Aucun message portant le libellé Musique. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Musique. Afficher tous les messages

7 mai 2013

Sti qui s'lève tard

Ce qu'il y a de bien quand tu te couches tard en camion, c'est que tu dois partir tard. Tu peux donc dormir! Je me suis donc réveillé à sept heures trente. Gros changement de mes quatre à six heures habituel!



C'est bien aussi que je ne sois aucunement pressé par le temps cette fois. Je peux donc rouler à mon rythme. Et à huit heures trente, il était temps de partir.

Le premier bout m'amena jusqu'à la halte de Clarington, ON. Ne jamais entamer une grosse ville sans visiter les toilettes ou en étant sur le point d'avoir faim! Leçon apprise à la dure à mes débuts alors que tout ce que j'ingérais était acheté au fur et à mesure. Au gros prix, et au prix de devenir gros, voire énorme...

J'ai donc ensuite traversé Toronto. À l'heure qu'il était, tout s'est très bien déroulé. Je me suis donc rendu jusqu'au FifthWheel de Milton, ON où je me suis installé pour dîner.

J'ai repris la route avec l'espoir de me rendre jusqu'à Comber, ON, de retour comme notre point de ravitaillement. Mais c'était un peu loin. Un arrêt-express a été nécessaire à la halte de West Lorne, ON.

Puis je me suis rendu à Comber, ON. C'était le gros arrêt ravitaillement du jour. Il y avait foule. Je me suis tout d'abord pesé, car le chargement à lui seule pesait plus de 42 000 livres. À plus de quarante, je vérifie afin de m'assurer que la masse totale en charge respecte le maximum permis. Et aussi que chaque tandem n'en a pas trop pour son argent. Et pour savoir si j'ai suffisamment espace pour faire le plein.

Vous me direz: pourquoi pas avant de partir? Parce que le Québec et l'Ontario sont plus permissifs que les États-Unis. Si tu est légal pour les États-Unis, alors tu es assurément légal pour le Canada.

Verdict: je dois déplacer mes essieux légèrement. Sinon, je suis correct. Je m'exécute donc, puis je retourne sur la balance. Cette fois-ci, c'est parfait. Je fais donc le plein et je peux ensuite repartir.

Je me suis arrêté ensuite quelques minutes à la boutique hors-taxes, pour le célèbre et infecte café gratuit. Ensuite, on traverse le pont Ambassador et nous voilà aux douanes américaines. Et aujourd'hui, il y a foule! Au moins, le préposé à la circulation me laisse aller dans la voie Express. En fait, il quitte son poste juste avant mon arrivée.

Ce qui fait que je passe malgré tout assez rapidement. Et je peux ainsi reprendre la route vers le sud jusqu'à Monroe, MI où je m'arrête pour souper.

En repartant, je me rends vers Toledo, OH où je prends la 475 au nord de la ville. Je contourne ladite ville et je sors presqu'a l'autre extrémité pour prendre la US-24 vers l'ouest. Le couché de soleil est très beau, et ça m'amène jusqu'au Pétro de Napoléon, OH.

Ce n'est pas l'envie qui manque d'y passer la nuit, mais ce serait un peu exagéré comme journée courte. Je veux bien croire qu'on n'était pas pressé au départ, mais ça ne nous donne pas le droit de perdre notre temps pour autant. La ligne est mince entre prendre son temps et le perdre.

Rendu à Fort Wayne, la fatigue était devenu insupportable. Le petit dépanneur sympathique de New Haven, IN était donc un bel endroit pour passer la nuit.

6 septembre 2011

Moment de bonheur 5 – Le party...

Nous avons tous couru vers nos automobiles, vu la pluie. Mais le défilé défila, et comme la circulation rue Sainte-Famille est abondante, nous, les derniers, avons eu quelques difficultés à rejoindre le groupe. Une chance qu'on savait où était l'party! Par contre, je me demandais bien si le chauffeur connaissais la coutume qui veut que l'on défile devant la maison de la mariée. Faut croire que non! ;)

Correction venu de la mariée: le chauffeur, qui était mon chum est bien au courant de la tradition de passer devant chez la mariée, mais ladite mariée lui avait dit de pas le faire pour qu'on finisse par finir d'arriver à salle.

