4 avril 2012

Troisième jour


S1 J3

Tout d'abord, hier soir, j'ai dû manger dans mon plat « extra ». De moi même, je crois bien que je ne l'aurais pas fait. Mais Caro m'a dit que ce serait plus difficile si j'essayais de ne rien manger, à la longue. Bon, j'ai pris quelques légumes (carottes, piments, céleris). Un peu plus tard, j'en ai repris

Déjeuner : Encore ce matin, pain, beurre de pine, banane et lait. Je crois que c'est le déjeuner choisi pour que ce soit pratique. Je finis ma pinte de lait. Je m'en étais bien douter : je manque de lait. Comme si je n'avais que ça a faire, spécialement aujourd'hui, d'aller magasiner! Bon, après coup, j'ai allumé que les relais de camions ont tous du lait... c'est au moins ça de pris!

Encore ce matin, le réveil fut tôt alors j'ai eu faim un tantinet. Mais je bois de l'eau dans ce temps-là. Avec comme conséquence heureuse que ça fait deux jours qu'au souper j'ai mon deux litres de déjà bu!

Diner : Ce midi, sandwich avec dinde, moutarde de Dijon (y'en n'avait pas plus proche?) et poire. Le tout accompagné de jus de légumes, concombres, tomates et une pomme en guise de dessert. Ah, et faute d'avoir un yogourt, j'ai remplacé par du fromage (que j'avais en surplus) dans la sandwich.

Résultat : oh wow, je capote! Probablement un des meilleurs sandwich que j'ai mangé depuis des lunes. Ok, quand ta référence c'est un sandwich en carton de dépanneur, c'est sur que ce n'est pas difficile à battre. Non, j'exagère, mais si peu. Le mélange des saveurs est très bon, et ça donne un format très raisonnable. Notez qu'on doit y mettre la moitié de la poire, et que j'ai mangé le reste, faute d'en avoir besoin un peu plus loin dans le menu.

Collation : En faisant un petit arrêt-pipi, je me suis acheté une pinte de lait. Une vrai pinte là, on est aux États! Tout le monde me dit que le lait est tellllllllllllllllllllllllement pas cher aux États, et bla bla bla, qu'ils font un spécial pour ramasser un gallon de lait. Ben là, je veux ben craire que ça fait longtemps que ce n'est plus moi qui fait la commande, mais 2$, américaines mais quand même, pour une pinte de lait, me semble pas que c'est si pas chère que ça chez nous... De retour au camion, découragé du prix du lait, j'ai mangé ma collation, aujourd'hui une pomme et quelques amandes. Soutenant.

Plus loin, un peu affamé, mais surtout sachant que j'étais dans l'jus et que je ne mangerais que dans une heure trente, j'ai mangé la poire du souper. Ouf, pas beaucoup, mais ça fait du bien!

Souper : Chez mon client de Clarksville, à l'ouest du Tennessee, je suis allé porter mon numéro de commande... mais ce n'était pas le bon (bon pour le lendemain). J'ai donc dû retourner dans le camion, au téléphone, attrapé ma répartitrice (encore chanceux, puis qu'elle avait terminé depuis une demi-heure... une chance que des fois, elle dépasse) au vol pour avoir le bon numéro, chercher à savoir si le fax (en fait, le bureau de la réception) est disponible (car eux finissent avant l'expédition), rencontrer Larry, le chef d'équipe de l'expédition, qui offrit de me débarrer la porte spécialement pour moi, faxer les papiers au bureau, retourner au quai, autant attendre que Darlene finisse de me charger (elle en avait la moitié de fait), pour finir par avancer, replacer les essieux, fermer les portes, et finalement manger!

Ouf! Y'était temps... Aujourd'hui, c'est jour de spaghetti. Chez nous, on adore les pâtes, en tout genre, apprêté à n'importe quel sauce, bref, on aime! La poire étant déjà mangée, me restait un verre de lait américain en guise d'accompagnement.

