30 septembre 2011

Texas bonjour! - Première journée.


Tiens, ce lundi matin, j'apprends en revenant du déjeuner qu'un voyage au Texas m'attend. Quelle belle occasion d'entreprendre un autre de mes traditionnels récits fleuves relatant la petite vie du camionneur... Ça fera changement des traditionnels Lebanon, ben l'fun, mais un peu répétitif!

Mon habitude, à la maison, le jour du départ, est d'aller reconduire Sarah à l'école, puis d'aller déjeuner avec les « P'tites Madames » et Caro, ben évidemment. C'est un peu comme le perron de l'église version moderne. Côté travail, j'envoie parfois, mais pas toujours, un message au bureau afin de savoir où je m'en vais en sachant que je serai prêt à partir vers dix heures.

Cette fois-ci, je ne l'avais pas fait. En effet, comme je vais la majorité du temps à Lebanon, je sais qu'au bureau, un des voyages m'est réservé et qu'en fait, ils n'ont que le numéro de remorque à me donner. Eux les reçoivent en début de journée, si tout va bien à l'usine, mais il arrive aussi qu'ils les ont plus tard, si la production a eu des problèmes la soirée précédente.

Donc, dis-je, à mon retour, un message sur mon téléphone, ainsi qu'une indication d'appel manqué, m'attendaient. En quelques clics, j'atteins le message : « Appel, beau Texas pour toi ». Comme nous avons connu plusieurs mois de vaches maigres côté Texas et autres voyages longs, je suis agréablement surpris.

J'appelle donc au bureau, et Jean-Luc m'explique ce que je vais avoir à faire pour avoir mon voyage. Tout d'abord, ramasser un Lebanon à l'usine. Puis, l'amener à notre cour de Lachine. Y ramasser une remorque vide. En entendant le numéro, je l'interromps : « est-ce que c'est la remorque sur laquelle il y avait une crevaison quand je suis revenu samedi dernier? » « Oui, et il a bien été réparé ». Quel bon service! Ensuite donc, je me rends à Napierville afin de charger chez une compagnie de transport mes bobines d'aluminium. Destination : Scottsville, Texas.

Gros programme. Je cherche sur Google Maps où se situe Scottsville, un nom que je n'ai encore jamais entendu. Puis, je commence à charger le camion avec mon sac de vêtement, mon sac de nourriture, ma bouteille d'eau et mon ordinateur. Câlins et bisous à la femme de ma vie qui, de son côté, s'en va chercher chez le père Hervieux 250-300 lbs de tomates pour les conserves.

Arrivé à l'usine, je placote avec le gardien sur le petit bonheur que peut faire un Texas dans la vie du gars qui est surtout destiné à faire des Lebanon. Puis, je me rends au bureau de l'expédition où m'attends la belle Martine (c'est vrai qu'elle est encore plus belle avec ses cheveux longs). Elle me remet les papiers de ma remorque, et après un échange de quelques mots, je suis ressorti et je cherche ma remorque dans le stationnement.

Aussitôt trouvée, aussitôt accrochée. Une petite tournée d'inspection plus tard, je remplis tous les papiers requis, puis je prépare mon diner et le met à chauffer. Préparer est un grand mot, il serait plus à propos de parler de le « crisser » dans le plat d'aluminium. Il sera prêt alors que j'arriverai à la cours de Lachine, juste à temps pour le déguster.

De retour à la barrière... Je redonne mon billet de sortie, puis, après vérification, le gardien sort et fait lui aussi sa ronde de vérification. Une fois que tous les CTPAT de ce monde sont comblé par tant d'attention, je peux enfin quitté mon client.

En y repensant bien tout en roulant, je me rends compte que je peux quand même passer « par en arrière » (soit par la route 158 plutôt que par les autoroutes 31 et 40) vu que Lachine est un peu à l'ouest de la 13. Ouf, je n'aurai pas à me taper la circulation de Montréal. Wou hou!

Une heure plus tard, j'attends le nez dans la clôture à Lachine. Ici, un gardien de sécurité, posté à la sortie, doit nous voir par les caméras, et nous ouvrir la barrière. Je peux alors entrer et me rendre dans la section qui nous est réservé. Ne reste qu'un seul espace. J'y recule ma remorque, et je la détache du camion. Je remarque ma future remorque juste à côté. J'avance, puis recule en tournant, pour accrocher la nouvelle remorque. Par la sensation, je sais qu'elle est vide... Mais j'irai vérifier quand même.

Arrive alors un confrère de travail. Comme il n'y a donc plus d'espace, je sors de mon emplacement pour lui en créer un. J'irai au centre de la cour, pour une fois très libre, pour le reste de mes vérifications et, surtout, dévorer mon dîner. D'ailleurs, j'ai si faim que je décide de commencer par le repas. Excellente coquille de ma Caro.

Puis, une petite vérification de la remorque, intérieur inclus puisqu'elle est vide, et je m'avance à la barrière de sortie. Cette fois, le gardien doit avoir reçu un courriel de ma répartitrice pour me laisser sortir. Je vous dis, pas de danger de sortir une remorque sans permission!

Au départ, je me demande bien quel route choisir. Puis je me souviens que le pont Mercier est maintenant ouvert à trois voix. Il en restera donc au moins une sur mon sens. Alors vers le pont Champlain serait trop de détour tant qu'à moi... Et bon, sans être dans le feu, je suis quand même relativement pressé.

