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6 mars 2015

Visite à Montréal

Allons en ville à Sainte-Justine...

Sarah avait un rendez-vous à l'Hôpital Sainte-Justine. La petite famille a donc pris la route de la maison vers Montréal. Avec l'aide de Waze, nous avons pu "Déjouer la circulation". Ce faisant, nous avons emprunter un chemin qui nous est inhabituel, du moins en partie.

Nous avons donc constater ce que plusieurs disent depuis quelque temps: Montréal est en décrépitude!

Nous avons constater qu'il y a énormément de locaux vides. Il me semble qu'il y a quelques années, c'était: aussitôt vide, aussitôt louer. Ça se bousculait au portillon afin d'avoir la chance de s'établir "en ville". Les acheteurs ayant désertés, bien peu de commerçants désirent maintenant payer ce qu'il en coûte pour opérer à Montréal. Peut-être qu'à force de se faire mettre des bâtons dans les roues, les clients ont fini par apprécier les banlieues. Et sans clients, difficile d'avoir des nouveaux commerçants.

Peut-être que ceci amène cela. Nous avons aussi vu un nombre assez élevé de logements vides ou à louer. Même dans le Vieux-Montreal où, fut un temps, "tout le monde" aurait aimé habiter. Évidemment, avec tous les problèmes typiques d'une grosse ville, pour penser y habiter, il faut y travailler. Sans perspective d'un bon emploi ni la possibilité de s'en créer un, les gens désertent eux aussi de plus en plus vers les banlieues.

Nous avons finalement atteint notre première destination, un restaurant du quartier chinois fréquenté par mon beau-père et ses amis. Il a d'abord fallu trouver une place de stationnement. Puis trouver et payer le parcomètre. Très onéreux! Ça augmente le prix du dîner...

Quoi? Il est déjà 13:00! Wow, c'est fou comme ça va vite en ville. Tout est loin, ou au ralenti. Oui, plus que moi! Tout est toujours plus long à Montréal. Au point que ses habitants en viennent à avoir une drôle de notion du temps. Tout ce qui prendrait quelques minutes ailleurs prendra des heures!

Au moins, le dîner fût excellent. Merci Roméo! Un autre restaurant du type "Un menu pour deux nourrit quatre personnes"! En plus, pour un prix ridicule. Ça compensera pour le stationnement...

C'était déjà le temps de retourner, le temps ayant passé en marche pour se rendre et revenir de l'auto au resto. À prévoir dans le temps de parcomètre. Et comme les "nouveaux" parcomètres ont enlevé la possibilité de rajouter du temps (belle façon de faire encore plus d'argent!), on n'a guère le choix de se presser.

Encore une fois, Waze nous a guidé au travers du bordel. Avec toutes les zones de travaux et les bouchons, se faire guider par des raccourcis dont on ignore souvent l'existence, c'est bien plaisant.

Nous nous sommes rendus à Sainte-Justine rapidement et à temps pour notre rendez-vous. Et ensuite vers la maison en toute quiétude.

11 février 2013

De retour à la maison.

Ce dernier matin, je suis parti dès 4:30. Il fait très beau. Est-ce que ma prédiction que la tempête sera passé et qu'il n'y aura plus rien là? On le saura bien assez vite...

De Woodstock à Toronto, la route est bien déglacé. Sur la belle asphalte. Ça roule allègrement. En arrivant dans Toronto, la voie de gauche et celle du centre sont à la belle asphalte, mais avec un peu de neige au centre. La voie de droite, elle, est enneigé. Maudite maladie de la voie du centre? Assurément... Personne à droite, donc. Fidèle à mon habitude, je reste à droite, et comme la neige est belle (sans bosse), alors c'est "pied au plancher".

Parfois, les gens sont un peu trop collé sur la ligne, mais bon, ils finissent pas se tasser. Parfois aussi, un beau cave, comme celui avec le véhicule de sa compagnie (qui fut bien chanceux que je ne reconnaisse pas le logo) se lance devant moi en roulant à un gros 50-60 kilomètres/heure. Désolé mon copain, mais garde ta vitesse et laisse-moi décider de la mienne. Il était tout à fait sécuritaire de rouler à 90-100 kilomètres/heures en camion chargé à bloc comme je l'étais ce jour-là. Avoir été vide ou peu chargé, c'eût été différent, et je m'eus adapter s'il y a lieu.

La traversée de Toronto s'est bien passé. Je me suis arrêté à la halte de Port Hope pour une petite pause. Ensuite, j'ai repris la route. Là, ça c'est un peu gâté. Pendant un temps, la neige au sol était tapée, semi-glacée. De la planche à laver! Bon, ça brassait un peu plus, les gens me trouvaient un peu plus dingue (mais est-ce que je m'en tape de ce qu'ils pensent?) mais ça allait quand même bien.

Je me suis arrêté à la halte de Odessa pour diner. La traditionnelle soupe et sandwich... Petit arrêt vite vite avant de reprendre la route. Là, je commençais à voir venir le souper pour mon bon Louis. Ce serait serré, mais tout à fait possible. Et bon, la belle Katrine doit bien être au courant qu'un camionneur n'est jamais certain d'être revenu avant d'être revenu.

Le prochain arrêt fût à Rivière-Beaudette, pour sortir ma collation. Et à Rivière-Beaudette, c'est que ça sent pas mal la maison! Et le souper de bananiversaire...

Je devais aller "décrocher ma remorque" chez le client à Joliette. J'avais comme un doute que je devrais en faire le déchargement et la ramasser (en fait, j'attends que le client la vide) pour l'envoyer du côté expédition. Comme ça ne va jamais si vite là-bas, je savais que ce serait un peu long peu importe le déroulement.

Tout d'abord, il fallait traverser Montréal. Tout alla bien, sinon que le déneigement avait poussé la neige dans le mur alors ça débordait un peu dans la voie de droite. Vous savez, ma préférée? Alors bon, en levant la neige un peu avec mes roues, ça y allait quand même correctement!

Je suis passé par en haut, soit la 13 jusqu'à Laval, puis la 440 vers l'est. J'ai constaté que le prix de l'essence augmentait d'une cenne à chaque station d'ouest en est. Pour la neige, ça allait de mieux en mieux depuis les environs de Kingston.

Je suis donc arrivé à l'usine à Joliette, prêt à m'en sortir pour enfin aller souper en bonne compagnie. Après avoir passé la guérite, je me rend à la réception. C'est le jour où le gars ne semble pas vouloir travailler. Mais bon, après avoir constater que j'avais des beaux rouleaux pour lui, ça s'est bien passé. Il m'indique de prendre un quai à mon choix. Il y en a trois, dont un qui n'était pas déneigé. Je me suis dit qu'il y avait probablement un problème. J'étais déjà reculé face au premier du bord. Ne me restais qu'à ouvrir les portes, et à accoter "ça" sur le quai. Ce que je fis en deux temps, trois mouvements.

Je reviens à l'intérieur, car il faut retirer les courroies, ramasser les tapis, et passer le balai avant de déplacer la remorque dans la rangée des vides. Le gars était parti continuer ce qu'il faisait à mon arrivée. En me voyant, il revient. J'avais ouvert la porte et retirer la première courroie. Lui devait mettre la rampe et procéder. Mais la rampe avait un problème! Il fallait bien que ça arrive aujourd'hui... Le gars me dit de prendre l'autre quai. Et on recommence! Je riais dans ma barbe! Tsé, quand tout va bien...

Je m'exécute. Une fois fait, j'échange quelques messages avec Caro. Elle viendra me rejoindre au Harnois, le dépanneur qui a quelques stationnements pour les camions. En faisant ça, ce sera prêt d'une heure de moins sur mon parcours. Ça compensera pour ce brouhaha...

De retour à l'intérieur, ça a fonctionné rondement. Quand tu as le bon équipement... Les palettes furent sorties rapidement. J'ai donc ensuite ramassé les tapis, passé le balai, rouler les courroies. Ensuite, j'avance un peu, je ferme les portes, et je vais stationner la remorque à l'autre bout de la cour.

Je pouvais donc aller rejoindre Caro et Sarah, et tous ensemble aller rencontrer les Leclerc-Massé, à Valleyfield.

11 décembre 2012

Pourquoi choisir Volkswagen

Mon bon ami Alexandre m'a demandé il y a quelques mois de lui donner mon avis sur mon auto, afin de l'aider à voir si ça correspond à ce qu'il cherche pour lui et sa petite famille. Voici le fruit de mes réflexions...

Salut...

J'ai demandé de l'aide à Sarah et Carolle afin de sortir quelques qualités de notre automobile... Pas que je ne suis pas capable d'en trouver, mais disons qu'en discutant, c'est plus évident... et elles ont tellement de kilométrage dans le corps qu'elles savent de quoi elles parlent. Sarah fait des différences entre le confort et l'agrément des différentes marques que l'on côtoie. Elle dit que la Mercedes de Nicolas, entre autre, ne vaut pas notre VW...

Le premier point qui m'a fait aller vers VW, c'est la possibilité d'avoir un moteur diesel. Nous roulons autour de 50 000 km par an à un seul véhicule, alors le moins cher il coute à rouler, le mieux ce sera pour nous. Pour la petite histoire, nous avons eu une Passat à essence (un 4 cylindre de 1,9 ou 2,0 litres) 1990 pendant 18 mois alors que ladite Passat avait déjà plus de 15 ans. Les autres compagnies dorment au gaz (c'est le cas de le dire) car outre les gros pick up et les Mercedes, bien peu sont disponibles avec moteur au diesel. J'aurais bien voulu un Jeep, mais ils n'en ont fait que pendant une ou deux années, et la plupart ont été vendus en Europe...

Pour la consommation, nous faisons entre 4,5 et 5,5 litres au 100 km sur toute l'année avec notre conduite plutôt pépère, à 100-110 km/h, passablement en grande route et autoroute. Disons que l'été c'est en bas de 5 et l'hiver en haut... À essence, en général, tu peux dire que tu feras une fois et demi ce que tu fais en été lorsqu'il fait en bas de -30... en plus du ralenti souvent ajouté! Nous, c'est toujours sensiblement pareil.

Je sais que les moteurs à essence sont aussi passablement économique, mais tu peux t'attendre à environ 7-8 litres au 100, un peu plus si tu as le pied pesant. Mais c'est un peu la même chose avec Toyota ou Honda, ou les autres allemandes (Nico me disait qu'il fait 8 litres au 100 la pédale au fond, souvent à 120; il dit qu'il pourrait probablement faire 7 en ralentissant...). Y'a ben juste Nissan, Mazda et les coréennes qui boivent comme des ivrognes...

Ensuite, on arrive à l'entretien. Dans le cas d'un diesel, les coûts sont pratiquement nuls. Tu changes d'huile aux 15 000 km (ça coute environ 100$), tu changes les freins de temps en temps (nous ça fait deux fois et on est rendu à près de 350 000 km. Pour le reste, ça ne brise pas vraiment. On a changer des ball-joint et des tie-rod-end aussi... En général, les pièces sont un peu cher, mais bon, puisque tu ne les changes pas souvent, un revient à l'autre... J'ai eu de mauvaises expériences avec le garage du village, un Autopro... pièces beau bon pas cher, mais refait le travail sous garanti (3 mois), puis une autre fois après ce délai. Refait chez VW par la suite, et je roule encore dessus. Disons qu'Autopro est bon pour les marques américaines, mais pas pour les VW... Ni les pneus, remarque... J'ai toujours été « concessionnaire seulement », ce qui m'a amené à 325 000 km avec ma Plymouth! Mais avec les VW, je crois que c'est essentiel. De toute façon, si c'est un Diesel, mais je crois que ça s'appliquera aussi pour ceux à essence, si tu arrives dans un garage quelquonque, tu es un extra-terrestre!

