13 août 2013

La grande journée

Je suis parti ce matin à sept heures trente. J'ai porté une attention particulière à la section où mon pneu a éclater la semaine dernière. Il y a plusieurs petits conduits pour le graisseur automatique, alors je me demandais si d'aucun n'avait céder dans l'avarie. Apparemment, non. Sauf une attache qui s'est brisé, tout est en place. Je peux donc rouler en paix! Mais je suis quand même légèrement ébranlé, surtout lorsqu'il y a des bosses du même genre que la fatidique. Et les routes de l'Ontario n'ont vraiment rien à envier à personne...

Je me suis arrêté au Relais Routier de Comber, ON pour faire le plein. Puis, comme trop souvent, je me suis souvenu après coup que je devais peser mon chargement. Au moins, je suis presque certain que le poids total sera en dessous des limites. C'est surtout pour le positionnement des essieux que je dois savoir. Donc dans ce cas, disons qu'après, ça peut faire pareil. Mais je dois me répéter de me peser avant de faire le plein la prochaine fois!

Mon poids est effectivement dans les normes. Je peux donc reprendre la route. Je me rends jusqu'à Windsor, ON où, après avoir traverser la ville, je m'arrête à la boutique hors-taxes pour le café gratuit.

Ensuite, un bond jusqu'aux douanes, de l'autre côté du pont. Il n'y a pour ainsi dire personne. Je me rends directement au douanier. Par erreur, je lui donne mon permis de conduire plutôt que ma carte Express. Oups! Heureusement, sans conséquence. Je crois qu'il est temps que les vacances arrivent!

Je repars donc par la 96, qui m'amène rapidement à la 94. Et je vogue vers l'ouest! Il fallait bien que je dise à Catherine de Trans-West que c'est plutôt rare que je prends la 94 et la 80...

Je me rends jusqu'à la halte routière de Jackson, MI pour y dîner. Puis, je repars et continue jusqu'à la halte de Michigan City, IN pour une pause. Beaucoup de vacanciers, tant ici que sur la route.

En approchant Gary, IN, je joins la 80, la "Main Street or America", comme disent les souvenirs. Il y a d'ailleurs longtemps que je n'en ai vu. Ça doit être depuis que je fréquente moins le relais et plus la halte routière...

En reprenant la route, les annonces de circulation arrêtée se multiplient. Et effectivement, à Valparaiso, IN, il y a une voie de fermée pour de la construction. Avec la quantité de vacanciers, ça bouchonne.

Une fois passée cette zone de construction par contre, ça s'est bien déroulé jusqu'au souper, qui arrive au relais de Geneseo, IL.

Au moment de repartir, il y a sur le CB rumeur de bouchon sur le pont de la 80. Je vais donc emprunter la 280 pour me rendre en Iowa. D'un côté ou de l'autre, c'est exactement la même distance, alors ne prenons pas le risque. Encore que je n'accorde pas vraiment de crédibilité aux avertissement par le CB. Dans mon premier emploi, des gars étaient spécialisés pour te faire prendre un chemin plus lent afin de te ralentir et ainsi eux avoir plus de temps pour se rendre à leurs clients, et ainsi avoir de meilleurs choix sur les prochains voyages. Non mais...

Je suis passer devant le Iowa 80, à Walcott, IA, avec un pincement au cœur. Je n'arrêterai pas cette fois. Pas l'temps d'niaiser, comme le dit la formule consacrée...

À ma propre surprise, je me suis rendu jusqu'au Love's de Clive, IA. Et en faisant mon registre, je me suis aperçu que j'avais fait toute une journée! Ouf, je peux bien être brûlé.

Et la nuit serait courte, car c'est encore très très loin, Grand Schtroumpfs!

12 août 2013

Les vacances s'en viennent

Le grand décompte est commencé avant les vacances. Il me reste deux semaines. Et c'est pareil à chaque année, les deux ou trois dernières semaines de travail sont longues et difficiles. Je préfère prendre mes vacances début août, parce que moins chaud et moins populaire (on parle de la moitié des québécois en vacances la dernière moitié de juillet). Aussi, ça en laisse moins long avant les vacances de Noël...

