C'est Louis qui a compris la référence, un extrait de l'album The disque, de RBO, de Légendes amérindiennes... Et du haut de la colline, Pouashish lança le cri du chasseur triomphant: Yééé mooooort!
Wow, ça se retrouve sur youtube... :)
Tout à commencer lorsque j'ai écrit comme statut sur FB; Yé mort! J'ai eu des réactions de quelques amis... J'ai donc précisé que je ne parlais pas d'un humain. Ben, oui... mais non. Ce qui est mort, c'est Le Train De La Nuit. Moi, sur les Internets...
C'est mon nom d'ailleurs d'auteur ici, sur mon blogue. C'est d'ailleurs pour ça que je ne sais pas trop si je pourrai faire mourir le nom réellement.
Donc, ce nom me vient de ma moto, que j'ai acquise au printemps de l'an de grâce 2000. À l'époque, en bon célibataire qui travaille 80 heures par semaine rempli d'argent, je me suis dit: on s'achète une moto, pis une vraie! Le nom du modèle: Nightrain. Je l'ai donc simplement traduit, au lieu de faire comme de nombreux amis qui se prenaient un surnom en anglais, "parce que ça sonne ben plus cool comme ça"! Pour un anglais, oui, mais pas pour un québécois, désolé! C'est comme ces fédéralistes camionneurs qui débaptisent leur village en écrivant Nom-du-Village, CA: désolé les gars, l'abréviation à deux lettres, c'est pour la province ou état. CA, c'est donc pour Californie. Mais je m'égare...
Toujours est-il que depuis grosso modo 5 ou 6 ans, je ne m'en servais plus. Pourquoi je la gardais? Qu'en sais-je! C'est sur que le rapport motocycliste-machine est particulier. Mais ce n'était plus vraiment mon cas. Était-ce un espoir de m'en resservir un jour? Au début, oui. Mais après une couple d'été, on aurait dit que l'intérêt est tombé à plat. Comme si j'avais fait un blocage affectif.
On arrive à maintenant... ben, il y a quelques semaines, deux je crois... Caro arrive en disant: - Tsé le gars des machins (écrit ainsi pour préserver l'anonymat) là? - Ouin... - Ben, il m'a demandé si la moto est à vendre, il serait peut-être intéressé. Il veut que tu l'appelles.
Le dimanche, un autre gars arrête ici. - Ta moto, j'ai vu qu'elle ne bouge pas. Elle est à vendre?
Je la lui présente et lui raconte sa petite vie plate. Au départ, je trouvais qu'il était parti en n'étant pas très intéressé. Le lendemain, de tôt matin, j'appelle l'autre gars. Il vient aussi la voir. Lui a l'air plus enthousiaste.
Aux deux, j'explique que je ne suis là que si le camion est dans la cour, et que je crois revenir vendredi, mais que j'ai des noces (et quelle noce ce fut!). Au retour des noces, après un dodo, je suis reparti le lendemain matin en camion. Ça n'a pas pris trente minutes après mon départ, quinze même, le téléphone sonne:
- Salut, heille c'est moi le gars pour la moto...
- Ah, je n'ai pas été chez nous longtemps avec les noces, alors ça va aller à la semaine prochaine...
Je reparle à Caro par la suite. Elle me dit:
- Il est arrivé, tu venais à peine de partir. D'après moi, il n'était pas rendu au trottoir que le téléphone devait déjà sonner! Et pire, l'autre est passé quelques minutes après le premier!
On arrive donc à cette semaine. Je savais en arrivant que, avec l'un ou l'autre, c'était là que ça se passerait. Enfin! Bon, enfin, mais comme dit plus haut, sans vraiment non plus avoir fait quoi que ce soit pour que ça arrive non plus...
Lundi midi, mon premier copain est passé. Ma contre-offre a été accepté. J'aurais pu demandé plus, probablement. J'aurais pu aussi la préparer, la nettoyer, bref, la remettre en marche moi-même (lire: la faire remettre en marche parce que je n'y connais trop rien...), mais ça aurait pris un peu plus de temps. Avec mon travail, tout ce qui prend du temps devient éternel! Bref, tout faire ça, j'aurais pu en obtenir le double. En même temps, la situation de la famille demande une entrée de fond rapide. Ça adonne donc bien!
