19 juin 2013

On dort au Kentucky

Je me suis réveillé à sept heures. Après un bon dodo complètement "légal", ça paraissait dans ma face que j'étais mieux reposé. Pas encore parfait, mais assez pour faire ma journée.

J'ai commencé par déjeuner. Dès sept heures trente, j'ai reçu un message du bureau! Alors que tout le monde commence à huit heures... Enfin. Anna qui demande vers quelle heures je crois que je serai là, afin qu'elle avise le client. Comme il me reste six cents kilomètres, plus les arrêts pour manger et besoin naturel, ça donne vers quatorze heures et plus, surtout plus. J'en profite pour demander si le temps que j'ai passé aux douanes est payé. On nous a toujours dit que si c'était que la douane est congestionné, non, mais que si c'est la faute du client, alors oui. Et si c'est le courtier?

Je pars finalement à huit heures. Après quelques longueurs de camions vers le sud, je prends la 90 vers l'ouest. Elle fait parti du New York State Thruway, alors elle est à péage. Une des raisons pour laquelle on ne peut pas vraiment abuser du système. Je reçois un message de Anna: le client est avisé. J'imagine que ça signifie que ça va bien!

Au moment de la pause, je m'arrête à la halte de Clarence, NY. Et pour mon bonheur, il y a un Tim Hortons. Ce sera donc la pause café et muffin. Et ils ont même mon préféré, aux framboises. Succulent et réconfortant, comme toujours.

Je continue jusqu'à Buffalo, NY, puis en Pennsylvanie, via Érié, et finalement en Ohio. J'arrête à la halte de Conneaut, voisine de la pesée routière, tout juste en entrant dans l'état. La halte semble abandonnée, c'en est louche! Beau temps pour dîner.

Alors que je mange, Anna téléphone afin d'avoir une idée de mon arrivée. Elle doit aviser le "lumper" de mon entrée chez le client. Puis, c'est Martin qui appelle pour mentionner que le client est ben fin de m'attendre, mais qu'il ne dépassera pas seize heures. Et sinon, ça ira à samedi...

Parenthèse: un "lumper" ou plus souvent des "lumpers": ce sont des sous-contractants qui ne sont ni employés par l'entrepôt, ni le client, ni le transporteur, qui sont là, parfois à rand frais, pour décharger la remorque.

Je finis donc de manger en vitesse puis je reprends la route. En approchant de Cleveland, OH, je prends la 271 vers le sud. Puis la OH-8 sud m'amène à Akron, OH. Elle rejoint la 77 juste au moment où je dois la quitter pour me rendre chez mon client. Je connais le chemin, alors je me rends, après m'être enregistré à la guérite, directement au quai. Tout le monde est prêt.

Les employés ici n'ont pas le droit (ne veulent pas?) d'entrer dans la remorque. Alors c'est moi le chanceux qui doit descendre les pneus et les sortir de la remorque. Eux les piles sur les palettes. Alors que je commence, un gars arrive et me tend ce qui ressemble à une facture. Il me demande ce que je veux qu'il fasse. Je vais les descendre, alors roule-les dehors. 381 pneus plus tard, je sais qu'il s'appelle Vaughn, qu'il a été militaire dans toutes les divisions, qu'il a vu les chutes Niagara, et qu'ils voudraient bien aller visiter plus loin dans les terres. Un bien bon gars!

On a mis deux heures à sortir tous les pneus. Et évidemment, la plupart était des pneus de 4 x 4. Gros et mous. J'ai signé sa facture puis je l'ai envoyé tout de suite à Anna, à sa demande.

Je suis ressorti de là, pour me rendre à mon deuxième client, lui aussi à Akron. J'ai pris la 77 sud pour une sortie, puis la US-224 vers l'est. Ensuite, la OH-241 sud. Ça ressemblait de plus en plus à un client où j'étais déjà allé il y a quelques années. C'était si nouveau que ni Google Maps, ni le super GPS de mon ami AP ne savaient où c'était! Mais j'avais trouvé quand même...

Effectivement, il s'agissait du même client. Il m'a délesté de deux boites, en mentionnant que le client demande à ce qu'il expédie les moules dans une boîte avec son couvercle, mais eux les envoient sans ledit couvercle. Hé ben!

Une fois décharger, je me suis avancé et, après avoir refermé mes portes, je me suis installé pour souper. Je venais de tomber en mode relax...