Vendredi, Martin m'avait parlé d'un Wichita, KS. Ce n'était pas encore officiel, mais les chances étaient bonnes. Et hier, Anna m'appela pour m'annoncer la nouvelle! En fait, elle m'a dit que c'était maintenant officiel...

Ce matin donc, j'ai finalisé les bagages... Ok, honnêtement, Caro avait déjà presque tout fait avant même mon travail. Je suis vraiment gâté avec elle... En fait donc, je n'ai eu qu'à placer le tout à sa place dans le camion avec l'aide de ma belle Sarah. Gâté, je vous dit!

Je suis allé ensuite aider Caro qui achevait de s'installer au kiosque du Marché. Tout en lui apportant un bon café. Elle est gâté aussi avec moi... Hihi!

Je suis finalement parti à dix heures. Je me suis rendu jusqu'à notre cour de Montréal-Est pour y accrocher ma remorque. Il y avait un confrère que j'ai vu récemment et dont j'ignore toujours le nom. D'ailleurs, il n'y en reste plus beaucoup dans ceux que je connais...

Après l'inspection habituelle, je pouvait partir pour la traversée de Montréal. Je me suis dit que je survivrais bien jusqu'à l'Ontario avant de dîner. Et ce fut le cas. Les gens sortaient de Montréal, alors des deux bouts, il y avait beaucoup de monde. Mais dans l'ensemble, pas si mal.

Je me suis arrêté à la première halte en entrant en Ontario, au ONroute de Bainsville, pour dîner. Il y avait là aussi plusieurs de nos touristes en cavale...

J'ai repris la route par la suite pour me rendre jusqu'au ONroute de Mallorytown, ON. Bien que pas encore très loin, c'était l'heure du café et du muffin. Encore là, plusieurs touristes...

J'ai repris la route en réfléchissant à tout ce qui me tarabiscote l'esprit. Je crois que j'ai atteint la crise de la quarantaine. Sur plusieurs plans, on dirait que je ne sais plus vers où aller. Ni comment... J'espère voir plus clair dans tout ça un moment donné.

J'ai fait un arrêt express au ONroute de Trenton, ON, en haut de la grande côte. Puis, un autre saut de puce jusqu'à la halte de Clarington, ON pour souper.

Vint ensuite la traversée de Toronto, ON, qui se fit relativement aisément. Décidément, partir le samedi a ses avantages... Comme d'être un des rares camions sur la route.

Je me suis rendu au Fifth Wheel de Dorchester, ON pour la nuit, tout heureux de pouvoir y accéder à Internet. Mais un changement à la procédure m'en empêcha! Effectivement, il faut maintenant aller chercher un mot de passe à l'intérieur, comme à Milton, ON. Alors comme j'étais déjà trop "en nuit", je me suis dit que la prochaine fois, ça ferait pareil... Et comme nous n'étions que trois camions dans l'immensité du stationnement, la nuit allait assurément être tranquille.

9 août 2013

Explosion à Ottawa

Ce matin, je me suis réveillé après le cadran, et c'est le besoin naturel qui m'a sorti du lit. Sentiment de panique! Je déjeune en vitesse, puis au moment de partir, je constate qu'il est l'heure exacte à laquelle je pouvait légalement partir. Hé ben, je ne devais pas être si tard quand je me suis réveillé!

J'ai pris la 17, toujours vers l'est. J'ai dû faire un arrêt-express à Rolphton, ON, parce que grâce aux belles routes de l'Ontario, il y avait toute une messe de tomber du lit du haut. J'en ai profité bien sur pour descendre tous les saints du ciel. Je suis bien le fils à mon père, mais si j'ai longtemps eu des doutes pour le laitier!

J'ai repris la route jusqu'au Ultramar de Arnprior, ON où je me suis arrêté pour diner. Puis, je suis reparti, tout heureux et confiant d'être si près de la maison. Mais le destin allait en décider autrement. En traversant Ottawa, ON, à vitesse réduite puisque presque complètement en zone de construction, j'ai vu une pancarte annonçant trois bosses. Une bande d'asphalte neuve traversait les trois voies de l'autoroute. Je me suis dit que, étant déjà à vitesse réduite, ce ne serait pas si mal.