Pour faire histoire courte, la moto est vendue. Le Train De La Nuit n'existe donc plus. À peu de temps d'avoir, semble-t'il, mon nouveau camion (déjà?), ça va me prendre un nouveau surnom... j'aimerais bien le faire inscrire sur mon futur camion.
Aurais-je à ressortir Déluge des boules à mites?
9 mai 2012
8 mai 2012
Des débuts fracassants - Apparté
Sur la page FB de la Fondation EnCoeur, j'ai lu le message suivant:
Cette semaine au boulot, je discutais avec une collègue de ce que j'avais vécu avec mon fils...
Voici donc ce que j'ai répondu, à la suite des nombreux commentaires laissés:
Très émouvant de vous lire toutes... Vous me faites réaliser, parce que ce sont semble t'il plus souvent les mamans qui sont plus présentes pendant ces moments difficiles, que c'est peut-être pour ça que nous non plus, on n'a pas vraiment eu de gardienne... ou que maman va encore reconduire la fille à l'école (elle est rendu en troisième année; anecdote: un jour, la fille a dit à maman: est-ce que tu penses que quand je vais aller à l'université, tu vas encore venir me mener et rechercher soir et matin?). Peut-être que notre maman a aussi ben de la misère à la laisser à d'autres...
De mon côté, en vivant tout ça, je n'ai pas trop senti d'émotions. Les examens, les suivis, les visites à l'hôpital et à la pédiâtre, les petits soins, l'opération, et on recommence... le tout intensément pendant six mois, puis un suivi de plus en plus espacé (maintenant une fois par an), ça devient NOTRE normalité. Les gens se demandent comment ont fait... on ne le sait pas vraiment, puisque pour nous, c'est juste normal.
C'est après coup, en le racontant, et le racontant encore, pour la famille, les amis plus éloignés, qui l'avaient vécu à distance (hé, c'était avant FB, incroyable!) avec nous, là, j'ai comme redescendu sur terre. Là, l'émotion est devenu palpable à chaque fois que je le racontais. Là, j'ai vraiment réalisé à quel point le combat avait été immense pour une si petite fille. À quel point elle était forte. Comme sa mère en fait. Forte, et dur sur son corps... Et avec un tel caractère de cochon, vous savez, le genre de caractère des gens qui vont loin dans la vie...
Pour celles qui se demandent comment les autres enfants vont réagir "s'il s'essoufle avant les autres" (ou autre chose du même genre...), chez nous, Sarah (notre fille) est au courant de son histoire... je lui ai tellement raconté souvent. J'avais pris une photo d'elle au moment où nous sommes revenus à la maison tous les trois, avec la cicatrice bien rouge vif. Je m'étais dit que si un jour elle se demandait c'était quoi la cicatrice avec les deux trous au bas, alors je pourrais lui en parler, et lui montrer ladite photo. Tu vois, quand tu étais bébé, c'est par là que tu es passée...
Donc, disais-je, maman s'assure toujours partout que tout le monde est bien au courant qu'elle est cardiaque (en théorie, aucune séquelle dans son cas, mais quand même à surveiller un peu plus sur certains points, comme justement la performance, l'essoufflement, etc...). Tous les profs, les moniteurs de ceci ou cela (elle a fait de la danse, de la natation, et maintenant les scouts) sont tous bien réceptifs et coopératifs. D'ailleurs, c'est assez courant avec les nombreuses maladies infantiles ou, dans une moindre mesure, les allergies, qu'ils sont la plupart du temps habitué de faire avec ce genre de situation. Et quand on ajoute, admettons-le, parfois juste pour faire un peu peur et assoir notre autorité de parents, que ça pourrait être dangereux pour sa vie, alors là, c'est drôle, mais tout le monde coopère!
Ah, un jour, dans un resto, je vois arriver une belle jeune femme, je dirais quelque part entre 15 et 20 ans. C'est l'été, elle porte une belle robe légère, bien décolleté. Et ce qui sautait aux yeux dans son décolleté (ben, à part de ÇA, là...), c'était la grosse cicatrice bien en évidence. J'ai tout de suite vu, elle aussi, par où elle était passée... Et je me suis dit: un jour, c'est ma fille qui sera belle comme elle!