En passant sur le pont Mercier, je constate qu'ils ont asphalté une voix sur le pont direction sud (ou ouest, ce n'est pas évident... Je fourche à gauche pour descendre du pont du côté de Sainte-Catherine.

Le téléphone sonne. C'est Marteau, ou dans la vrai vie Michel... Il vient de quitter le bureau pour Napierville, avec la même destination que moi. Il s'invite donc à faire le voyage avec moi. Il me rappelle aussi que la nouvelle autoroute 30 étant ouverte, je n'ai pas à me taper toute la section de la 132 entre le pont et l'autoroute 15. Je le remercie, car comme je ne vais pas trop souvent dans ce coin là, dans ma tête, on dirait qu'il manque une couple de connexion... J'en profite pour vérifier avec lui, qui habite Napierville, où se situe la compagnie où nous allons charger. On se revoit là-bas!

En raccrochant, je suis à l'intersection de la nouvelle 730, que je prends et qui m'amène donc à la 30. En peu de temps, je suis à l'autre bout, et je sors donc pour prendre la 15 vers le sud. Une quinzaine de minutes plus loin, je suis dans la cour de mon client. Après une courte visite au bureau, on m'indique le quai (il n'y en a qu'un) derrière dans la cour.

Je recule ma remorque au quai, puis je vais à l'intérieur afin de rencontrer la personne qui me changera, question de montrer que je suis vivant... et qu'il peut commencer le chargement, que je ne bougerai plus le camion. Le gars me demande des courroies, afin de bien bloquer les bobines. Je lui demande combien et il me répond « environ huit »! Oh! Moi qui me demande si j'en ai vraiment autant. Bon, j'en ajoute de temps en temps, rarement j'en laisse dans les remorques (vu que je livre tout mes voyages ou presque, moi!), mais de là à savoir combien j'en ai...

Je reviens donc avec mes courroies, finalement, il m'en reste encore plusieurs! Au même moment, Marteau arrive à son tour. Le gars a déjà chargé les trois bobines du devant. Il est donc prêt à les attacher. Chaque bobine de câble d'aluminium pèse autour de 3300 kilogrammes. Une courroie ne sera pas de trop pour tenir ça en place.

Le deuxième groupe de trois bobines est ensuite chargé à l'arrière de la remorque, à dix pieds de la porte et au-delà. Ça me semble un peu en avant, mais bon, j'imagine que le gars sait ce qu'il fait. Et de toute façon, il n'y a bien sur aucune balance pour en avoir le cœur net! Les cinq autres courroies seront installées sur ce paquet, qui est le plus apte à bouger, vu qu'il n'est appuyé sur rien (le premier paquet étant appuyé sur le mur du devant de la remorque).

J'avance mon camion afin de laisser la place à Marteau. Je vais fermer les portes, puis je replace mes essieux à la marque de 41 pieds. Ça devrait aller, mais pour être bien certain, je pèserai le tout et replacerai au besoin demain à Comber, ON. Ensuite, direction le bureau pour avoir les papiers et retrouver mon permis de conduire, garder en otage (et photocopier afin que mon beau visage soit sur les papiers officiels)!

Maintenant en mode « relaxe », je retourne dans l'entrepôt où le même homme est en train de charger les même bobines à mon copain Marteau. Nous pouvons donc déjà commencer le potinage... Peu de temps après, nous reprenons la même procédure, soit fermer les portes, ajuster les essieux au pif, et nous nous rendons au bureau. J'en profiterai pour visiter la salle de bain.

Au moment de quitter, la dame demande à Marteau : « Avez-vous vu mon patron dehors? » « Ben, je ne sais pas, c'est qui le patron? » « C'est lui qui vous a chargé! » Ma foi, une chance qu'on n'a pas dit de connerie! Ne jamais sous-estimé quelqu'un de par son allure ou son habillement! Bon, moi je ne fais jamais ça, mais en voici une autre preuve...

Avant de partir, nous avons planifier la route à prendre, l'autoroute 30, puis la 132 de Châteauguay à Valleyfield via Beauharnois. J'adore cette route, même si en camion ce n'est pas trop la joie. Mais bon, je ne suis pas pressé, alors je fais avec. La beauté du fleuve, du barrage, de l'écluse et la présence de l'Alcan (maintenant RioTintoAlcan, d'ailleurs, me semble que l'usine de Beauharnois est fermé, ou sinon, elle achève...) me comble de ravissement.

Au moment de notre passage, il y avait un camion chargé de matière dangereuse, alors il a fallu attendre pour le tunnel. Ce tunnel passe sous la voie maritime du Saint-Laurent. Lorsqu'un camion se présente avec des matières dangereuses à bord, il doit prendre la voie de droite et faire un arrêt. Le système détecte sa présence, et le feu de circulation des deux côtés passe au rouge. Une fois tout le monde passé, le camion « dangereux » aura sa lumière verte, alors il traversera seul, limitant, voire même éliminant les risques d'accident. Imaginons seulement un incendie ou une explosion sous la voie maritime...

