30 décembre 2009

Nos activités de la nativité!

Mon dernier voyage de travail étant plutôt court, il s'est bien sur bien passé. Rien de neuf sous le soleil, c'est quand même TJB! C'est d'ailleurs bien de savoir que, en partant à quelques jours des vacances, à moins bien sur d'un bris mécanique, tout aura été prévu afin que le retour à la maison se fasse dans les temps demandés. Dans mon ancienne vie, nous étions loin du compte. En fait, c'était plutôt l'inverse!

Je suis donc rentré une journée avant la date demandée... parce que j'avais choisi un voyage qui partait une journée avant la date normale de départ après un congé raisonnable: j'ai fait mon effort, sachant que la compagnie fait le sien lorsque besoin il y a!

Le 22 décembre, je suis donc rentré au garage. Comme la journée était assez avancé et que nous avons besoin de six heures de route (plus les arrêts, les ci et les ça) pour nous rendre Chez Moman, nous avions donc décidé de souper et de dormir chez Tante Anna, qui habite à deux ou trois villages de celui où je travaille. Ça nous laissait toute la journée du 23 pour descendre à Jonquière...

Après un bon souper, même un cadeau (merci Anna) et un bon mais court dodo, nous étions sur la route vers six heures trente au petit matin. Toute la tribu était excitée d'être en famille, en vacances et à "ça" d'être en mode "Jonquière pis c'est Noël"! En bon camionneur, le temps des célébrations de fin d'année est, avec les vacances d'été, le seul vrai temps d'arrêt que nous prenons tous ensemble.

D'ailleurs, pour l'anecdote, je n'ai jamais travaillé entre Noël et le Jour de l'An. Jamais sauf en 2002... Cette année-là, j'avais décidé de passer droit parce que Caro était enceinte jusqu'aux oreilles et devait accoucher au début de février. En bon "gars qui veut être là", nous avions choisi de laisser tomber le congé des fêtes afin que je puisse commencer mon congé parentale peu avant le temps prévu de l'accouchement.

La nature triomphant à tous les coups, Sarah est née prématurément (de cinq semaines) un certain 30 décembre! Papa déambulait entre la Virginie et la Caroline du Nord... :(

Mais revenons à nos moutons... Nous avons donc descendu, tranquillement pas vite (c'est la seule vitesse que je connais)! Après un arrêt-café à Saint-Hyacinthe chez l'oncle Tim, nous sommes allé faire notre deuxième déjeuner aux Galeries de la Capitale.

La dame du restaurant, je devrais dire casse-croute, nous demanda d'où nous étions, et où nous allions. Saint-Jean-de-Matha, avons-nous répondu dans le brouhaha. Matane? demanda t'elle? Non, Matha!

Ah, elle venait de Matane, mais qui prend mari prend pays, probablement... Très sympathique, sans pareil pour cuire une "toast"... ;) (On rit ben, mais manquer des oeufs ou des hot-dogs, ça se peut!)

Après quelques boutiques ciblées (il manque toujours un ou deux gugus), nous sommes entrés dans l'animalerie près de l'aire des restaurants. Géant! Nous nous y sommes aperçu que nos cages d'oiseau, reçues gratuitement de la belle Julie-Wynie, valent leur pesant d'or! Merci Julie!

Par la suite, retour sur la route pour la traversée du Parc. Comme prévu il y a des années par mon oncle Marc, à l'époque à l'emploi du ministère des Transports, ainsi que par le monde qui a une logique normale, malgré que la quasi-totalité est maintenant à quatre voies divisées, il n'y a toujours en hiver que deux traces de déglacés "à l'asphalte". Bref, ils auraient pu mettre un simple terre-plein sur la ligne jaune, et c'eut eu le même effet!

Donc, sachant conduire en hiver et ayant de bons pneus (ironiquement, au Québec, il a fallu une loi afin que la quasi-totalité des automolistes comprennent qu'ils sont essentiels à la vie en hiver!), je me suis donc "tassé à gauche" et je suis descendu "inque su'une gosse" (et ma fille de dire: c'est quoi ça, une gosse?)!