Le défilé défila donc directement jusqu'à la bière. Pas de temps à perdre avec le protocole! Il pleuvait toujours. Pas le temps de placotter dehors... tout le monde dedans. En bas, un gars disait :- le mort c'est en bas, le mariage en haut. Sympathique comme accueil!

Après une pause toilette en bas, le faux mort n'étant pas très jasant, et les invités de pures inconnus qu'on ne connait pas, nous sommes montés en à l'étage, retrouver des inconnus qu'on connait! Nous nous sommes choisis une table... puis une autre. Ne me demandez pas pourquoi, mais ma mère n'aimait pas la première.

La mariée chercha moyen de nous indiquer de nous garocher (le mot est d'elle) sur le punch. Un écriteau annonçait Sans alcool sur la moitié des verres, sous-entendant que l'autre moitié était Avec. Là, on n'a pas fait tout ce chemin ni braillé toutes ces larmes pour faire attention. Un Sans pour Sarah, un Avec pour moi. On a même fait le test moi et Sarah, des fois que... À l'odeur, elle ne voulait rien savoir de mon Avec. Elle en a encore à apprendre pour devenir une vraie Maltais!

Par la suite, après quelques tergiversation, la lignée de félicitaillages s'installa sur la terrasse avec vu sur la brume. Sinon, avec un peu de chance, on aurait vu le Saguenay, tout prêt juste en bas. Sarah, la magnifique fille du marié était la première de la lignée. J'en suis encore tout émoustillé! Ensuite, son frère Jean-Philippe, les parents de Dany, ceux d'Isabelle, mon fier oncle Raymond et non moins fière tante Jeanine. Enfin, les mariés eux-mêmes. Gros calins chaleureux de circonstances furent échangés, spécialement avec Isabelle, avec qui j'ai retrouvé mes atomes crochus.

De retour à la table, je demande à ma mère en quoi la cérémonie fut écourté. Au chrono, ça n'a pas trop paru! Il n'y a pas eu de communion qu'elle me dit. Ah ben oui, c'est donc vrai! Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour perpétuer la tradition! Même adapter ladite tradition, faut croire.

Alors que je déambule, tante Lise m'accroche. - Arrive icitte, je vais te présenter. C'est Jean-François, le garçon à Nicole. Devant moi, la sœur sœur (ben quoi, elle est religieuse!) de Raymond, bonjour, et Rita, de Rita-pis-Gaétan, le célèbre duo qui nous suit partout depuis presque toujours. Gaétan est le frère de Raymond; à chaque sortie familiale, ils sont là. Bref, Rita, je la connais.

Correction venue de la mariée: Gaétan est le beau-frère de Raymond, c'est Rita qui est sa soeur.
Correction venue de ma meilleure mère: Gaétan Tremblay ,n'est pas le frère de Raymond Comeau ,c'est Rita Comeau qui est la soeur de Raymond.
Commentaire de l'auteur: hé ben, je n'aurais jamais pensé que tout ce beau monde avait un nom de famille! Avoir su, j'aurais fait le lien plus facilement!

De retour à la table, je raconte l'événement à ma mère et mon frère : - Lise dit aux dames : c'est la fille
à Nicole. Mon frère saisit la balle au bon et dit à ma mère : - Tu vois, la fille que tu as toujours voulu avoir! Pour moi, dans le garage après-midi, il en a coupé un peu trop (je m'étais coupé les cheuveux)! M'apercevant de mon erreur, nous avons tous éclaté de rire! Je me suis repris, mais évidemment, le mal était fait...

Nous avons partagé notre table avec tante Lise, donc, sa fille Marie-Christine et Emmie, sa plus vieille. La plus jeune, Amanda-Rose, n'a pas survécu et fut dompée à la maison pendant le défilé...