Alors que nous attendions, un bateau était dans l'écluse, et le niveau d'eau était montant. Malgré le volume d'eau requis, on pouvait voir le bateau s'élever à vue d’œil! Nous avons dû partir, mais je crois bien qu'en cinq minutes, il fut en haut, prêt à repartir vers l'Ontario et les Grands Lacs, via le canal de Beauharnois, une merveille fait de la main de l'homme... qui en même temps a coûté très cher à la vie économique de Montréal.

Nous sommes arrêté pour souper à la halte d'Ingleside, en Ontario. Par la suite, nous avons roulé jusqu'à la halte de Trenton, ON où, malgré toute nos bonnes intentions, nous avons décidé de monter le campement pour la nuit.

Après les quelques vérifications d'usage, j'ai convenu d'un départ pour 7:30 demain matin. Nous nous sommes salué, mais moi, maudit drogué, je suis entré à l'intérieur avec mon ordinateur afin de profiter de la gracieuseté d'Internet.

6 septembre 2011

Moments de bonheur 6 – Playa del Gaby

Pour le dimanche, notre mission consistait à aller à Saint-Gédéon-Granmont pour rendre visite à l'oncle Gaby, et accessoirement manger de la tourtière (du Lac, ben évidemment). Si la température le permet, ou l'âge des enfants, un peu de baignade pourrait aussi se produire. Mais ça, en août, c'est plus rare...

Ma mère avait faire préparer une tourtière chez IGA Guy Bergeron. Elle est ben bonne, pis pas mal moins d'ouvrage que la sienne. Pensez-y! Par contre, si vous la demandez chaude, elle est taxable. Crute, elle ne l'est pas. C'est fort pareil... Et des Maltais devant une tourtière, ça ne recule jamais. Noël, pas Noël...

Toujours est-il que nous sommes donc monté chez Gaby, moi et Sarah d'un bord, Nico, Yane et Nicole de l'autre, et un peu plus tard, Yanick et Marie-Êve, un bon copain de Nico dont on ne peut se débarasser (ben là, c'est une blague). Eux avaient les enfants, Christina et Amélia.

Nous avons bien sûr dégusté quelques consommations. Ça aide pour le potinage. Gaby nous a confié (et je ne brise pas de secret ici) que la belle Rebecca revenait au Lac pour de bon, après une courte visite il y a quelques semaines. Elle était en Australie, ça fait loin pour aller prendre un café... Et que le beau Frédéric était de retour dans le grand monde. Même qu'il a hâte de nous revoir, à la fête des Maltais.

Bon, Gaby ne savait pas trop de quoi il s'agit, la fête des Maltais, quelle fête des Maltais? J'ai donc raconté notre idée, qui a germée quelque part lors du décès de tante Henriette. On n'a pas l'occasion de se voir souvent, les cousins-cousines et même les mononcles-matantes, si ce n'est que dans les morts et les noces. Mais sauf Mario, on ne se marie plus chez les Maltais (Isabelle, c'est de l'autre bord). Et dans les morts, comme de raison, l'ambiance est rarement joyeuse... Sauf à Yvon, qui avait dit : - À ma mort, vous en virerez une crisse. Le roi est mort, vive le roi... et comment qu'on a fêté! Mais je m'égare...

Toujours est-il que le projet est de faire un rassemblement, en été, autant que possible pendant une longue fin de semaine, en camping sur le bord du Lac. Ce sera un peu comme quand on était jeune, à la Belle Plage, à Shipshaw, où tous les Maltais (mes oncles et tantes) avaient une tente (chaque). La rue des Maltais. On se baignait dans le Saguenay, ça sentait la soue à Jean-Joseph, et les orages résonnaient en mausus (c'était dans un trou)! Mais le fun qu'on a eu.

Gaby, toujours partant pour faire la fête, nous dit qu'il peut avoir la salle de son camping gratuitement pour la soirée. Oh que c'est intéressant! Marché conclu. On en déduit que le premier juillet, fête du déménagement, serait une bonne date. On ne déménage pas, alors ça ferait un bon moment... Je travaille donc la dessus cet hiver! Parce que la plupart de ceux à qui j'en ai parler était ben emballé...

Alors que nous potinions, donc, Yanick est arrivé avec sa trallée, et son nouveau Nissan Rogue (ben, me semble que c'est un Rogue!). Neuf? Ben non, es-tu malade? - Eh non, mais il est tellement propre! Beau bolide...

Les filles, courageuses, sont allés se baigner. Ouf... Marie-Êve est allé avec elles. Puis, on a mangé la tourtière. Un peu trop cuite, à force de se faire réchauffer (chez Mamie, puis chez Gaby). Mais quand même très bonne! On garde la recette...

Nico et Yane, qui remontait à Montréal le soir même, sont parti vers l'heure normale du souper. Mamie est embarqué avec Yanick et sa trallée, question de permettre à Nico de passer par Hébertville et le Mont Apica. Et de ramasser ses pouceux à Québec.

Moi et Sarah sommes donc resté un peu plus longuement avec Gaby. Sarah s'est aperçu que les filles d'en face dansait dans la rue. Elle s'est donc approché... puis a fini par aller les rejoindre. Je viens d'apprendre qu'elles dansaient sur la musique de Mixmania II.