Nous étions quatre ou cinq voitures à rouler ainsi, aux alentours de cent kilomètres par heure. Si l'un de notre clique non-officielle prenait la voie de gauche pour dépasser les branleux, le reste de la clique suivait.

Après un arrêt-pipi à l'étape, et un gratteux infructueux (il y a quelques années, Caro a gagné un radio-réveil, l'achat d'un Cadeau-Surprise à l'Étape est donc devenu une tradition), la route est redevenu sèche comme en été.

À suivre... parce que je ne suis pas capable de faire une histoire courte!

6 décembre 2009

J'ai eu des fleurs!

Des fois, on se fait lancer des fleurs... Des fois, c’est pas mal subtil... Des fois, on ne s’en rend compte que plus tard, tellement c’était subtil!!!

J’avais été assigné chez un client où j’étais déjà allé, du temps où nous tirions pour une autre compagnie, soit avant que TJB ne soit totalement indépendant. Ça ne s’était pas d’ailleurs très bien passé, surtout chez le client de l’autre bout en fait, ce qui m’avait marqué.

Pour faire une histoire courte, disons que le client, un distributeur alimentaire de la ville de Québec (ben, une banlieue) étant trop pauvre pour commander des palettes emballées de pellicule plastique, et en plus étant trop pauvre pour nous décharger lui-même (ou bien de payer un sous-contractant pour le faire), j’avais donc dû, bénévolement bien sur, c’est quand même le monde du transport, replacer six ou sept palettes sur les vingt dont les sacs de riz, qui ne touchaient ni au mur ni à une autre palette, s’était écroulés! En langage de camionneur, on dirait : le voyage a chié! De belles poches de riz de quarante kilogrammes! Osti... marqué à vie je vous dis.

Donc, hier, lorsque j’ai vu le nom du client, et dans la ville de Stuttgart, AR, il n’y a que celui-ci (toute la terre autour étant consacré à la culture du riz), j’ai eu une petite montée de pression. Mais l’indépendance de TJB nous ayant apporté beaucoup de bénéfice, ça se passerait assurément mieux!

Sachant presque où je m’en allais, je me suis présenté ce matin directement à la balance. Il faut savoir que ce client est presque un village en lui-même, un village dans le village, en quelque sorte! On m’indiqua où me présenter, Quai numéro cinq.

Je passai donc sous l’arche avec le nom de la compagnie, une longueur de camion en avant, tournai à gauche, une demi-longueur de camion, les quais sont à droite. Le numéro cinq est le premier, donc le plus facilement accessible. Mais il faut reculer du côté droit, celui où l’on ne voit pas réellement bien, ou en langage de camionneur, "blindside".

Les autres quais sont tous occupés. Je m’avance donc le plus possible, au coin de la cour. Il faut savoir que la cour est tout juste assez grande pour qu’un camion puisse y manoeuvrer, rien de plus, rien de moins. Probablement aussi que les mesures ont été prises du temps ou une remorque faisait quarante-cinq pieds de long... j’arrive avec ma "cinquante-trois pieds". Mon client hier me disait justement que "ça a l’air de ben plus de cinquante pieds, vu du quai"! Et mon Wes’ est passablement long lui-même, bien qu’"un Wes’, ça tourne pas mal"! Autant que nos Volvo, si ce n’est pas plus... Je me dis que j’ouvrirai les portes et déplacerai les essieux une fois bien aligné avec le quai.

Avec l’aide de mon précieux miroir électrique côté passager, je recule comme moi-même n’y arrive pas souvent (et parfois même "du bon côté"). Clic clic pow, au quai, je m’avance en ligne droite, descend pour ouvrir les portes et débarrer les essieux. De retour à bord, j’avance le camion afin que les essieux de la remorque, eux, reculent à l’extrémité du ladite remorque. En quelques minutes, je suis de nouveau au quai, prêt à être chargé.

