31 décembre 2008

Spéciaux de fin d'année à la télévision

Gérard D. Laflaque: Un beau conte de Noel, apprêté à la sauce politique comme seul Gérard peut le faire. Et comme dit le créateur de Gérard, Serge Chapleau: alors que les américains mettent trois ou quatre ans pour faire un Shrek, ici nous sortons un Gérard par semaine! Il y a définitivement une branche forte en animation à Montréal.

Tout le monde en parle: Une belle émission spéciale, avec beaucoup d'invités. Une révision des événements de l'année, avec ceux qui ont fait l'action. Une belle idée, à répéter l'an prochain.

Infoman: Toujours aussi bonne revue de l'année, pour qui aime le genre, bien entendu. Il faut aimer la politique et l'information. Et de se faire rappeler tous ces événements l'un derrière l'autre... parfois, ça fesse!

Bye bye 2008: Excellente cuvée cette année. J'avais trouvé ça drôle lorsque j'ai appris qu'il y aurait des chansons, mais ça s'est très bien inséré. Les comédiens, chanteurs, humoristes et autres invités et participants ont tous été à la hauteur. Les voeux et souhaits pour un monde meilleur étaient très émouvants. J'ai ri, j'ai pleuré.

Finalement, une mausus de belle soirée!

P.S.: Il me restera les rigodons de Sylvain Cossette à voir à Studio 12, mais ce sera pour demain matin.

Bon ben...

Je vous souhaite une Bonne Année à tous, avec beaucoup de santé. Je crois qu'avec la santé, tout le reste est bien plus agréable.

Triste nouvelle

Je me demandais justement, encore il y a quelques semaines, que lui était-il arrivé.

Alors qu'elle animait avec brio l'émission de radio pour enfants 275-ALLO, ainsi que l'émission pour adolescents ADOS-Radio, elle était pour ainsi dire disparue de l'espace médiatique québécois.

Voici donc que nous apprenons aujourd'hui son décès, suite à un cancer. :(

La nouvelle est ici.

Elle a travaillé comme chroniqueuse culturelle un peu partout, dans différentes radios de Montréal, et même une de Québec, ainsi qu'aux trois réseaux de télévisions.

J'ai connu sa drôle de binette à TQS, alors qu'elle parlait culture lors des nouvelles du soir. Puis, aux aurores, à C'est bien meilleur le matin, à la radio de la Première Chaine de Radio-Canada.

Mais je fut le premier surpris (bon, nous étions plusieurs!) de la voir arriver aux émissions pour enfants cité plus haut. Qu'allait-elle y faire? Ben, elle nous y a conquis! Autant les enfants que les adultes qui espionnent. Elle y était finalement comme un poisson dans l'eau.

Salut Valérie.

30 décembre 2008

Est-ce si pire que ça ici?

Désolé pour le délai... J'espère ne pas avoir créer une attente, et ainsi donné l'impression que l'éléphant accouche d'une souris...

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Suite à un message ou je "parle" de la place du gouvernement dans la société, Fred N'Co m'a laissé un commentaire-question, dont l'extrait suivant:

Tiens, pendant que j'y penses...
Avant vos élections, j'avais l'impression que le Québec était le pire pays de la planète...
Tout le monde (Les Québécois) voulaient partir du Québec, tout le monde avait honte d'être Québécois, tout le monde avait honte du gouvernement du Québec, c'était bien mieux chez les autres (autres provinces Canadienne, voir aux États unis). Mais j'ai l'impression que depuis que la grande crise a commencé à frapper les États unis... Beaucoup ont retourné leurs veste... Ou, du moins, beaucoup on fermé un peu leur bouche, pour faire oublier ces paroles passé, quelques un disent tout le contraire de ce qu'ils disaient, il n'y a pas si longtemps...

Je me trompe, c'est juste une impression, ou j'ai tout faux ??? Ou, peut être ai-je raison ???


Ce message-ci s'adresse donc en premier à Fred, mais tous peuvent bien y réagir librement.

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Tout d'abord, je met tout de suite une chose en perspective: il y a un peu de biais dans tes sources, Fred. Certains blogues que je sais que tu fréquentes sont, comment dire poliment, très à droite et conservateurs, en plus d'être fédéraliste. Les gens d'allégeance conservatrice forme une partie de la population, je dirais le quart ou le tiers, et sont surtout concentré dans la grande région de la ville de Québec, ainsi que la région de la Beauce. D'ou l'élection dans ces deux régions de plusieurs député du parti Conservateur au niveau fédéral, et du parti de l'Action Démocratique du Québec (plutôt à l'élection précédente (pas la dernière, l'autre avant).