En revenant, Sarah a dormi un ti-bout. C'est quand même juste une trentaine de minutes, pis encore... J'ai décidé que, comme nous n'avions pas vraiment souper (mais diner si tard), c'était le moment de la traditionnelle poutine chez Bébé. À son réveil, j'ai avisé Sarah qui sauta de joie. Une chance qu'elle était attaché!

Ma mère m'avait dit que Bébé avait agrandi. Un événement! Deux trois tables de plus, et une toilette! Une toilette... la modernité qui est passé!!! Presque...

Comme Sarah aime les ti-bancs qui tournent, nous avons pris une place au comptoir. J'ai quand même pris la peine de lui dire que ce n'était pas un manège. Nous avons commandé une poutine bien sur, râpée-BBQ. Sarah a dit : - Ici, c'est la meilleure poutine du monde. Hmm, ils nous restent encore quelques places à aller goûter, mais jusqu'à maintenant, c'est pas loin de la vérité! ;) Faute de Saguenay Dry, ni même de Red Champagne, je me contente d'un Sprite. Si vous savez de quoi je parle, vous êtes vieux!

Nous sommes donc par la suite retourné chez Mamie. Le voyage tirait maintenant à sa fin... Mais pas les vacances!

Moment de bonheur 5 – Le party...

Nous avons tous couru vers nos automobiles, vu la pluie. Mais le défilé défila, et comme la circulation rue Sainte-Famille est abondante, nous, les derniers, avons eu quelques difficultés à rejoindre le groupe. Une chance qu'on savait où était l'party! Par contre, je me demandais bien si le chauffeur connaissais la coutume qui veut que l'on défile devant la maison de la mariée. Faut croire que non! ;)

Correction venu de la mariée: le chauffeur, qui était mon chum est bien au courant de la tradition de passer devant chez la mariée, mais ladite mariée lui avait dit de pas le faire pour qu'on finisse par finir d'arriver à salle.

Le défilé défila donc directement jusqu'à la bière. Pas de temps à perdre avec le protocole! Il pleuvait toujours. Pas le temps de placotter dehors... tout le monde dedans. En bas, un gars disait :- le mort c'est en bas, le mariage en haut. Sympathique comme accueil!

Après une pause toilette en bas, le faux mort n'étant pas très jasant, et les invités de pures inconnus qu'on ne connait pas, nous sommes montés en à l'étage, retrouver des inconnus qu'on connait! Nous nous sommes choisis une table... puis une autre. Ne me demandez pas pourquoi, mais ma mère n'aimait pas la première.

La mariée chercha moyen de nous indiquer de nous garocher (le mot est d'elle) sur le punch. Un écriteau annonçait Sans alcool sur la moitié des verres, sous-entendant que l'autre moitié était Avec. Là, on n'a pas fait tout ce chemin ni braillé toutes ces larmes pour faire attention. Un Sans pour Sarah, un Avec pour moi. On a même fait le test moi et Sarah, des fois que... À l'odeur, elle ne voulait rien savoir de mon Avec. Elle en a encore à apprendre pour devenir une vraie Maltais!

Par la suite, après quelques tergiversation, la lignée de félicitaillages s'installa sur la terrasse avec vu sur la brume. Sinon, avec un peu de chance, on aurait vu le Saguenay, tout prêt juste en bas. Sarah, la magnifique fille du marié était la première de la lignée. J'en suis encore tout émoustillé! Ensuite, son frère Jean-Philippe, les parents de Dany, ceux d'Isabelle, mon fier oncle Raymond et non moins fière tante Jeanine. Enfin, les mariés eux-mêmes. Gros calins chaleureux de circonstances furent échangés, spécialement avec Isabelle, avec qui j'ai retrouvé mes atomes crochus.

De retour à la table, je demande à ma mère en quoi la cérémonie fut écourté. Au chrono, ça n'a pas trop paru! Il n'y a pas eu de communion qu'elle me dit. Ah ben oui, c'est donc vrai! Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour perpétuer la tradition! Même adapter ladite tradition, faut croire.

Alors que je déambule, tante Lise m'accroche. - Arrive icitte, je vais te présenter. C'est Jean-François, le garçon à Nicole. Devant moi, la sœur sœur (ben quoi, elle est religieuse!) de Raymond, bonjour, et Rita, de Rita-pis-Gaétan, le célèbre duo qui nous suit partout depuis presque toujours. Gaétan est le frère de Raymond; à chaque sortie familiale, ils sont là. Bref, Rita, je la connais.

Correction venue de la mariée: Gaétan est le beau-frère de Raymond, c'est Rita qui est sa soeur.
Correction venue de ma meilleure mère: Gaétan Tremblay ,n'est pas le frère de Raymond Comeau ,c'est Rita Comeau qui est la soeur de Raymond.
Commentaire de l'auteur: hé ben, je n'aurais jamais pensé que tout ce beau monde avait un nom de famille! Avoir su, j'aurais fait le lien plus facilement!

De retour à la table, je raconte l'événement à ma mère et mon frère : - Lise dit aux dames : c'est la fille
à Nicole. Mon frère saisit la balle au bon et dit à ma mère : - Tu vois, la fille que tu as toujours voulu avoir! Pour moi, dans le garage après-midi, il en a coupé un peu trop (je m'étais coupé les cheuveux)! M'apercevant de mon erreur, nous avons tous éclaté de rire! Je me suis repris, mais évidemment, le mal était fait...