Là, en parlant avec Caro qui s'en allait faire un party Tupperware, sa copine Johanne voulait savoir si j'avais « ben du lousse dans mes shorts ». Ben là, wo, tsé, donnez-moi une couple de semaine là!

Mais l'autre jour, après avoir dit à Caro de diminuer les portions, je peux dire que ce n'est pas long avant que l'estomac s'y habitue. Alors pour ça, j'imagine que le changement sera déjà fait!

Une autre journée de passée. Ce soir, je n'ai pas aussi faim qu'hier soir. J'ai l'impression que de manger autre chose qu'une salade ce midi a aidé. Le sandwich était possiblement plus consistant, plus soutenant.

Demain s'annonce elle aussi consistante... J'ai déjà hâte!

3 avril 2012

Deuxième jour


S1 J2

Déjeuner : Au menu, ce matin, traditionnel rôties au beurre de pine, avec une banane (non mais laissé moi...) et un verre de lait. Probablement parce que je n'ai pas l'habitude de mange si tôt (bien rare que je mange immédiatement en me réveillant), mais j'ai trouvé ça bien bourratif! J'ai hâte de voir le reste de la journée. (Après coup, ne me demandez pas pourquoi j'ai écrit rôties... elles étaient crutes: ma fille déteind sur moi, elle qui mange des "toasts pas cuites"!)

Diner : Voir comme menu L'oeuf en folie, ça met de la joie dans mon cœur. Il s'agit en fait d'une salade aux œufs (il y en a deux, je suis surpris) avec d'autres légumes, un peu de vinaigrette, le tout agrémenté d'une pomme en guise de dessert. Une autre salade très goûteuse, une autre recette à conserver!

Je dois dire que j'ai eu faim pendant une bonne partie de l'avant-midi. Probablement parce que j'avais habitude de manger vers 10:00 avant. Je veux tenter de ramener mes heures de repas au sens du monde avec un vrai boulot.

Dans mon ancienne vie, je mangeais dans les restaurants. À l'époque, j'avais commencé à manger deux repas, vers 10:00 et vers 16:00, parce que tous les plats sont tellement gros qu'en prendre trois par jours, je serais devenu comme les américains! Mais bon, ce n'est pas tellement mieux pour la santé comme ça non plus... Et quand tu as été élevé en finissant toute tes assiettes... et que ton travail t'amène à être plutôt affamé lorsque vient enfin la possibilité de manger... ben, tu manges!

Collation : Au moment de chercher ma collation, je me suis rendu compte que ma blonde a des problèmes à faire la distinction entre des graines de tournesol (sur mon menu) et des amandes (dans le bol). Ce faisant, j'ai trouvé d'autres amandes destinées à la journée précédente. Eh ben, en plus, je n'ai pas tout mangé hier! Cette collation, aujourd'hui, était peut-être un peu courte.. mais encore là, je me suis rendu au souper sans problème.

Souper : Ce soir, je déguste la soupe aux lentilles, dont sur la page FB j'avais entendu parler en bien. Vrai : succulente, cette soupe! Avec ça, une portion de légumes (concombres et poivrons cette fois-ci), du pain, du lait et une salade de fruit pour dessert. Au moment où j'ai transvidé la soupe dans mon plat d'aluminium à destination du réchaud, je la trouvais bien petite, la portion de soupe. Y'avait « rien » dans l'bol. Et pourtant, une fois mangé (je vous écris pendant que je mange...), je me sens bien rempli. Comme quoi, comme dit Caro, la grandeur du bol ou de l'assiette y est pour quelque chose, psychologiquement parlant. C'est plus le fun une petite assiette pleine qu'une grande assiette à moitié, même si dans les deux il y a la même quantité de nourriture.

On m'apprend sur le tard que j'aurais dû prendre un jus de légume hier soir. Hé ben... Erreur de transcription, sans doute!

Coup d'oeil à demain : alléchant, encore une fois!