On arrive au véhicule lui-même. Nous avons une capacité de rangement incroyable. Lorsque nous allons en camping, je suis toujours surpris lorsque vient le temps de ramasser, au retour, et que tout est par terre, près de l'auto, de voir tout ce qu'on a apporté dans l'auto... Et là je me dis : « je ne serai jamais capable de tout rentrer ça là-dedans »... Ben oui, si c'est venu, ça devrait repartir!!! Le coffre est grand, immense même. Peu importe ce que tu as à transporter, il y a de la place. Plusieurs rangements dans l'habitacle aussi, dans les portes, même dans le dossier des sièges avant!

Il y a aussi dans l'habitacle tout un souci du détail. Comme le mini pare-soleil au dessus du miroir (celui-là, c'est Sarah qui l'aime bien, en arrière, elle aurait le soleil dans les yeux par ce petit trou...). Y'a ben juste les portes-verres (dans notre année, ça a été corrigé) qui lorsque déployés, cachent la moitié de la radio (ça prenait bien un défaut...). Les miroirs sont chauffants, les sièges avant aussi. Ça Carolle ne s'en passerait plus, elle s'en sert même en été, lorsqu'elle a le dos endolori.

L'espace vital est amplement correct pour 4 adultes. En enfants, tu peux te rendre à trois en arrière. Tous ceux qu'on a embarqué ont été plutôt impressionnés de l'espace en arrière. Dans une Passat, c'est encore plus, vu l'habitacle un peu plus long. En comparaison, nous sommes allé aux noces dans la Mazda 5 du beau-père, à trois banquettes. À 5 adultes plus Sarah. Et je n'ai jamais été aussi pris dans un pain dans un véhicule... Et Caro en arrière pourrait t'en parler longtemps. Moi, chanceux, j'étais en avant. Et notre amie Nadine a une Mazda 3 qui ne m'impressionne pas trop non plus. On dirait qu'on est tout pogné... ça doit être dans la mentalité de la compagnie. Et elle aussi est dure sur l'essence...

Les sièges avants sont très confortables, et chauffants. Ceux d'en arrière aussi, pour une banquette... En tout cas, suffisamment pour que deux adultes y soient bien, les jambes allongées correctement. Lors des longs voyages, en famille ou entre amis, c'est très agréable. Voir même reposant. Une chose est sure, lorsqu'on arrive à Jonquière, par exemple, nous sommes aussi en forme qu'au départ de la maison.

La suspension amène une tenue de route et une douceur de roulement très agréable. La direction aussi permet à l'auto de se tourner sur un dix sous. Sur plusieurs rues, ils est possible de faire un demi-tour d'un seul coup. C'est souvent très pratique!

Le véhicule est bien isolé, très bien même. La fin du monde pourrait arrivé dehors, tu ne l'entendrais pas. La musique peut jouer à fond, personne ne le saurait autour. Parlant de la musique, le système de son est de très haute qualité. On se souvient des Blaupunkt qui se faisaient voler dans le bon vieux temps. À l'époque, la radio était identifié clairement. Dans le nôtre, c'est une radio anonyme, mais je crois qu'elle était encore fabriquée par Blaupunkt. En tout cas, peu importe, et maintenant les systèmes de son sont de marque Fender, les radios sont assez performantes. Avec une panoplie d'haut-parleur (je pense qu'on en a dix... Mais je me souviens d'avoir entendu Larry Gowan s'égosiller sur Criminal Mind, le son venait de partout, moi et Caro, on capotait, c'est pas mêlant!

Je crois que pour toute la compagnie, on peut parler de grande durabilité. Le nôtre a dix ans, et mon frère (avec sa Mercedes, je le rappelle...) est toujours ben surpris lorsqu'il fait un tour et qu'on lui rappelle que c'est un 2002... Le printemps passé, on nous a dit au garage qu'ils commençaient à voir revenir des TDI rendus à 700 et même 800 000 km! Ça vaut la peine donc de faire un entretien respectable, ce qu'on fait déjà dans notre cas.

Les modèles Sport, comme la GTI pour la Golf et la GLI pour la Jetta, sont encore meilleures pour la tenue de route et la performance mécanique (moteur, freins, suspension, direction, etc). De vraies bombes... si c'est ce que tu cherches dans un véhicule, alors tu as trouvé! La Golf vient aussi en d'autres versions encore plus performantes, comme la R32 ou la Fahrenheit, mais rendu à ce niveau, on parle presque de modèle prêt pour la course...

Si par contre tu recherches plus un modèle « pour la famille », alors la Jetta ou la Passat serait approprié. Et en modèle familiale si la capacité de chargement est un point important. Note que c'est maintenant la Golf qui est la petite familiale, la Jetta familiale ayant disparue (mais c'est le même format...). Je ne suis inquiet qu'une Passat familiale contiendrait autant qu'une Caravan... Mais avec combien de plaisir de conduire en plus??? Beaucoup!

Pour la Passat, qui est le gros modèle relativement prestigieux, on peut dire qu'il y a un peu plus de luxe (mais ce n'est pas du luxe clinquant, plutôt toute sorte de petit plus un peu partout...). Comme elle est plus grande que la Jetta, le confort et la tenue de route est encore mieux. L'espace est aussi un peu plus grand de tous les côtés. Comme ce sont les mêmes moteurs, elle sera tout aussi économique. Ma Passat à essence 1990 faisait, la seule fois que je l'ai compté, 7 litres au 100 km. Avec beaucoup de grande route, mais quand même. Et elle avait plus de 200 000 km à l'époque.

Quelques autres points que Caro a mentionné : elle trouve que la puissance du moteur est bonne; elle aime, que dis-je, elle adore les sièges chauffants (au point de s'en servir en été!); elle aime que ça tourne sur un dix cennes (tu peux faire un demi-tour dans plusieurs rues résidentielles); et bien sur le système de son incroyable. Dans notre temps, je crois bien que ce soit un Blaupunkt (ceux qui se faisait voler allègrement, mais nous, il est anonyme, alors c'est ok). Maintenant, ils ont des systèmes de sons Fender (comme les guitares).

Caro aime bien aussi le Tiguan, le petit camion. Il a une mécanique et un format semblable à la Golf GTI. Il est disponible en version de base à deux roues motrices, ou en différentes version 4Motion (4X4). Mais avec la boite automatique seulement... Un Touareg, c'est encore plus gros, la même caisse qu'un Porsche Cayenne. Un peu gourmand, si il y a vraiment nécessité de la capacité de tire qu'il offrira.

Voilà, je crois que ça fait le tour...

À faire attention :

  • Aller choisir la plus haute version possible, car maintenant les modèles de bases ont été beaucoup dénudés afin d'avoir un prix de base terriblement bas (une Jetta à 16 000$ n'arrive pas à la cheville de ma vieille 2002... mais une toute équipée sera équivalente à la mienne).
  • Mieux vaut choisir le moteur TDI (diesel) si tu la veux économique ou le 4 cylindres turbo à essence si tu veux plutôt un punch et une bonne puissance (quoique le diesel est plutôt punché lui aussi). Éviter le 5 cylindres 2,5 litres, il est bruyant et gourmand.
  • La boite automatique est assez incroyable et très évolué, presqu'aussi économique que la manuelle (mais personnellement, je reste un dinosaure la-dessus...). On en a eu une dans une Jetta de courtoisie, mais je n'ai pas suffisamment eu de temps avec. Ça semble très bien.
  • Les usagés « Certifiés Volkswagen » sont une bonne facon d'économiser. Ce sont des retours de location, donc à 3 ou 4 ans, elles doivent avoir moins de 120 000 km, et sont tellement vérifiées qu'on peut presque dire qu'elles sont réusinées (tous les détails des vérifications et mise à niveau sont sur leur site web). Et à l'achat, tu peux avoir le financement au même taux que les neufs, elle est garanti deux ans ou 40 000 km (dans notre temps), et l'assistance-routière est incluse pour deux ans. Dans notre cas, on a trouvé la nôtre à 55 000 km, et à moins de 20 000 $ lorsque la neuve était à 35 000$...
  • Peut-être porter attention aux pneus. La nôtre a de bons vieux 15 pouces, mais beaucoup de modèles arrivent maintenant avec des 17 ou 18 pouces. Ça commence à faire cher du pneu. Mais bon, c'est vrai que c'est tellement plus chic!

J'espère que ça t'aidera dans ton choix de prochain véhicule. Si tu as la moindre chance d'en essayer un pour quelques heures ou quelques jours, un ami ou un parent qui pourrait t'en prêter une, ou si tu as un vendeur vraiment compréhensif (le nôtre veut bien pour un tour, mais pas nous la laisser plus longtemps...), alors saute sur l'occasion. Beaucoup de tout ce que je décris se laisse découvrir au fur et à mesure de l'utilisation quotidienne et saisonnière.

Et mes excuses pour le délai...

6 septembre 2011

Moments de bonheur 6 – Playa del Gaby

Pour le dimanche, notre mission consistait à aller à Saint-Gédéon-Granmont pour rendre visite à l'oncle Gaby, et accessoirement manger de la tourtière (du Lac, ben évidemment). Si la température le permet, ou l'âge des enfants, un peu de baignade pourrait aussi se produire. Mais ça, en août, c'est plus rare...

Ma mère avait faire préparer une tourtière chez IGA Guy Bergeron. Elle est ben bonne, pis pas mal moins d'ouvrage que la sienne. Pensez-y! Par contre, si vous la demandez chaude, elle est taxable. Crute, elle ne l'est pas. C'est fort pareil... Et des Maltais devant une tourtière, ça ne recule jamais. Noël, pas Noël...

Toujours est-il que nous sommes donc monté chez Gaby, moi et Sarah d'un bord, Nico, Yane et Nicole de l'autre, et un peu plus tard, Yanick et Marie-Êve, un bon copain de Nico dont on ne peut se débarasser (ben là, c'est une blague). Eux avaient les enfants, Christina et Amélia.

Nous avons bien sûr dégusté quelques consommations. Ça aide pour le potinage. Gaby nous a confié (et je ne brise pas de secret ici) que la belle Rebecca revenait au Lac pour de bon, après une courte visite il y a quelques semaines. Elle était en Australie, ça fait loin pour aller prendre un café... Et que le beau Frédéric était de retour dans le grand monde. Même qu'il a hâte de nous revoir, à la fête des Maltais.

Bon, Gaby ne savait pas trop de quoi il s'agit, la fête des Maltais, quelle fête des Maltais? J'ai donc raconté notre idée, qui a germée quelque part lors du décès de tante Henriette. On n'a pas l'occasion de se voir souvent, les cousins-cousines et même les mononcles-matantes, si ce n'est que dans les morts et les noces. Mais sauf Mario, on ne se marie plus chez les Maltais (Isabelle, c'est de l'autre bord). Et dans les morts, comme de raison, l'ambiance est rarement joyeuse... Sauf à Yvon, qui avait dit : - À ma mort, vous en virerez une crisse. Le roi est mort, vive le roi... et comment qu'on a fêté! Mais je m'égare...

Toujours est-il que le projet est de faire un rassemblement, en été, autant que possible pendant une longue fin de semaine, en camping sur le bord du Lac. Ce sera un peu comme quand on était jeune, à la Belle Plage, à Shipshaw, où tous les Maltais (mes oncles et tantes) avaient une tente (chaque). La rue des Maltais. On se baignait dans le Saguenay, ça sentait la soue à Jean-Joseph, et les orages résonnaient en mausus (c'était dans un trou)! Mais le fun qu'on a eu.

Gaby, toujours partant pour faire la fête, nous dit qu'il peut avoir la salle de son camping gratuitement pour la soirée. Oh que c'est intéressant! Marché conclu. On en déduit que le premier juillet, fête du déménagement, serait une bonne date. On ne déménage pas, alors ça ferait un bon moment... Je travaille donc la dessus cet hiver! Parce que la plupart de ceux à qui j'en ai parler était ben emballé...