Nous avons partagé notre table avec tante Lise, donc, sa fille Marie-Christine et Emmie, sa plus vieille. La plus jeune, Amanda-Rose, n'a pas survécu et fut dompée à la maison pendant le défilé...

Et c'est là que nous avons tous pris un coup de vieux. Emmie, photographe d'occasion, a sauté sur l'appareil-photo jetable de notre table. Puis, elle a pris une première photographie. Aussitôt, elle tourna l'appareil de tous les côtés avec des points d'interrogations dans les yeux. Se tournant vers sa mère, elle demanda : - Je veux voir la photo! Comment on fait? Nous nous sommes tous regardé en disant : ils sont si jeunes qu'ils n'ont jamais vu un appareil-photo qui n'est pas numérique. Ouf, nous, nous ne sommes que de vieux croutons! On a connu l'argentique et le VHS (d'ailleurs, cette semaine, ma fille me demande, en voyant ça sur un dvd (cherchez l'erreur) : - C'est quoi ça, VHS?)

L'animateur de la soirée présentât alors la table d'honneur. Mais on avait perdu Raymond. Nous avons donc eu la présentation des autres personnes (les mêmes que dans la haie d'honneur)... puis Raymond fût de retour... avec bien sur une bière. Le coquin était parti au bar en pleine présentation! Ah, quand ta soif...

En attendant, et en prenant quelques autres coquetels (ah, à peine...), nous avons eu la visite de Luc-Michel, de Nathalie et de Martine. Si on inclut Marie-Christine qui était à notre table, ça compte pour de bonnes retrouvailles de cousins-cousines qu'on ne voit pas souvent. C'est ça la vie d'expatrier. On ne se voit que dans les noces et les morts. Ça ne se marie plus, et ça ne meurt pas tellement... :) Faudrait peut-être faire un party de cousins pour ce côté-là aussi. Bon, on se pratique avec les Maltais l'été prochain, et si c'est bon, on s'en reparle!

Puis, le repas commença à arriver. Le service, tant pour le vin que pour le repas, fut mené rondement. Et ledit repas fut embouveté tout aussi rondement. Y'a ben juste Nicolas qui ne mourrait pas de faim. J'avais misé sur 20:00 pour le début du souper. Bingo pour la fille de ma mère! Sarah en profita pour nous faire la démonstration de ses talents de mangeuse. Les framboises du gâteau firent de beaux dessins sur sa robe. Dire que bébé elle ne salissait même pas sa bavette! Mamie à la rescousse nettoya ça du mieux qu'elle le put avec e-rien. On a été élevé avec e-rien, alors on est habitué!

Pendant que ça relaxait, Sarah s'est endormie sur la table. Évidemment, nous avions la table que le personnel se devait de ramasser en premier. Bon choix, Mamie! J'ai donc pris Sarah, dans le coma, sur moi. Mais c'est qu'elle est rendu lourde, la petite! Pendant ce temps, la jolie photographe fit de jolies photographies de la famille du marié. C'est qu'il y avait un beau décor, alors autant en profiter. Et eux aussi, parait-il, ne se rencontrent pas trop souvent tous ensemble...

Vers 22:00, la musique commença. Sarah sortie aussitôt de son coma. L'effet de la musique sur ma fille est instatané. Je crois qu'elle sera aussi mélomane que ses parents. Je peux dire qu'elle EST aussi mélomane. C'est déjà fait! Après avoir pris quelques minutes pour se remettre les yeux devant les trous, elle se mit à danser, et tout le monde aussi. Et chapeau au maitre des fausses tables tournantes pour sa première heure! Wow, on ne se pouvait plus...

Ajout demandé par ma meilleure mère: Pis aussi Nicole a dansé avec les enfants de Pauline et Charles-Henri Girard: Linda et Jocelyn Fortin, et Sylvain Girard et Marlène. Je crois que Sarah a un peu de sa grand-mère en elle, car elle aime la danse.

Lors d'une visite au bar, Nico se mit à jaser avec un sympathique homme qu'on n'avait pas reconnu... c'est qu'il s'est un peu arrondi depuis le temps qu'on l'a vu. C'était Alain Gaudreault, le père de Steve, tragiquement décédé à dix-sept ans. Steve était de la gang de mon frère au secondaire. Évidemment, ça nous a ressassé des souvenirs. Repose en paix, Steve... :-(

Alors que nous dansions comme des fous, Nico, voyant arrivé Stéphane, le patron d'Isabelle, me dit : - Trouve-tu qu'il a un air de savant fou? - Oh que oui! Éclat de rire généralisé... Puis, saisissant son appareil-photo, il photographie les orteils de Yane. Devant mon air étonné, il me dit : - Au temps que ça a pris pour faire ça, on va toujours ben immortaliser ça!

La danse des fous s'est poursuivi pendant un bon bout de temps. Puis, le roi des fausses tables tournantes annoncent une demande spéciale des mariés. On entend un bon Rammstein débuté. Nico, pas à une blague prêt, dit : - Bon ben Rita-pis-Gaétan vont y aller. Bon, encore un fou rire... et on voit Gaétan qui nous envoie la main. - À la prochaine les p'tits gars! Ça brassait pas rien qu'un peu...