J'en ai levé de terre! À la troisième, je suis évidemment "mal tombé"! J'ai senti des morceaux s'envoler, mais il fut impossible pour moi, sur le fait, de savoir si il s'agissait de débris dans les bosses ou bien de morceaux de mon camion... J'ai porté attention à tout les bruits, à d'éventuels coups dans le volant: rien, tout semble bien aller. Je me suis dit que j'arrêterais aussitôt que possible pour faire plus ample vérification. Mais à Ottawa, les accotements sont inexistants! Plus j'avançais, plus je me disais que j'allais devoir traverser toute la ville avant de savoir.

C'est alors que j'ai entendu un espèce de grognement. Et j'ai remarqué que, plus ça allait, plus la remorque dans mon miroir devenait "croche"! En fait, par inversion d'image, c'est mon capot qui se mit à pencher vers la droite... Merde, là, ça ne va plus! J'ai vu une rampe, et malgré l'absence d’accotement, vu que c'est une zone de construction, je m'y suis arrêté. Ouf, la pire des places! Mais je n'avais plus le choix, j'allais tout démolir.

J'ai mis les clignotants d'urgence et je suis descendu pour constater l'étendu des dégâts. J'ai failli me faire tuer, tellement j'étais pour ainsi dire au milieu de l'autoroute! Puis, j'ai vu: j'avais une crevaison à l'avant, du côté passager. Crevaison, le mot est faible, le pneu avait explosé, et il s'était proprement échevelé tout partout! La misère...

Bon, après un court instant de découragement, passons en mode survie. Je dois installer mes triangles, puis téléphoner au garage. Je vais donc dans le coffre sortir, je pourrais dire déterrer mes triangles. Puis, je vais derrière la remorque afin de poser mes triangles aux distances recommandées. Dès lors, les automobilistes semblent devenir conscients que si je suis dans un tel endroit, au beau milieu de la circulation, ce n'est pas de gaieté de cœur, c'est qu'il y a problème mécanique.

De retour dans le camion, je téléphone à Pierre-Luc. Pas de réponse. Je laisse un courriel dans sa boite, mais comme il est midi et quelques minutes, je l'envoie également à Martin et à Anna. Les répartiteurs restent souvent un peu plus longtemps avant de sortir diner, et souvent même ils reviennent plus vite. Je mets donc toutes les chances de mon côté.

Et effectivement, quelques minutes plus tard, Martin me répond pour me dire qu'il passera le message à qui de droit. Et quelques minutes encore, Pierre-Luc m'appelle afin de savoir où je me trouve, et mes autres informations pour donner au service routier. Et un peu plus tard, le fournisseur appelle: le service routier sera ici dans trente à quarante minutes. Peu de temps après, un policier arrive de l'accotement. Il me demande si l'aide est en route. Je lui dis que oui. Il demande dans combien de temps... Est-ce que j'ai l'air de savoir? On m'a dit une heure (j'en ajoute pour être sur...)! Voyant bien que je n'ai plus de pneu, il repart en maugréant.

À ma propre surprise, le service routier est arrivé à l'heure dite. Il faut dire qu'étant directement en ville, et eux étant à l'autre bout de la ville, ça ne fait pas loin pour se rendre, d'autant que nous sommes en plein jour, alors le mécanicien était déjà au travail. Il a levé le camion, retiré les restes du vieux pneu, puis installé le nouveau, un pneu neuf de base qui, dans les faits ne fait pas le poids de mon essieux (j'ai un 13 200 lbs, plutôt qu'un 12 000 lbs comme la majorité des camions "sur le US"), en un rien de temps. Mais bon, le garage le changera en temps opportun, dans le pire des cas, lorsque je serai en vacances, dans quelques semaines.