Alors que nous potinions, donc, Yanick est arrivé avec sa trallée, et son nouveau Nissan Rogue (ben, me semble que c'est un Rogue!). Neuf? Ben non, es-tu malade? - Eh non, mais il est tellement propre! Beau bolide...

Les filles, courageuses, sont allés se baigner. Ouf... Marie-Êve est allé avec elles. Puis, on a mangé la tourtière. Un peu trop cuite, à force de se faire réchauffer (chez Mamie, puis chez Gaby). Mais quand même très bonne! On garde la recette...

Nico et Yane, qui remontait à Montréal le soir même, sont parti vers l'heure normale du souper. Mamie est embarqué avec Yanick et sa trallée, question de permettre à Nico de passer par Hébertville et le Mont Apica. Et de ramasser ses pouceux à Québec.

Moi et Sarah sommes donc resté un peu plus longuement avec Gaby. Sarah s'est aperçu que les filles d'en face dansait dans la rue. Elle s'est donc approché... puis a fini par aller les rejoindre. Je viens d'apprendre qu'elles dansaient sur la musique de Mixmania II.

En revenant, Sarah a dormi un ti-bout. C'est quand même juste une trentaine de minutes, pis encore... J'ai décidé que, comme nous n'avions pas vraiment souper (mais diner si tard), c'était le moment de la traditionnelle poutine chez Bébé. À son réveil, j'ai avisé Sarah qui sauta de joie. Une chance qu'elle était attaché!

Ma mère m'avait dit que Bébé avait agrandi. Un événement! Deux trois tables de plus, et une toilette! Une toilette... la modernité qui est passé!!! Presque...

Comme Sarah aime les ti-bancs qui tournent, nous avons pris une place au comptoir. J'ai quand même pris la peine de lui dire que ce n'était pas un manège. Nous avons commandé une poutine bien sur, râpée-BBQ. Sarah a dit : - Ici, c'est la meilleure poutine du monde. Hmm, ils nous restent encore quelques places à aller goûter, mais jusqu'à maintenant, c'est pas loin de la vérité! ;) Faute de Saguenay Dry, ni même de Red Champagne, je me contente d'un Sprite. Si vous savez de quoi je parle, vous êtes vieux!

Nous sommes donc par la suite retourné chez Mamie. Le voyage tirait maintenant à sa fin... Mais pas les vacances!

18 août 2011

Moment de bonheur - Partie 3

Afin de nous présenter au mariage de ma cousine Isabelle et Dany, nous avions convenu que Sarah et moi irions à Jonquière pour faire la fête pendant que Caro garderait le fort... et le Marché public. Comme nous anticipions un drôle de voyage (en dehors de la noce), nous sommes parti le vendredi, avec retour prévu lundi, peut-être même dimanche, selon le déroulement des événements. Ce qu'on appelle un voyage sans chier...

Vendredi donc, je suis allé comme à l'habitude chercher le maïs pour le kiosque de Caro. Une fois le kiosque installé et bien garni, autant diner sur place avant de quitter.

Après un bon repas en famille, nous avons quitté Caro. C'est la première fois que je pars seul avec Sarah. Et déjà ça, ça m'apportait une certaine crainte.

Sarah désirait passer par la route de La Tuque. J'étais d'accord, alors c'est le chemin que nous avons choisi. On reviendrait alors par le Parc et donc Québec... J'aime bien, lorsque c'est possible, utiliser un chemin différent à l'allée et au retour.

Nous avons donc pris la route qui nous amena à Saint-Gabriel-de-Brandon. Par la suite, par les petits rangs et chemins campagnard, jusqu'à Charette, où j'ai eu le déplaisir d'habiter pendant un an. En peu de temps, nous étions aux abords de Shawinigan, sur l'autoroute 55. Je me suis dit: tiens, passons dans Grand-Mère afin de montrer à Sarah l'usine de papier où je vais parfois. Et le fameux pont grillagé de Grand-Mère.

En entrant en ville, Sarah a eu besoin d'un arrêt-pipi. L'Oncle Tim a fourni sa toilette, mais comme nous sortions de table, on a passé un tour pour le café. Je commençais déjà à voir que nous serions dans les temps pour une pause-souper à La Tuque...

De retour sur la rue qui longe le bord de la rivière, nous sommes passé devant l'usine-mère des bateaux Doral (on en rêve), puis celle de ZedBed (on en a un) et finalement, l'usine Laurentide. Arrivé aux abords du pont, il a fallu attendre quelques minutes pour cause de travaux sur ledit pont. En passant sur le pont, j'explique à Sarah que si on pouvait voir le tablier, on y verrait l'eau par les trous. Un peu à notre droite, au loin, on voit le barrage.

De l'autre côté, nous nous rendons vers la route 155. Ce coin, je l'ai parcouru souvent lors de mon premier travail de camionneur. Nous allions chercher des panneaux de copeaux à Saint-Georges-de-Champlain, des madriers à Saint-Roch-de-Mékinac ou livrer des billots à Sainte-Thècle.

Comme nous sommes des mordus de La petite séduction, nous avons jeté un oeil interrogateur à Grande-Piles où Ricardo Larrivée a été séduit. Mais nous n'avons pas pu en être certain... (alors ne pas nous en tenir rigueur...).

Un peu plus loin, la route prend définitivement le bois. Un bon moment sans voir autre chose que la forêt! Puis, arrive le moulin à scie de Rivière-aux-Rats (un village que Caro, qui a une phobie intense de la petite bête gratteuse, n'aimerais assurément pas)! Je constate qu'il a un nouveau nom. Hé ben.

En s'approchant de La Tuque, apparaisse des affiches annonçant le "dernier dépanneur avant la voie de contournement", le "dernier terrain commercial disponible avant la voie de contournement" et même le "dernier poste d'essence avant..." Enfin, vous voyez le genre. Je me croyais dans Lucky Luke, au relais de la dernière chance. Mais une voie de contournement, vraiment? Vrai qu'il y a longtemps que je n'avais roulé dans ces terres...

Alors que mon estomac se demandait si il mangerait bientôt, et que Sarah dormait à poings fermés, je vis sur une publicité: "À La Tuque, on se calme le pompon, on va chez PFK". J'avais déjà cette idée, alors ce sourire de r'bord d'autoroute m'a convaincu. On irait au poulet...

Arrive donc, nouveauté, une intersection! Ça doit être la voie de contournement, ben évidemment! Il faut serrer à gauche, attendre ceux qui montent, puis tourner vers la ville. La voie, que je ne verrai incidemment pas de ce voyage (et comme j'aime bien ravitailler à La Tuque, ce n'est probablement pas pour bientôt), suit son chemin vers l'est, par delà les montagnes.

En remontant vers la ville, Sarah s'est réveillé.
- Qu'est-ce tu dirais d'aller chez Kentucky?
- Chez PFK?
- Oui oui, au poulet...
- Ouais!
Marché conclu.

En traversant la ville, je constate que la mordernité est arrivé. Il y a maintenant un Tim Hortons. Et le vieux Irving a été remplacé par un Couche-Tard, loin loin de la route, tout au fond... conséquemment, il ne reste plus beaucoup d'espace pour les camions. Sachez-le... au moins, la halte au nord de la ville est toujours là!


Comme elle se réveillait, Sarah n'avait pas conscience de la profondeur de son appétit. J'ai donc pris trois morceaux de poulet... mais autant elle que moi étions défoncé. Ça en aurait pris deux de plus...Une fois rassasiée, elle a découvert le Petit Journal dans le cahier du samedi du Journal. On est vendredi, alors tout va bien... En bon papa, je lui dit de partir avec, qu'elle le lira dans l'auto ou chez Mamie. Bon, peut-être que des dizaines d'enfants ont pleuré samedi ou se sont chicané pendant des heures parce que le Petit Journal était disparu... Hooonnn!

 De retour sur la route, Sarah me demande dans combien de temps nous serons chez mamie. Encore deux heures de routes, nous sommes à la moitié du trajet. Avec les arrêts, disons vingt-et-une heure. Elle s'étonne que ce soit encore si loin... Je lui suggère de faire un petit bout de dodo, comme ça, en arrivant, elle sera de bonne humeur et pourra veiller un peu plus tard que d'habitude... Deux minutes plus tard, je regarde dans mon rétroviseur pour lui parler... elle dormait!!! Hé ben, ce que ça peut faire, la volonté!

Un peu plus loin, les radios du Lac commencent à rentrer. Tiens, c'est le Festival du Cowboy à Chambord! Sarah y est déjà aller, dans le temps... On s'arrête au Irving du coin de la route. Alors que je suis dehors à me demander si ce serait indigne de laisser Sarah dormir dans l'auto le temps d'une pisse, elle se réveille... Nous allons donc au toilette, puis un petit café avant de repartir. Sarah remarque que les filles ont un chapeau de cowboy, qu'il y a des beleuets, du chocolat au beleuets et quoi encore sur le comptoir! Ça sent la maison...

Il y avait beaucoup de monde dans Chambord... mais la route s'est bien déroulé par la suite jusqu'à la maison familial.

7 août 2011

Moments de bonheur en famille - Partie 2

Au petit matin, le réveil fut agréable. Personne ne s'est rendu compte que notre abri avait été démonté de tôt matin. En effet, Caro, dès sa sortie de la tente, a soigneusement ramassé les dégâts. En réalité, seul une section de la structure a cassé. Les autres sections sont éjarées, mais le tout demeure fonctionnel! Je suis moi-même surpris. Mais l'an passé, au Marché, lorsqu'il y a eu le fameux coup de vent, l'un des abris avait eu le même sort, et n'avait pas eu vraiment de dommage!

Après un bon déjeuner sur le grill (les oeufs, le bacon, les rôties, le café), Caro a évalué que nous allions manquer d'oeufs, car c'est le seul item mangeable dont elle n'a pas calculé la quantité requise. Quatre déjeuners, trois personnes, deux oeufs la "shot"... On arrive facilement à deux douzaines! Bon, on avisera les autres matins... et on a du creton et du pain rien qu'en masse! Comme disait feue grand-mère: "Faute de pain on mange de la galette"! Et feu mon père: "Ceux qui sont pas contents, ils iront à l'hôtel!"

Bref, chez les Maltais comme chez les Labrèche, c'est ben rare qu'on manque de manger! Une fois tous rassasié, les Gravel sont passé à la "maison". Anecdote: Sarah, qui est aussi à cheval sur les mots que moi, nous a repris à chaque fois qu'on a dit "à la maison" ou "chez nous"... La tente, ce n'est pas la maison, et le camping, ce n'est pas chez nous... Bon bon, ok, mais c'est quand même là qu'on reste pour quelques jours! Des fois, tu expliques à ta fille que c'est important d'utliser le bon mot pour chaque chose... pis elle s'en souvient! Donc, les Gravel nous expliquent qu'on partira en bateau un peu avant l'heure normal du diner, alors ils faut qu'on se présente chez eux avec notre diner.

On avait déjà prévu le coup, alors nous nous sommes concocter des sandwichs et des tites crudités (comme dans la chanson, deuxième ligne...), rajouter quelques breuvages, alcoolisés et régulier. Le reste est déjà su'l bateau.

Une fois notre mini-glacière bien remplie, nous nous rendons à la roulotte des Gravel. Leur quai est juste en bas de la côte (ben tsé, sur l'eau là...). Eux sont prêts aussi, alors l'embarquement se fait comme indiquer par notre capitaine Jean-Marc. Le bateau est un tout petit Baja Outlaw de 20 pieds.Tiens, je constate qu'il ne s'en fait plus de si court. Dans celui des Gravel, aucun petit salon sous le nez. Que de l'espace de rangement.