Après avoir mangé, il fallait rejoindre Lebanon, TN pour le lendemain. Je suis donc retourner vers la US-224 que j'ai prise vers l'ouest. Elle devient la 76, qui nous amène à la 71 sud.

J'ai filé la dessus pendant un temps. J'ai fait une pause à la halte de Congress, OH. Puis j'ai repris la route pour m'arrêter finalement à Jeffersonville, OH. Après avoir fais le tour du TA, je me rends compte qu'il n'y ait plus aucune place de disponible.

Je traverse donc en face au Kentucky car il semble y avoir des places de libre. C'est là que je passerai la nuit. Et ça me fera grand bien.

18 juin 2013

Une autre semaine

Ce matin, j'ai envoyé un message à Anna vers huit heures trente. Elle me répond presqu'instantanément que ce sera pour plus tard. Ce qui me dit que probablement que les Lebanon ne sont pas prêts.

Vers dix heures, Anna me revient: ce sera Akron, OH et Lebanon, TN. Mais elle n'a pas les coordonnées alors ça ira à plus tard assurément.

Je m'aperçois après coup que j'ai reçu les informations vers onze heures quinze. Et lorsque je me rend compte que je peux partir, il est plutôt l'heure de dîner. Je m'exécute donc avant de prendre la route.

Je pars alors qu'il est rendu midi et demi. La seule chose qui me chicote, c'est que j'ai un rendez-vous pour huit heures demain matin! Un rendez-vous à Akron? Ce sera assurément très rapide! Ou je finirai tard ce soir.

Arrivé à l'usine, les gardiens décident de reprendre ma photo. Ils disent que j'ai changé... Et ils me montrent la dernière photo qu'ils ont de moi. Wow! J'ai donc bien changé! Incroyable...

Je me rends ensuite à l'expédition. La belle Martine me remet mes documents. J'ai finalement trois arrêts: deux différents à Akron, OH et un à Lebanon, TN, où il ne restera plus beaucoup de pneus. De toute façon, ceux-là, je n'y touche pas. On ne fait qu'échanger la remorque pour une vide.

Je vais accrocher la remorque, et j'en fait l'inspection. Ensuite, je prends quelques minutes pour remplir tous les papiers requis. Et finalement, je retourne à la guérite.

Le gardien fait son inspection. Et il découvre que le numéro de sceau n'est pas le même que sur la facture. Mais comme j'ai trois factures differentes, il peut retracer que c'est bien la bonne remorque. Un simple appel à l'expédition règle le tout. Ouf! Parce que sinon, il faut sortir, aller faire demi-tour, revenir et retourner à l'expédition pour faire corriger la situation.

Cette fois-ci, donc, je peux partir ainsi. Je vais donc rejoindre la 158 pour passer en arrière et contourner, en tout cas en partie, Montréal. À Laval et Montréal, je traverse tout un orage.

Puis, une accalmie. Je me rends jusqu'à Bainsville, ON, au Relais Routier, pour faire le plein et souper. Avec le plein vient le café gratuit. J'appelle aussi Anna, mais comme elle est occupée, Patricia me donne l'ordre de mes deux clients à Akron, OH. Comme l'un d'eux implique des "lumpers" (main d'œuvre externe qui décharge les remorques), je préfèrerais arriver dans le bon ordre.

Puis, je reçois un courriel de mon ami Isaac. C'est le rapport hebdomadaire de ma conduite. Humblement, je m'épate moi-même. Jocelyn peut bien m'avoir téléphoné!

C'est bien beau mais c'est maintenant le temps de repartir. Alors que je tourne pour aller rejoindre la rampe qui mène à l'autoroute, un étrange rocher est presqu'au milieu de la rue. Et... Calisse, il bouge! C'est une immense tortue! Et elle traverse la rue comme si de rien n'était... Je lui laisse le temps de passer. Puis lorsque ça semble fait, je fait le tour en espérant qu'elle ne change pas d'idée et qu'elle retourne vers le fleuve. 

J'ai repris la route, plus vite qu'à pas de tortue. Je me trouvais très loin de mon profit. Ce client ne sait pas planifier ses voyages. Ça fait la même chose pour les voyages en Louisiane: il nous donne six jours pour faire l'aller-retour qui en prend sept. Et parfois plus! On va être tard à Akron... Ou se réveiller de bonne heure. Mais être là pour huit heures est proprement insensé.