Cette semaine au boulot, je discutais avec une collègue de ce que j'avais vécu avec mon fils...
Les rdv lorsque j'étais enceinte (génétique écho cardiaque,
aminosinthese etc), l'accouchement a ste-justine , son arret
respiratoire, les ''mauvaises'' nouvelles, le post op, la 1ere année de
vie difficile....
Je me suis rendu compte que La ''brèche'' dans mon coeur est pas refermer.
Maintenant mon fils va très bien. Il pète le feu, mais mausus que quand
j'en reparle ''vraiment'' avec d'autre personne je me sens mal 2-3
jours...
Ça vous fait ca vous?
Voici donc ce que j'ai répondu, à la suite des nombreux commentaires laissés:
Très émouvant de vous lire toutes... Vous me faites réaliser, parce que ce sont semble t'il plus souvent les mamans qui sont plus présentes pendant ces moments difficiles, que c'est peut-être pour ça que nous non plus, on n'a pas vraiment eu de gardienne... ou que maman va encore reconduire la fille à l'école (elle est rendu en troisième année; anecdote: un jour, la fille a dit à maman: est-ce que tu penses que quand je vais aller à l'université, tu vas encore venir me mener et rechercher soir et matin?). Peut-être que notre maman a aussi ben de la misère à la laisser à d'autres...
De mon côté, en vivant tout ça, je n'ai pas trop senti d'émotions. Les examens, les suivis, les visites à l'hôpital et à la pédiâtre, les petits soins, l'opération, et on recommence... le tout intensément pendant six mois, puis un suivi de plus en plus espacé (maintenant une fois par an), ça devient NOTRE normalité. Les gens se demandent comment ont fait... on ne le sait pas vraiment, puisque pour nous, c'est juste normal.
C'est après coup, en le racontant, et le racontant encore, pour la famille, les amis plus éloignés, qui l'avaient vécu à distance (hé, c'était avant FB, incroyable!) avec nous, là, j'ai comme redescendu sur terre. Là, l'émotion est devenu palpable à chaque fois que je le racontais. Là, j'ai vraiment réalisé à quel point le combat avait été immense pour une si petite fille. À quel point elle était forte. Comme sa mère en fait. Forte, et dur sur son corps... Et avec un tel caractère de cochon, vous savez, le genre de caractère des gens qui vont loin dans la vie...
Pour celles qui se demandent comment les autres enfants vont réagir "s'il s'essoufle avant les autres" (ou autre chose du même genre...), chez nous, Sarah (notre fille) est au courant de son histoire... je lui ai tellement raconté souvent. J'avais pris une photo d'elle au moment où nous sommes revenus à la maison tous les trois, avec la cicatrice bien rouge vif. Je m'étais dit que si un jour elle se demandait c'était quoi la cicatrice avec les deux trous au bas, alors je pourrais lui en parler, et lui montrer ladite photo. Tu vois, quand tu étais bébé, c'est par là que tu es passée...
Donc, disais-je, maman s'assure toujours partout que tout le monde est bien au courant qu'elle est cardiaque (en théorie, aucune séquelle dans son cas, mais quand même à surveiller un peu plus sur certains points, comme justement la performance, l'essoufflement, etc...). Tous les profs, les moniteurs de ceci ou cela (elle a fait de la danse, de la natation, et maintenant les scouts) sont tous bien réceptifs et coopératifs. D'ailleurs, c'est assez courant avec les nombreuses maladies infantiles ou, dans une moindre mesure, les allergies, qu'ils sont la plupart du temps habitué de faire avec ce genre de situation. Et quand on ajoute, admettons-le, parfois juste pour faire un peu peur et assoir notre autorité de parents, que ça pourrait être dangereux pour sa vie, alors là, c'est drôle, mais tout le monde coopère!
Ah, un jour, dans un resto, je vois arriver une belle jeune femme, je dirais quelque part entre 15 et 20 ans. C'est l'été, elle porte une belle robe légère, bien décolleté. Et ce qui sautait aux yeux dans son décolleté (ben, à part de ÇA, là...), c'était la grosse cicatrice bien en évidence. J'ai tout de suite vu, elle aussi, par où elle était passée... Et je me suis dit: un jour, c'est ma fille qui sera belle comme elle!