Après avoir constaté qu'il y avait une veste de sauvetage approprié pour Sarah, et suffisamment pour tous les adultes, nous avons donc quitté le quai. À cet endroit, nous avons un petit canal étroit sur quelques mètres avant d'arriver dans une petite baie, qui donne évidemment sur le lac. Rendu tout juste sur le lac, Jean-Marc enfila dans le nez afin de nous sortir les vestes de sauvetages... au cas ou la chienne nous prendrait en s'en allant. Sarah bien sur enfila la sienne.

Sarah était d'ailleurs craintive devant l'inconnu. Et un Baja qui déjauge, le nez lève rien qu'en masse! Surtout si ledit Baja est aussi court! L'angle est assez impressionnant. Le tout se stabilise assez rapidement et nous voguons allègrement. Notre destination est la plage de la Pointe-Fine. Mais en peu de temps, nous constatons que le sud-ouest est à la flotte. Nous dévions donc vers le sud-est, puis franc est, en direction de la plage du cadran solaire. Le lac Taureau est si grand que tu peux presque toujours y contourner les orages.

Le cadran solaire est situé sur une presqu'ile. Arrivant du côté du lac, nous nous sommes fait indiqué qu'il valait mieux arrivé par le côté de la baie. Le côté lac est plutôt rocailleux. L'intérieur de la baie est beaucoup plus sableux. En nous retournant, nous avons constaté que l'orage nous avait suivi. Tellement que nous nous sommes fait mouiller en contournant la presqu'ile! À peine par contre, car nous avons accosté au sec! Le temps change vite là-bas. Le temps de se ramasser une bière, et nous voici sur la plage...

La plage du cadran solaire abrite, comme son nom l'indique, un cadran solaire. Bien utile car en mode plage ou sur un bateau, on perd vite toute notion du temps. On se demande comment on a si faim, pour se rendre compte que l'heure normale du diner est passé depuis longtemps. Genre... Là, on peut donc voir avancer l'heure grâce au soleil. C'est d'ailleurs quelques choses que je voudrais sur mon terrain, un cadran solaire... ça et des drapeaux. Mais je m'égare!

Sur le Taureau (dans le parlé local, on oublie le mot lac), on rencontre toujours quelqu'un qu'on connait. Est-ce ce que j'appelle la "mentalité de bateau" qui fait que tout le monde se parle, donc on finit par se trouver des affinités? Fouille-moi... toujours est-il que Jean-Marc connaissait un des trois couples qui squattent la plage de l'horloge. L'une des femmes y crèche depuis plus de vingt ans! Des camionneurs en plus... Le monde est petit!

Après un peu de potinage, de pateaugeage et de constat que la pluie est disparue d'où l'on vient (et qui se trouve à être vers où l'on va en même temps), nous décidons de repartir pour gagner la Pointe-Fine et d'y manger. Des amis des Gravel devraient d'ailleurs s'y rendre eux aussi.

Cette fois, notre capitaine, ayant constaté que finalement nous avions le pied marin, Sarah inclus, s'est permis d'opérer un peu plus sa bête! Et quelle bête! Wow! Et Sarah qui criait des "wahou" presqu'à chaque vague!

Bien que petit, ce bateau est tout simplement incroyable! Lorsque la "mer" est belle, ça rentre au poste! Ça navigue droit comme une automobile sur la route. Vraiment, incroyable!

Quelques minutes après notre départ, nous avons bifurqué vers une jolie baie. Jean-Marc disait qu'un ami devait s'y rendre cette journée-là. Il y avait des beautés qui rôtissent, un ponton dont la fumée émanait du Bar-B-Q, des enfants qui se baignent, et plein de beau monde qui semblait avoir un plaisir four! Mais pas l'ami recherché.

Nous sommes donc reparti de plus belle! Tout juste avant d'accoster, un ballon dérivait très loin de la rive. Nous l'avons ramasser. Sarah avait les yeux ronds! Mais nous lui avons dit que c'était probablement à quelqu'un sur la plage. Mais que si personne ne le réclamait, ben alors il serait à elle.

Après avoir repéré un espace, nous avons accoster sur la plage de Pointe-Fine. Nous avons sorti tout l'attirail: chaises, table, glacières, parasol. La grosse vie sale. Encore une p'tite bière... Puis ce fut le tour du bon diner!

12 décembre 2010

Souper de Noël

Jour 1

L’autre samedi, le 27 novembre, en fait le samedi qui suit l’Action de Grâces américaine, se tenait le traditionnel souper de Noël de TJB. Lors de cette fin de semaine, nos clients américains sont en congé du mercredi midi au dimanche. Et souvent, le mercredi est au ralenti… Les compagnies de transport québécois sont nombreuses à en profiter pour tenir leur soirée des fêtes. Parce que de toute façon, les camions seraient arrêtés pendant quelques jours. Pour la petite histoire, on me demande souvent, avec étonnement, si, et en fait pourquoi, nous travaillons lors de telle ou telle fête québécoise? Outre les chauffeurs locaux de la compagnie, notre horaire suit les fêtes américaines. Et dans la plupart des cas, les américains fêtent, mais ne chôment pas. Sauf pour l’Action de Grâces et le Jour de l’Indépendance. Beaucoup d’américains travaillent six jours par semaine, alors il ne faut pas s’attendre de les voir en congé trop souvent!

Revenons à nos moutons. La fin de semaine a donc commencé en quasi-catastrophe. En effet, vendredi fut un jour de tempête. Un deuxième jour dans la même semaine avec congé d’école! Dire qu’en hiver, ça leur prend TOUTTE pour fermer l’école! Hé ben… La petite famille est donc partie dès après diner pour se rendre chez Tante Anna, à Sainte-Martine. Tante Anna est toujours contente de nous voir, et de nous recevoir pour souper. Ou pour coucher… Sa maison nous sert donc souvent de pied-à-terre près du bureau de la compagnie.

Arrivés chez Anna, elle nous annonce que nous allons souper au restaurant La Roukyne, avec la gang de Madame… On croyait que c’était un souper quelquonque d’association (Tante Anna est dans « 36 sociétés, 36 misères ») mais non, c’était un simple souper-buffet avec un chanteur country. On a bien mangé, on a bien bu, et on a bien « swingné de la patte ». Il a même chanté « On the road again » et « I believe in you », alors le menu fut complet!

J’y ai même vu Martin du garage qui y était pour souper tranquille. C’est raté pour la tranquillité!!! Sarah lui a parlé de tout plein de découvertes sur la Wii… Une chance qu’on n’a la console que depuis une semaine (à ce moment)!

Par la suite, une petite soirée tranquille chez Tante Anna. Nous nous sommes tous couchés tôt!

Jour 2

Au matin, après un déjeuner vite fait, notre mission consistait à aller reconduire Sarah chez sa marraine Brigitte, heureuse élue pour s’occuper d’elle pendant la journée et la nuit suivante. Et comme marraine habite La Prairie, nous allions donc pouvoir « essayer » la nouvelle 30, ouverte à la circulation récemment. En passant au dessus la veille, en route vers le garage, nous avions constaté de visu qu’elle était bien fonctionnelle. J’ai eu une pensée pour un vieux chauffeur de camion qui m’avait dit, chez Réal’s Truck Stop, il y a plusieurs années (c’était dans ma vie de plate-forme) : « Tsé, même tes enfants ne verront jamais ça! » Ben, pas cette fois. Ni pour la 73 du côté du Parc, ni pour le côté de la Beauce. Manque juste le pont au bout de la 640, les ti-bouts pour compléter la 40 à Trois-Rivières et à Québec (pour contourner ces villes), et la 30 entre Sorel et Bécancour et, dans mon cas, je serai content!

La route fut belle sur ladite 30. Évidemment, c’est neuf! Quelques sorties seraient les bienvenues, me suis-je dit. Je constatai que les maires des villes concernées pensaient la même chose en lisant le journal chez Brigitte. Le projet aurait été créé afin de ne pas favoriser l’étalement urbain. Bon, dans ce domaine, c’est un échec! Il y a eu énormément de construction dans les villes situées aux environs de la nouvelle autoroute. Sainte-Martine, pour ne parler que de celle-là, a presque doublé de population! Un autre « Quartier Dix-Trente » est même en préparation pour les alentours de l’Hôpital Anna-Laberge… (Un Quartier Dix-Trente, c’est l’apothéose, le summum du centre d’achat; du genre vraiment méga).

Brigitte nous présenta sa virole à fromage. Nous fûmes conquis; on en veut une! Eux ont découvert ça l’été dernier en camping, par une voisine. Il faut évidemment aimer le fromage, mais là, on est partant, alors pas de trouble! Jean, parrain cochon, nous a raconté les aléas de son travail, sa courte prestation chez D’Angelo, et de ses projets pour plus tard. C’est fou comme « lorsqu’on se compare, on se console »… Ou dit autrement, on a des chiâleux chez TJB qui se plaignent le ventre plein!

Après un diner léger, nous sommes donc partis, Caro et moi, vers Valleyfield. Un petit arrêt dans une grande surface, à la recherche de moule en silicone pour faire des savons. J’en ai trouvé un. Nous serions nous trouver une nouvelle passion artisanale? La phrase préférée de feu mon père n’était-elle pas : « on est capable d’en faire »? Nous en avons profité pour faire le plein de cochonneries, question de passer le temps en attendant le souper.

Puis, nous nous sommes rendus à l’Hôtel Plaza de Valleyfield. Notre chambre nous y attendait. Écoute de musique à la télé, dégustation de cochonnerie et grand nettoyage se sont succédé, et pas nécessairement dans cet ordre. Une fois l’heure H venue, et tous deux habillés « beau bonhomme », nous sommes descendus dans les sous-bassements de l’hôtel. Une surprise nous attendait dès l’ascenseur : Boubou et Émilie étaient eux aussi en route pour les bas fonds de l’hôtel… Une fois dans le lobby tout en bas, je me suis mis à penser qu’avec l’expansion de la compagnie, un beau jour, nous aurons besoin de la grande salle… Une fois à l’intérieur, je constatai qu’en effet, nous commençons à y être à l’étroit (et il y avait bien une dizaine d’absents). Encore une ou deux années, et ça débordera…

À l’heure dite, la porte s’ouvrit. Jocelyn et Êve, les patrons, nous ont accueillis avec salutations chaleureuses et présent. Comme à l’habitude, nous nous sommes choisis une table entre amis. La nôtre se constitua autour de moi, Reefer, Boubou et une autre nouveau dont je ne sais pas le nom… ainsi que nos épouses.

Après les présentations d’usages à notre table, un serveur complètement bolo se présenta ainsi : il raconta que ça ne lui tentait pas vraiment de travailler, qu’il était obligé, que c’était l’aide sociale qui l’avait envoyé, etc. C’était tellement gros que je me suis tout de suite dit qu’il faisait parti du décor (en fait, de l’animation) et qu’il était un mal nécessaire. Je ne lui ai plus vraiment porté attention. Son but était de faire chier l’peuple, et avec Émilie et Carolle, je crois que ça y était presque. Reefer de son côté se disait que « ça se peux-tu de nous avoir envoyé un tel numéro! » De table en table, il en rajoutait. Les vraies serveuses, dont je ne suis pas certain qu’elles étaient dans le coup, devaient subir ses oublies, ou nos redemandes…

Les services débutèrent au travers de tout ça. Ainsi que le traditionnel blabla inhérent à ce genre de soirée. Mais cette année, un petit plus. Nous avons tous été présenté publiquement!

Les répartiteurs et le personnel de bureau ont été présentés. Ensuite, les chauffeurs US. Matthew, l’homme derrière les ressources humaines, nouvellement arrivé l’été dernier, nous a tous nommés… Et il a eu un seul oubli! Wow, plus de mémoire que moi. Il a seulement eu un peu de misère avec la table de Lanaudière, parce qu’eux, il ne les voit pas souvent.

