21 septembre 2013

On va à Roulette!

Je vais probablement finir fou à me réveiller aussi tôt. Bon, il est déjà trop tard! Autant déjeuner...

Puis, je prends la route, la 90, pour le dernier bout avant le client. La route est belle. Je dois prendre la sortie 59 pour la route NY-60. Mais avec le beau graphique de Google Maps, je me mélange... J'ai bien vu à un moment que la ligne bleue avait disparue. J'aurais dû savoir que ça voulait dire que j'avais dévié de ma route, bref, dans ma tête, je courais pour la sortie 60... Misère!

J'ai donc fait recalculer le chemin. Je n'avais qu'à prendre la NY-394 vers le sud, puis la NY-430 vers l'est jusqu'à la 86 est, qui m'amènerait à Jamestown, NY. À part la montagne, et la brume, encore ce matin, tout alla bien.

En sortant de la ville, j'ai pris la NY-394 sud, et en quelques tournant, j'arrivais chez mon client. Y étant déjà aller, je me suis rendu directement à la bonne porte, après m'être stationné. Le gars m'attendait. Il m'a donc indiqué un quai, et je m'y suis installé, après avoir reculé les essieux et ouvert les portes.

Quarante-cinq minutes plus tard, j'étais vide. J'ai envoyé un message à Lori, puis je me suis avancé pour replacer les essieux et refermer les portes. Je suis aller me stationner plus loin dans la ruelle en attendant l'ouverture du bureau afin de savoir la suite des choses.

Peu après huit heures, la suite arrive. On ira à Roulette, PA. Et pour une fois, il n'y a pas de presse. Je prends donc le temps de chercher ma route, et même de m'étendre un peu pour récupérer le sommeil manquant des derniers jours. Je n'ai pas vraiment dormi, mais bon, ça fait du bien quand même.

Et c'est un départ. Je vais tout d'abord rejoindre la 86 est. Je la suis dans les travaux jusqu'à la US-219, que je prends sud. En entrant dans la Pennsylvanie, je sors pour prendre la PA-46.

Je m'arrête à Farmers Valley, PA, dans une cour d'un transporteur par citerne ontarien, voisin d'une usine pétro-chimique. C'est l'heure de dîner. Dans le nord-ouest de la Pennsylvanie, il y a encore plusieurs puits de pétrole en activité. C'est même là qu'on a découvert le premier gisement, à la bien nommée Oil City...

Je poursuis ma route ensuite jusqu'à la US-6, que je prends vers l'est. Elle m'amènera au village de Roulette, PA. Mon client est une compagnie de transport, et son entrepôt, à l'entrée de la ville, est tout simplement gigantesque! Et au milieu de nulle part de surcroît...

Je me stationne parmi leur remorques. Puis, je vais au bureau d'expédition. Il faut quelques minutes avant qu'un gars m'aperçoive. Il me demande mon numéro de voyage, et me donne aussitôt le choix entre deux quais contiguës. Je retourne au camion, et après avoir reculer les essieux et ouvert les portes, je me recule au quai. Aussitôt terminé, la lumière passe au rouge et la plaque s'installe. Ne reste qu'à attendre le chargement...

Ce qui a été passablement rapide. Je suis retourner au bureau pour recevoir les papiers. Mon sympathique ami a même pu faxer les papiers au bureau, essentiel en ces terres où les Internets ne se rendent semble-t'il pas.

Je suis ensuite aller avancer mon camion pour pouvoir fermer les portes de la remorque et en replacer les essieux. Je pouvait maintenant partir pour la maison.

Le chemin, trouvé cette fois avec PC Miler, me fit prendre la US-6 vers l'ouest. Puis, j'ai pris la PA-155 vers le nord, suivi de la PA-446 nord. En entrant dans l'état de New York, elle est devenu le NY-305. Un peu plus loin, j'ai pris la NY-417 ouest. Puis la NY-16 nord m'amena à la 86, anciennement connu comme la NY-17, que j'ai pris vers l'est. Cette route est très montagneuse, je ne m'en souvenais plus vraiment. Dire que j'ai fait ma vie de plate-forme dans ces contrées. Le bon vieux temps, d'une certaine façon. Mais je n'y retournerais pas, à cette époque. Enfin, pas exactement dans les mêmes conditions.

Je suis sorti ensuite pour prendre la NY-54 vers le nord. Puis, j'ai pris la NY-14A nord pour me rendre à la US-20 est. Elle m'amena jusqu'à la NY-14 que j'ai pris vers le nord, jusqu'à la 90. De là, un bout vers l'est jusqu'à la halte de Port Byron, NY.