10 avril 2012
Fin de semaine et petite pause
S1 J6-7 et même 8
Samedi matin. Faisons un petit
inventaire : il me reste deux repas réguliers (côtelettes de
porc avec patates), deux repas congelés gracieuseté du beau-frère
(qui à première vue semblait relativement santé), quelques légumes
du plat d'extra (ben oui, ça l'air que je ne l'avais pas trouvé
hier), une tranche de dinde, quelques fruits, du beurre de pine et du
pain.
Bon, on devrait être bon pour faire deux jours avec ça. Pour la suite, puisqu'il me reste environ trois jours de route, je vais voir si je peux arrêter quelque part acheter des fruits, du pain et des noix. Sinon, je vais prendre le « soup and salad buffet » en ayant l'impression de me faire avoir (un buffet, c'est pour l'économie, non?)
Bon, on devrait être bon pour faire deux jours avec ça. Pour la suite, puisqu'il me reste environ trois jours de route, je vais voir si je peux arrêter quelque part acheter des fruits, du pain et des noix. Sinon, je vais prendre le « soup and salad buffet » en ayant l'impression de me faire avoir (un buffet, c'est pour l'économie, non?)
Déjeuner : Traditionnel rôties
crutes avec banane, ma dernière, et café, faut d'avoir encore du
lait.
Diner : Allons-y pour les
côtelettes de porc de tante Anna, avec pétite pétak brune (bon, je
ne sait pas si elles étaient brunes d'origine, mais elles l'étaient
dans l'assiette. Très bon.
Collation : N'ayant plus rien, je
cherchais et cherchais dans le Marathon de Franklin, KY. Celui-là a
quelques éléments qui se rapprochent d'une épicerie, comme entre
autre du pain frais. Mais pas un comptoir de fruits là, quand
même... J'ai allumé qu'il y a toujours des noix du Bonhomme
Planters (ou d'une marque concurrente. Alors je cherche l'étalage de
noix. J'ai choisi un sac d'amande en me disant que si c'était bon
chez nous, ça sera bon ici aussi.
De retour au camion, j'ai ressorti une
mignonnette de mon sac de plat vide, pour mesurer la quantité. Et en
y goutant, je me suis dit : « osti qu'sont salées!!! »...
En comparaison, celle qu'on a à la maison sont naturelle. Bon, en
contre-partie, la nourriture salée, ça fait boire. Un mal pour un
bien donc...
Je suis arrivé chez mon client à
l'heure où l'on souper normalement. En fait, j'aurais dû penser à
mon souper au dépanneur du précédent arrêt. Mais je me suis dit
qu'il était encore un peu tôt, et bla bla bla... Bon, une fois
rendu au client, où il fût impossible de faire quoi que ce soit
avant l'heure de nos rendez-vous (nous étions trois de ma
compagnie), alors nous nous sommes mis à placotter et à faire
connaissance.
Mes deux nouveaux copains étaient chez
TJB depuis peu. L'un deux avait 50 livres de perdues, en retour vers
une chirurgie bariatrique (un « by-pass »). Et l'autre
avait eu un accident autour de dix-huit ans qui lui a littéralement
coûté un bras. Oui, il peut conduire un camion avec un seul bras!
Souper : Rendu au tour de mon
premier copain à aller se faire décharger, j'en ai profiter pour
aller mettre mon repas à chauffer. Évitant les casse-têtes, j'ai
pris l'autre plat de côtelettes. Ça ne fera pas changement, mais
bon, on fait avec ce qu'on a!
Dans la soirée, j'ai repris quelques
amandes, genre 4-5, juste pour avoir une sensation d'avoir mangé
quelque chose. C'est fou ce que c'est bourratif!
Une fois décharger à mon tour, il
était passé minuit. Aucun espace pour camper sur place. Je suis
donc redescendu (le client est situé sur un cap) vers la ville de
Nashville, pour aller voir au Pilot devenu Love's si il y avait un
petit coin pour moi (parce que c'est vraiment petit et en pleine
ville), Heureusement, j'avais un espace...