Et c'est là que nous avons tous pris un coup de vieux. Emmie, photographe d'occasion, a sauté sur l'appareil-photo jetable de notre table. Puis, elle a pris une première photographie. Aussitôt, elle tourna l'appareil de tous les côtés avec des points d'interrogations dans les yeux. Se tournant vers sa mère, elle demanda : - Je veux voir la photo! Comment on fait? Nous nous sommes tous regardé en disant : ils sont si jeunes qu'ils n'ont jamais vu un appareil-photo qui n'est pas numérique. Ouf, nous, nous ne sommes que de vieux croutons! On a connu l'argentique et le VHS (d'ailleurs, cette semaine, ma fille me demande, en voyant ça sur un dvd (cherchez l'erreur) : - C'est quoi ça, VHS?)

L'animateur de la soirée présentât alors la table d'honneur. Mais on avait perdu Raymond. Nous avons donc eu la présentation des autres personnes (les mêmes que dans la haie d'honneur)... puis Raymond fût de retour... avec bien sur une bière. Le coquin était parti au bar en pleine présentation! Ah, quand ta soif...

En attendant, et en prenant quelques autres coquetels (ah, à peine...), nous avons eu la visite de Luc-Michel, de Nathalie et de Martine. Si on inclut Marie-Christine qui était à notre table, ça compte pour de bonnes retrouvailles de cousins-cousines qu'on ne voit pas souvent. C'est ça la vie d'expatrier. On ne se voit que dans les noces et les morts. Ça ne se marie plus, et ça ne meurt pas tellement... :) Faudrait peut-être faire un party de cousins pour ce côté-là aussi. Bon, on se pratique avec les Maltais l'été prochain, et si c'est bon, on s'en reparle!

Puis, le repas commença à arriver. Le service, tant pour le vin que pour le repas, fut mené rondement. Et ledit repas fut embouveté tout aussi rondement. Y'a ben juste Nicolas qui ne mourrait pas de faim. J'avais misé sur 20:00 pour le début du souper. Bingo pour la fille de ma mère! Sarah en profita pour nous faire la démonstration de ses talents de mangeuse. Les framboises du gâteau firent de beaux dessins sur sa robe. Dire que bébé elle ne salissait même pas sa bavette! Mamie à la rescousse nettoya ça du mieux qu'elle le put avec e-rien. On a été élevé avec e-rien, alors on est habitué!

Pendant que ça relaxait, Sarah s'est endormie sur la table. Évidemment, nous avions la table que le personnel se devait de ramasser en premier. Bon choix, Mamie! J'ai donc pris Sarah, dans le coma, sur moi. Mais c'est qu'elle est rendu lourde, la petite! Pendant ce temps, la jolie photographe fit de jolies photographies de la famille du marié. C'est qu'il y avait un beau décor, alors autant en profiter. Et eux aussi, parait-il, ne se rencontrent pas trop souvent tous ensemble...

Vers 22:00, la musique commença. Sarah sortie aussitôt de son coma. L'effet de la musique sur ma fille est instatané. Je crois qu'elle sera aussi mélomane que ses parents. Je peux dire qu'elle EST aussi mélomane. C'est déjà fait! Après avoir pris quelques minutes pour se remettre les yeux devant les trous, elle se mit à danser, et tout le monde aussi. Et chapeau au maitre des fausses tables tournantes pour sa première heure! Wow, on ne se pouvait plus...

Ajout demandé par ma meilleure mère: Pis aussi Nicole a dansé avec les enfants de Pauline et Charles-Henri Girard: Linda et Jocelyn Fortin, et Sylvain Girard et Marlène. Je crois que Sarah a un peu de sa grand-mère en elle, car elle aime la danse.

Lors d'une visite au bar, Nico se mit à jaser avec un sympathique homme qu'on n'avait pas reconnu... c'est qu'il s'est un peu arrondi depuis le temps qu'on l'a vu. C'était Alain Gaudreault, le père de Steve, tragiquement décédé à dix-sept ans. Steve était de la gang de mon frère au secondaire. Évidemment, ça nous a ressassé des souvenirs. Repose en paix, Steve... :-(

Alors que nous dansions comme des fous, Nico, voyant arrivé Stéphane, le patron d'Isabelle, me dit : - Trouve-tu qu'il a un air de savant fou? - Oh que oui! Éclat de rire généralisé... Puis, saisissant son appareil-photo, il photographie les orteils de Yane. Devant mon air étonné, il me dit : - Au temps que ça a pris pour faire ça, on va toujours ben immortaliser ça!