En arrivant à la 90, le téléphone n'avait toujours pas retrouvé les Internets. Tant que j'étais dans la grande brousse, loin des autoroutes, merci à Telus pour son partenaire, ça se pouvait. Mais normalement, en étant le long des autoroutes, ça fonctionne. J'ai donc allumé que, première chose à tenter, je pourrais au moins redémarrer le téléphone.

Magie: l'Internet est revenu! J'ai donc reçu plusieurs messages en rafale: accepté aux douanes, rentre la remorque chez TJB, Caro a fini son emploi d'été. Ouf, ça fait beaucoup!

Rendu à Port Byron, je pouvais manger. Puis, je suis reparti vers l'est. À la 81, j'ai pris le nord. Un collègue me dépassa alors que je reprenais ma vitesse. Il m'a salué par mon nom, ce qui me surprend toujours, d'autant que cette fois, je lui ai vu la face, et je ne le connais pas. Étrange! Mais bon, ça fait si souvent que des gens qui me suive sur Facebook ou ici m'aborde en connaissant toute ma vie, que je n'en fais plus de cas. En tout cas, il disait qu'il était très heureux de son sort chez TJB. Plaisant à entendre!

Je me suis rendu jusqu'au Nice'N'Easy de Watertown, NY. C'était l'heure de l'épicerie: du lait, un café, et des biscuits maison avoine et raisins. Puis, il restait une petite demi-heure pour me rendre aux douanes de Lansdowne, ON où j'étais fin seul. Plaisant, et rapide...

J'ai pris la 401 vers l'est, et ça commençait drôlement à sentir la maison. Et la pluie s'est mise de la partie. Au moins, arrivé à Bainsville, ON, j'en avais suffisamment pour décréter la fin de la journée. Il fera beau demain!

20 septembre 2013

Ça va mal pour mon copain

Ce matin, je me suis réveillé plus tôt, avec le but avoué d'arriver aux douanes dans un délai raisonnable. Il le fallait si je voulais me rendre à Cardinal, ON, et revenir le plus près de Jamestown, NY possible. Ce sera assurément serré et long comme journée.

Dès le départ, il y avait énormément de brume dans les montagnes. Enfin, rien pour écrire à sa mère là, mais j'avais l'impression de rouler dans le nuage. Plutôt poétique...

J'ai pris la pause au PennCan de Harford, PA. Il y avait là toute une collection (au moins quatre) de véhicules d'escortes routière. J'imagine qu'ils allaient rejoindre leurs camions hors normes. Ou qu'ils revenaient, c'est selon.

Je me suis ensuite rendu jusqu'au Citgo de Cortland, NY pour dîner. Et j'en ai profité pour ramasser un café et un muffin au Dunkin Donut. Pour la route...

Poursuivant ma route, j'ai vu à Theresa, NY un policier sur l'accotement. Il protégeait... une vache! La pauvre bête marchait sur le long de la clôture, mais du côté de l'autoroute! Misère... C'est la deuxième fois que je vois ça en quinze ans sur la route.

Je suis arrêté à la halte de Orléans, NY pour une pause, puis, direction les douanes. Comme j'étais le seul de ma gang, je suis passé instantanément.

Aussitôt passé, j'ai envoyé un message au bureau afin d'avoir mes données pour mon futur voyage. Et surtout savoir mon numéro de remorque.

Je me suis rendu jusqu'à Cardinal, ON au relais 730 Truck Stop. À mon arrivée, aucune trace d'un autre TJB! Ça valait bien la peine de s'énerver! J'ai donc commencé par faire le plein de diesel. Puis je suis allé chercher le café gratuit.

Je suis ensuite allé me stationner plus loin. J'ai décroché la remorque et je me suis stationné à côté d'elle. Ne restait qu'à attendre mon collègue.

Il est arrivé relativement rapidement. C'est qu'il a du changer de camion, le sien ayant différent bris à faire réparer.

J'ai donc accroché sa remorque, et lui mon ancienne. Puis, je suis sorti pour faire l'inspection d'usage. Ensuite, les papiers pour le départ. Et finalement, le départ sur la route.

Mais dès le kilomètre 705, la circulation s'est quasi immobilisé. Nous avons rouler très lentement. Puis un peu plus vite, et ainsi jusqu'à reprendre une vitesse normale. Cou don, il n'y avait rien là pour justifier un tel arrêt... Ouin, comme toujours!

Je me suis arrêté ensuite à la boutique hors taxes pour une pause, avant de me rendre aux douanes. Ici, cette fois, il y avait passablement de camion, un peu plus direction nord. La raison? Une seule guérite ouverte dans chaque direction.