Alors qu'une heure grimpait à l'horloge, et qu'il ne restait que moi, Nico, Yane, la jolie lectrice et une autre fille (toutes deux de la famille de Dany), et bien sur les deux mariés, nous avons conclu que nous pouvions déclarer la soirée satisfaisante!

Encore des calins, des salutations, puis départ pour la maison. Demain sera un autre jour.

Pour les mariés, le réveil fut rigolo. Dany, qui avait fait des mauvais coups à tous les mariages des autres, s'est fait équiper l'automobile. Remplie à ras bord de coquilles de styro-mousse, du genre que l'on reçoit dans les boites d'expéditions. J'imagine qu'ils en auront pour des mois, voire des années, à en retrouver!

30 août 2011

Moment de bonheur - Partie 4


Nous sommes donc arrivé chez Mamie à 21:00. J'ai avisé Sarah tout de suite qu'elle irait au lit à 22:00 au plus tard. Je connais ma fille... elle a toujours mieux fonctionner si elle a un « après ». L'action indirecte lui semble moins épeurante; pourtant, le résultat est le même!

Après un peu de potinage, l'heure dite arriva. Sarah, dans un élan d'obéissance incroyable, était au lit à l'heure dite. Mamie alla la voir vers « et deux » pour savoir si elle préférait qu'on éteigne la lumière du passage. Au même moment, les lumières de l'automobile de Nico, mon meilleur frère passait au ralentit dans la rue. Tiens, z'était pas supposé arriver tard tard dans la nuit, eux? Alors qu'ils entraient, je suis retourné voir Sarah pour lui dire qu'elle pouvait bien venir quelques minutes dire bonjour et faire les calins d'usage. Peine perdu : elle dormait profondément! Il était « et cinq »! Non mais, pourquoi ce n'est pas aussi facile à la maison?

Mon frère, téméraire de la route, n'avait pas encore souper. Il avait bien acheter du chocolat aux beleuets des Ti-Pères Trappistes, mais il n'avait même pas eu la chance d'y goûter! Après en avoir offert à ses deux pouceux, puis à Yane, sa blonde (on prononce Ja-né), lorsqu'il pût en reprendre, la boite était vide! Quand on vous dit que c'est bon...

Mamie nous a donc réchauffer de la soupe aux gourganes. Moi qui avait souper mais qui a toujours faim, je ne me suis pas fait prier! Yane nous raconta qu'au Pérou, ils mangent de la gourgane. Mais là-bas, la fève est plus grosse et ils l'épluchent (la cosse!). Hé ben, on n'est jamais vraiment tout seul au monde!

Puis, une fois rassasié, tous sont allé au lit successivement. Ne resta que moi et mon frère. J'ai alors appris officiellement qu'il retournera au Saguenay aussitôt son (ses?) entreprise démarrée. Vas-y fort mon frère, j'ai ben confiance! Je crois qu'il a eu plus de « gots » que moi. Me manque un bon coup de pied au cul... (j'entends Caro qui dit : pas juste un, une série!).

Après un repos bien mérité, quoique trop court (Yane le matin, elle brasse!), le programme s'est mis en place. Mamie s'est offerte pour repasser nos vêtements afin que nous soyons beaux bonhommes et belles madames. Yane s'est aperçu qu'une coiffeuse à deux minutes d'avis, ça ne court pas les rues (mais grâce aux contacts de Nico, tout s'est arrangé). Yane avait un problème de robes... comme dit Nico, ce n'est pas parce qu'elle en a amené trois que c'est suffisant!

Ils sont donc tous parti vers 10:00 pour faire la tournée, qui du salon de coiffure, qui du maquillage, et qui encore du magasinage de dernière minute. Que voulez-vous, on ne vit pas des noces à toutes les années... et la dernière fois, c'était médiévale, alors on a loué des costumes complets, c'est pas mal moins de troubles!

Je suis donc resté tout seul à la maison. Peut-être est-ce parce que ma blonde n'étant pas là, je n'avais personne pour me dire que j'avais un problème ou un besoin de dernière minute? Je suis donc parti pour faire des photos de Kénogami. Mais évidemment, comme c'est un nouvel appareil et des batteries de merde, ça n'a pas fonctionner longtemps... Je suis donc revenu en criss (ma spécialité), en maudissant le manque de temps pour avoir MON appareil qui fonctionne vraiment...

À mon retour, ma mère était revenu de chez la coiffeuse. Belle tête! La pizza maison chauffait dans le four. Et après avoir constater que les deux autres, ayant un rendez-vous chez la coiffeuse à 12 :30, et d'autres arrêts, n'y serait pas pour diner, nous l'avons mangé!

Mamie est donc reparti, avec Sarah, pour aller se faire maquiller. Puis Nico et Yane sont revenus, vers 16:30! Mon frère bougonnait (c'est de famille) puisque malgré tout ce temps, ils n'avaient pas dîné en chemin! Yane est du genre incertaine...

Tante Pauline avait téléphoné dans la matinée. Mon frère lui avait fait l'horaire de la journée, alors voilà qu'elle rappelle ma mère, qui se trouve à être sa sœur. Elle raconte à ma mère qu'elle et Charles-Henri auraient besoin d'un transport entre l'Église et le Pichet, parce qu'ils ont quelqu'un pour les amener, pour les ramener, mais pas entre les deux. Ma mère, toute éberlué :
  • Quoi, vous ne venez pas pour la soirée?
  • Oui oui...
  • Ben, c'est au Club de golf...
  • Oui, c'est ça...
Marché conclu, vu qu'à cinq, nous avions trois automobiles... Des fois qu'on aurait des couche-tôt dans la famille!