Ne restait qu'à`signer la facture. Puis à ramasser les triangles. Lorsque je suis reparti, ça faisait exactement une heure et quarante-cinq que j'étais arrêté! Un record, surtout si on tient compte que la dessus, la première heure, autant chez TJB que chez le service routier, tout le monde était sur leur temps de diner. Chapeau! Des fois, il faut faire un peu plus que le maximum...

Une fois sorti de l'éternelle zone de travaux, j'envoie un message à Martin, question de savoir où je vais en entrant au Québec. Je m'arrête ensuite au Relais Routier de Saint-Isidore afin de faire le plein de DEF, tout heureux qu'ils en aient sur place. La carte du Relais Routier ne fonctionne pas. Il faut demander à la charmante femme du dépanneur d'aller "partir" la pompe, et payer comptant. Bon, ça rentre dans mes normes, alors allons-y comme ça.

Je fais le plein de DEF, puis je vais payer. Et bien sur, avant de repartir, un café et un muffin au Tim intégré dans le relais. Alors que je repars, des nouvelles de Martin: la remorque va à notre cour de Lachine, QC. Je m'y rend donc en voguant sur mon petit bonheur!

Je reçois un appel d'André: il a besoin que je lui renvoie mes papiers, que j'avais pourtant envoyer à jolie Julie. Mais elle doit être en vacances, alors les gars ne se comprennent plus. J'obtempère donc aussitôt que j'arrive à notre cour de Lachine, QC.

Une fois tous les papiers en ordre pour laisser dans la boite aux lettres, je suis allé la porter puis j'ai décrocher la remorque chargée, pour ensuite aller accrocher une remorque vide. Pendant que je fais tout ça, mon alarme sonne. Ah ben mausus, j'ai encore mélangé le AM et le PM! Je pouvais bien ne pas m'être réveillé avec le cadran.

Martin m'appelle: la semaine prochaine, j'irais à Wichita, KS. Reste quelques ficelles à attacher, mais "c'est presque fait"... J'ai ben confiance.

Je pars donc pour terminer la semaine. Je prends la 13 vers le nord jusqu'à la 440 que je prends vers l'est. Puis à Saint-Esprit, QC, je poursuis sur la 158. Je m'arrête pour souper au nouveau Tim à Joliette, QC, situé dans le nouveau dépanneur tout près de la fin de l'autoroute 31. Peu de stationnement, mais bon... Peu de table, et même pas l'Internet que tous les restaurants offrent. Disons que je fus déçu un peu.

Même si ce n'est pas l'envie qui manquait de dormir sur place, je me suis botter le derrière afin de compléter le boulot. Je suis reparti en direction de l'usine de pneus afin d'y laisser ma remorque vide.

Ne me resta ensuite qu'à me rendre à la maison afin de boucler la boucle pour cette belle semaine.

8 août 2013

Dehors la saucisse!

Blogue 2-4

Ce matin, Internet fonctionne. C'est pas mal plus trippant, voire essentiel! Et ça occupe en prenant le déjeuner. Puis, la saucisse veut ressortir, alors visite express aux toilettes. Quand tu ne manges plus gras, LA fois où tu le fais, ça se ressent!

Je pars en poursuivant sur la WI-29 vers l'est. En peu de temps, je prendrai le bois, pour mon plus grand plaisir. Mais je manque la WI-MMM, la route qui sert de raccourci vers la WI-22! Pas très grave, car ladite WI-22 se prend un peu plus loin. Je me rends jusqu'à la US-41 que je prends vers le nord.

Deuxième erreur de suite: j'ai mélangé dans ma tête Menominee et Escanaba! Je devrai donc continuer encore un peu avant la pause. C'est à Menominee, MI que je prends la MI-35, qui longe le lac.Puis, tout juste en arrivant à Escanaba, MI, environ une heure plus tard, je joins la US-2.

Je m'arrête chez Elmer's, une sympathique épicerie du nord du nord. J'y achète des céréales, du lait, et un Pasties. C'est la spécialité du haut du nord du Michigan, la partie nommée Upper Peninsula. On dit que c'était à la base une façon pour les mineurs d'amener tout leur repas dans une même pochette, limitant les dégâts et facilitant le repas. Tous les restaurants dans ce coin se vante d'en servir. J'imagine que ça doit être bon. En tout cas, voilà que je pourrai enfin y goûter.