Malgré l'attente, le passage a été rapide. Je me suis rendu jusqu'au Nice'N'Easy de Watertown, NY pour souper.

En repartant, mon ancien collègue Jean-François Garon, maintenant chez South-Bec, me passe devant. Une belle occasion pour apprendre qu'il y a eu, au Truck'N'Roll En-Cœur, 4400 entrées le vendredi, et 14 400 le samedi. Avec plus de 100 camions sur le site. Wow! Il y avait du monde, c'est le cas de le dire...

Mon copain allait dans la Virginie... Ou était-ce le Tennessee? Enfin, il a continué sur la 81 alors que je sortais pour prendre la 90. Je me suis rendu jusqu'à Junius Ponds, NY pour la pause café et muffin. Cette fois, j'ai essayé le "coffee cake". Je ne sais pas trop ce que c'est, mais j'imagine que c'est le cousin du muffin.

Et je décrète qu'il y a trop de Dunkin Donut sur la côte est. C'est pire, question drogue, que les Tim Horton! Cette fois, j'ai été servi par une chose qui a inventé la lenteur. Elle avait le mot "dépression permanente" écrit dans le front. J'espère que ce ne sont pas ce genre de gens qui luttent pour être payer quinze dollars l'heure! Car à la lenteur qu'elle allait, elle mériterait d'être payé au pourcentage...

J'ai repris la route ensuite pour un dernier bout jusqu'à la halte d'Angola, NY. Cette fois, au moins deux places m'attendaient. Il me restera environ une heure à faire demain matin.

19 septembre 2013

Travailler, c'est d'l'ouvrage

Je me suis réveillé assez tôt, afin d'être à temps pour mon rendez-vous à Winchester, VA. En faisant mon déjeuner, j'ai vu que le lait avait caillé! C'est rare qu'il dire deux semaines...

Je suis parti sur la 81 sud. Et outre la Pennsylvanie, j'ai aussi traversé le Maryland, la Virginie Occidentale et finalement, la Virginie. Tout le contraire d'hier...

En entrant en Virginie, je devais prendre la sortie 317. Puis, quelques longueurs de camion, avec une droite et trois gauches, et me voilà devant le client. Une affiche dit qu'il fait arriver à reculons.

Je rentre donc du côté de l'expédition afin de revenir en sens inverse dans la rue. Je peux alors reculer jusqu'aux autres camions. Vrai que de loin, ça semble exiguë comme cour...

Je me rends à pied à la porte du bureau. Dans la cage (qui nous empêche d'avoir accès à l'intérieur), un message dit que nous devons avoir un numéro de livraison. Merde!

Je retourne au camion. Je me souviens d'avoir retranscris le numéro dans mon carnet de notes, que j'ai exceptionnellement laissé au camion. J'amène le téléphone aussi, au cas!

De retour à la cage. Le gars vient me voir. Il prend mon numéro et retourne au bureau. À son retour, il me dit que mon rendez-vous est bien à dix heures, et qu'il y a d'autres camions. Et qu'il viendra me chercher au moment opportun. Mais ce n'est pas clair si l'heure de mon rendez-vous importe dans l'équation. On verra bien.

Je retourne au camion. Un petit café, ça va faire du bien et ça aide à patienter. Il y a un camion au quai, et deux en attente... J'envoie mon message à Lori.

Dix heures piles, l'heure de mon rendez-vous, ça cogne à la porte. Mon bon ami me dit que l'autre camion est un chargement inter-usine, qu'ils les envoient pour ainsi dire tous en même temps, alors comme c'est l'heure de mon rendez-vous, bref, c'est à mon tour.

Alors que j'attends le déchargement de ma remorque, le message de Lori entre: je vais à Gordonsville, VA, pour un voyage avec deux livraisons au Québec.

Alors que je me ramassais, Marteau appelle. Il vend du maïs avec sa blonde les fins de semaine. Elle aussi travaille à un kiosque, mais seulement de maïs. Alors lui vend des maïs cuit sur place. Il me raconte que l'ami Reefer, qui travaille maintenant lui aussi pour Beauregard, trouve qu'il "gagne sa paye" sur les dompeurs. On n'a rien sans peine!

Je retourne à la 81 que je prends vers le sud. Quelques kilomètres plus loin, je sors pour la US-17 sud. Mais comme une section est interdite aux camions, entre autre pour éviter de pouvoir "sauter" la pesée routière, je reviens par la US-340 vers la US-522. Ça me ramène à la 66. Avoir du, j'aurais continué sur la 81... Je retrouve la US-17 un peu plus loin.