Premier jour


S1 J1

Déjeuner :

L'identification en titre est la simplification de Semaine 1 Jour 1. C'est de cette façon que mon petit plat du jour est identifié. Chanceux, le plat de ce matin était à part des autres, dans le sac qui n'est pas allé au frigo. Je l'avais donc vu hier, en ramassant ma bouffe.

Ce matin donc, au réveil, j'ouvre mon Journal alimentaire. Il y est dit que j'ai un déjeuner avec : jus d'orange, céréales, lait et café (à volonté, un bonheur!).

Surement une erreur de retranscription, la liste dit : une tasse et demi de céréale et une tasse et demi de lait. Wo! J'en déduis que c'est une faute de frappe, parce que Caro a toujours parlé de demi-tasse. Ça adonne bien, ça « fitte » dans l'bol (après vérification, c'était bien la bonne quantité; j'ai donc mis trop peu de lait).

Je sors donc mon super bol à trente sous. Directement du Dollarama, il me suit depuis que j'ai quitté moman. Il fait dur, il pèse une tonne, la poussière colle dessus, mais il est là, vivant (ben là...) et disponible.

La quantité de céréale est un peu plus que ce bol. En comparaison, j'en prenais presque deux lorsque je pensais m'amener des céréales. Au pif, je me mesure le lait. Je prends mon gobelet qui fait 330 ml, que je divise avec mon œil de crocodile pour faire une demi-tasse. D'ailleurs, c'est quoi, une demi-tasse? Me semble que c'est 125 ml, mais je n'en suis pas certain. On verra si ça fait le travail.

Une fois le lait dans les céréales, je me verse un verre de jus d'orange. Ça aussi, j'ai commencé ça récemment, mais encore faut-il ne pas oublier d'en amener à bord. Le café se fait aussitôt que le courant du camion se rétablit. L'air de rien, une Keurig, ça tire du jus.

Quelques minutes plus tard, le tout dégusté, je peux dire que je suis rassasié, pour l'instant. Je jette un œil pour le diner : une salade. Concrètement, ça signifie pour moi que rien n'est à préchauffer. Bon affaire, parce que je pars pour une livraison à Valleyfield, avant de me rendre à Joliette pour poursuivre la tradition (aller chercher des pneus pour Lebanon, TN).

Diner :

Avant de commencer sur le diner, je dois mentionner que vers 10:30, j'avais un peu faim. Pas que le déjeuner n'ait pas été soutenant, mais c'est l'heure à laquelle je mange habituellement, peu importe si j'avais eu au matin un sandwich (eut-il été « de la mort ») ou un burrito (mon péché mignon)... Je met donc plus sur l'habitude mon petit creux que sur un quelquonque manque alimentaire. Mais ce fut une sensation de faim pas très intense... pas au point de manger quelque chose (j'ai des légumes et des biscottes en extra, sans compter les croustilles : on ne mourra pas de faim...).

Donc, un premier point positif, malgré la sensation, je n'ai pas craqué! Mais comme je disais, c'était pas très intense non plus...

Le diner maintenant. Je suis arrivé chez mon client à 11:00. Cette fois-ci, je n'ai pas (je ne peux pas non plus) a aider ou surveiller le déchargement. Je reviens donc, après m'être positionné au quai, dans la couchette, afin de préparer mon diner. Parce qu'une fois sortie de Valleyfield, je n'aurai pas de stationnement avant un bon bout, pour ne pas dire avant d'arriver à Joliette. Trop loin pour mon estomac... et mon désir d'avoir un semblant de vie normal malgré l'horaire de fou auquel je dois m'astreindre par mon travail. À part avoir à contacter ma meilleure blonde pour confirmer que le « plat bleu avec tomates et concombres » est en fait turquoise (on va dire... ou bleu pâle au pire allé) et contient aussi des olives. Je découvre donc, en séparant ma salade, que mon bol cité plus haut, est trop petit et devra être changé. Heureusement, je connais bien Madame Tupperware et on a un plat de rechange en main à la maison!