Jean-Pierre présenta les chauffeurs de ville. Ma foi, je ne croyais pas qu’il y en avait autant. On doit être rendu une grosse compagnie!!! Martin par la suite présenta les mécaniciens, qui prennent soin de nos camions et remorques de façon à ce que le tout demeure fonctionnel en tout temps.

Le service, à ce point, était rendu au plat principal. En alternance, il y avait tournedos de porc et carré d’agneau. Carolle a eu le porc, et moi l’agneau. Le serveur bolo échappa, avec grand fracas, son plateau. Il se fit alors ramasser par deux hommes et, comme on dit chez nous, « sortir su’a tête »… Peu de temps après, il s’est présenté au micro, et par la suite, pendant le dessert, il est venu nous voir de table en table afin de rigoler avec nous, et de voir qui avait plus mordu.

Il s’avéra que ce même bolo était un hypnotiseur! Il a donc demandé des volontaires afin de nous faire rire un bon coup. On se rappellera longtemps de Jean-Pierre qui rame. Ou de Ernest et l’Oncle Bob, habituellement si réservés, qui ont subi l’hypnose à plein. Et les autres… Un peu long, mais plutôt intéressant!

Par la suite, la musique a fait dansé jusqu’à s’en user les semelles. De mon côté, je me suis consacré à diverses conversation avec les confrères. Il y en a une couple que les oreilles ont dû leur « sciller »…

Jour 3

Encore? Ben, tant qu’à ne fêter qu’un fois par an, autant le faire comme il faut! Après un sommeil réparateur, nous nous sommes rendus dans le lobby de l’hôtel afin d’être prêt pour le déjeuner. La marraine/gardienne se changeant en citrouille à midi et demi, nous nous devions de nous empiffrer prestement!

Le brunch nous a semblé meilleur que les années précédentes. Pourtant, on ne peut pas dire que c’est le changement qui les occupe… Nous avons donc pu déjeuner plusieurs fois. Maudit buffet à volonté quand tu n’en a pas (de volonté)! Et attablés avec Marteau, Reefer, AP, Mao, et Moustache, ainsi que les quelques conjointes qui étaient encore « drette », comment ne pas tourner ce divin repas en folie?

Après les remerciements d’usage au patron, nous avons donc dû quitter, encore très heureux de l’événement, du cadeau et des rencontres.

Après avoir récupéré Sarah, nous nous sommes rendus chez Manon et Philippe. Pendant que les gars ont parlé de char, les filles ont parlé de diabète! Afin de ne pas trop s’éterniser (quand on est trop bien reçu…), nous avons quitté avant le souper.

Mais il fallait bien manger. Rendu dans Montréal, la fringale nous gagna. Sauf Sarah, qui a toujours faim, donc elle avait faim en partant… Carolle ayant un goût de chinois, nous nous sommes souvenus du « chinois ch’nu » près des raffineries. Parce que celui de Repentigny, près de la Marina, c’est juste un « chinois bof »! Par contre dans les deux cas, ils ne valent pas le Sun K de Châteauguay. Nous étions tellement tôt que le buffet était vide. Nous en avons donc profité pour aller visiter Jean Coutu, à la recherche d’un ami. Et un parfum pour Carolle, qui semble introuvable (j’ai même vérifié à la boutique hors-taxe de Windsor depuis…)!

Nous sommes retournés au Chinois. Nous avons encore bien mangé, malgré tout. Et probablement trop, étant donné que c’était encore un buffet! Par la suite, nous nous sommes finalement rendus à la maison, pour se reposer d’autant d’émotion en si peu de temps!

Ce fut, je crois pouvoir le dire, une excellente fin de semaine.

4 septembre 2010

Le BouBouQ 2: Ça va torcher!

La tradition continue… Tout comme l’an passé, Mathieu nous avait invités, moi, ma petite gang ainsi que d’autres ami-e-s à lui, à un souper-rencontre. Bonne bouffe, divins liquides, discussion et rencontres agréables au menu. Le tout dans une toute petite soirée… qui selon Dame Nature, se poursuit plus ou moins longtemps. Ça, c’est pour la théorie…

Commençons par un petit retour sur l’an passé. L’édition originale avait réuni plus ou moins une douzaine de convives. Pour la plupart, nous nous connaissions par Facebook ou TruckStop Québec. Par contre, nous avions reconnu que bien que nous connaissant virtuellement, le premier contact en personne était un peu étrange. Tous de nature plutôt gênée, il avait fallu quelques heures avant que « le party pogne » vraiment. Un étrange sentiment de se connaitre, sans se connaitre. Le party avait d’ailleurs été réduit au minimum, Dame Nature n’ayant pas été avisé par notre Boubou national! :P

Revenons à cette année. Il y a quelques semaines, le Boubou en chef réitérait donc l’invitation pour une prise 2 du BouBouQ. Même endroit, même principe, sauf que cette fois, il n’oublierait pas Dame Nature dans son carnet d’invitation! On ne se fait pas prendre deux fois… Encore une fois, la belle Sophie agirait comme vérificatrice/gérante des allées et venues! C’est qu’elle est tellement méticuleuse et organisée…

Les invitations furent lancées. Je dirais au pif à environ une moitié de récidivistes, et une autre moitié de nouveaux participants. Que voulez-vous, les amitiés vont et viennent… et certains s’auto-excluent du groupe! Quelques autres étaient intéressés, mais on eu un empêchement. Difficile de réunir des camionneurs…
De notre côté, Caro dut s’absenter cette année, à cause de son kiosque de Fruits et légumes des Copines, qui prend toujours un peu plus d’ampleur. Et comme j’ai dit, avoir eu deux autos, elle aurait toujours pu descendre à la fin de sa journée (quoiqu’habituellement elle est si fatiguée qu’elle se couche tôt), mais comme on n’en a qu’une…

L’invité de marque cette année allait bien sur être notre français de service, le bien nommé Fred. Cette soirée couronnait en quelque sorte son séjour au Québec. Douze jours passés ici semble t’il a manger comme un porc. Ben, à l’entendre, c’est tout ce qu’il a fait, manger! Et que de bons compliments nous a-t-il d’ailleurs donné sur notre gastronomie! On allait donc le nourrir un peu plus… et bien l’abreuver aussi, comme de raison!

J’étais supposé, selon nos plans, emmener Fred en camion pendant la deuxième partie de son séjour. Malheureusement, pour cause de technicalités: un non-canadien ne peut pas faire partie de mon voyage lorsque je vais aux États-Unis, ils nous étaient donc impossible de le faire. Peine perdu, mais on pourra toujours se reprendre un autre tantôt… Chacun dans nos camions… hein Fred? En tout cas, je l’espère… continue de travailler là-dessus!

J’ai fini par envoyer ma réponse à deux jours d’avis, faute de connexion et d’être vraiment certain d’y aller. C’était prévu, mais Sarah me demanda de m’accompagner, même si sa maman ne pouvait pas venir avec nous. Trop « cute ». Bien sûr Sarah que je t’emmène. Elle avait si hâte de revoir sa Sophie-Les-Camions elle aussi…

Après vérification, l’heure d’arrivée était fixée pour quinze heures. J’aurais voulu partir tôt de chez moi, ayant deux heures de route à faire direction nord-est… mais comme d’habitude, j’ai été prêt à quatorze heures. J’arriverais donc vers seize heures. J’aurais aimé arrivé en premier, pour faire changement… Mais bon… À ce moment, c’est comme ça que ça se présentait!

Sarah et moi sommes donc partis à l’aventure avec notre fidèle Bleu. Sarah s’informait à tout moment afin de découvrir quel chemin il nous fallait prendre. Comme lorsque tu vas avec maman chez Leclerc, à Plessisville, lui dis-je. Victoriaville, c’est tout juste un peu avant ça. Maintenant qu’elle peut lire, elle suit sur les pancartes vertes!

De chez moi, nous avons pris la 131 vers le sud, jusqu’à Saint-Félix-de-Valois. De là, la 345 nous amène vers Sainte-Geneviève-de-Berthier, où nous attend la 158 pour nous rendre à Berthierville. Là nous prenons la 40 pour nous rendre à Trois-Rivières. En tournant vers le sud, Sarah aperçoit les pancartes pour Victoriaville. Elle est contente et peu donc me guider!

En grimpant sur le pont Laviolette, qui surplombe le majestueux fleuve Saint-Laurent, je suggère à Sarah de regarder de chaque côté afin de voir les bateaux. En ce jour de canicule, il y en a énormément, gang de chanceux! Sarah est toute excitée de voir autant de voiliers, toutes voiles au vent. Pour donner une idée, moi qui habitais dans le coin auparavant, je n’avais jamais encore passé sur le pont avec son terre-plein central! Boubou, p’tite jeunesse, m’expliqua plus tard qu’il ne se souvenait plus du pont sans son terre-plein! Je me sens vieux…

Nous sommes maintenant sur la 55, nouvellement complétée (ben, je sais, ça fait une couple d’année, mais on a attendu après si longtemps!). Sarah se souviens qu’il y a une couple d’années, nous avions tourné à Saint-Célestin afin que je leur montre la compagnie de mon premier travail de camionneur. Dans mon temps, on était passé tout droit car on croyait que c’était une cour-à-scrappe… Maintenant, on dirait une cour de conteneur… Remarque de mon compagnon à l’époque : une compagnie de camion sans camion dans la cour, c’est signe que tout le monde travail. Ouin… mais y’avait d’autres défauts!

À la hauteur de la 20, la 55 se dirige vers Drummondville. Nous empruntons pour notre part la 955, qui est en fait le prolongement de la section d’où nous arrivons vers Victoriaville. Au bout de la 955, nous prenons à gauche sur la 122. Ça commence drôlement à sentir le BoubouQ. Sarah et moi annonçons que nous sommes maintenant à Boubouville!

Me souvenant, pour une fois, des indications de Boubou, spécialement de la section spéciale pour Sophie (chanceuse, c’était la seule personne avec des indications spécifiquement pour elle… nous, humble mortel, n’avons eu que des indications génériques…), je poursuis ma route. En fait, je sais presqu’où je m’en vais, ma vie de transport en plate-forme m’ayant amené un peu dans le quartier industriel de Victoriaville. Comme Boubou l’avait dit, le Boulevard Industriel a un nouveau nom. Ben oui, l’autre devait être trop simple! Je montre à Sarah l’usine de Lactancia, d’où vient la majorité du beurre qui nous est offert au Québec. Avec les grosses tours à lait, les camions de lait, et tout le tralala.

Encore selon les instructions, entre le concessionnaire Toyota et ladite usine, un boulevard des Bois-Francs Nord se trouve et nous le prenons. Alors que je dis à Sarah que plus loin, le boulevard des Bois-Frans Nord deviendra le boulevard des Bois-Francs Sud, le téléphone retentit. Sarah et moi disons en cœur : ça doit ben être Boubou qui nous cherche! C’est bien Boubou, mais il a plutôt une mission pour nous.

Notre mission consiste à attaquer la rangée 3 ou 4 du IGA le plus proche (deux sont tout juste sur notre chemin) afin de capturer un méga-pot de salsa. Douce. IGA à babord. Babord toute…

Nous nous stationnons à côté de la délégation féminine de soccer du je-ne-sais-trop-où. Nous entrons Sarah et moi dans l’antre de la grotte. Étant plutôt habitué aux Métro, nous sommes un peu perdu. Où donc sont les rangées en rangées? Ah, là bas…

1-2-3 : un regard : pas de croustilles. 4 : un regard : pas de croustilles. 5 : non. Sarah dit : regarde papa, en pointant les Tostitos au bout de la 6. S’il y a des Tostitos, la salsa est assurément proche! Nous pénétrons à pas de loup dans la rangée, toujours sur nos gardes, la salsa étant reconnu pour ses commandos suicides. Nous capturons un pot, format méga, saveur douce, le faisons prisonnier et repartons vers la sortie. Ben sur, c’est à ce moment que Sarah dit : j’ai envie!