À Warrenton, VA, je vois juste à temps un relais de camion. Dans les terres en Virginie, il y a très peu d'endroits où s'arrêter en camion. Je m'arrête donc au BBQ Country pour dîner. En allant aux toilettes, j'apprends que c'est (ou que c'était...) une mini-chaîne de restaurant fondée par un ancien représentant de Exxon et une ancienne franchisée de Subway. Et que ça existe depuis 1989, mais ça, le décor parle de lui-même!

J'ai poursuivi ensuite vers Gordonsville, VA. En arrivant, j'ai pris le carrefour giratoire pour en ressortir sur la VA-231. Il me restait ensuite quelques kilomètres à faire, avant de tourner sur la rue de mon client.

Je me suis rendu à l'entrée numéro trois. Et il y avais même un deuxième bâtiment. Assez gros comme complexe pharmaceutique. Et semble t'il que ce sont des pellicules dans lesquelles ils emballent les médicaments en capsules. On ramène ben n'importe quoi...

J'ai pu rentrer grâce à mon prédécesseur qui a fait ouvrir la porte. J'imagine que ce n'est pas si grave. Je me suis rendu à l'expédition, prêt à me faire dire que c'est dans l'autre bâtiment, chanceux comme je suis. J'ai téléphoné comme indiqué, et la dame m'a dit de m'assurer que ma remorque était propre et balayée, et que quelqu'un viendrait éventuellement me chercher. Plus qu'à attendre...

Le temps de terminer mon nettoyage et de me réinstaller dans le camion, un gars vint me dire que je devais me reculer à la porte six, aussitôt que le chienneteur aurait enlevé la remorque qui s'y trouve!

En peu de temps, j'étais chargé. Le gars est venu me dire que je devais m'avancer, et retourner au bureau pour les papiers. Ce que je fis. Et j'ai constaté, alors que je fermais les portes, qu'il restait dix-huit pieds de plancher libres. À croire qu'ils n'ont mis qu'une seule des deux livraisons.

J'ai donc avancé le camion pour me stationner près du bureau, puis je me suis dirigé à l'intérieur. Et comme c'est du "pharmaceutique", quelqu'un est venu me chercher, et je devais porter le filet de cheveux et de barbe. J'étais sûrement très chic!

La dame m'a fait signer les papiers, et poser deux codes à barres pour la douane. 
- Deux? ai-je demandé, surpris que Lori ne m'en ait pas parlé. 
- Oui, qu'elle me dit...
Deux destinations, deux codes à barre. Bon, c'est le client qui paye, alors... Elle a faxés le tout pour moi au bureau. Je suis retourné au camion. Je pouvais donc partir.

Une dizaine de minutes plus tard, Patricia téléphone.
- Pourquoi deux codes à barre?
- Le client l'a voulu, je l'ai même fait préciser, pour être certain!
- Je vérifie et je te reviens...
Quelques minutes plus loin, c'était au tour d'Anna cette fois. Elle a un voyage pour Jamestown, NY, qu'un chauffeur m'amènerait à Cardinal, ON. Je réfléchis, et lui demande les millages impliqués: six cents miles d'ici à Cardinal, puis trois cents jusqu'au client. Malgré que ce soit un peu serré, j'accepte. Ai-je réellement le choix? Elle me repasse Patricia: on annule un code à barre, sur ordre du courtier. Bon...

Je détricote mon chemin jusqu'à la 81. Et en y arrivant, il y a un bouchon d'enfer! Pour un incident qui en fait n'entrave en rien la circulation, ni même la voie de gauche! Misère...

Je m'arrête pour souper à la halte routière de Ridgeway, WV. Puis je repars rempli de bonnes intentions. Mais je m'arrêterai à la halte de Newville, PA pour la nuit, malgré que le nez du camion pointe sur l'autoroute. Trop vidé pour aller ne serait-ce qu'à Carlisle, PA, quelques kilomètres plus loin...

18 septembre 2013

Départ canon

Je voulais faire un départ canon et, pour une fois, c'est réussi! Dès huit heures, j'étais au camion. Ça change de l'habituel dix-onze heures! Ma demande pour un rendez-vous après neuf heures demain ayant été exaucée, ça m'a permis de dormir à la maison, la seule fois d'une si longue fin de semaine.

Après avoir ranger les quelques affaires que j'avais avec moi (le reste ayant été apporté hier soir), j'étais prêt à partir. 

Et je me suis rendu au Tim de Joliette, QC, car je me suis rendu compte que j'avais à peine pris le temps de boire un café...