Au moment d’ouvrir mes portes, mon voisin de quai, un immense Freightliner Classic jaune "long d’même" avec une remorque réfrigérée, revient du bureau et m’aborde :
- Ça ne doit pas être la première fois que tu viens ici, toi?
- Non (sans avoir vraiment le temps d’élaborer)…
- Parce que je t’ai regardé arrivé et reculé; moi j’ai eu beaucoup plus de misère que ça... je me suis repris plusieurs fois.
Moi, dans ma tête: ben, je veux ben croire que je suis déjà venu, mais ça fait si longtemps que ça ne compte même pas. Je dois juste être bon! :P me suis-je en suite dit en propageant le préjugé qui veut que "les américains, ça ne sait pas trop bien conduire un camion"...

On me chargea assez rapidement, car je ne recevais à ce quai que les quatre premières palettes. Le reste étant dans un autre entrepôt (un village, je vous dis!). Je déplace donc mon équipement vers l’autre quai. Je me rends vite compte que mon voisin de quai me suit lui aussi.

Au deuxième endroit, l’espace est beaucoup plus vaste, et la manœuvre se fait "du bon côté", ce qui facilite beaucoup l’approche. Me voici donc à nouveau au quai. Mon jaune voisin recule encore une fois au quai à ma droite, comme la première fois. Je vois bien qu’avec son Classic "long d’même", il doit être plus délicat et se reprendre deux ou trois fois, malgré l’espace disponible. Notez ici, pour les non-familiers (mais ça s’applique aussi aux automobiles), que la manoeuvrabilité d’un camion (ou d’un véhicule) dépend de la marque, du type d’essieu avant (certains ont des roues qui pivotent plus que d’autres) et de la longueur de l’empattement (la distance entre les essieux avant et arrières). Mon copain n’est pas vraiment avantagé en partant sous tous ces rapports!

Une fois que nous sommes tous à quai, la plupart de ceux qui occupaient les quais au premier entrepôt ont fait comme moi et mon jaune copain, je me mets à réfléchir. Et ce n’est que là que je me rends compte que la première fois, j’ai reculé "blind side"!!! Donc, au risque de me vanter un peu (il faut bien que je le fasse, les autres ne le font pas pour moi!!!), je suis rendu bon! :)

Vrai que, au moment de reculer, je ne me pose pas la question à savoir de quel côté je dois aller, ou si ça va être facile ou non. Je me concentre plutôt à calculer la manière de tortiller mon équipement, quel qu’il soit, afin que, comme dirait ma mère parlant de son mot croisé, "ça fitte dans l’trou"...

Ah, et ce client-ci a au moins les moyens d'avoir des palettes enrubannées de pellicule plastique, alors le chauffeur qui aura la chance d'aller le livrer, le retour en fin de semaine m'en dispensant, n'aura pas les mêmes problèmes que j'avais eu la première fois!

1 décembre 2009

Des bouts de vie...

La semaine dernière, après un premier dodo dans une halte routière de Ingersoll, ON, je me réveille. Jusque-là, tout allait bien! J'allume le plafonnier. En deux minutes, il s'éteint! Mauvais, très mauvais signe! Il faut savoir que le courant de la couchette coupe si la tension atteint douze volts, afin de préserver la capacité de redémarrer le moteur en tout temps.

Et comme j'ai reçu des batteries neuves il y a deux voyages (sur trois semaines, voir le message précédent), pourquoi causeraient-elles problème? Je commence donc à jurer contre mon vénérable Vieux Wes'... Honte à moi, mais comme je devrais déjà avoir une heure trente de plus à mon compteur, sur un voyage de trois jours à destination d'Orange, TX, ne pas être capable de partir à l'heure permise par la loi et mon registre me met en beau fusil...

Après quelques essaies, je décide d'aller me chercher un bon café! Ensuite, un autre essai infructueux. Quand on dit: rien, c'est rien... même e-rien! Juste un clic dans la bobine, mais aucun "rwe" dans le moteur!

Donc, je téléphone à Martin, par un beau dimanche matin. Évidemment, il est en congé et je n'aime pas vraiment déranger... mais je me convainc que ça fait parti de son poste de se faire déranger "en tout temps"! Pas évident de trouver un garage... il finit donc par m'envoyer Pardu et Gilles, deux vieux potes de la compagnie.