Au Québec, une bonne partie des gens sont plutôt un peu à gauche du centre. On ne peut pas dire totalament à gauche, mais disons que les mesures dites socialistes sont en général populaire. Certains disent que le gouvernement a remplacé l'église qui, jadis, s'occupait de l'éducation, de la santé, de l'entraide, du secours d'urgence, etc. Conséquemment, nous payons ici une bonne part de nos salaires en impôt. (Curieusement, en parlant avec des états-uniens, on se rend compte qu'eux aussi, au total, en paie une partie apréciable. Trop souvent, vu d'ici, ça a tellement l'air mieux. Sans parler de tout ce qu'ils payent dans le privé).

En échange, nous avons des assurances-médicament, -soins médicaux, -emploi, des rentes pour les retraités, les veufs ou veuves, de généreuses allocations familiales, les frais de scolarité post-secondaire (université et collège) les moins élevés en Amérique du Nord, des garderies à tarifs réduits, et bien d'autres programmes sociaux. Tout ceci administré et géré par le gouvernement, donc des fonctionnaires. La majorité de ses services ont été créés pour améliorer la justice sociale, améliorer les chances de tous. On dit que, pour un salaire moins élevé gagné au Québec, il restera plus d'argent dans tes poches si tu tiens comptes des services qui te seront fournis "sans frais" (que la société aura payé avec les impôts). C'est particulièrement vrai pour les familles avec de jeunes enfants.

Il faut savoir qu'à une époque, soit avant et au début des années soixante, le Québec était assez pauvre collectivement parlant. Les gens étaient peu instruit, le clergé contrôlait la vie de tous, beaucoup de gens n'allait que peu à l'école (à peine un début de secondaire), les soins médicaux coutaient très cher (alors les gens ne se soignaient pas toujours correctement), etc. Du côté du conquérant (lire: les anglais), eux, plus fortunés, étaient bien instruits, donc ils avaient tous les postes de direction dans les compagnies: ils contrôlaient l'économie (et ne se gênaient pas pour nous faire chier avec ça). Tellement qu'il a fallu qu'un québécois invente Desjardins, une coopérative financière afin que les canadiens français (comme on nous appelait alors) puissent avoir accès au crédit. Nous sommes alors passé d'un peuple de locataire à un peuple de propriétaire.

Heureusement, il y a eu ici la Révolution Tranquille. Beaucoup de l'État québécois a été créé à ce moment. Et notre mentalité comme peuple en découle encore une quarantaine d'année plus tard.

Bon, nous arrivons à aujourd'hui. Beaucoup de gens ont l'impression que nous payons trop d'impôt et que les services gouvernementaux sont minables. Autour de nous, l'Ontario a été longtemps cité comme l'exemple à atteindre (c'était la province la plus "riche" grâce à l'industrie automobile, tout étant relatif). Ces années-ci, on cite l'Alberta (maintenant la province la plus "riche" grâce à l'industrie pétrolière), un antre de l'extrême droite, comme exemple. Quelques sources distordues nous martèlent que le privé ferait un meilleur travail dans à peu près tous les domaines de services. Ces sources sont sommes toutes une minorité, mais en raison de la faiblesse de nos médias (deux conglomérats au Québec, trois ou quatre au Canada (en anglais)) et, surtout, de l'implication de chacun de ces conglomérats dans des domaines ou ils ont avantages à faire tomber le monopole de l'état dans différents domaines (en santé notemment, qui accapare la moitié du budget du Québec). Pour faire court, ceux qui pronent un recours au privé en santé jouissent d'une couverture médiatique disproportionnée. Ceux qui ont des solutions aux problèmes qui passeraient par les services publics ont en contreparties bien peu de façon de les faire connaitre. Heureusement, ils peuvent maintenant profiter de l'incontrôle d'Internet.

Je me permets ici de préciser que dans la plupart des cas, contrairement à ce que beaucoup de gens véhicule, les services gouvernementaux sont très bons. Parfois, comme en santé, l'accès en est difficile... En même temps, avec mon père et ma fille cardiaque, je peux affirmer que "lorsque tu es VRAIMENT malade", le service est rapide et excellent. Les matanttes qui ont un mal de tête et qui engorgent les salles d'urgence te diront qu'elles attendent très longtemps, mais c'est très bien comme ça! Évidemment, il y a toute une panoplie entre les deux.