J'ai ensuite repris la route via la 158 jusqu'à la 25. Celle-ci m'amena à la 440 à Laval. Puis j'ai pris la 13 vers la 40.

Je me suis arrêté au Repais Routier de Bainsville, ON pour dîner. Et une fois rassasié, je me suis avancé aux pompes afin de faire le plein de diesel. Et il me faudra trouver une solution car j'aurai bientôt besoin de DEF. Et je pourrais aller au Flying J de Lancaster, ON, mais c'est à une dizaine de minutes d'ici. Je trouverai dans l'état de New York plus tard!

Je me suis ensuite rendu jusqu'à la boutique hors taxe de Lansdowne, ON, puis aux douanes de Alexandria Bay, NY. La traversée fut rapide, car je suis redevenu un habitué... C'est la troisième fois en deux semaines!

Je suis reparti ensuite pour avoir à m'arrêter dès la halte de Theresa, NY. Ça pressait! Puis, j'ai repris la route jusqu'au Pilot de Syracuse, qui est en fait à Liverpool, NY pour y faire le plein de DEF. Il commençait à être temps!

Un autre saut de puce ensuite pour me rendre au Nice'N'Easy de Tully, NY pour souper. Il y a de ces journées où on semble s'arrêter à tous les poteaux!

Alors qu'il passait sur l'autoroute, Roch, un ancien TJB devenu Saint-Viateur, me voit. Il me dit qu'il s'arrêtera à la prochaine halte.

Une fois rassasié encore, j'ai repris la route pour m'arrêter encore à la halte de Whitney Point, NY. Un quatrième arrêt dans l'état de New York. Cinq même avec la douane! Ça me rappelle certains voyages avec Dany Gingras dit L'Neveu. Dans le temps, on s'arrêtait manger à tous les poteaux. On pouvait bien être gros! Et s'endormir à longueur de journée...

Nous sommes donc parti ensemble après un peu de placottage. Il était assez surpris de ma nouvelle corpulence. On a jasé camions, camionneurs, compagnies et nourriture. Un moment bien agréable.

Et Roch étant un lève-très-tôt, il me lâcha à la halte routière de Mountain Top. Et comme la halte était pleine et qu'il semblait ne pas trop connaître les relais du coin, je lui ai dit pour le relais de Mountain Top, PA, situé à la sortie suivante. Il ne m'a pas répondu, alors j'espère qu'il se sera trouver une place pour la nuit.

Pour ma part, j'ai continué jusqu'à Ravine, PA au AmBest où je me suis arrêté pour la nuit. Heureusement, il restait une place!

17 septembre 2013

Congé vite fait

Je me suis réveillé tout naturellement assez tôt. Disons qu’après quelques jours à se réveiller tôt, ça finit par devenir un automatisme. Je me suis fait un bon café, puis je suis parti en direction de la maison. J'avais quatre-vint-dix minutes environ de chemin de campagne en côte à faire. Pas de tout repos.

Mais j'ai fini par arrivé au Frit-O-Bec, là où je laisse mon camion lorsque j'ai aussi une remorque. Ouf, il commençait à être temps que la fin de semaine se termine. Et le pire, c'est qu'elle allait être terriblement courte! Mais c'était pour une bonne cause (le Truck'N'Roll et ma famille...), alors ça valait amplement les efforts.

Je me suis aperçu, quelque part en m'en venant, que j'avais mis mes rapports dans mon enveloppe, scellée et laissée "en ville". Normalement, je les garde avec moi, pour les envoyer par fax (avec une application) de la maison le lundi. Afin de désamorcer l’hécatombe appréhendée (André, il n'est pas facile!), j'ai écrit à Jolie Julie. Ça faisait tellement longtemps... Je lui ai dit que j'avais bien peur de paralyser la compagnie qui ne pourrait surement plus avancer sans mes rapports. Ça, ou bien ils n'auraient pas les données pour me faire une paye. Enfin, nous sommes en 2013, et TJB s'est enfin informatisé, alors j'imagine qu'ils peuvent retrouver mon pedigree autrement...

En chemin, Martin m'a contacté aussi pour savoir quelle journée je voulais mon rendez-vous de livraison, afin de le prendre dans la journée. Quand je vous dit que je suis gâté! Ben, c'est à la portée de tous les chauffeurs là, n'allez pas croire que j'ai plus qu'un autre... Je lui ai demandé mercredi vers dix heures. Disons minimum neuf.

De retour à la maison, donc, je suis allé à mon rendez-vous à la Caisse. Et ensuite, j'ai préparé mon départ pour le lendemain. Assez court comme pause-maison, je vous disais.