Pour une idée de l'évolution du racisme aux États-Unis envers les noirs, le texte de Stéphane Laporte raconte bien l'histoire pas trop reluisante...
Récemment, on a vu apparaitre plusieurs boulevard ou autoroute Rosa Park, citée dans le texte de Laporte, dont en sortant de la douane de Détroit, présentement, vers la gauche, on aboutit sur le boulevard Rosa Park. Maintenant, vous saurez de qui il s'agit.
Bon, j'arrive là...
Selon plusieurs, Barack Obama sera fort probablement élu président des États-Unis. Pour une idée de l'évolution du racisme aux États-Unis envers les noirs, le texte de Stéphane Laporte raconte bien l'histoire pas trop reluisante...
Récemment, on a vu apparaitre plusieurs boulevard ou autoroute Rosa Park, citée dans le texte de Laporte, dont en sortant de la douane de Détroit, présentement, vers la gauche, on aboutit sur le boulevard Rosa Park. Maintenant, vous saurez de qui il s'agit.
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