Vers Mallorytown, ON, je croise l'ami Goofy. On s'échange quelques mots par Zello, mais il suit un autre TJB, alors il ne peut me parler longtemps. Ça adonne bien, car j'arrive dans une section où la communication est difficile, soit près des Milles Iles.

Je prends donc la sortie pour la route 137, dont peu de gens connaisse l'existence. Mais qui nous mène vers le pont des Milles Iles.

Il y a en fait deux ponts principaux: un au Canada et un aux États-Unis. Et les douanes sont donc, vous l'aurez deviné, entre les deux, sur la plus grosse île dont le nom m'échappe.

J'arrive au péage en suivant une tortue, au sens figuré, cette fois. Ça me fait drôle de payer en dollar, déjà tellement habitué à Windsor-Détroit et la puce. Et ça a augmenter à onze dollars. Après des années à sortir un dix, ça n'est plus suffisant.

Je me rends ensuite jusqu'à la boutique hors taxes. Il y a plusieurs camions stationnés n'importe comment. Au moins, c'est encore possible de circuler. Ça promet pour le temps des touristes!

Ensuite, je m'avance vers les douanes. Il y a plusieurs camions dans la file. Il faut dire qu'il n'y a que trois guérites ici. Et ce soir, une seule est ouverte.

Le douanier me demande qui est mon courtier. Je ne me souviens jamais de ce genre de détail, d'autant que c'est écrit sur la feuille que je viens de lui remettre. Je pense vite et dit: Jensen. Il me dit qu'ils ont une panne majeur d'informatique depuis plusieurs heures, alors je dois aller à l'entrepôt. Aux Milles Iles, les lieux sont limités. L'inspection commercial, secondaire et l'aire d'attente pour voir son courtier, ce qui n'arrive plus qu'exceptionnellement, est regroupé dans ce qu'on appelle "l'entrepôt". Le douanier conserve ma carte Express, s'assurant ainsi que je ne vais pas me sauver... Ou qu'ils me retraceront si je le fais.

Je fais donc le tour de la bâtisse pour me stationner. Puis je me rends dans l'entrepôt à la rencontre du douanier. Il m'explique la situation. Et je dois contacter le courtier afin qu'il leur face un papier qui dira que mes chargements ont bien été soumis à la douane. Et donc dédouanés.

Comme un chauffeur s'est récemment fait gronder pour avoir mal fait, je commence par téléphoner au bureau. Patricia est au courant de la panne. Je ne suis probablement pas le premier. Elle va s'en occuper et me rappelle.

Patricia me revient: la dame va faxer mes documents directement à l'entrepôt. Elle me donne même le numéro du fax. Et elle me demande de la rappeler lorsque je serai autorisé à partir.

Je retourne à l'entrepôt. Avant même que je n'aie à expliquer mon cas, car ce n'est plus le même douanier, je constate qu'il a déjà reçu mon papier. Il me demande la facture de douanes. Je l'ai, mais dans le camion. Enfin, ce serait supposé!

Je ramène tous les papiers que j'ai avec moi. Et je me mets à déboucher les enveloppes. Car maintenant que les papiers sont règles d'avance, ce n'est plus nous qui nous en occupons (en tout cas, chez TJB). Je retrouve ce dont il a besoin. Et il me dit que je suis maintenant autorisé à partir. Wou hou!

Je retourne au camion et j'appelle Patricia pour la mettre au courant. Puis je repars enfin vers le sud. Déjà une heure et demi que je suis là. Comme si j'avais le temps!

Il y a bien longtemps que je n'étais pas passé par ici. La 81, là où à mes débuts, je suis tant passé souvent. C'était notre terrain de jeux, en quelque sorte. Maintenant, je vais si peu souvent vers le sud-est que ce chemin m'est redeven presqu'inconnu...

À peine un peu plus d'une heure plus tard, j'en avais suffisamment. Je suis donc sorti à Central Square, NY pour y passer la nuit. Et voyant la distance qu'il me reste et l'heure qu'il est, en ajoutant la fatigue intense que je ressens, c'est évident, je vais chier le voyage.

Il arrivera ce qu'il arrivera.