La nuit fut mouvementée, mais j'ai
dormi jusqu'à onze heures!
Déjeuner : Le traditionnel pain
avec beurre de pinne tira à sa fin. On peut dire que j'ai eu du
beurre d'arachides pour une tranche et trois quart. Bon, acceptable.
Par contre, ayant épuisé mes fruits frais, j'ai opté pour une
salade de fruit en boite qui me restait de cette semaine.
Diner : Arrêtant dans le relais à
Cross Plains, KY, je savais que là il y aurait du poulet.
Imaginez-vous un kiosque de poulet Broaster. Je m'étais donc dit que
je me prendrais un morceau de poitrine, comme ça, à la grosseur
qu'elle aurait, je serais bien repu. C'était sans compter sur le
créativité dudit relais. En zieutant dans le comptoir au restant,
où se trouve entre autres les morceaux de poulet de la veille
(j'imagine et en fait, j'espère) froid et en boite, je vois qu'il y
a deux salades. J'en saisi une : « Harvest salad ».
Harvest, ça fait légume pas mal... je constate au travers du plat
qu'il semble effectivement n'y avoir que salades et autres légumes
(bon, et quelques fruits comme des raisins ou des canneberges
séchées)... Et pour une fois, la grosseur n'est pas « auge à
cochon »... je vais donc tout me la taper!
En plus, elle était succulente! Bon choix
En plus, elle était succulente! Bon choix
Pour la petite histoire, après environ
100 km de route avec la remorque d'une autre compagnie, qui nous
refile des chargements de poêles à ramener chez nous, arrive une
belle explosion, avec des morceaux qui r'volent partout et les
automobiles, et même un camion, qui sont si surpris qu'ils se
garrochent partout! Un des pneus vient d'éclater...
Je me range donc sur le côté de la
route afin d'aller constater les dégâts. Un pneu dé-semeller, la
carcasse étant même fendu sur le côté. Vraiment, du beau travail!
Et tout s'est détaché du pneu. Il ne reste donc rien qui pourrait
claquer ou se défaire en roulant.
Je reprends la route lentement pour me
rendre au relais qui est à cinq kilomètres devant moi. Pour une
fois que je « brise » près d'un relais (avec Internet en
plus)...
Collation : Après avoir rejoint
Seven Up, notre « gars du garage » par intérim, j'ai
maintenant tout mon temps, ayant à attendre qu'un service routier
vienne m'installer un nouveau pneu. Et ça, ça peut prendre une
heure comme dix... c'est Pâques après tout!
Ayant « explosé » à
16:30, ledit service routier est arrivé à 21:45! Alors j'ai passé
toute la soirée à me dire : « je vais souper? Non, il
est à la veille... ». Parce que le temps de régler tout ça,
il devait être là après une heure. Alors on attend... Et on laisse
environ une autre heure passer. À deux minutes près où j'allais
moi-même l'appeler, Seven Up me rappelle : « pas de trace
du Bonhomme Michelin encore »... « Ok, je vais les
rappeller pour voir ». Finalement, encore « une p'tite
demi-heure », comme disais feu-mon-père.
Souper : J'avais faim, mais
normalement. Pas de sensation affamée ou à « ça » de
crever de faim. Alors je me suis dit que j'irai mangé après coup.
Ce qui fut fait. Vers 23:00 (belle heure pour souper!), je mangeais,
dans le restaurant, un sandwich BLT. Chez nous, le T, c'est pour
tomate... Ben là, je ne sais pas si c'est pour « toast »,
mais toujours est-il qu'il n'y avait pas trace de tomates!
Alors, malgré le bacon, à la
petitesse qu'avait le pain, et sans les chips ou les frittes offertes
en accompagnement, que j'ai refusé (petite fierté personnel ici),
c'était un bon petit repas, presque santé. Le tout avec un café et
un verre d'eau. Et si salé aussi, que j'ai bu la mer et les poissons
en roulant par la suite jusqu'à 2:15 (quand tu commence à midi, tu
finis tard).
La nuit fut très relaxe cette fois.
Tous mes voisins de stationnement sont parti à une heure
raisonnable... et contrairement à ma chance habituelle, personne
n'est venu prendre leur place. Après autant de temps passé sur la
route, ce matin, je me paye un « trip ».