La danse des fous s'est poursuivi pendant un bon bout de temps. Puis, le roi des fausses tables tournantes annoncent une demande spéciale des mariés. On entend un bon Rammstein débuté. Nico, pas à une blague prêt, dit : - Bon ben Rita-pis-Gaétan vont y aller. Bon, encore un fou rire... et on voit Gaétan qui nous envoie la main. - À la prochaine les p'tits gars! Ça brassait pas rien qu'un peu...

Alors qu'une heure grimpait à l'horloge, et qu'il ne restait que moi, Nico, Yane, la jolie lectrice et une autre fille (toutes deux de la famille de Dany), et bien sur les deux mariés, nous avons conclu que nous pouvions déclarer la soirée satisfaisante!

Encore des calins, des salutations, puis départ pour la maison. Demain sera un autre jour.

Pour les mariés, le réveil fut rigolo. Dany, qui avait fait des mauvais coups à tous les mariages des autres, s'est fait équiper l'automobile. Remplie à ras bord de coquilles de styro-mousse, du genre que l'on reçoit dans les boites d'expéditions. J'imagine qu'ils en auront pour des mois, voire des années, à en retrouver!

2 août 2010

Un bout de route - En allant vers les vacances - Partie Deux

Journée complètement capotée aujourd’hui. Tout d’abord, un réveil tôt à Belleville. Étant stationné du côté du 10 Acres Truck Stop, je n’ai pas voulu aller voir la belle Diane du côté Ultramar… d’autant plus qu’elle avait peut-être déjà fini à cette heure-là. Je me suis dit que je pouvais bien attendre le prochain Tim Horton’s, soit à la dernière halte avant Toronto, pour le p’tit café du matin.

À mon arrivée, j’étais affamé. C’est long, une heure avec e-rien! Évidemment, après un arrêt assis, je me suis présenté au comptoir… où la file faisait un demi-mile de long! Il y avait une dame au premier guichet qui avait fucké le système. La préposée est même revenue avec une délégation de trois personnes afin de régler le problème. Je ne sais pas quel était le problème, mais ça a paralysé une caisse pendant presque tout le temps que je fus là.

Je me suis payé la grosse gâterie, vu que je vais loin et que ce sera long avant le prochain Tim, un Bagel B.E.L.T.! Miam, sauf probablement pour la santé… Par la suite, de retour sur la route, direction Toronto. Malgré les vacances, la ville était passablement bloquée. J’y ai perdu une bonne heure! Et là-dessus, j’ai bien réussi mon tricotage! Une chance…

Pause diner à Dorchester, à cause d’Internet. Un bon bœuf en cube, délicieux, mais disons que par un concours de circonstance, j’en ai un pour chaque diner de la semaine.

Encore un bout de route et me voici à Comber, ON, là où l’on fait le dernier plein avant de traverser aux États-Unis. L’air de rien, faire le plein avant de traverser la frontière représente une économie de 25 à 35 $ par voyage. Et la même économie si on arrive le plus vide possible ici sur le chemin du retour. Dans le camionnage, il n’y a pas de petite économie.

De retour sur la route… trente minutes plus tard, me voici à Windsor, ON, dont incidemment l’usine de GM, fabriquant des transmissions depuis quatre-vingt-dix ans, fermait ses portes définitivement à la fin de la journée de travail. Triste nouvelle… ils les fabriqueront où les transmissions maintenant? En Chine? C’était la dernière usine de GM à Windsor, qui n’en a plus que quatre au Canada. Peut-être finira-t-on tous en Daewoo?