Je lui dis de trouver quelqu’un en habit d’IGA et de s’informer où sont les toilettes. Vite dit, vite trouvé… mais il y a quatre ou cinq filles (l’équipe de soccer!) qui font la file!!! J’en profite donc pour aller magasiner un peu de houblon. J’entre dans le frigo à bière à la recherche d’une caisse-dégustation, celles avec différentes saveurs de la même marque dedans. Comme ça, je pourrai continuer ma pseudo-chronique bière sur Facebook. Ce n’est pas le Saguenay, ou bedon les victorieux achète leurs bières ailleurs qu’à l’épicerie. Je me résigne à prendre une Alexander Keith mais je ne peux croire qu’il n’y ait aucune Unibroue dans une épicerie du Québec? Allo? En ressortant, j’en voie, bien au chaud, à l’extérieur! Sacrilège… Mais bon, je retourne Alexandre au frais, le chanceux, et je prends la caisse d’Unibroue.

Je vais payer, je récupère Sarah, et nous ressortons dehors pour rejoindre le Bleu, et nous rendre chez Boubou. Nous passons devant un Westfalia peinturlurer en « Peace » sur le stationnement. Je salue le gars et je le trouve chanceux… et je n’en ai encore aucune idée à quel point il est chanceux!

Nous reprenons le boulevard des Bois-Francs nord. Au centre-ville, il devient Bois-Francs sud. Passe le ti-pont, première à droite… et c’est là que ma mémoire fait défaut. Mais je sais bien que nous sommes à trois maisons d’arrivée, alors je dis à Sarah : on tourne à gauche, puis à droite, et ça devrait être la prochaine à gauche… ou la suivante… ou… bon, enfin, on finit par trouver la bonne rue. Juste avant de tourner, je dis à Sarah : ce ne sera pas dur, c’est la maison où il y a tout plein d’autos. On tourne et… aucune auto dans la rue à aucune maison! Je dois donc sortir le numéro de porte de ma mémoire (ça au moins, je m’en souvenais)… et une chance, parce que je n’aurais pas reconnu la maison : sont toutes pareilles!

Dès le débarquement, nous apercevons Boubou et Fred qui sont occupés à glander. Nous les rejoignons. Eh ben, nous sommes les premiers arrivés! Les autres, arrivant pour la plupart de Montréal, sont bloqués par la saison des travaux (tous les ponts et toutes les autoroutes étant en état de chantier de construction, provoquant des bouchons de circulation de jour comme de nuit). On est-y ben en campagne!

Nous sommes donc officiellement au début du BouBouQ 2. La température est magnifique! On n’aurait pas dit ça ce matin chez moi… et ici non plus : il a plu au petit matin! Boubou aurait-il la gosse bénite… ou un maudit bon contact au département de la météo?

Le temps d’en déboucher une et les autres commencent à arriver. Émilie, avec Marianne, sa petite puce de deux ans et demi, la fille de Boubou (en tout cas, il fait un bon père de « spare ») accompagnées de Robin, Monsieur Labatt, ainsi que Olivier, dont j’ai croisé le nom en commentaire sur Facebook. Peu de temps après, Sophie et Éric arrivent. En les voyant, Boubou déclare : ah, ce n’est pas Sophie qui conduisait, c’est pour ça qu’ils se sont rendus! Ajouter à cela Boubou, sa sœur Éliane et Fred, notre français qui est de plus en plus convaincu que sa place au soleil est au Québec.

Qui dit piscine dit Sarah veut se baigner. Elle aurait bien voulu que je l’accompagne, mais l’eau était un peu froide… et j’étais sur un mode panique afin de ne rien manquer avec Fred. J’ai une impression que c’était réciproque. La fille-à-Boubou a aussi voulu allez à l’eau. Alors Boubou le chanceux s’est encore sacrifié pour elle… sauf que lorsque la petite a touché à l’eau, elle a trouvé ça trop froid dès la cheville!

Nous avons donc placoté en prenant une ou deux p’tites frettes, tous ensemble, par petits groupes, à deux en retrait (maudits fumeurs!), etc. Bref, comme des bons ami-e-s qui ne se sont pas vu depuis… au moins un an! Puis nous avons recommencé. Le tout accompagné de nachos et de salsa, et de légumes et de trempettes. Délicieux, en bonne compagnie!

Nous avons vu passer une pièce de viande (presque le bœuf en entier!) traverser par une broche. La pauvre s’est vu enfourcher dans le ti-moteur, qui parait-il peinait à la tâche, au dessus du grill. Ça commençait à sentir le souper!

Après encore un peu de jasette, et quelques bières, le souper était prêt. Nous avons donc choisi nos places à la table. J’ai moi-même ramassé la pièce de viande cuite, pour la ramener à Boubou, afin que lui sorte ses talents de découpeur. En échange, il me repassa les légumes à faire réchauffer sur le grill, pour la petite touche finale.

La distribution de viande a été faite, chacun y ajoutant portion de riz, de légumes et (oups) de la salade de macaroni de Sophie! Oups, parce qu’elle a failli l’oublier, et nous, tellement occuper devant tant d’abondance, ne nous en serions pas même aperçu!

Les discussions se sont poursuivies autour de la table, le tout accompagné de bonnes bouteilles. Sauf le français, qui curieusement ne boit pas de vin! Il préfère la bière belge, et il est chanceux, travaillant là-bas.
Alors que nous discutions Olivier et moi de la grandeur (ou de la petitesse) de nos couchettes respectives, Fred nous interrompt en disant : « venez donc vivre dans un camion européen, vous allez voir ce que c’est une petite couchette »! Oui, bon, enfin… On a les références qu’on peut.

Alors que la plupart d’entre nous avions fini de nous empiffrer, Boubou me souffle à l’oreille de retenir le français à table quelques minutes. Comme on jase encore (en fait, on aurait pu continuer pour quelques jours, n’est-ce pas, Fred?), ce ne sera pas un problème. J’imagine que j’amène un point de vue différent, car Fred semblait boire mes paroles. D’ailleurs, je ne crois pas me tromper en disant que Fred était comme une éponge à tout ce qui est québécois pendant son séjour.

Quelques minutes plus tard, la gang, qui nous avait déserté presqu’au complet, revint avec un énorme gâteau d’anniversaire. En effet, à son arrivée (ou peut-être un peu avant), c’était l’anniversaire du français. Le chanceux désirant être certain d’avoir un cadeau s’était payer le voyage de sa vie au Québec! Il semble avoir été bien gâté… Trente-cinq chandelles décoraient le haut du gâteau. L’instant d’émotion et de surprise passé, Fred souffla ses bougies. Sans succès. Souffla encore. Toujours sans succès. Et encore, et encore… presque réussi… mais aussitôt qu’une demeurait allumée, elle rallumait les autres. On a bien ri, et lorsque Fred commença à bleuir, les chandelles furent jetées à l’eau, afin de les éteindre.

Nous avons tous profité des généreuses portions taillées par Olivier et/ou Fred, qui semblaient avoir faim en mausus, parce que les morceaux étaient énooooooooooormes! Mais le gâteau était succulent, et le dessin, un Kenworth T660 de TransWest avec sa remorque réfrigérée, très réussi.

Le feu de joie fut allumé dans le foyer. À ce moment, Sarah dormait presque dans son assiette. Elle s’est donc étendue sur moi et, en peu de temps, immobile, s’est endormi. Après un moment, je l’ai installé sur une chaise dont j’avais incliné le dossier, au grand dam de Émilie, Mère Trop Digne, qui m’offrit de lui faire partager le lit avec sa fille à l’intérieur! Sarah bien installée, et bien emmitouflée, regardant le feu, elle dormirait paisiblement, et papa pouvait continuer la fête.

À ce moment, nous nous sommes tous retrouvés à l’intérieur, pour subir (et le mot est faible!) la gâterie que Sophie se permet à chaque fin de semaine. Téquila, Tabasco, olive. Décapant. Je vous jure, si vous avec un meuble à décaper, ne perdez pas de temps chez Canadian Tire; une visite à la SAQ suffit. D’une pierre deux coups en plus. Parait que si on croque dans la calice d’olive (qui se permet trop souvent de rester collée au fond du verre) au moment d’avaler la mixture, c’est moins pire. Pfff… Parait. Sophie l’alcoolique nous le jure. À essayer, si la folie vous gagne un soir de pleine lune… Y’en a même des mongols qui en ont pris un deuxième! Chui r’tourner à ma bière!

Ensuite, Boubou nous a versé le Porto. Beaucoup plus civilisé! Nous sommes ensuite retournées dehors afin de veiller plus ou moins au feu. Il faisait tellement beau que même sans le feu, la température était idéale. Certains ont poursuivi dans la bière… d’autres ont ralenti parce qu’il fallait bien commencer à prévoir qu’un beau jour, il faudrait s’en retourner.

La jasette alla bon train. Le choix d’invité-e-s était très bien, les conservations ont été intéressantes avec tous. Même le chum à Sophie a ouvert sa grande trappe (je suis certain que c’est ce que Sophie s’est dit à ce moment). Sophie a donc élaboré un peu plus. Un beau commentaire à mon égard (que je garderai pour moi :P ) qui fait chaud au cœur. Merci Sophie. :)

J’ai également eu de bons commentaires à propos de notre Sarah. Bien éduquée, polie, capable de converser avec les adultes, etc. Bravo à Carolle… c’est elle qui fait le travail. Avec mon humble contribution. Comme j’ai dit, parfois, on l’a d’travers, notre Sarah, mais lorsqu’on la sort avec d’autres enfants, c’est là qu’on se rend compte qu’on a bien réussi notre travail de parents…

Certains ont gagné le spa, au beau milieu de la nuit. Je me suis abstenu. Mais le spa était rempli pas mal… tellement qu’on n’était plus très nombreux au sec!

Toute bonne chose ayant une fin, à l’aube, vers quatre heures, j’ai paqueté mes petits, et je me suis dirigé vers l’auto. Après bien sur une tournée de câlins et de poignées de mains. Et des promesses d’amitié sur Facebook.

Pour le retour, une petite sieste s’imposa à Bécancour. Enfin, une tentative… car Sarah, qui elle pétait l’feu, m’a réveillé à ça de m’endormir pour un pipi. Grrr… Puis, après un court dodo, Sarah avait un autre pipi! Cette fois, comme il faisait un peu clair, je me suis dit : « ah pis d’la marde, on repart »! Ça faisait un gros une heure qu’on était arrêté, heille, maudit fainéant!!!

Nous sommes rentrés à la maison à huit heures. Épuisés mais heureux. Je me suis couché jusqu’à dépasser midi… Le départ en camion fut quelque part entre pénible et pas pire…

Je crois bien, les autres me diront leurs versions, que ce BouBouQ 2 passera à l’histoire, autant que mon « Party de Ski-Doo » en été, tenu il y a plus de quinze ans dans le bout du Lac-Etchemin dont je parle encore. C’était comme un BouBouQ 1, mais à la puissance mille! Ce que Dame Nature peut faire lorsqu’on l’invite!

Boubou : merci pour l’organisation. Merci pour l’invitation. Merci pour ton choix d’invités, les récidivistes comme les recrues. Merci pour la bonne bouffe. La tradition est repartie de plus belle!

Sophie : merci pour les mots que tu m’as dit. Un peu à cause de ton chum, mais bon, il fallait une bougie d’allumage. Tu ne peux pas savoir le bien immense que ça me fait de savoir ça. Je t’ai un peu pris son mon aile dès le départ, mais vu l’Internet, c’était difficile de savoir ton point de vue… Je l’ai su! Merci! Avec ton accord, je vais continuer… ;) Éric, ton chum semble être un homme merveilleux, et vous semblez très amoureux, très heureux! Longue vie à vous deux. Je t’appelle pour un café lorsque l’occasion se présente!