Au travers de tout ce brouhaha, nous sommes parti pour l'Église Saint-Matthieu (avec deux T, pour faire différent de l'Évangéliste, Mathieu avec un T). Un bon show ne commence jamais à l'heure, mais là, on ne peut pas prendre de chance. Imaginez une noce où l'on ne verrait pas la mariée descendre l'allée : impensable!

Dès l'arrivée, je rencontre la petite Christine, qui tourne en rond en attendant sa meilleure amie (la mariée). Puis Martine, sœur de la mariée, expatriée elle aussi, mais à Rivière-du-Loup, avec ses deux enfants, si beaux pour l'occasion. On apprendra plus tard que la belle Marie-Laure sera responsable du transport des alliances. Et je suis bien placé pour savoir que le transport est la partie la plus importante de tout événement. Aussi Michel, le cousin qu'on a appris à cause de Facebook qu'il s'appelle en fait Luc-Michel. Non mais, y'en arrive tu des affaires! Du beau monde qu'il y a longtemps, très longtemps même, qu'on n'avait vu!

Après un peu de placottage, le curé nous indique, pour une xième fois, qu'il est temps de gagner nos places, car la mariée arrivera d'une minute à l'autre. Les invités du marié à droite, ceux de la mariée à gauche, nous a t'il dit. Bien, on va être en avant, on est les seuls invités de ce côté, faut croire!

En s'avançant, nous avons plutôt compris que les gens n'écoutent plus les curés. En fait, tout le monde s'était réfugié du même côté de l'église! Bon, nous serions en avant quand même, malgré l'heure tardive de notre arrivée sur les bancs.

Évidemment, nous étions tous là à nous étirer le coup aux deux minutes afin de ne rien manque de l'arrivée... Finalement, Isabelle et Raymond, son fier papa, sont apparus, d'abord au fond de la nef, puis en s'avançant lentement, suivi de toute la procession. Isabelle était radieuse, mais un peu braillarde! ;)

Sérieusement, Isabelle semblait très émue, braillant toutes les larmes de son corps. Moi, pas dur sur la larme, ai donné généreusement aussi... On ne devait pas être les seuls yeux humides, j'en suis certain!

Puis, après une brève présentation, la cérémonie commença. Ma mère nous chuchotta que « ça l'air que ça va être une cérémonie écourtée ». Ah ouin? Hé ben, on n'arrête pas le progrès!

La cérémonie se déroula parfaitement. La jolie lectrice fit de jolie lecture. Marie-Laure transporta fièrement les alliances. Ils furent déclaré « mari et femme, vous pouvez embrassez la mariée »... eh ben, il ne l'a pas dit comme ça, c'était plus à la mode. Genre : « je pense qu'on est dû pour un bec »! Ma foi, ne manquait que sœur Clarence et sa chorale...

Alors que les nouveaux époux et leurs témoins s'occupaient des civilités, le curé faisait de l'oeil à la photographe... ben là, il fallait bien savoir si on ferait une photo de groupe en dehors ou ben en dedans. Quelqu'un alla s'enquérir du temps, pas fameux, et alors qu'on se retournait pour s'en retourner, justement, on vit la photographe jouquée dans le jubée. Tiens... faisons un tas... avancez encore un peu... un peu moins éjarés... collez-vous là... Risez... Trois quatre clic, pis voilà, nous fûmes immortalisés.

Nous pouvions donc maintenant aller faire une parade en délégation jusqu'au party.

18 août 2011

Moment de bonheur - Partie 3

Afin de nous présenter au mariage de ma cousine Isabelle et Dany, nous avions convenu que Sarah et moi irions à Jonquière pour faire la fête pendant que Caro garderait le fort... et le Marché public. Comme nous anticipions un drôle de voyage (en dehors de la noce), nous sommes parti le vendredi, avec retour prévu lundi, peut-être même dimanche, selon le déroulement des événements. Ce qu'on appelle un voyage sans chier...

Vendredi donc, je suis allé comme à l'habitude chercher le maïs pour le kiosque de Caro. Une fois le kiosque installé et bien garni, autant diner sur place avant de quitter.

Après un bon repas en famille, nous avons quitté Caro. C'est la première fois que je pars seul avec Sarah. Et déjà ça, ça m'apportait une certaine crainte.

Sarah désirait passer par la route de La Tuque. J'étais d'accord, alors c'est le chemin que nous avons choisi. On reviendrait alors par le Parc et donc Québec... J'aime bien, lorsque c'est possible, utiliser un chemin différent à l'allée et au retour.

Nous avons donc pris la route qui nous amena à Saint-Gabriel-de-Brandon. Par la suite, par les petits rangs et chemins campagnard, jusqu'à Charette, où j'ai eu le déplaisir d'habiter pendant un an. En peu de temps, nous étions aux abords de Shawinigan, sur l'autoroute 55. Je me suis dit: tiens, passons dans Grand-Mère afin de montrer à Sarah l'usine de papier où je vais parfois. Et le fameux pont grillagé de Grand-Mère.