Toujours est-il que, au devant, le ciel était plutôt menaçant. En montant sur le pont Ambassador, je pouvais voir LE gros nuage noir au dessus du Michigan. De chaque côté du pont, je voyais les effets des coups de vent qui précèdent l’orage. Je me suis dis qu’on en mangerait une câlice dans pas long…

Là aussi il y avait foule. Ça a pris un peu plus d’une heure. L’orage a eu le temps d’arriver… et comment qu’il est arrivé! Une fois dédouané et le pont payé, petit bout en ville afin de rejoindre l’autoroute. L’orage était terminé, mais ses traces étaient bien là. De l’eau accumulée partout! Et les véhicules qui se faisaient une joie de la faire lever! Et les piétons, trempe à lavette… P’tite vie!

Arrêt suivant, à Luna Pier, MI, pour y souper. Salade de macaroni et macaroni aux tomates… je me sentais un peu nouilles! Pensez-y! J’y ai eu toute la misère du monde à réussir à brancher Internet. En fait, ce sont les programmes qui étaient planté en ouvrant! Ben beau la technologie.

Par la suite, direction US-24, ou le petit cochon fait ces temps-ci du canot gonflable! Il en surement eu besoin aujourd’hui. Parlant de la US-24, les travaux doivent achever, car la route est là, et même asphaltée! On a tous hâte, j’en suis sur.

Un petit arrêt cochonnerie à Woodburn, IN. Tentative de communication avec la maison. La maison fait dire que ça ne m’intéresse pas! Peu après, arrêt dodo à Gaston, IN.

Au moment d’écrire ces lignes, Alice Cooper joue à la radio. Voici une sélection parmi sa sélection du jour (en reprise! Après ça, on se demande pourquoi la radio perd des auditeurs) :

Last in line, Deo
Crazy train, Ozzy Osborne
Thunderstruck, AC/DC
Magic carpet ride, Steppenwolf
Nothing for a good time, Poison

Demain, je me rends dans le Mississipi, probablement près de Jackson. M’en restera un bon bout pour le matin de la livraison.

À suivre…

28 septembre 2009

Lip Dub - La découverte!!!

Évidemment, vous m'auriez dit: heille t'as tu vu le lip dub de..., je vous aurais sorti mon regard de Jean-Luc Mongrain ou celui du gars qui vient de rencontrer un extra-terrestre!

Puis, arrive Guylaine Guay, j'imagine qu'on peut l'appeler humoriste, de l'émision La fosse aux lionnes. Elle présente un extrait d'un vidéo que la population d'un village a fait pour attirer l'attention sur la nécessité d'une autoroute jusque chez eux.



Je trouve ça assez capoté. Je remarque que le titre du vidéo commence par Lip dub mais, comme je le dis plus haut, je me demande bien ce que c'est à ce moment là.

Dans mes autres périgrinations Internestinales, je découvre qu'une vidéo d'étudiants de l'UQAM a été diffusé sur CNN (heille, ils sont rendus "big"!). Je n'en fais pas trop de cas, mais avec les références croisées lues ici et là, je pars à la recherche de ladite vidéo... En plus, c'est sur une de mes chansons préférées du moment!



Remarquez, techniquement parlant, que cette vidéo a été tournée d'un seul plan. Si vous la regardez directement de Votre Tube, vous aurez au bas de la fenêtre le lien de l'extrait de CNN ou il est expliqué que les créateurs ont passé un mois à la préparation, que les 172 étudiant-e-s/comédien-e-s sont arrivés le matin même en ne sachant pas encore quel serait leur rôle, que deux prises étaient au départ prévues, et que les animateurs n'en croient pas leurs yeux!

C'en était trop, j'invoquai le dieu du savoir afin d'en avoir le coeur net: mais qu'est que c'est qu'un lip dub?

Définition de Wikipédia: Un lip dub est une vidéo réalisée en plan-séquence et en playback par des collaborateurs au sein du milieu professionnel et généralement destinée à une diffusion sur Internet ou autres réseaux.

Ah! Et donc ces étudiant-e-s en communication ont travaillé à la création de cette vidéo pendant l'initiation... Wow, je crois que c'est là une belle application de leurs connaissance.

Et parce que j'adore la chanson, que j'aime la musique des Black Eyed Peas, que Stacey Ferguson est si belle, le vidéo original est ici.