16 juin 2013

Bonus

 Après une trop courte nuit, le réveil sonna pour cinq heures. Une journée de congé, direz-vous? Oui, mais pas tout à fait. Enfin, c'est pour la famille, alors ce n'est pas du travail. Par contre, je sers aujourd'hui de chauffeur pour Sarah qui a un rendez-vous à l'Hôpital Sainte-Justine, à Montréal, QC. En fait, elle doit aussi avoir un parent, ou à tout le moins un accompagnateur, car elle est trop jeune encore pour être traitée seule. Bien qu'elle en sache plus que moi sur son état.

J'avais avisé Sarah la veille de régler son cadran pour la même heure. Et sa mère n'est pas trop difficile à se réveiller tôt (quand tu te couches à l'heure où le monde normal soupe...). Nous avons donc déjeuner et sommes parti dès six heures. Le rendez-vous était pour neuf heures trente, alors nous serions probablement un peu à l'avance. Mais avec les bouchons typiquement montréalais, ce n'était pas gagné.

Nous sommes arrêtés au Tim à Repentigny, QC. Avant de rentrer dans la grande ville, ça prenait un café... de plus! En repartant, c'était le début du bouchon. Et ce fut le cas jusqu'au rond point L'Acadie. Nous avons avancé à pas de tortue. Parfois de tortue rapide, mais toujours tortue... Même en prenant la rue L'Acadie, c'était encore bouché jusqu'à Jean-Talon, pour cause de travaux cette fois. Une voie était fermée devant nous, en plus que la pépine avait à traverser la rue en va-et-vient de temps en temps.

Nous avons fini par nous en sortir. En approchant de notre but, nous avions, en bon gratteux que nous sommes, à trouver un stationnement gratuit avant d'arriver à l'hôpital. Et en fait, le stationnement régulier existe en fait plus ou moins, parce qu'ils sont à agrandir les bâtiments dans l'ancien stationnement. Autant s'arranger autrement.

La première section où nous trouvons souvent (on y va à chaque mois depuis plus d'un an; non, ce n'est pas pour son coeur) est déjà pleine. Je continue donc un peu plus loin. Puis, j'arpente une rue vers l'hôpital avant de faire demi-tour, car elle aussi est remplie. En reprenant une autre dans l'autre sens, je vois une place libre tout près. Sarah suggère que je continue en faisant le tour pour revenir par l'autre côté. Oh non, je fais demi-tour tout de suite, pour ne pas que quelqu'un d'autre le fasse et que nous arrivions devant une place prise.

Le Jette tourne sur un dix cennes, alors c'est vite fait. J'arrive à ladite place, qui est encore disponible. Il y a juste à côté une autre place, interdite celle-là, devant une borne-fontaine. Ne reste qu'à nous rendre à l’hôpital, qui en fait n'est qu'un coin de la rue. Excellent choix!

Ce qu'il y a de bien dans un hôpital spécialisé pour les enfants, c'est qu'il y a toute une panoplie de maman. Et trop d'entre elles sont belles... et gagas de leur rejeton! J'en étais à ces réflexions quand notre tour arriva. Sarah a fait ça comme une championne, comme toujours. Elle connait son dossier sur le bout de ses doigts, jusqu'au nom de ses médicaments! Moi qui ai vu mon père et ses multiples médicaments, dont lui aussi savait tous les noms d'ailleurs, en me disant qu'il y en a des bleus, des blanches, des "en long", des rondes, et ainsi de suite, ben, ça m'impressionne! J'imagine que tous ceux qui en prennent à long terme deviennent comme ça.

Une fois la visite terminée, nous montons d'un étage pour aller à la cafétéria. Il y a si longtemps que nous avons déjeuné que je décrète qu'"on a ben mérité un muffin"! Avec respectivement un café et un yogourt à boire. Excellents les muffins, dans la catégorie "santé"... Je ne sais pas si c'était réellement santé, sauf peut-être plus petits, mais ils étaient crissement bons!

Nous avons rejoint l'automobile. C'était maintenant le temps de sortir de là, et de retrouver l'autoroute. Merci aux sens uniques, aux interdictions de tourner à gauche à bien des intersections, et à ma volonté de ne pas faire la rue de la ville pendant des heures, je dois tricoter un peu pour me rendre jusqu'à la rue L'Acadie, puis à l'autoroute 40. Avec l'aide de Sarah, je finis par y arriver. Sarah, c'est aussi un GPS!

Un peu plus loin, je constate que Sarah ne me répond plus. Je regarde donc derrière, pour constater qu'elle s'est endormie. Ça va lui faire du bien. Elle est chanceuses, j'aimerais pouvoir en faire autant, mais encore faut-il que je conduise!