Enfin, on va s'arranger avec ce qu'on a en attendant... Montagne de salade dans le bol, ajoutons tomates, concombres et olives, fromage fétâ (on en a trouvé un succulent!) et la petite vinaigrette, divine! Et je constate, en me relisant, que j'ai aussi une tranche de pain et une salade de fruit (choisi parce que c'est en boite et pratique).

Vous vous souvenez que j'avais au départ déjà faim. Eh bien, je ne suis pas tombé dans ma salade! Non pas que le bol aurait de toute façon été trop petit... mais bon, dès les premières bouchées, un effet bien rassasiant se fit sentir. Et honnêtement, à moitié chemin, je commençais à ressentir le côté bourratif de ladite salade. Succulent! Caro me disait qu'elle aussi a adoré cette salade grecque lorsqu'elle y a goûté.

Voilà, je viens de terminer ma salade de fruit. Plus faim du tout, rassasié, presque repus même! Je me coule un café, et on repart sur la route.

Collation : Arrivé chez mon client, il commençait à être temps que la collation arrive. Encore là, j'avais faim, mais pas au point de manger plus que ce qui était prévu. J'ai donc pris un peu de fromage, une pomme et une poire. Miam! Et comme il m'arrivait, quand j'avais des pommes, d'en manger deux à la fois, j'imagine encore là que je n'étais pas trop à côté de la plaque.

Souper : En sortant de Montréal, je me suis arrêté afin de mettre mon souper dans le réchaud. Non, en bon dinosaure, je n'ai pas de micro-ondes! Ça s'en vient, mais ce n'est pas fait. Donc, je dois prévoir une heure avant d'avoir faim que je devrai manger. Vous me suivez?

Ah, et ma fille s'est même informé à savoir comment allait mon Kilo-Cardio? Plein de support pour moi à la maison! Merci les amours...

Donc, me voici rendu au moment où je déguste un succulent poisson bordelais, accompagné de riz blanc. Très bon encore une fois! Avec un peu de lait... et une banane! Non mais laissé moi, non mais laissé moi, non mais laissé moi... mangé ma banane! J'adore Philippe Katerine!

Ce que j'aime depuis qu'on a commencé à s'intéresser à Kilo-Cardio, c'est que la nourriture est bonne, belle, et « normale ». Merci pour cela à Isabelle Huot, notre sommité québécoise en nutrition.

Reste à s'accommoder des nouvelles portions, à bouger un peu plus et à ne pas succomber à la tentation de la cochonnerie (et en vivant sur la route, c'est ce bout-là qui, je crois, sera difficile)...

Au moment d'aller au dodo, je peux affirmer que j'ai mangé suffisamment. Il faut croire que le calcul des calories nécessaires à ma situation était bon. Cette première journée est donc une réussite sur toute la ligne. La seule énigme qui demeure, c'est que comme je vais au lit assez rapidement après le repas du soir, je ne sais pas si j'aurai eu faim dans la soirée.

Un petit coup d'oeil au menu de demain... ça promet!

2 avril 2012

C'est un départ!

Après une petite pause, voici que je revis, blogoshèrement parlant. Bon, mes ami-e-s Facebook savent que maintenant, c'est là que ça se passe. Si vous voulez, vous pouvez toujours m'y rejoindre avec l'adresse en en-tête de ce blogue.

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Toujours est-il que je commence, dès demain, le programme Kilo Cardio. Ayant arrondi du bedon, que j'ai toujours eu, voilà un bon temps pour me prendre en main.

Comme camionneur, le défi est relevé, car je dois en quelque sorte avoir tout ce que je mange à bord au départ, étant donné la difficulté à cuisiner sur la route. Ah, peut-être un jour aurais-je une couchette de 10 pieds (3 mètres), aménagé en cuisine et salle de bain... mais au prix que ça coute, autant dire jamais!