13 avril 2009

Dédé - À travers les brumes

Hier soir, profitant de l'absence de notre fille (qui passait Pâques à Jonquière avec son parrain et sa mamie), nous sommes allé au cinéma. Ce qui n'arrive pas suffisamment souvent à mon goût. Je n'arrive d'ailleurs pas à me souvenir du dernier film vu au cinéma... mais en quatre ans depuis que nous sommes à Saint-Jean-de-Matha, j'ai beaucoup trop de doigts pour les compter...

Bien sur, trouvant que neuf films américains sur dix ne valent pas vraiment le déplacement, et les films "étranger" ayant perdu la seul place qui les diffusaient (l'Ex Centris) outre les ciné-clubs dans nos Cégep et de trop rares exceptions dans les cinémas commerciaux, il ne reste souvent que les films québécois. Heureusement! Notre cinéma a atteint un niveau de qualité assez incroyable, surtout si l'on tient compte des sommes en jeux. En effet, avec des bugets de misères (merci au gouvernement conservateur, mais c'était déjà commencé bien avant), nos réalisateurs et leurs équipes techniques arrivent à "accoter" souvent les films américains justement, qui eux ont souvent bien plus de dix fois le budget des nôtres. On dit d'ailleurs que Grande ourse en sera un bel exemple, à voir pour ceux qui aime le genre.

Justement, parlant de genre, nous voyons ces quelques dernières années, des films d'ici dit de genre: film de char, film d'horreur, film fantastique, etc, qui souvent ne vise qu'une partie du public déjà restreint de notre cinéma. L'arrivée des films de genre démontre en quelque sorte l'atteinte de la maturité de notre cinéma. Bien sur, en parallèle, il y a toujours de bons films qui attirent les foules. La série Les boys en est l'illustration parfaite.

*****

Donc, pour notre soirée cinéma, notre choix, faute de choix, justement, s'est porté sur Dédé - À travers les brumes. Ce film relate la vie d'André "Dédé" Fortin, le chanteur et l'âme des Colocs, groupe québécois mythique des années '90.

Je me permet de préciser ici que je connais les Colocs depuis leur début, mais que je n'ai pas tous les albums. Comme Dédé était un "gars du lac", et qu'il chantait le lac sur le premier album, bien sur que je me suis tout de suite senti interpelé. Ce n'est cependant pas un prérequis de les connaitre à l'avance pour aprécier le film, dont l'histoire parle d'elle-même.

Le film s'ouvre sur une animation de la chanson Belzébuth, de l'album Dehors novembre. Dans cette chanson, le chat Belzébuth raconte qu'il observe une chatte à l'extérieur de sa maison, dont il tombe amoureux. La chanson dure près d'une dizaine de minutes. C'est presque un téléroman. L'animation, du dessin noir sur fond blanc, est très réussi. Je me suis entendu dire: déjà, ça vaut le 10$ du billet.

Ensuite, nous suivons en parallèle la création de l'album Dehors novembre, avec en retour sur le passé la naissance du groupe. Dehors novembre étant le dernier album du groupe, la maladie mentale de Dédé est de plus en plus évidente. Évidemment, il niera qu'il a besoin de soin. Quelques personnes de son entourage le lui indiqueront, mais il niera le tout et refusera tout soin. Après coup, en réécoutant les paroles des chansons, on entend la détresse, on ressent la solitude.

Dans la partie concernant les débuts du groupe, on apprend comment il a recruté les divers membres: un français immigré illégalement qui jouait de l'harmonica dans le métro (Patrick Esposito di Napoli), un amérindien de la Saskatchewan (Mike Sawatzky), un bassiste recruté par les annonces-classées (Mononc'Serge), etc.

On apprend aussi comment certaines des chansons, en paroles ou en musique, ont été créées. Juste une p'tite nuite qui est une lettre de sa blonde qu'il venait de quitter, ou la présence de gumboots dans la chanson Julie.

On les voit aussi enregistrer les chansons pour le premier album. Comment Dédé a dû tenir son bout pour faire passer ses idées. Car il est passé pour bizarre dès les tous débuts. Bien sur, leur gérant lui faisait confiance, mais la compagnie de disque était un brin sceptique.