Déjeuner : Ce sera café et
burrito. Miam!
Diner : À Wapakoneta, en Ohio,
haut lieu du sandwich de la mort (mais ça, c'est pour déjeuner),
j'ai pris le buffet soupe et salade. Contrairement à la majorité
des buffets de ce type, il y avait une râpure qui avait tout ce
qu'il y a de plus ressemblant à du jambon. Normalement, aucune
viande n'est accesible dans un buffet de salade, nous empêchant
ainsi de nous créer une salade-repas digne de ce nom. Donc, pour
éviter de crever de faim deux minutes plus tard, il faut forcer sur
la soupe...
Collation : Je me suis souvenu, en
fin d'après-midi, qu'il me restait la banane de Cross Plains. Alors,
aussitôt dit, aussitôt embouveté (j'aime ce verbe)...
Souper : Pour le souper, j'étais
au relais Fifth Wheel de Dorchester, en Ontario, reconnu pour sa
connexion Internet ultra-lente. Je feuilletais le menu, à la
recherche de quelque chose de pas trop pire. Je suis passé sur le
wrap au poulet. Un tortillas, avec du poulet, de la salade et du
fromage, accopagné de salade du chef et de café. Ce sera mon choix!
Délicieux, mais le seul problème,
c'est que c'est gros! J'aurais dû suivre ma première idée :
n'en manger que la moitié... avec la salade, c'eut été ben
correct.
La pause. Ce matin, à Bowmanville, ON,
j'ai succombé à mon traditionnel pain aux bananes. Au midi, à
Cardinal, ON, le meilleur relais de camionneur de toute la 401, j'ai
choisi la quesadillas. Bon choix, mais encore là, avec la soupe aux
légumes incluses et le dessert (premier écart de la semaine :
une espèce de croustade aux pommes), c'était assez volumineux.
Pour le souper, arrivé au garage, j'ai
mangé un diner congelé que mon beau-frère m'avait donné plus
tôt, lors de notre échange de remorque à Milton, ON. Un plat de
pâte aux légumes, poulet et crevettes. Très bon, mais je l'ai
trouvé un peu petit... tiens, aurais-je déjà retrouvé mon grand
estomac?
Bon, maintenant, il y a à la maison,
une problème de santé qui m'empêche de m'y rendre. Caro a la
gastro. Et comme j'ai tendance à pogner « toutte », nous
avons convenu que je n'irais pas à la maison cette semaine. Ce qui
veut dire que le Kilo-Cardio, et donc ces petits récits, seront en
pause pour quelques jours.
À bientôt...
7 avril 2012
Cinquième jour
S1 J5
Hier en soirée, j'ai finalement mangé
quelques légumes de mon plat de surplus.
Déjeuner : La tradition se
poursuit avec le pain et le beurre de pine, accompagné d'un verre de
lait.
Diner : Retour du sandwich à la
dinde, avec fromage, plus fromage (parce que n'ayant pas de
yogourt...), et une pomme. Je me suis rendu compte par la suite que
la poire aurait peut-être été oublier... ou non, parce qu'il y en
a une en dessert au souper. C'était si bon ainsi il y a quelques
jours! Comme breuvage, un jus de légumes.
Collation : Ayant fini mon fromage
au diner, je me suis donc contenté d'amandes et de « toasts
melba » comme collation. C'est fou ce qu'un tout petit peu
d'amande (ou d'autres noix) peut être rassasiant. Dire
qu'habituellement, c'est le genre de produits dont on ne peut
s'arrêter avant de finir le sac... et chez nous, on achète toujours
en méga-grosse quantité; le sac est donc toujours immense!
Souper : Rendu au souper, je suis
à racler les fonds de frigo (ben, on s'entend là...)! Pour
accompagner ma soupe aux lentilles, j'ai trouvé une portion de
légumes (carottes, poivrons, céleris, tomates) qui aurait dû être
consommé au diner (hé ben). Et n'ayant plus de lait, j'ai pris le
reste de ma bouteille de jus de légumes (environ une tasse). J'ai
même trouver un bol de ce qui semble être des olives (ça ne me
tentait pas d'investiguer plus à fond, genre d'y gouter)! J'imagine
que ça aurait dû aller dans le sac qui est demeuré à la maison!