Après un survoltage assez coriace, j'ai fini par faire démarrer le moteur. La consigne fut de laisser tourner le moteur en tout temps, parce que la valeur du carburant serait assurément moindre que celle d'une éventuelle réparation sur le bord de la route!

Outre que c'est contre-nature pour moi de laisser tourner ledit moteur pendant que je mange et que je dors, le reste de la semaine s'est bien déroulé. La livraison et la cueillette a été fait rondement, et le retour aussi. Vers deux jours avant d'arriver, je me suis dit: pourquoi le camion tourne donc? Ah oui... Je commençais à en avoir assez. Contre nature je vous dit!

De retour au Québec, on me demanda de laisser la remorque dans notre cours de Lachine. Par la suite, j'avais une autre remorque à ramener au garage, ou mon camion serait traité pendant mon congé. Ce qui fut fait. En peu de temps, j'étais dans l'automobile et en route pour la maison... en fait, chez mon frère, ou Caro, Sarah et ma mère m'attendaient.

À mi-chemin, le téléphone sonne. Mon répartiteur me demande ou je suis. Il se trouve que j'ai oublié de retirer mon cadenas sur ma remorque. Il faut savoir que je n'ai pas l'habitude de l'utiliser, seulement dans quelques situations exceptionnelles. Morue, le chauffeur de ville chargé de s'occuper de ma remorque, était donc dans l'impossibilité de faire quoi que ce soit!

Je m'y suis donc rendu afin de désinstaller ledit cadenas, afin que Morue puisse faire son travail.

Ensuite, à la maison... après avoir laissé Sarah chez mon frère, qui lui arrivait de Moncton, NB, chez Molson pour tout vous dire ou il avait passé la semaine. Pour la petite histoire, il n'est pas camionneur, il est plutôt technicien en instrumentation, mais souvent il fait plus de kilométrage que moi... enfin, presque!

Nous avons ensuite attendu notre matelas pendant une partie de notre samedi, fébrilement parce que nous étions pressé de nous rendre au souper de noel de TJB. Nous avions deux heures de route à faire, le souper se tenant dans la ville de Valleyfield, QC.

Chanceux dans notre malchance, le camion s'est pointé ici peu avant midi. Les deux hommes ont entré, monté puis assemblé la base et les matelas dans l'espace d'une heure environ. Wow! Nous nous sommes donc étendu (habillé là, partez pas de rumeur!) afin de tester notre nouveau lit. Un peu plus et nous y restions. N'oubliez pas que nous sommes sur les matelas de camping depuis l'entrée dans la maison, Sainte Caro!

Donc, nous avons charger le coffre du Bleu de pots Mason: des tomates et d'autres légumes, ainsi que confitures et gelées que Caro a vendu à mes confrères et consoeurs de travail, ainsi qu'un cadeau de remerciement pour mon patron et sa compagne, Jocelyn et Êve. Avec tout ce que j'ai dans la compagnie (rien de bien spécial, rassurez-vous, mais tellement beaucoup pour moi et ma petite famille), je trouvais que ça méritait un petit cadeau! Le cadeau, mais je crois surtout la carte qui l'accompagnait, a touché droit au coeur.

Ensuite, vite sur la route afin de nous rendre, après une pause diner chez l'oncle Tim, à l'hôtel Plaza Valleyfield. Dès dix-huit heures, nous sommes donc descendu en bas, près de la salle habituelle réservée à nos activités pré-noelliennes.

Le souper fut excellent. Un cochon complet, des pâtes avec sauces assorties, et tous les accessoires requis. Succulent comme à chaque année. Ensuite, musique vivante et sur disque pour faire digérer le tout. Je crois que tout le monde a beaucoup aprécié leur soirée.

C'était drôle par contre de constater que nous, Caro et moi, ne connaissions pas une bonne partie des chauffeurs. Ça doit être ça, vieillir... et habiter loin du bureau! Drôle aussi de pouvoir nous faire une table de Lanaudière, parce que nous sommes quatre de cette région. Notre table fut de très agréable compagnie. Merci au gars, ainsi qu'à leurs conjointes.

Le lendemain matin, un bon déjeuner extra-ci, extra-ça, et à volonté en plus, nous attendait. Constatant que "ça s'améliorait depuis quelques années", Êve me dévoilà que le restaurant avait changé de propriétaire! Ah ben...