Fred : merci pour la rencontre. Bien trop courte, hein? Les circonstances étant ce qu’elles sont, nous nous sommes fait couper notre voyage, mais on aura bien le temps de se reprendre une autre fois. Dans un ou deux camions, dépendamment de la suite des événements. Ou pourquoi pas en auto? On verra… J’ai apprécié  tes commentaires sur mes écrits. On se le demande toujours en écrivant, ce que le lecteur pense de l’autre côté de l’écran. Avec des romans-fleuves comme j’écris, je me demande même parfois si je n’ai pas perdu tout le monde en cours de route… J’ai trouvé que tu buvais mes paroles, que tu appréciais mes dires, bref que ce que je disais avait une valeur à tes oreilles. J’ose imaginer que mes idées et mes pensées complètent celles des autres personnes que tu as fréquentées pendant ton séjour. Reste à voir si notre visite chez vous se fera avant ton retour au Québec… On verra ben!

Et tous les autres : faire votre connaissance a été un plaisir. Les échanges, bien que trop peu nombreux, ont été intéressants, en tout respect. On continue sur Facebook, ainsi que dans un autre éventuel BouBouQ (si la tradition se poursuit)…

21 août 2010

Retour sur la route...

Voici venu la fin des vacances! Dès demain, je serai de retour sur la route, après un gros deux semaines de congé. La petite famille n'a pas fait grand chose de notable pendant ce temps. Installer et regarder la piscine se remplir toute seule (c'est une autoportante), faire des conserves avec les Légumes de Copines, la petite entreprise de Carolle, aller magasiner lesdits légumes, et aider au déroulement de la journée du samedi au Marché public avec Carolle et Mélissa, et entre les deux samedi, une visite au Saguenay, comme pour vraiment marquer un temps d'arrêt.

Au Saguenay, on a pu rencontrer une bonne partie de la famille. Cette année en est une difficile pour plusieurs de mes oncles et tantes. Quelques décès, beaucoup de maladie. Vie de misère...


J'entame donc le dernier droit avant les vacances de Noel...

8 août 2010

Un bout de route - En allant vers les vacances - Partie Huit

Petite nuit à Belleville, ON. Pour bien démarrer la journée, je suis allé me chercher un café dans le relais. Je l’ai accompagné d’un muffin en carton. Un peu plus tard, à Cornwall, ON, j’ai pris un vrai déjeuner… et il était même très bon.

Par la suite, mon chargement n’ayant pas été dédouané, je devais aller laisser la remorque dans la cour de l’intermédiaire qui s’occupe de le faire après coup. J’imagine que c’est ainsi que ça se faisait en tout temps avant l’arrivée des télécopieurs. Mais à cette époque, le transport était encore sous énorme régulation, donc c’était un autre monde.

Cette cour est à Dorval, juste à deux pas de la nôtre. En fait, il y en a des dizaines (des centaines?) dans tout le pays. Mais nous utilisons toujours la même, la plus pratique pour nous. Je suis arrivé un peu avant midi. Le temps de passer la barrière, d’y recevoir une barrure (servant à immobiliser la remorque jusqu’à ce que la procédure soit complétée), de faire le tour des places de stationnements disponibles (une dizaine), d’en choisir une parmi les deux disponibles, parce que les autres chauffeurs n’ont pas été foutu de stationner leurs remorques comme du monde, de décrocher ma remorque, d’y poser la barrure, et de m’avancer jusqu’au bureau, il était maintenant midi moins deux. Le bureau doit bien fermer pour le diner, me suis-je dit.

Pendant que je contournais la bâtisse lentement, je me suis fais dépassé par un énarvé, un chauffeur local (probablement payé à l’heure, ce sont eux les plus énarvés… tsé, plus c’est long, plus ils se font une grosse paye, alors ils sont toujours inque su’une gosse, ben évidemment!). Arrivée près du bureau, il était à se reculer à un quai. Bien sur avant moi, il est tellement vite! Comme je lui ai laissé le temps de bien manœuvrer, il a évidemment pu entrer avant moi… et même ressortir! En bougonnant et même en câlissant une claque sur la première remorque disponible. Au moins, il n’a pas choisi ma face pour se défouler!

Je me suis dit : d’après moi, c’est fermé! J’entre quand même… À l’intérieur, ça ressemble à un guichet de banque, avec une ouverture de chaque côté d’une grande fenêtre. D’un côté, une dame avec un papier "fermé pour le diner". De l’autre, un homme et pas d’affiche… Je prends une chance. L’homme me reçoit très gentiment, comme d’habitude. Pas même un soupir du genre "pas encore un cris qui arrive à deux minutes de la pause"… Je me demande donc à ce moment si mon moron s’est rendu jusqu’au guichet, seulement, ou si il a seulement lu l’affiche et est ressorti en criss! Ça y apprendra…

Le préposé me redonne ma carte de sortie. Elle indique midi moins cinq… Ah, on avait l’temps en masse. De retour dehors, mon moineau avait décroché sa remorque, et sortait de la cour. Probablement pour aller diner, ce que j’aurais fait moi-même, avec l’abondance de bons restaurants dans ce secteur. Le client dine? Ça adonne bien, moi aussi…

Une fois libéré de ma remorque, un message au bureau afin de savoir la suite des choses. Mon patron me rappelle et cherche une remorque vide afin de me la faire amener à l’usine près de chez moi, d’où je devrais repartir demain. Après m’avoir demandé d’attendre le retour du diner du bureau, il me recontacte presque aussitôt pour me dire de me rendre directement à la cour de Montréal-Est, d’où je repartirai demain matin. Mal pris, j’aurais beau aller à la maison avec le camion… Je contacte donc Caro afin de savoir si elle peut venir me chercher et me ramener demain matin. Dans l’affirmative, le marché est donc conclu. Si j’ai bien compris, parce que le patron travaille dans sa tête en parlant tout haut, et change des dizaines de fois d’idée en cours de route, j’aurai demain un voyage à livrer de Montréal-Est à Joliette, échanger de remorque avec une déjà chargée, et l’amener quelques part sur la 401, en Ontario, afin de l’échanger avec un chanceux qui la rendra à Lebanon, TN. Si c’est bien le cas, ça va avec moi!

Je me rends donc au relais près de notre cour et me stationne pour la nuit. Caro arrive peu de temps après, et me montre son nouveau métier à tisser, une authentique antiquité à propriétaire unique. Wow!



J'aurai donc une nuit à la maison.

À suivre…

9 juin 2010

Ma jeunesse par les "chars"!

Il y a quelques semaines, début mai, lors d'une de nos innombrables discussions (ou peut-être séance de picossage!) avec Isa-Le-Cherokee, j'ai eu une de mes nombreuses réponses courtes! Après de légères modifications et ajouts, je la retranscris ici pour votre bon plaisir.

*****

Quand j'étais très jeune, mon père vénérait les véhicules de la famille Chrysler, et tout spécialement le moteur V-8 318. Nous avions un Plymouth Sattellite, comme le Général Lee dans Sherriff, fais-moi peur, sur lequel j'avais dormi sur la tablette de la vitre d'en arrière en montant à Sept-Iles, chez tante Jocelyne. J'avais moins de six ans, parce que mon frère n'était pas né. Pour l'anecdote, avec ce char, mon père avait reculé dans le coin de la maison, un peu trop pompette... Donc, on a eu pendant des années une aile du char réparée mais non peinturée, et une encoche dans le coin du clapboard!!!

Ensuite, premier char neuf du paternel, un Dodge Monaco vert forêt (c'était l'époque!). Premier accident dans la famille, une femme avait embouti les deux portes (du même côté bien sur!)... Réparation très bien faite, parce que tout le reste du char a fini par se manger par la rouille (ça aussi, c'était l'époque!), sauf ces deux portes-là!

Celui que j'ai conduit illégalement: un Dodge Diplomat rouge et blanc. Et c'est drôle, parce que, en même temps que le précédent, mon oncle Marc avait un Plymouth Salon (pareil, mais brun)... et en même temps que le Diplomat, lui avait un Diplomat rouge au complet! Et les clef étaient les même! Bonjour la sécurité!

Ensuite, les huit-cylindres étant pratiquement disparus de la circulation, c'est là qu'est arrivé le Chrysler LeBaron... avec un vénérable 2,6 litres! Super confortable, mais vache comme les 2,6, 2,5 et 2,2 du temps. Et contrairement à la rumeur, si peu plus économique que le Diplomat. Vrai que ça dépend toujours de comment c'est m'né!

Un 4, c'est moins intéressant, mais continuons pareil: le 2,6 a sauté, la compagnie nous en a installé un beau neuf. Mais un beau jour, la rouille s'est installé autour des puits des amortisseurs avants. Avant que ça tombe à terre, il a bien fallu s'en débarrasser!

Arriva le Dodge Spirit rouge, un V6 3,0 litres. Ça, ça torchait solide... mais, comme toute bonne berline de bonhomme, ça ne tenait pas trop dans l'chemin. Après une an, accident de face qui détruit le nez au point de légèrement déplacer le moteur. Comme ça ne fait pas toujours des enfants forts...

Il en restait un neuf, même année, qu'on a pu avoir pour pas cher. Même mécanique. Celui-là, ma mère l'a usé, puis mon frère l'a eu après...

Dans ces années-là, jeune étudiant, après une année d'autobus de la CITS en allant au CÉGEP, mon père m'a un peu poussé dans l'cul afin que je me trouve une automobile. La perle rare fut un Ford Escort, manuelle... En peu de temps, le moteur a sauté. On l'a fait changé... mais à y penser, je ne suis pas certains que le nouveau moteur n'était vraiment mieux que celui qu'il remplaçait!

Comme mon père pensait à changer son pick-up, je lui ai proposé de vendre mon Escort et de l'échanger avec ledit camion. Je me suis donc ramasser avec un Mazda B2000, l'original! On pourrait dire: dans l'temps que c'était des Mazda, pas des Ford!

À mon premier été sur la route, ma mission consistait à aller rejoindre la famille au chalet à Ferland-Boileau. De mon Jonquière natal, comptez environ une heure... Je suis monté en tabarnak! Le Mazda, y marchait pas rien qu'un peu... et ça tenant quand même bien dans l'chemin! 17 ans, nouveau chauffeur... 140 km-h! En entrant dans le village de Boileau, à 15 minutes d'arrivée au but... Shit, c'était la police! Mon premier ticket de radar. Je me suis juré que c'était mon dernier... et ça a tenu pendant un très long moment (une bonne dizaine d'année!).

Après le Mazda, je me suis trouvé une vrai job, pour la Société Radio-Canada. Vint donc le moment de me trouver un vrai char. Avant que vous de faisiez dans vos culottes, je qualifie de vrai char, dans ce cas-ci, un véhicule qui pourra être possédé à long terme. L'histoire s'écrira d'ailleurs à TRÈS long terme!

Étant génétiquement vendu moi aussi à Chrysler, nous avons fait la tourner des concessionnaires. L'un d'eux avait la perle: un Plymouth Sundance de curé! 4 ans, 40 000 km, pour la moitié de sa valeur initiale. Après un essai, et toutes les technicalités, je me suis retrouvé seul, tard le soir sur la route!

En peu de temps, j'ai réalisé qu'avoir dépensé plus pour un neuf, ou une sportive, ne m'aurais donné aucun satisfaction supplémentaire. J'étais heureux! Et il me restait de l'argent!

Après onze ans, arrivé à 325 000 km, il a fini par rendre l'âme! J'ai remercié le ciel pour avoir déniché un si bon véhicule!

À ce moment, Caro, et assez vite, une petite Sarah, étaient arrivé dans ma vie. C'est d'ailleurs Caro qui a profité des derniers moments plus que moi.