Tiens, malgré la chaleur, ajoutons-y un café...
À la pause du soir, ayant un petit
creux, je me disais depuis un bout que j'allais picosser dans mon
plat de légumes en extra. Une fois arrêté pour la nuit, je
constate que j'ai dû le finir plus tôt.
Je me suis donc contenter des quelques
toasts melba. Un peu sec, mais je me suis fier sur la collation de
cette après-midi.
Me voici donc au bout de ma semaine
préparée. En effet, j'avais des repas Kilo-Cardio pour cinq jours.
En théorie, la plupart du temps, j'aurais été revenu. Cette
fois-ci, il me reste encore deux jours et demi (presque) de route
avant de revenir à la maison (et peut-être plus si on n'est pas
chanceux).
J'ai deux autres lunchs réguliers, eux
aussi cuisinés par Caro. Je vais devoir m'ajuster, et ne pas trop
succomber aux tentations. Je suis plutôt fier de moi pour le début
de la semaine : aucune cochonnerie ne fut ingurgitée pendant ce
temps. Juste ça, c'est un gros changement...
5 avril 2012
Quatrième jour
S1 J4
Petit mot d'encouragement dans mon
journal-menu ce matin : déjà rendu au jour 4! Wou hou... Hier
soir, au moment de m'arrêter, j'étais complètement vidé. Est-ce
un peu la faute au fait que je mange moins? Difficile à dire,
puisque mes journées sont toujours bien remplies, spécialement
celle où je fais ma livraison et ma cueillette... et lorsque je suis
tard en après-midi, s'en suit une course contre la montre qui
viderait la plus énergique des personnes!
Déjeuner : Ce matin, on essaye
quelque chose. M'étant réveillé à 4:00, j'ai dit au cadran :
heille, va péter... je te repousse à 6:00. Et à 6:00, je me suis
dit, n'ayant pas faim : je vais manger plus loin. J'ai donc
commencé ma journée et rouler une heure et demie avant de prendre
la pause du déjeuner. Au moment de m'arrêter, je commençais à
avoir faim, ce qui est bon signe! J'imagine que de me rendre au diner
n'en sera que plus simple. Le menu, encore une fois : pains et
beurre de pine avec un verre de lait.
Diner : Ce midi, spaghetti avec
concombres et carottes, un peu de fromage en remplacement du yogourt,
et comme aucun breuvage n'était indiqué, je me suis permis un verre
de jus de légumes.
Avec mon déjeuner plus tardif, un peu
plus dans mes anciennes habitudes de vie (je n'ai pas mangé en me
levant depuis le temps de l'école... ouf!), je suis arrivé au diner
avec une faim tout à fait normale. Là, on commence à jaser! Par
contre, ça m'a fait boire un café de plus, donc j'ai moins bu
d'eau. Mais avec la chaleur qu'il fait ici, je crois que je vais me
reprendre cette après-midi.
Collation : Collation en deux
temps aujourd'hui. J'ai pris un peu de fromage sur des biscottes dans
le camion, puis, à la douche (à North Baltimore, OH... il n'y a pas
de grand miroir!) j'ai mangé des graines de tournesol. Juste un bon
petit gouter, bien rassasiant.
Souper : Ce soir, sur le
stationnement de la boutique hors taxes de Détroit, MI, côtelette
de porc avec légumes (champignons, piments, etc.) et couscous,
accompagné d'un verre de lait et de salade de fruit. Le porc, que
Caro m'a tant vanté, était bien bon. Le repas m'a comblé, encore
une fois. Ce que j'aime jusqu'à maintenant, de Kilo-Cardio, c'est
que tous les menus sont vraiment bon, rassasiant à souhait, même si
je suis assez enveloppé (comme dirait Obélix), et varié.
À la fin de la journée, me voici bien
repus, sans faim. Une autre belle journée! Ah oui, Caro, revenu à elle après son super party Tupperware (elle était sur un nuage depuis quelques jours!), dit que l'erreur de lait vient probablement du fait qu'elle a calculé la quantité de lait avant de modifier les déjeuners pour "pains, beurre de pine et lait".
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