Auparavant, Caro, ma cuisinière et Madame Tupperware préférée, me cuisinait des bons petits plats. Je mangeais très bien. Trop, mais très bien. Chez nous, la bonne bouffe, c'est une affaire de famille et de tradition, autant de mon côté que du sien d'ailleurs. Et c'est si bon, manger! Et plus c'est bon, plus on mange, et plus ça finit par être dommageable pour la santé...

Surtout si on est, comme moi, du côté des inactifs. Un peu par paresse, par manque de temps (ben oui, ils disent tous ça!) et par mon travail, inactif s'il en est un. Jeune, j'ai tant fait de vélo... autant comme autant. Kénogami, puis Jonquière, puis Arvida, et même Laterrière, surtout le secteur appelé Portage des Roches (tous maintenant partie de la grande ville de Saguenay) n'ont plus de secret pour moi. Quadrillé dans tous les sens à vélo.

Puis un jour, vint le premier char. Ah, la liberté... Oui, mais à quel prix? Bon, je n'ai jamais été, comme on dit chez nous, meille (maigre) comme un chicot! Mais disons que c'était dur... que du muscle! Mais l'arrivée de la modernité à quatre roues a arrondi le bedon, toujours de plus en plus.

Me suis déjà trouvé gros? Bah, pas trop non. Un peu enrobé, comme dit Obélix. Mais d'une année à l'autre, j'imagine que ça vient avec l'expérience (lire: le vieillissement), il semble que de conserver le même poids que j'ai toujours eu, de ma vie adulte, est de plus en plus difficile. J'ai beau me dire que je devrais me procurer des patins à roues en ligne ou un vélo, pour toute sorte de raison, ça n'est toujours pas réalisé!

Me semble que j'étais vers 210-215 lbs il y a quelques années. Puis, au moment où je me suis mis à visiter le gym du village, je suis entrer à 228, pour descendre à 225, mais là, vraiment plus de muscle. On dit que lorsque tu t'entraines, tu maigris un peu, mais assez vite, tu gagnes en muscle ce que tu perds en gras. Il y a deux semaines environ, je suis embarqué sur la balance chez notre gros client de Joliette, la balance à palette. J'en serais à 237 lbs.

Puis, je me suis vu, de profil, en prenant ma douche au Pétro de Glendale, dans le Kentucky. Une belle douche pour handicapé, donc très ouverte, avec un beau grand miroir de lavabo un peu plus loin. Ouf, c'est moi, ça? Méchant profil! Me semble de face je parais mieux...

On arrive donc à Kilo Cardio. Ma conjointe en avait entendu parler, fouillez-moi où. Et elle cherchait le livre un peu partout. Pas qu'il est difficile à trouver, mais tsé, quand on ne veut pas payer le gros prix, on prends notre temps. Puis, arrive la belle Sonia, qui l'a épluché, dans son cas pour les idées de recettes plus que pour tout le programme. Elle consent à nous prêter le sien. Comme ça, on pourra le feuilleter et décider jusqu'à combien nous sommes prêts à aller ($$$).

Caro, ma conjointe et cuisinière incroyable, est littéralement tombé en amour avec le livre. Là, commença une série de calcul afin de savoir ce qui nous manquait pour cuisiner tout ça. Comme nous avons la cuisine (et surtout les armoires et le frigo!) bien garnie, ce n'était pas si mal... Quelques achats à l'intérieur de notre habituel budget-bouffe, et Voilà... Notez que, la première fois, tout a été fait pour quatre portions. Comme ça, Sarah, notre petit monstre de neuf ans, pourra s'en donner à coeur-joie elle aussi dans la bonne bouffe.

La semaine dernière, Caro s'est donc mise à la tâche de préparer tous ces bons petits plats, les placer dans des plats Tupperware (on connait bien la vendeuse, la pognez-vous?), et congeler le tout.