En entrant en ville, Sarah a eu besoin d'un arrêt-pipi. L'Oncle Tim a fourni sa toilette, mais comme nous sortions de table, on a passé un tour pour le café. Je commençais déjà à voir que nous serions dans les temps pour une pause-souper à La Tuque...

De retour sur la rue qui longe le bord de la rivière, nous sommes passé devant l'usine-mère des bateaux Doral (on en rêve), puis celle de ZedBed (on en a un) et finalement, l'usine Laurentide. Arrivé aux abords du pont, il a fallu attendre quelques minutes pour cause de travaux sur ledit pont. En passant sur le pont, j'explique à Sarah que si on pouvait voir le tablier, on y verrait l'eau par les trous. Un peu à notre droite, au loin, on voit le barrage.

De l'autre côté, nous nous rendons vers la route 155. Ce coin, je l'ai parcouru souvent lors de mon premier travail de camionneur. Nous allions chercher des panneaux de copeaux à Saint-Georges-de-Champlain, des madriers à Saint-Roch-de-Mékinac ou livrer des billots à Sainte-Thècle.

Comme nous sommes des mordus de La petite séduction, nous avons jeté un oeil interrogateur à Grande-Piles où Ricardo Larrivée a été séduit. Mais nous n'avons pas pu en être certain... (alors ne pas nous en tenir rigueur...).

Un peu plus loin, la route prend définitivement le bois. Un bon moment sans voir autre chose que la forêt! Puis, arrive le moulin à scie de Rivière-aux-Rats (un village que Caro, qui a une phobie intense de la petite bête gratteuse, n'aimerais assurément pas)! Je constate qu'il a un nouveau nom. Hé ben.

En s'approchant de La Tuque, apparaisse des affiches annonçant le "dernier dépanneur avant la voie de contournement", le "dernier terrain commercial disponible avant la voie de contournement" et même le "dernier poste d'essence avant..." Enfin, vous voyez le genre. Je me croyais dans Lucky Luke, au relais de la dernière chance. Mais une voie de contournement, vraiment? Vrai qu'il y a longtemps que je n'avais roulé dans ces terres...

Alors que mon estomac se demandait si il mangerait bientôt, et que Sarah dormait à poings fermés, je vis sur une publicité: "À La Tuque, on se calme le pompon, on va chez PFK". J'avais déjà cette idée, alors ce sourire de r'bord d'autoroute m'a convaincu. On irait au poulet...

Arrive donc, nouveauté, une intersection! Ça doit être la voie de contournement, ben évidemment! Il faut serrer à gauche, attendre ceux qui montent, puis tourner vers la ville. La voie, que je ne verrai incidemment pas de ce voyage (et comme j'aime bien ravitailler à La Tuque, ce n'est probablement pas pour bientôt), suit son chemin vers l'est, par delà les montagnes.

En remontant vers la ville, Sarah s'est réveillé.
- Qu'est-ce tu dirais d'aller chez Kentucky?
- Chez PFK?
- Oui oui, au poulet...
- Ouais!
Marché conclu.

En traversant la ville, je constate que la mordernité est arrivé. Il y a maintenant un Tim Hortons. Et le vieux Irving a été remplacé par un Couche-Tard, loin loin de la route, tout au fond... conséquemment, il ne reste plus beaucoup d'espace pour les camions. Sachez-le... au moins, la halte au nord de la ville est toujours là!


Comme elle se réveillait, Sarah n'avait pas conscience de la profondeur de son appétit. J'ai donc pris trois morceaux de poulet... mais autant elle que moi étions défoncé. Ça en aurait pris deux de plus...Une fois rassasiée, elle a découvert le Petit Journal dans le cahier du samedi du Journal. On est vendredi, alors tout va bien... En bon papa, je lui dit de partir avec, qu'elle le lira dans l'auto ou chez Mamie. Bon, peut-être que des dizaines d'enfants ont pleuré samedi ou se sont chicané pendant des heures parce que le Petit Journal était disparu... Hooonnn!

 De retour sur la route, Sarah me demande dans combien de temps nous serons chez mamie. Encore deux heures de routes, nous sommes à la moitié du trajet. Avec les arrêts, disons vingt-et-une heure. Elle s'étonne que ce soit encore si loin... Je lui suggère de faire un petit bout de dodo, comme ça, en arrivant, elle sera de bonne humeur et pourra veiller un peu plus tard que d'habitude... Deux minutes plus tard, je regarde dans mon rétroviseur pour lui parler... elle dormait!!! Hé ben, ce que ça peut faire, la volonté!

Un peu plus loin, les radios du Lac commencent à rentrer. Tiens, c'est le Festival du Cowboy à Chambord! Sarah y est déjà aller, dans le temps... On s'arrête au Irving du coin de la route. Alors que je suis dehors à me demander si ce serait indigne de laisser Sarah dormir dans l'auto le temps d'une pisse, elle se réveille... Nous allons donc au toilette, puis un petit café avant de repartir. Sarah remarque que les filles ont un chapeau de cowboy, qu'il y a des beleuets, du chocolat au beleuets et quoi encore sur le comptoir! Ça sent la maison...

Il y avait beaucoup de monde dans Chambord... mais la route s'est bien déroulé par la suite jusqu'à la maison familial.