Le soir venu, nous avions prévu un souper de fête pour moi et mon frère, avec ma mère, venu de Jonquière pour l'occasion (ça prend vraiment une occasion!) et Dora. Après avoir discuté entre fêtés, nous nous sommes entendu moi et Nicolas sur le type de restaurant. Mon frère nous a donc déniché un restaurant chinois dans le quartier chinois, ce qui, avouons-le, adonne donc bien! Le problème, c'est qu'il fallait bien qu'il fasse le lien entre sa tête et le restaurant physique! Après avoir marché un peu, nous avons trouvé le Restaurant Beijing.

Ce fut une excellent souper. Après avoir sélectionné divers mets dans le menu trilingue (notre cantonais, ou était-ce du mandarin, n'étant pas terrible, nous nous sommes concentré sur la section en français), le serveur, bilingue et demi, se chargea de traduire nos choix en signes chinois afin que le chef puisse comprendre ce que nous désirions manger.

Le tout fut préparer en peu de temps (rappelons que nous étions six à table, et que le restaurant était rempli à sa pleine capacité). Le service fut impeccable, très rapide et très courtois.

Une fois le repas complété, nous sommes retournés chez Nicolas ou un bon gâteau au chocolat nous attendait. Miam.

Pour conclure, cet après-midi, je suis descendu dans les méandres de la maison. Le but de l'expédition était de fermer la valve de la sortie d'eau extérieur, afin de protéger la tuyauterie du gel (il a justement neigé hier soir et cette nuit).

Il faut savoir que, dans notre vieille maison (plus de cent ans), il n'y a pas de sous-sol. L'espace, d'environ un mètre de haut, est assez restreint. Le sol est en terre sablonneuse, très sec d'ailleurs. Le tout est chauffé, pour aider le chauffage du haut. J'ai donc pu vérifier, et augmenter, le degré auquel la température sera maintenu. J'ai fini par trouvé ladite valve, relativement bien cachée entre deux solives.

Après tout ça pour la fin de semaine, je me suis informé à savoir si mon Vieux Wes' serait prêt à me retrouver dès demain, vers midi. Ce sera fait, dixit Martin. Je m'y rendrai donc avec joie...

Maintenant, le grand décompte est commencé: j'attends qu'à rentre! Pensez-y, elle est un peu subtile!

19 novembre 2009

C'est notre tour!

Voilà, la grippe est entrée chez nous. Oui, LA grippe! Celle qu'on appelle la grippe Code Postal... La fameuse A(H1N1).

La semaine dernière, Sarah semblait très épuisée. Se couchant pour une sieste en arrivant de l'école, elle ne s'est relevée que le lendemaine matin. Deux soirs d'affilés! En bonne fille de son père (ayant prononcé la célèbre phrase "j'm'endors pas tu sauras" alors que mes parents m'avaient réveillé sur le bout de la table!), ce n'est vraiment pas son genre.

*****

Quelques jours auparavant, alors que j'étais en congé, nous étions tous allés "au vaccin".

Ici, dans notre région, ça se passe aux Galeries de Joliette. Les portes ouvrent à sept heures. Nous sommes arrivés exactement à cette heure. Quelques minutes après avoir stationné l'automobile, nous avions franchi la file et étions rendu à l'intérieur.

Dès lors, nous nous sommes fait rappeler l'ordre des priorités, donc quelles étaient les personnes qui pouvaient être vaccinés à ce moment. Quelques uns ont donc rebroussé chemin en bougonnant. Il faut mentionner qu'avec les informations déjà connues pour quiquonque lit les journaux ou fouille sur Internet, il n'y avait pas là de surprise pour personnes! Mais il y a toujours des gens qui s'essayent...