Et hier, finalisant les achats, elle a identifié le tout, m'a écrit les menus des journées (afin que je ne cherche pas trop où je m'en vais), et a mis tout ça dans des sacs. Et nous deux de constater que ça fait beaucoup, et que c'est plutôt lourd comme "épicerie". Jusqu'à maintenant, j'amenais huit repas, un sac de pommes, des quatre litres d'eau, des croustilles (nouveau depuis deux ou trois semaines), parfois des sardines et des biscottes, question de ne pas être pris au dépourvu lorsque je dois attendre plus que la normal chez un client (parce que tous les clients n'ont pas de distributrice, que ça coute cher et que ceux qui ont des sandwichs ou des sous-marins, ce sont des exceptions).

En arrivant, j'ai donc transférer les repas dans le frigo, qui est plein à ras bord... pour me rendre compte qu'il y avait un deuxième sac!!! Ouf, au moins, le deuxième sac n'a pas à être garder réfrigéré...

Alors voilà. Dans quelques heures, je commencerai le programme. Et je vais tenter de publier mes impressions à mesure ici sur ce blogue...

À go, on y va!

29 décembre 2011

Des débuts fracassants! - Partie 2

Notez que la version révisée par la maman tarde à venir. Celle-ci est donc selon mes souvenirs personnels...

À mon arrivée à la maison, je me suis donc reposer un peu. Je me suis alors remémorer le chemin émotif et physique parcouru depuis quelques jours. Ouf! Je pouvais bien être brûlé...

De son côté, Caro est parti "en permission" (car Sarah n'était pas "libérée" de l'hôpital encore) avec Brigitte, sa soeur et la future marraine. Brigitte était (est-ce vraiment moins pire maintenant?) du type assez nerveuse... N'ayant pas d'enfant, elle avait idée que c'était bien fragile un petit bébé tout neuf. Pour donner une idée, Carole a dû s'assoir à l'arrière de la camionnette, juste à côté du siège de bébé, au cas où, que sais-je, Sarah s'envole dans une courbe effrénée?

Une heure plus tard, elles arrivaient toutes les trois, saines et sauves (on exagère, mais selon Caro, c'était le sentiment ambiant) à l'Hôpital Sainte-Justine. Rappelons que cette partie de l'histoire se déroule en plein deux janvier. Sarah a donc un gros trois jours. Et le lendemain du Jour de l'An est un congé férié dans les hôpitaux. Donc, l'hôpital est plutôt désert, hormis bien sur les parents et visiteurs des petits malades.

Après avoir demandé où se situait le département des cardiaques, le trio a pris ascenseur pour le sixième étage, tourner à gauche, avancer de quelques portes, le comptoir est à gauche, mais fermé! Bref, en arrivant dans le département, désert comme on ne l'a jamais vu (on le verra dans le futur de notre petite vie...), une technicienne s'approche en disant: - Vous êtes bébé Sarah Maltais? - Oui, c'est bien nous. Évidemment, étant la seule attendue, Sarah était déjà connu.

Il faut ici préciser que pour Caro, qui a perdu sa mère à l'âge de six ans (sa mère au début de la trentaine), entrer à l'hôpital égalait, jusque là, en ressortir mort. Ça vous donne une idée du sentiment qui l'habitait en y amenant notre bébé tout neuf.

Lorsque vous passez un tel examen, et que vous êtes un sujet inconnu de l'hôpital, vous avez en même temps droit aux milles et une question d'usage (antécédents familiaux, états de santé, allergies, etc...). Caro a vécu ce moment comme un bombardement, et bien sur, le technicien posait question sur question, sans élaborer (ce n'est pas son rôle) et sans vraiment dire ce qu'il constatait au fur et à mesure de l'examen. Pendant donc d'interminables minutes, Caro se demandait bien à quoi tout ça rimait, voire même vers quoi nous serions projeter. Impossible de savoir la gravité dudit problème à ce moment.

Aussitôt l'examen terminé, le trio s'est donc rendu à nouveau à l'Hôpital Anna-Laberge. Ne restait qu'à attendre les résultats.