Sans véhicule, nous avons dû magasiner en catastrophe. Chanceux dans notre malchance, nous avons déniché une vielle Volkswagen Passat. Même âge que le Sundance, mais un peu moins de 200 000 km. Pas jeune, mais en ordre, récemment remonté, etc. Un autre char de curé. La blonde du vendeur, qui n'aimait pas conduire une manuelle, avait hérité du Pontiac Grand Am de son grand-père, qui avait décidé de cesser de conduire.

Par mon frère, qui avait lui une Jetta ancestrale, nous étions devenu vendu à Volks. Nous aurions préféré une Diesel, mais dans le délai requis, il a bien fallu faire un compromis! Pour la petite histoire, nous avons roulé le Passat pendant dix-huit mois, au cout de revient de 100$ par mois! Lorsqu'il nous a lâché (l'embrayage), ça ne nous a pas vraiment dérangé. Comme dirait ma mère: la crème était sorti de d'dans!

Un événement heureux était arrivé pendant ce temps. J'avais complété le paiement de ma Harley. Ça dégageait donc l'équivalent d'un vrai paiement de voiture. Malgré que nous avions prévu prendre le temps de magasiner pour le prochain, évidemment que nous avons été un peu pris de court. Par contre, nous avions maintenant un vrai budget à y consacrer.

J'avais un seul critère: vu notre kilométrage élevé, une cinquantaine de miliers de kilomètres par année, le moteur devait fonctionné au Diesel. Ça en élimine une bonne gang! Caro avait elle aussi un seul critère: n'importe quelle couleur sauf gris-argent. Ça, c'est un peu plus compliqué. Les Jetta sont tous gris. En tout cas, à l'époque, c'était vrai!

À notre premier arrêt, chez Joliette VW, il y avait dans le coin de la cour, celui que nous avons baptisé Le Bleu. En passant, un excellent concessionnaire, tant pour la vente que pour le service. Nous avons bien fait la tournée, mais c'était toujours Le Bleu qui ressortait du lot. Nous avons donc sauté dessus. C'est le cas de le dire, car pendant que nous achètions, il aurait été vendu! Environ à 10 heures le lundi matin.

Nous roulons cette perle, sans problème, depuis ce temps. Pour l'avenir, Caro meurt pour un Tiguan. Moi, en bon bonhomme à chapeau, je penche plus vers la Passat CC.

De son côté, ma mère est présentement l'heureuse propriétaire d'un Chrysler Sebring, avec le 2,7.

Ça complète le portrait de mes 23 ans sur la route.

P.S.: Lorsque j'avais l'âge du primaire, notre locataire avait une Firebird 454 (6,6 litres)... et elle m'emmenait à l'école avec! Bon, l'hiver, je payais pour: son char de brosse, c'était une Tercel! Mais elle m'emmenait quand même!!!

25 février 2010

On en revient - Chapitre quinquagénaire et final

Je me rends ensuite à Strafford, MO, à une quinzaine de minute de Springfield, pour passer la nuit. Il est déjà vingt-trois heures! C’est un relais de pauvre, comme je les aime... mais, ironie du sort, le béton du stationnement est digne de Port-au-Prince! Et ce dans la section qui sert à la circulation... Misère.

Au petit matin, de retour sur la route. À la radio, l’animateur raconte que les câbles qu’il y a au centre de l’autoroute ont servi environ cinq cents fois la journée précédente (signifiant que des voitures ont dérapées vers la voie du sens inverse, mais ont été interceptées par lesdits câbles qui ont fait leur boulot!). L’animatrice lui répond : dont deux fois pour moi et mon conjoint!

Poursuivant en Illinois, je peux voir les labours laissés par les camions et les automobiles que j’avais vus la veille embourbés dans le terre-plein. Ils ont tous été ramassé pendant la journée. Plus loin, un animateur de radio très conservateur se moque du Discours sur l’état de l’union à être présenté le soir même. C’est un nouvel animateur que je n’avais jamais entendu, mais il n’est pas moins démagogue que les autres.

Le soir, le campement pour la nuit, de retour dans la tempête, s’installe à Warren, IN. J’y ai bien quatre ou cinq connexion Internet disponible, mais je ne peux me connecter à aucune avec suffisamment de force pour que ça fonctionne! Je veux une carte WiFi N... Ou un nouvel ordinateur...

Jeudi matin, je reprends la route. Il est si tôt que la route est toujours glacé. Mais la tempête est sur les derniers miles. Je n’ai plus de nourriture avec moi, donc ce sera le festival du restaurant pour le reste de la semaine. Caro me demande de ramasser de l’Amaretto di Saronno pour son problème de boisson à la boutique hors-taxe. J’acquiesce. Je me fais un Festival de la cochonnerie au Pilot de Toledo, OH : sandwich industriel, rouleaux douteux qui roulent d’ailleurs depuis des années sur leur réchaud à tuyau, croustilles, soda, etc. Miam, mais pas terribles pour la santé du bedon! En entrant dans le Michigan, un message de Lori qui veut savoir où je suis rendu, sous-entendu pour savoir si c’est moi qui ira faire la livraison à Montréal. Je serai là juste dans le bon temps.

Presque tout de suite après, Jean-Pierre qui se cherche des chauffeurs pour partir en fin de semaine, parce qu’il a beaucoup de voyage cette fin de semaine. Je lui réponds que je serai prêt à repartir dimanche. Il est heureux comme un balai fou! Avec tout ce blabla, j’arrive aux douanes. Je passe les doigts dans le nez (voulant dire très facilement; je me demande ce que dirait un douanier si j’arrivais avec les doigts dans l’nez? Je ne l’essaierai même pas).

Arrive Comber. C’est l’heure du plein, un côté, visite chez l’Oncle Tim, le plein en café, un bon beigne bien gras, et on repart pour se faire la 401. La route est relativement belle. Mais de temps en temps, il y a une zone de "white out", ou traduit, un bout où ne voit ni ciel ni terre parce que le vent et la neige forment un mur dans lequel on doit foncer. Le problème, c’est toujours les autres qui roulent en pépère sur les feux de détresses. Tassez-vous pis laisser passer les gros bateaux! Heureusement, chaque blizzard est de courte durée. Et finalement, il n’y en a pas eu beaucoup. Trois ou quatre si ma mémoire se souvient bien.

Je choisis le TA de Woodstock, ON pour le souper. Je me rends compte que j’ai oublié le problème de boisson! Tant pis, mais comme je repasse à chaque semaine... Je commande un bon "chicken stir fry", qu’eux traduisent comme une fricassé de poulet. À la télévision, ils appelaient ça un Touski. Tu vas dans le frigidaire, tu prends tout ce qui reste, tu le fais sauter, tu ajoutes du poulet, et tu déposes sur un lit de riz. Succulent. Je constate qu’une des serveuses qui a commencé du temps ou ce relais appartenant à Bob Lodge (du relais 730 de Cardinal, ON.) est toujours à son poste. Je ne serais pas surpris que ce ne soit d’ailleurs la seule après tout ce temps. Elle est d’ailleurs de plus en plus belle. Mais comme ce n’est pas elle qui m’a servi, ne me demandez pas son nom. Avant je le savais, mais je ne mange plus souvent dans les restaurants, alors avec le temps j’ai oublié.

Puis, alors que je déguste mon poulet machin, un message de Jean-Luc. Il est trop tordant, alors je le transcris intégralement:
"Consternation chez TJB: M. Maltais enfreint le règlement. 75,5 heures de travail. Rien ne va plus. Que se passe-t-il?"
J’en ai pour le reste du repas à m’en remettre! Voyez, c’est la façon qu’il s’y prend, le Jean-Luc, pour me taper sur les doigts! Vous pouvez constater en même temps que ça n’arrive pas très souvent. D’ailleurs il faudra bien que je lui réponde... mais j’attends une connexion, pour lui répondre, lui envoyer mes papiers de travail, et publier ce texte! C’est la vie de "squatteur" de connexion...

De retour sur la route, la température est à son meilleur. Ben, pour un mois de janvier! Toronto se traverse plutôt bien, mais au ralentit avec une heure de plus que la normal. En sortant de la ville, j’arrête à la halte de Port Hope, pendant qu’elle existe encore, pour y ramasser le traditionnel café de la victoire. Victoire d’avoir survécu à Toronto. La place est remplie de gens qui allongent la fin de semaine pour aller au ski. Ça se voit à leur habillement! Par la suite, je me rends jusqu’à Kingston, ON. pour y faire mon dernier campement de nuit.

Vendredi, jour d’arrivée et de livraison. Un autre diner de cochonnerie à Cornwall, parce que je ne crois pas que je vais pouvoir me rendre à la maison sur un chausson et un café. Sandwich artisanal dans un pain pita, fromage (du Québec, il n’y avait même pas de Saint-Albert, une institution franco-ontarienne!), croustilles, dessert et soda.

Ensuite, direction client. Il est situé près du Marché Central. J’apprends donc que l’ancienne ville de Saint-Laurent va jusque là! Hé ben! Le client est un fournisseur en ventilation et/ou électricité. Tout petit, mais très efficace. J’avise Jean-Pierre de mon arrivée. En peu de temps, je sais que je finirai à la maison avec le camion. Parfait! Ce sera plus simple, surtout pour le départ dimanche.

Aussitôt vide, aussitôt sur la route, direction Lavaltrie, à la halte suicide où je dois/peux faire le plein. C’est maintenant le seul endroit au Québec, outre la cour de TJB, où je peux faire le plein, depuis que celle de Vaudreuil a été fermée. Une autre place qu’il n’y avait pratiquement que moi qui fréquentait! Ah, une halte suicide, c’est une halte routière qu’il faut prendre à partir de la voie rapide. Pour le ministère des Transports, ça permet de faire une halte qui pourra desservir les deux sens de circulation de l’autoroute (et en plus, à l’époque, c’était une autoroute à péage, "on n’avait d’l’argent"! Pour les automobiles, c’est plutôt dangereux. Mais pour les camions, c’est simplement suicidaire d’y entrer! Ralentir à cinquante kilomètres-heures (ce qui est encore un peu vite en plus) dans la voie rapide, ça cause toujours des frictions. Mais bon, en sortant de Montréal par l’autoroute 40, c’est la seule avant un bon bout de temps. Donc pas trop le choix!

Un plein complet plus tard, me revoici sur la route. Direction autoroute 31 maintenant. Je vais décrocher ma remorque chez notre gros client (qui me permet d’aller chez moi avec le camion : ben, c’est mon patron qui me permet, mais c’est à cause de ce client-là, qui est plus près de chez moi que de Montréal que ça se peut) à Joliette. De là, je me rends au centre commercial où m’attendent mes deux femmes. Ça adonne bien!

Après un bon petit café, et des chocolats de noël acheté à prix dérisoire dans le vieux stock de Sears, je rentre donc à la maison, où le froid m’a attendu toute la semaine. Tellement que, en prévision du souper, Caro a la merveilleuse idée de nous amener, à pied, chez le boucher (à deux pas de chez nous, mais quand même!). En y allant, ça va. Je dis à Caro: si en y allant ce n’est pas pire que ça, on va payer pour en revenant. Elle ne porte même pas attention à ce que j’ai dit.

On rigole un peu avec le boucher qui, lui, ira le lendemain vendre ses excellentes saucisses Louis-Cyr dans une cabane sur la glace au Village sur glace de Saint-Zénon. Il nous explique comment ils ont isolé leur cabane, et comment le poêle BBQ peine à réchauffer la saucisse! On lui souhaite bonne chance!

En sortant dehors, le temps est calme. Nous arrivons presque à rejoindre la maison sans nous transformer en cube de glace, mais au moment de passer entre la maison et la caserne, une bourrasque de vent nous glace sur place.

On peut ben vouloir un poêle à bois… et du vin chaud!