De retour au camion, je prends mon diner. Puis, je continue sur la US-2. Aussitôt parti, à Rapid River, MI, il y a de la construction, et une voie de fermée. On avance à pas de tortue. Mais ça finit par repartir.

En prenant une pause express au Shell de Manistique, MI, une madame Jésus me tend une carte postale/publicité sur un documentaire qui raconte, apparemment, que les Beatles sont passés de athées à croyants. Ah oui? Pis? Premièrement, traitez-moi de nom si vous voulez, mais les Beatles me sont tout à fait indifférent! Et deuxièmement, qu'est-ce que j'en ai à calisse de la religion des gens, fussent-ils chanteurs ou simple quidam?

Je reprends la route. Juste avant de prendre la MI-117, un copain m'accoste et me demande, par le CB, si je connais les relais vers Détroit, MI. Pas tellement, puisque d'ici, je vais toujours vers le Soo. Le gars avait "oublié" sa "barre à "flat-bed"" dehors, et il l'a donc perdu. Ben, ça va mal, copain! J'ai donc pris ladite MI-117, puis un peu plus loin, la MI-28.

J'ai pris une pause au Zephyr de Newberry, MI. J'ai revisité le département de Yoopee, différents produits et souvenirs très locaux pour le Upper Peninsula... U. P., vous saisissez? Cet endroit est également un gigantesque magasin général où l'on trouve à peu près tout ce qu'on peut désirer, même ce qu'on ne sait pas encore qu'on désire...

J'étais tellement préoccupé que j'en ai oublié de prendre ma collation! J'ai donc continuer sur la MI-28 jusqu'à la 75 que j'ai pris vers le nord. Je me suis rendu aux douanes, où avec un douanier plutôt brusque, j'ai eu droit à un traitement plutôt expéditif! Bon, ça ne peut pas toujours être dans la parfaite bonne humeur. On a tous nos moments...

Aussitôt libéré, je me suis rendu au Flying J du Soo, situé au nord de la ville par la 17. Puis, une fois le plein de diesel fait, je suis revenu vers le sud, pour traverser/contourner la ville et me rendre au Husky, à l'autre bout de la ville. C'est là que j'ai établi le campement pour souper.

En repartant, j'ai continué jusqu'à Espanola, ON, où je me suis arrêté au Tim pour un café et muffin. Par la suite, j'ai continué jusqu'à Sudbury, ON, puis encore un peu jusqu'à Warren, ON, où je me suis campé pour la nuit au relais Chez Brunet pour la première fois. Étant fermé la nuit, je ne saurai pas si on y mange bien cette fois. On m'a dit que oui, de source fiable... mais ce sera pour une prochaine fois!

7 août 2013

Ah, le Minnesota!

Je me suis réveillé assez tôt, afin d'être chez mon client à la première heure. Enfin, presque. Il me restait quand même trois heures de route à faire environ avant Shakopee. Le temps d'un petit déjeuner, et je quittais cet endroit magnifique. J'adore le Wisconsin et le Minnesota, justement parce qu'on y retrouve beaucoup d'endroits typiques.

J'ai poursuivi sur la WI-29 jusqu'à ce qu'arrive la 94. En entrant dans le Minnesota, j'ai fait un arrêt express à la halte routière de Sainte-Croix, MN. Puis arriva la 494, qui me fit contourner ou traverser la ville. Ici, les voies de contournement ne contournent plus vraiment. J'ai traversé la ville de Saint-Paul, puis un peu plus loin celle de Minneapolis. Là, j'ai pris la US-169 vers le sud. Ne restait qu'à sortir à la route de conté qui m'amenait directement dans le parc industriel où était situé mon client.

C'est évidemment plus simple lorsque nous y sommes déjà allé. Mais j'ai quand même tenté de tourner trois fois dans une mauvaise rue. Parfois avec non pas une rue, mais plutôt une entrée de commerce. Bref, ce fut difficile, mais j'ai fini par prendre la bonne rue.