En arrivant au village, je suis arrêté au Métro pour y trouver un diner déjà fait, car il ne restait plus beaucoup de temps à Sarah pour diner avant de retourner à l'école pour l'après-midi. Lorsqu'elle fut reparti pour l'école, je suis retourné dans le camion afin de finaliser mes rapports et les envoyés à Jolie Julie au bureau. Je repartirai mercredi.

Ajout: mardi, j'avais un message de Jocelyn. Il veut me rencontrer pour m'indiquer comment je pourrai mieux travailler avec Isaac afin de maximiser mes bonus. Je lui ai fixé un rendez-vous au bureau à mon retour, car je devrai aller pour faire l'entretien de mon camion. J'ai aussi indiqué à Pierre-Luc que je veux qu'il me fasse faire le lettrage de mon nom à ajouter sur les côtés de ma couchette.

Ah, et Jocelyn m'a dit que mon économie de carburant était assez phénoménale... Hé ben!

Crisse chu ben!

15 juin 2013

Samedi mou

Le cadran sonna de tôt matin, cinq heures trente. Mais j'en ai profité pour flâner jusqu’à six heures quinze. Rien ne presse. Ou plutôt, je ne me presse plus autant que jadis. Ça doit être l'expérience.

Je me suis arrêté a Oshawa, ON, ayant le temps en masse de le faire, le client désirant recevoir la remorque dans la journée de dimanche, mais dans les faits, l'usine ne redémarre que le lundi matin. Je suis donc allé au gym pour pousser de la fonte. Ça faisait un petit bout de temps que je n'étais pas aller à celui de Oshawa. Un peu par manque de motivation sur la route, un peu par lassitude avec les récents événements dans ma vie personnel. Mais je me suis botté le derrière, et j'y suis allé. Et, ma foi, ça m'a fait grand bien! En sortant, j'étais encore une fois, fier de moi.

En resortant, je me demandais où manger. J'ai passé par dans le centre d’achats, et je me suis arrêté aux restaurants. Un italien a retenu mon attention. J'y ai mangé un bon spaghetti avec une salade grecque, servi par une sympathique asiatique. Très bon choix de menu mais aussi de restaurant. À retenir...

Je suis reparti ensuite en me disant que la fin de la semaine approchait. Toronto traversée, ça allait bon train. Arrivé au ONroute de Trenton, ON, j'ai fait un arrêt express. Puis, dans les environs de Kingston, ON, j'ai croisé le confrère Joker. Nous avons échanger quelques mots.

J'ai ensuite pris la pause café et muffin au ONroute de Odessa, ON. En reprenant la route, j'ai eu une bonne discussion avec un bon chum qui a bien du vécu. Il m'a fait voir ma réalité d'une toute autre façon. Merci l'ami.

Par la suite, un autre arrêt express à Iroquois, ON. Il était temps! Des fois, ça urge même... J'ai repris la route, soulagé, pour un dernier (presque) bout avant la maison. Je me suis arrêté à la halte de Rivière-Beaudette, QC. C'était le bon temps pour souper, mais je n'avais pas faim. J'ai donc décidé de continuer jusqu'à Montréal, une heure plus loin.

Je me suis rendu jusqu'à Montréal-Est, QC, où je me suis stationné au Pétro-Canada. Mais comme je trouve que ce sont des trop grosses portions au Mikes, dans le relais, je suis allé souper au Tim voisin, une bonne soupe et un bagel.

En repartant, je suis allé déposé mon enveloppe dans notre cour de Montréal-Est, QC. Par la suite, je me suis rendu au client, à L'Assomption, QC pour y laisser ma remorque. À la différence de la semaine précédente, le gardien me dit qu'il y a deux vides de notre compagnie. J'ai donc été décrocher ma remorque. Il y avait beaucoup plus d'espace que la semaine dernière. Les dimanches ne se ressemblent pas tous.

Je me rends ensuite dans la section des vides. Je vérifie la première remorque du bord. J'en fais le tour... Oups, c'est ma remorque de la semaine passée, celle à laquelle j'ai brisé une porte! Comme elle sera assurément refusée à Joliette, je change d'idée et vais vers l'autre disponible. Je l'accroche et la ramène à la barrière.