Après tout ce préambule... Est-ce que tout le monde veut effectivement quitter le Québec? Ben, probablement que tout le monde a une vision d'ailleurs ou tout est tellement mieux, une vision idyllique. Le gazon est toujours plus vert chez le voisin, dit-on. Certaines gens auront plus d'informations et, sachant plus de quoi ils parlent, pourront effectivement faire le saut. Ces années-ci, plusieurs vont travailler dans le nord de l'Alberta. On me dit que la Saskatchewan pourrait être le prochain Eldorado. Dans les années soixante-dix, c'était au Québec avec les grands travaux de la Baie James (les immenses barrages hydro-électriques).

J'ai en mémoire un camionneur content de travailler en Alberta pour un salaire horaire de près de vingt dollars, pour du travail régional (disons un voyage pour la journée, avec retour à la maison à chaque soir). J'ai pourtant vu souvent des offres d'emploi semblables pour du travail local à Toronto (bon, peut-être à un dollar de moins l'heure). Si l'on tient compte du cout des logements démesuré en Alberta, Toronto est un meilleur choix... et Montréal encore plus, malgré que le salaire sera plus vers les seize dollars l'heure. Les Tim Hortons (une chaine de café-beignet-sandwich) en Alberta doivent offrir quinze dollars l'heure pour avoir des employés!

Avons-nous honte d'être québécois? Je ne surprendrai personne en répondant que je suis extrêmement fier d'être québécois. Ma fille l'est déjà aussi, à six ans. Certaines personnes, souvent d'allégence fédéraliste, se disent peu fier d'être québéecois, ou même iront jusqu'à ne pas prononcer ces mots. Pour ceux-là, ils sont canadiens avant tout, et ils ne peuvent pas comprendre pourquoi nous (lire: les indépendantistes et les nationalistes (ici, c'est légèrement différent)) voudrions faire de notre nation notre propre pays. Trop souvent, ils en profiteront pour déformer certains faits au passage.

Il y a ici aussi, dans le domaine de la fierté ou non d'être québécois, tout le dilemme gauche-droite additionné de indépendantiste-fédéraliste. Souvent, on associe québécois à nationaliste, donc souvent indépendantiste, alors représenté par le parti qui amena la gauche dans le paysage politique québécois (ça a changé depuis). Alors ceux qui sont plutôt à droite ne voulant pas être associé à la gauche s'identifieront plus aux partis plus à droite, qui sont tous fédéralistes (le seul autre parti indépendantiste est encore plus à gauche que le parti Québécois). Pour ma part, je crois que tous devraient être fier d'être québécois, peu importe leurs allégeances. Le plus beau dans notre histoire, c'est que toute nos luttes internes se sont faites sans effusion de sang (ou si peu: lors de la crise d'octobre) et de façon démocratique dans le cas des référendums.

Le Québec est-il si parfait? Bien sur que non, personne ne le prétend. Doit-on TOUT changer du tout au tout? Je ne le crois pas plus. Il y a bien sur place à de l'amélioration. Beaucoup de gestionnaires mériteraient des coups de pieds au cul. Est-ce qu'il faut blâmer les employés ou encore le système tout entier pour des gestionnaires incompétent? Évidemment non. Je prends cet élément au hasard, comme un problème parmi d'autres. Rien ne peux se régler par un gouvernement dont le bien-être des citoyens et le bien commun serait une priorité. Et ça, on n'en a pas vu depuis longtemps, peu importe le parti qui gouverne. Récemment, nous avons eu des gouvernements qui dirigent en fonction de la prochaine élection...

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Malgré la longueur, je présente ça comme une ébauche de réponse!

À Fred: si tu as d'autres questions, pose-les, et je poursuivrai la réflexion. Ton regard extérieur est très aprécié.

Aux autres lecteurs: si vous lisez toujours, premièrement merci, j'aprécie votre persévérance. Comme dit en haut, sentez-vous bien libre de vous exprimez par rapport à mon message ou à la situation de notre beau Québec.

Conversation de fou sur Facebook

Moi, en statut: Jean-Francois souhaite Bonne Fête à sa petite Sarah: déjà six ans! xxx :).
Moi, en statut, quelques minutes plus tard: Jean-Francois va déjeuner avec sa fille de six ans (ainsi que l'heureuse maman, bien évidemment!). :).
Mon ami AP, juste avant notre retour: 6 ans deja quel age elle avait quand elle est venue au monde? arreter ca la !! ca va trop vite je suis tout etourdi !
Je lui réponds: Je pense que tu as besoin de vacances... heureusement, ça s'en vient là... Et Sarah dit que tu pourrais te contenter de lui souhaiter bonne fête! :P
AP, quelques heures plus tard: bonne fete belle sarah !
Je lis cette réponse à Sarah, et envoie ce message à AP: Sarah te dit merci avec son plus beau sourire en prime...