Arrivé chez mon client, je me suis stationné dans la rue, comme mentionné sur le bon de livraison. Je me suis rendu à pied au bureau. Aucun autre camion en vue à ma section. La dame m'a dit de prendre place au quai et qu'elle appellerait le gars qui me déchargera. Je suis retourné au camion et je l'ai amené au quai, non sans avoir ouvert les portes et reculé les essieux. Puis, j'ai envoyé mon message d'arrivée à Lori.

Je me suis ensuite installé pour dîner. Peu de temps après, le déchargement commençait. La gars est apparu à ma porte pour signer les papiers. Le temps d'envoyer un message à Lori, n'ayant pas encore reçu mon assignation de retour, et j'allais replacer mes essieux et refermer les portes. À mon retour au camion, le message tant attendu était arrivé, sous forme de PDF! On n'arrête pas le progrès... J'allais à... Shakopee! Pour treize heures! Ouf... Souhaitons un peu de chance!

Je me suis rendu à mon deuxième client, à une rue du premier, en quelque sorte juste "en arrière". Un TJB était au quai. Je me suis stationné et me suis rendu au bureau afin de m'enregistrer. La dame pris mes infos, et me retourna à mon camion. Elle allait m'appeler au CB lorsque ce sera le temps.

Juste une trentaine de minutes avant l'heure de mon rendez-vous, la dame m'envoya au quai numéro six. J'allais presque m'endormir! C'est toujours là que ça débloque, ben évidemment...

Je me suis rendu au quai, et j'ai reculé mes essieux et ouverts les portes. Ensuite, mon confrère, à quelques quais plus loin, est arrivé. Il voulait jeté un œil dans mon camion. Pareil comme les vôtres (les Volvo), que je lui ai dit! J'ai pu apprendre que les nouveaux Volvo ont toujours la table à la place du lit du bas. Enfin, le lit se transforme en table. Mais ce faisant, oublions le vrai matelas! J'aime mon camion... Pour le reste, c'est aménagé de la même façon. Deux lits, mêmes armoires, trop petit frigo, pas suffisamment d'armoires. Mais les miennes sont un peu plus grandes.

Lui a livré à la même place que moi, mais hier soir. Et il est ici depuis ce temps. Il a même offert de l'argent pour être chargé plus vite. Ça n'a pas fonctionné cette fois, qu'il m'a dit! Il était maintenant chargé. Alors il est reparti avec son petit bonheur. Je suis allé à l'intérieur pour balayer ma remorque. Puis je suis retourné dans le camion, au frais. Un temps pour ne rien faire, sinon que regarder le temps passer...

Ils ont terminé de me charger environ deux heures après l'heure de mon rendez-vous. Après avoir signé les papiers directement au gars, je dois me rendre au bureau afin d'avoir les papiers de douanes, les remplir et les envoyer au bureau. Ce qui fut fait rapidement. Il y avait encore plusieurs camions en attente.

Après mètre fait un café, je suis parti pour le retour à la maison. Je suis allé rejoindre la US-169 que j'ai pris cette fois vers le nord. Elle m'amena vers Minneapolis où j'ai pris la 494, qui était très au ralenti. J'ai contourné aussi Saint-Paul, où nous passons au dessus du Mississipi qui, ma foi, est une petite rivière bien normale. On n'est loin de la majestuosité qu'il gagnera en descendant. Un jour, en bateau...

J'ai fini par atteindre la 94, puis rapidement le Wisconsin. Et lentement, la circulation s'est dissipée et j'ai pu reprendre de la vitesse. Une heure plus loin, je prenais la WI-29 vers l'est et le début de la partie à travers champs.

En arrêtant pour la pause au Cenex de Cadott, WI, j'ai vu que Patricia avait envoyé mon numéro de confirmation pour la douane.

Puis j'ai repris la route vers Wausau, WI et je me suis rendu jusqu'au BP de Wittenberg, WI pour la nuit. J'y ai acheté du fromage en grain et deux bâtons de saucisses. Simplement délicieux... Et tellement Wisconsin!