Puis, direction Joliette pour laisser la remorque vide et ainsi terminer ma semaine. En arrivant à l'usine, une drôle de clôture était dans le chemin. Je m'arrête dans l'ex-croissance où l'on peut stationner avant de tourner dans l'entrée de la cour. Je vais vers le gardien, qui lui aussi est sorti et vient vers moi. Le "clos" est fermé parce qu'il y a une ambulance sur les lieux. J'essaie de voir avec le gardien si il a une idée du temps qu'il peut rester. Évidemment, il est incapable de me donner une idée. C'est un accident de travail, alors je me sens un peu tout drôle.

En attendant, je vais me stationner en face en attendant. Et, comme souvent, alors même que je suis en train de changer de côté de rue, l'ambulance me sort sous le nez. Une fois stationné, j'attends de voir le gardien venir retirer la barrière, indiquant ainsi que nous pouvons recommencer à entrer et sortir du "clos".

Le temps d'aller nettoyer la remorque, la stationner et la décrocher, puis finalement d'aller chercher mon billet de sortie, et je revenais à la barrière. Ne restait qu'à me rendre à la maison pour profiter de mon congé...

14 juin 2013

Et on revient...

Le cadran était réglé pour cinq heures trente. Mais lorsqu'il sonna, il m'a semblé qu'il me dérangeait dans mon sommeil. C'est le propre d'un cadran, me direz-vous. Je l'ai quand même repousser à six heures trente. Heure à laquelle je me suis réveillé plus en forme. Un petit déjeuner vite fait, et j'étais sur la route à sept heures. Pas si mal, et facilement récupérable (le léger retard pris) dans la journée.

J'ai suivi la 75 vers le nord jusqu'à Knoxville, TN, où elle joint la 40. Fidèle à son habitude, la balance était ouverte. Elle fait partie de celles où, lorsqu'elles sont fermées, on fait un X sur le calendrier... Et plus loin, j'ai pris la voie de contournement qui mène à la 75.

En entrant dans le Kentucky, c'était l'heure du besoin naturel. La halte de Williamsburg, KY a bien servi pour un arrêt express.

Un peu plus loin, au cœur de Lexington, KY, un bouchon. Ce n'est pas très long que je constate un accident dans la direction inverse. Pourquoi donc cela cause quoi que ce soit en direction nord? Bande de Ouaireux! (Adapté de la célèbre expression d'Yvon Deschamps: "On veux pas l'sawoir, on veut le woir!")

L'accident donc, une camionnette avec une remorque à chevaux qui semble, c'est le cas de le dire, avoir ruée dans les brancards! Bien de la tôle froissée, des accessoires partout et, je l'espère, pas trop de blessure. Mais tout un bouchon derrière eux.

Peu de temps après, c'était déjà, ou enfin, l'heure de dîner. Je me suis arrêté à la halte de Georgetown, KY. On s'y croirait à cent miles dans le bois. Les haltes routières du Kentucky, très réussies.

En repartant, la balance de Georgetown est ouverte. Leur a t'on dit que le "72 heures" est terminé? Enfin, tant qu'elle nous fait passer sans tracas, ce n'est pas si grave.

Je me suis arrêté ensuite à la halte routière de Piqua, OH. Ouf, ce n'est pas le Kentucky! En tout cas, ça sert à ce que ça a à servir. Sans plus.

La traversée de l'Ohio s'est poursuivi sans encombre jusqu'à Toledo, OH où je suis sorti pour souper au Meijer. En faisant le tour de ma remorque, arrive en arrière la "bonne femme" du seul autre camion stationné au McDo où je m'installe, voisin du Meijer. Elle m'offrait son souper!!! Elle dit qu'elle en a trop pour elle et voulait me l'offrir. Eeee, non, merci. Là, est-ce que je vais accepter de la bouffe venu d'on ne sait où d'une pure étrangère, fut-elle rigolote et sympathique? Suis-je trop méfiant? En tout cas, je n'ose pas. Pas dans ce genre de situation.

J'ai souper et je suis allé ensuite faire mon petit magasinage. Je suis ensuite parti vers les douanes. Une heure plus tard, j'y arrivais. Le passage a été très rapide. Plusieurs guérites étaient ouvertes. J'ai poursuivi ensuite jusqu’à Comber, ON pour faire le plein de diesel, de café, et même du traditionnel muffin.

J'ai ensuite repris la route pour aboutir à Drumbo, ON au Shell, où ma foi j'étais seul sur tout le stationnement! Ça va bien dormir...