En peu de temps, nous arrivions au début de la file. Nous avons donc été dirigé dans une boutique aménagée en salle de distribution des coupons de rendez-vous. Nous avons été invité à nous présenter à dix heures trente. De mon côté, malgré que je sois le conjoint de femme en danger, et le père de fille en danger, j'ai été déclassé. Vu la rareté des vaccins ces jours-là, les conjoints avaient été retiré de la liste des priorité. Je devrais donc passer mon tour! Bon, pas si grave, j'étais, malgré ma présence sur les lieux, toujours un peu ambigue sur la nécessité de me faire vacciner. Pas sur les bienfaits de la vaccination... juste sur la nécessité. Enfin, je me comprends!

Nous avons profité du délai pour aller déjeuner. Ce faisant, nous avons su que la vaccination elle-même débutait à neuf heures trente. Ce qui laissait passablement de temps à la foule de s'enregistrer afin d'accélérer le déroulement de la chose.

Un bagel et deux ou trois boutiques plus tard, nous nous sommes présenté dans la salle d'attente ou, justement, l'attente une fois enregistré dans l'système a été de très courte durée. Un gros cinq minutes je dirais! Entrez ici, assoyez la fille, nettoie, tiens l'autre bras, pique, ouate, plaster, suivant... Assoyez la maman, et rebelotte... Un autre gros cinq minutes de passé!

Le plus long arriva ensuite. Afin de contrôler les effets secondaires, il fallait attendre quinze minutes su'l banc, le tout sous la supervision d'une infirmière. Juste devant nous, une jeune maman (les jeunes mamans composait d'ailleurs une bonne majorité de la clientèle) a eu soudainement une bouffé de chaleur. Elle a été prise en charge immédiatement.

Le plus rigolo, c'est qu'à la fin de notre délai, alors que nous nous apprétions à quitter les lieux, l'infirmière en poste terminait sa ronde et était remplacé par une autre. Cette dernière, juste comme je passais devant elle, se retourna vers le mur pour éternuer. Je regardai donc l'autre en disant, avec mon plus beau sourire: hmmm c'est rassurant! Onze heures et des poussières, tout était fait.

Nous sommes donc retourné à la maison pour reprendre notre petite vie. Le lendemain, je reprenais la route comme d'habitude.

*****

De retour à la maison quatre jours plus tard, je retrouvai mes femmes en piteux états. Malgré tout, Caro astinait que Sarah n'avait pas la grippe Code Postal. De mon côté, j'en étais déjà convaincu.

Et le vaccin, vous direz? Ben, il a un délais de pleine capacité de dix jours. On peut donc dire qu'il était à la moitié ou un peu moins de sa pleine force.

Le soir précédant mon départ, d'ailleurs après avoir magasiné un matelas, Sarah redescend de sa chambre en disant qu'il y a de l'eau dans son lit. Maman va voir et, tout de suite, mets ça sur la faute du toit qui coule (à sa défense, il faut dire qu'avec une maison de notre époque, c'eut été possible, à part qu'il ne pleuvait pas à ce moment). Vérification du papa, ce ne peut être le toit, le plafond est tout à fait sec!

Nous finissons par découvrir que Sarah a vomi. Son souper, qu'elle a d'ailleurs mangé de peur, a jammé! Le lit, ben, la literie, s'en va dans la laveuse au complet... et Sarah dans notre lit pour la nuit, avec le ti-plat pour les en-cas.

Et en-cas il y eut! Ouf, comme c'est moi le chanceux qui dormit avec elle, maman ayant émigré sur le divan, faute de trouver le sommeil, je peux confirmer qu'elle s'est relevé pour vomir aux trente à soixante minutes! Ah, la plupart du temps, ce ne fut que convulsion, avec rejet de crachat. Ok, je limite les détails! ;-)

Bref, nous n'avons pas vraiment fermé l'oeil de la nuit. En collant tous les assoupissements, je dirais deux heures! Dès mon réveil, ou plutôt, dès ma levée de corps, je consultai le journal afin de savoir c'est quand qu'on panique?

Mon souvenir était bon: après quatre heures et plus de vomissement, il était recommandé de voir un docteur le jour même. La clinique Grippe étant en fonction dans notre région (cette dernière ouvrant ses portes sitôt un certain seuil de cas atteint dans les urgences régulières), nous avons donc décidé de nous y rendre tous pour l'ouverture, soit sept heures.