On a droit aussi à différents spectacles qui se sont avérés majeures dans la carrière du groupe.

La prestation musicale est très réaliste. Sébastien Ricard est excellent en Dédé, et les autres acteurs et actrices aussi, dans leurs rôles respectifs. Le film est tout simplement fabuleux. À voir...

Ah oui... je ne vendrai pas le punch (on sait qu'ils mourreront tous dans l'avion!), mais la finale est si bien monté que, bien que nous sachions par les médias qu'on ne nous montera rien, la tension monte, la musique aidant évidemment, et on se demande jusqu'ou justement nous verrons. Hallucinant comme émotion.

Nous en sommes sortis tous les deux ravis. Félicitation au réalisateur, Jean-Philippe Duval.

Wow...

P.S.: d'autres sites pour divers renseignements:
l'histoire du groupe et tous les détails sur Wikipédia;
le site officiel des Colocs, ou l'on peut voir les vidéos du groupe (à voir parce Dédé avait fait des études en cinéma, et c'est lui qui réalisa certains de leur vidéos.

19 décembre 2008

J'haïs ça Noël!

Bon, je vais encore une fois prouver que je suis un être de contradictions. Ne le sommes-nous pas tous, d'ailleurs?

Je croyais que je n'aimais pas la musique de Noël. Alors je me suis dit: je vais prendre en note les deux-trois chansons qui me font littéralement mourrir (alors j'espère qu'elle ne joueront pas trop souvent) et je vais en faire un message sur mon blogue. Ben, il faut croire que j'en aime plus que ça.

Donc, je dois reformuler mes dire: ça me met en beau fusil... bon, qui parle comme ça pour de vrai? Donc, dis-je, ça me met en beau câlice que la musique de Noël envahisse les ondes dès la veille de l'Halloween! Tiens, ça représente mieux ce que je pense.

Ça doit être strictement commercial: on nous écoeure avec Dansons autour du vert sapin (cette phrase a elle seule me fait pisser partout!) suffisamment longtemps pour qu'on fasse du dernier disque de Marie-Élaine Thibert (ben non, pour notre plus grand bonheur, ce ne sera pas son dernier! Il faut donc dire: son plus récent!) un disque d'or. Bravo Marie-Élaine quand même, dans un monde où l'on achète que si peu de disque, en vendre plus de 40 000 est un exploit, encore plus dans le mini-marché de la musique de Noël.

*****

Trève de baliverne, voici donc ma liste de chansons et musique de Noël préférées. Ça vaut bien la vôtre, mais c'est mon blogue, fa que... ;)

23 décembre, par Beau Dommage ou la reprise par Vincent Vallières et Mara Tremblay;
Minuit chrétien, chanté par n'importe qui avec une grosse voix et accompagné d'un choeur. Bruno Pelletier en a fait une belle version, mais... En anglais (les paroles n'ont pas la même prestance dans cette langue), Céline Dion en a fait une bonne version, mais... Ça prend la grosse voix et le choeur pour que ce soit l'extase;
Joyeux Noël et Bonne Année, par Villeray;
Noël au camp, par Tex Lecor;
Petit papa Noël, par Tino Rossi;
Cadeaux, par Claude Dubois;
La tourtière et La cuisinière, par La bottine souriante;
Marie-Noëlle, par Claude Gauthier ou par Robert Charlebois;
Le Messie de Handel;
Christmas eve, Sarajevo, par Trans-Syberian Orchestra;
Happy Christmas (War is over), par John Lennon;
I'll be home for Christmas, par Bing Crosby. Tout bon camionneur peut saisir la profondeur des paroles;
Fa la la, par Bundöck. Bon vieux groupe québécois victime de son nom à coucher dehors: ben là, c'est leur nom de famille!!! Chanson bien drôle dans cette version. Claire Pelletier en fait une très belle aussi, en plus sérieux;
Bons baisers de Fort-de-France, par La Compagnie Créole;
Redneck twelve days of Christmas, par Jeff Foxworthy.

*****

On remarquera que je ne suis pas très traditionnel ni religieux.

Correction: j'ai corrigé le titre de la chanson de John Lennon.