Tout juste après le diner, Sarah a reçu son congé de l'Hôpital. Nous avions donc maintenant officiellement une famille... mais, wo, minute. Avant de quitter la bâtisse, il nous faut remplir, et laisser au bureau approprié, le formulaire pour l'état civil... avec ben évidemment un nom!

Ah, revenons donc en arrière un peu au sujet du nom. Caro et moi avions, avant la naissance, voire pendant la grossesse, lancé quelques noms en l'air. Nous avions plusieurs choix de nom de fille, à peine un ou deux de garçon, qui en plus ne faisait pas l'unanimité... Nous ne savions toujours pas le sexe du bébé au moment de la naissance. Elle était en siège, et se cachait toujours l'entrejambe lors des innombrables échographies, la coquine...

Caro, sachant que je n'étais pas là, n'avait pas baptisé notre bébé toute seule. Elle a donc été connu comme "bébé pas d'nom" parmi le personnel et la visite qui trouvaient donc ça ben étrange... Nous avons toujours trouvé ça un peu rigolo les parents qui ont un nom (pour se brancher si vite, je les envie...) dès presque le teste de grossesse, et qui baptise la bedaine dès lors. Pas nous... nous sommes (oui chérie, je m'inclus!) plutôt du type dernière minute!

Donc, à mon arrivée, après les présentations d'usage, style: - Hé, bébé, c'est papa qui arrive enfin!, nous avons donc dû nous entendre pour un nom. Caro a eu l'inspiration pour Sarah dans les heures de vie qu'elle a passé avec le bébé. - Trouves-tu qu'elle a une face de Sarah? - Hmmm, oui, Sarah, ça a bien du bon sens... Voilà, elle était baptisée!

Donc, j'ai remplis le formulaire, pour l'amener ensuite "là où il faut". Je me souviens que c'était un moment assez fébrile... je n'ai pas pu m'empêcher de penser que c'était en quelque sorte de couler dans le béton le nom de ma fille. Et on ne voudrait surtout pas se ramasser avec une Claudette Leboeuf-Haché ou une Desneiges Laporte... ou une Claire Lamarche... oups, c'est déjà fait! ;) Et n'ayant à peu près jamais été appelé par mon nom, je ne voulais pas que ça arrive à ma fille. Elle a un nom, utilisez-le! Là-dessus, neuf ans plus tard (au moment où j'écris cette partie), nous savons que nous avons réussi.

Revenons à nos moutons...

Le résultat de l'examen ne s'est pas fait attendre. Une CIA et une CIV... Communication Intra Auriculaire (?) et Communication Intra Ventriculaire. En français, deux trous, là où il ne faut pas. Je ne sais plus lequel est lequel... Mais l'une deux aurait été viable (pas besoin de le réparer), et l'autre faisait sept millimètres de diamètres. Pour donner une idée, on dit que notre coeur, à tout âge, est à peu près gros comme notre poing fermé. Alors prenez un petit poing de bébé, et figurez un trou de sept millimètres, grosso modo la grosseur d'un doigt, même peut-être un peu plus. En proportion donc, un méchant trou! Donc, le gros trou a besoin d'être refermé, et tant qu'à se salir les mains, le petit sera lui aussi refermé. Dans le cas du plus gros, il faudra insérer une pièce de plastique (teflon) qui bouchera ledit trou et que la chair recouvrira par la suite. (Tout ça, c'est ben possible qu'on l'ait appris un peu plus tard dans le processus...)

Pour l'instant, il y aura visite à Sainte-Justine régulièrement, dans le but de contrôler tout ce qui se contrôle, de surveiller tout ce qui se surveille et d'engraisser le cochon (!?!) jusqu'à six mois, afin qu'elle soit plus grosse (rappelez-vous le poignet) et plus forte afin de "mettre toutes les chances de notre côté". Ouf! Beau programme...

Parce qu'à cause de sa malformation (puisque ces de ça qu'il s'agit), Sarah n'avait presque pas de force. Un avantage énorme: elle ne pleurait pas! À peine un "ouin"... et même pas un "ouuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiin", non, à peine un souffle, un son, et fini.