J'ai donc décommandé mon départ, que j'avais demandé pour mardi. De toute façon, n'ayant pas dormi, je n'aurais pas roulé très longtemps! En mentionnant que je verrais pour le lendemain... d'autant plus que Jean-Pierre m'avait sous-entendu que c'était une semaine tranquille.

Nous nous sommes donc rendu à la Clinique Grippe, situé tout juste à côté du Centre Hospitalier Régional de Lanaudière. Déjà, sur le trottoir nous amenant à la porte, un étrange sentiment s'empara de moi. Tous, autant les malades que les infirmières, portait dossard, identification et titre, ainsi que le masque. De voir autant de masque, on ne peut que se dire qu'il doit y avoir un danger! On nous reçoit dans le portique, aussitôt la porte refermer.

Après quelques questions, on me retourne d'ou je viens, vu que je ne suis pas malade. En fait, mon mal était imaginaire: je n'ai jamais de problème à avoir les mêmes bobos que mes femmes, plus un certains stress devant la situation... Ouf, j'avais l'motton!

Sarah a donc été placé plus prioritaire que sa maman. Son tour arriva assez rapidement. Caro bien sur s'est présenté avec elle à chaque étape. Rendu au docteur, il s'occupe tout d'abord de Sarah. Verdict: une fois la forte fièvre et les vomissements passés, le pire est derrière nous. Reste qu'à attendre quelques jours, et ce sera fini.

Par contre, entendant tousser Caro, le docteur lui demande si elle est sur la liste d'attente. Elle répond qu'elle y est, mais qu'elle a été placé un peu plus loin, parce que plus vieille. Et le médecin de répondre que, si elle tousse autant, elle va passer drè là! Jusque là, elle n'avait eu que mal à la gorge et à la tête.

Il lui fut donc prescrit du Tamiflu (il faut ben écouler les stocks!). La prescription fut envoyé directement à notre pharmacie, livraison incluse, parce qu'à partir de là, il est de la plus haute importance que Caro soit recluse à la maison!

Je me suis donc dévoué à aller lui magasiner du pain et du lait en quantité suffisante pour qu'elle n'ait pas à sortir dans le public. Par la suite, question travail, on me suggéra de rester à la maison afin de me soigner, ainsi que mes femmes, et de partir samedi matin pour un voyage un tantinet plus loin. La semaine qui s'en vient étant celle de l'Action de Grâces américaine (ou tout ferme dès le mercredi après-midi jusqu'à la fin de semaine), j'aurais probablement eu de la difficulté à repartir pour un deuxième voyage. Étant un peu brûlé ces temps-ci, ça ne me fera que grand bien!

Quelques jours plus tard, Sarah va de mieux en mieux: elle est redevenu la petite tannante habituelle. Elle commence à s'ennuyer de l'école; ce matin, elle a lu avec moi des extraits du Devoir, question de bien s'informer! On ne rit plus...

Caro de son côté continue de prendre du Tamiflu, et de souffrir de l'intérieur à temps partiel. Je lui prodigue moult massage pour son dos au muscle endoloris.

C'est notre petite vie de la semaine...

Le party s'en vient!

P.S.: Un gros coup de chapeau au personnel impliqué dans cette frénésie, je pense en particulier aux infirmières: elles nous font preuve encore une fois de leur dévouement et de leur bon travail. Merci. Et monsieur le ministre Bolduc, au lieu de sous-entendre des sornettes, payer les donc à la valeur de leur travail! Dans les circonstances, on peut bien se le permettre!

10 novembre 2009

Manque-je de temps?

Comme je disais à Boubou tantôt, je voulais commenter l'arriver de Gilles Taillon aux commande de l'ADQ... mais il a eu le temps de démissionner!!!

Je peux donc constater, après la démission de deux députés sur six, du président du parti, maintenant de la démission du chef, et surtout de sa déclaration sur le financement louche du parti (dont il était jadis quand même le numéro deux!), que la rédaction de la notice nécrologique du parti peut commencer!

*****

Je réitère donc que la droite, dont nous devons entendre les idées, devrait se concentrer à les faire connaitre plutôt qu'à traiter la gauche de tous les noms. Ce serait plus constructif!