Par contre, elle n'avait pas plus la force de boire par elle-même! Et là, c'est un problème. L'allaitement était difficile, elle se fatiguait et s'endormait à mi-chemin! Et ne grossissait pas suffisamment, pas normalement. L'allaitement n'a donc pas été possible. Ce fut donc le tire-lait pendant un temps.

Peu après, nous avons dû lui donner du lait enrichi. Il s'agissait de lait maternisé auquel on exagère la recette. Ainsi, Sarah recevait plus d'énergie en moins de biberon. La recette était ajusté selon sa croissance, ou devrais-je plutôt dire, sa non-croissance, au gré des visites à Sainte-Justine.

Prenons une pause dans l'histoire, pour faire un détour par la Maison qui rend fou. Dans Les douze travaux d'Astérix, il y a l'épreuve de la Maison qui rend fou. Nos joyeux amis doivent y entrer, recevoir un simple formulaire, et en ressortir. On se rend vite compte qu'il s'agit là d'un métaphore d'un édifice gouvernemental. Quiconque a déjà eu affaire avec disons la CSST comprendra bien la comparaison.

Donc, dis-je, la première fois que j'y suis allé avec Sarah et Caro, parce qu'après la naissance, j'ai pu profiter de deux mois de congé (et c'était avant les généreux congés parentaux), je me sentais exactement comme dans la Maison qui rend fou... En arrivant, on va à tel étage, tel département, telle porte, pour tel examen, puis dépendamment des visites, à tel autre étage, tel département, telle porte, pour tel autre examen, mais celui-là, on ne le fait pas à chaque visite, vu qu'on y va tellement souvent! Puis, on s'enregistre au département des cardiaques... L'infirmière, tout d'abord, vient nous chercher pour la pesée, la mesure, les questions d'usages, puis, on passe à l'examen si il y a lieu, puis, finalement, on arrive au cardiologue!

Attention, loin de moi l'idée de dénigrer le travail (ou le temps que ça prend pour le faire) de qui que ce soit ici. Juste mentionner que les étapes étaient nombreuses, et que n'eût été de la mémoire phénoménale de Caro, moi, j'aurais viré de d'sour en peu de temps. Caro y allait toujours de mains de maitre, savait toujours ce que Sarah avait mangé, tous les problèmes rencontrés depuis la dernière visite, tous les médicaments pris, etc... Je ne sais pas comment elle pouvait se souvenir de tout ça, mais je lui lève mon proverbial chapeau!

Nous avons toujours gardé comme attitude la compréhension de la quantité de travail demandé à tout le personnel impliqué, et eux aussi, nous leur levons nos chapeaux. Oui, parfois, nous avons attendu un peu, rarement lors de visites prévu sur rendez-vous, sinon qu'on arrivait toujours plus tôt que prévu (un déformation dû au fait que nous habitions à environ une heure de l'Hôpital), mais plutôt lorsque, sentant un problème, ou ayant un questionnement, nous avions requis une rencontre avec la cardiologue, et qu'elle avait accepté de nous voir un jour ou une heure où elle aurait bien pu refuser... Quand on parle de dévouement... Alors lorsqu'on a une inquiétude et qu'une rencontre est possible presque sur demande, il me semble que la moindre des choses et d'attendre dans la bonne humeur et le respect. Je le mentionne, parce qu'on en a entendu des belles parfois... Bien sur, il ne faut jamais oublié que le tout se passe souvent dans la fatigue, le stress, le désarroi, etc.

Revenons à nos moutons... Avec le lait enrichi, Sarah avait une croissance presque normal, si on tient compte de son état de santé. Du moins, pendant un bout de temps. Puis, à l'âge de quatre mois, il fût constater que la croissance s'arrêta. Sarah, malgré tous ses efforts et sa bonne volonté, n'arrivait plus à grossir. Elle fût alors hospitalisée...