Pendant la fin de semaine, en fait, vendredi, Martin m'a appelé pour que je sauve la compagnie. Lire: défaire mes plans de partir dimanche pour partir samedi. Il lui restait deux voyages à placer, et plus beaucoup de chauffeurs disponible. Il était impossible de partir tard, alors avoir accepté, il aurait fallu que je parte avant que Carolle et Sarah soit de retour de Jonquière. J'ai tout de même pensé un peu, mais cette fois, j'ai refusé. Et comme j'ai accepté souvent depuis Noël, disons que j'en étais très à l'aise.
J'ai ensuite attendu afin de savoir où j'irais dimanche, comme prévu à l'origine. La journée de samedi passa. J'ai envoyé IN message afin de savoir vers la fin de la journée. Martin me dit alors que les Lebanon serait chargé tard. Et qu'en fait, seulement les trois premiers étaient déjà prévu. Et j'étais en ligne pour le cinquième! Au moins, j'étais assuré de partir dimanche, car il avait un autre voyage pour le Texas dont la livraison était variable. Je l'avoue, je souhaitais presque que ça foire! J'aurais ma réponse dimanche.
Ce matin, dimanche, les heures passèrent et les informations n'arrivaient toujours pas. À tel point que juste avant midi, je me réinformai car je devais bien savoir un jour où je m'en allais. Ou si ça irais à lundi, ce qui ne m'aurais pas déplu. Martin me répondit que Marc-André m'enverrait mes infos aussitôt que mon Lebanon serait prêt.
Ce qui arriva peu après treize heures. Je pouvais donc partir... Enfin, j'aurais bien aimé. La glace de la cour ayant fondu, je patinais sur place. J'ai donc dû user de mes techniques de conduites hivernales... Et de l'aide de Carolle (merci!) qui a mis du sel et du sable jusqu'à ce que j'arrive à retrouver le mordant. J'ai fini par réussir! Je pouvais enfin réellement partir.
Je me suis donc rendu à l'usine de pneus de Joliette afin de récupérer ma remorque. Après m'être enregistré à la barrière, je me suis rendu au bureau de l'expédition. Mohamed me remis les papiers de mon chargement. Je suis retourné au camion pour aller accrocher ma remorque. Pas difficile à trouver, c'était la seule TJB restante!
Ensuite, j'ai rempli tous les papiers requis par ma compagnie, les douanes, et les transports. On a parfois l'impression que ça ne finit plus. Finalement, je suis retourné à la barrière pour inspection finale et autorisation de quitter les lieux. Ouf...
Une poire en main, je suis parti cette fois-ci par l'autoroute 31. Je devais en effet me rendre à notre cour de Montréal-Est pour y laisser mon enveloppe de la semaine passée, afin qu'elle finisse par rejoindre Jolie Julie.
Ensuite, la traversée de Montréal pouvait commencer. Et en ce jour de fin de semaine, ça s'est bien passé. La prochaine pause fut donc au J Volant de Lancaster, ON, pour y faire le plein de DEF ainsi que de souper.
Ça ne surprendra personne, mais le stationnement de ce relais est des plus mal fait. Mais bon, c'est dans la culture de la maison... Trop petit et mal fait. C'était le cas à l'ancien de Vaudreuil, QC. Et celui-ci qui le remplace est pire, bien sur! Mais il y a quand même énormément de compagnie qui s'y arrêtent, même si en me fiant à notre tableau maison, le diesel y est très cher. Mais bon, à chacun ses qualités...
Je suis réparti ensuite pour de bon. La 401 m'attendait! Le soleil se coucha progressivement après mon départ. Ça allait bon train. Arriva le ONroute de Napanee, ON. Je m'y suis arrêté pour un café et un muffin. La fille me donne un verre pour le concours, au Tim. Hé ben, j'ai gagné! Un café, mais c'est déjà ça! Je serais ben surpris de gagner autre chose qu'un café ou une pâtisserie un jour...
Tout heureux d'être content, je repars. Des fois, ça ne prend pas grand chose! La route est belle, et sèche. Tout va pour le mieux. Je continue donc jusqu'à Clarington, ON, à la halte juste avant Toronto. Juste avant d'y arriver, je me fais passer par un de nos camion "comme si j'étais arrêté". Le camion entre lui aussi à la halte. Alors que je marche pour me rendre à l'intérieur, il repart déjà. J'apprendrai quelques minutes plus tard, merci à la technologie, que c'était Mathieu.
Une fois soulagé, je repars. Toronto sera passée ce soir, à ma propre surprise! Lorsque je pars au mieux de mon horaire, ça me prend tout pour la traverser et aller me coucher à Milton ou un peu plus loin... Et cette fois-ci, en ayant parti après dîner, environ quatre heures plus tard sur mon horaire habituel, je me rendrai! Hé ben...
À mon arrivée, il y avait quelques places disponible. J'en ai choisi une et m'y suis stationné. Ouf! Très bonne journée...
10 mars 2013
9 mars 2013
On finit toujours par rentrer
La nuit a, bien que reposante, été un peu courte. C'est souvent le cas lorsque c'est la journée où je reviens au Canada. Nous avons le droit de conduire deux heures de plus qu'aux États-Unis, et la nuit est de ce fait deux heures plus courtes. Comme je suis du genre à reprendre la route aussitôt que la loi me le permet, donc huit heures et quart après l'arrêt des machines (il faut compter le temps de l'inspection du matin), si on compte le temps de déjeuner et le temps de faire les papiers et de décompresser le soir avant d'aller au lit, il ne reste donc jamais grand temps pour dormir. Dire que cette loi est là pour notre bonheur et notre santé... Me semble, oui!
Après avoir bien sur visiter le vrai Tim Horton sur les lieux, je suis parti à six heures quinze avec en main un succulent bagel BELT (pour Bacon, Oeuf, Laitue et Tomate). Sans la patate, parce que c'est bien gras. J'ai fait un bout en observant de nouveau le lever du soleil. La 401 est orienté de telle façon qu'on a le soleil levant en pleine face à peu près toute l'année. Bon, parfois juste à gauche de l'autoroute, parfois juste à droite, et parfois directement au-dessus. Ça fait des images magnifiques.
Je me suis arrêté pour une première pause à la halte de Odessa, ON, juste avant la ville de Kingston. En repartant, il y a un arrêt de circulation. En fait, il semble. Je fourche à droite dans la sortie afin de contourner. Ce qu'il y a de bien en Ontario, sur presque toute la longueur de la 401, c'est qu'il y a des indications pour contourner lorsque l'autoroute ferme. N'importe quel étrange peut donc contourner de bonne façon en ne se perdant pas ou, comme c'eût été le cas cette fois, passer sur une écluse dont la limite de poids était de 13 000 lbs. En camion, j'en pèse près de 80 000 lbs. Par contre, en passant sur le viaduc, j'ai constaté que le problème était en fait que les travailleurs de la voirie étaient à installer juste en bas les cônes pour un chantier futur. Dans mon idée, aucune raison pour ralentir à l'arrêt complet! On s'entend, je suis tout à fait d'accord, et je le recommande même, qu'il faut ralentir aux abords des chantiers afin de protéger les travailleurs. Mais s'arrêter complètement? Là, crisse, wo!
Mais il était évidemment trop tard pour rester sur l'autoroute. J'ai donc monter nord pendant un bon bout, puis tourner à droite afin de finalement revenir vers la 401. Je me console en me disant que j'avais un autre camion qui me collait au cul, lui aussi dans le même cas. Et le paysage, très campagne, était magnifique. Une autre belle occasion de visiter l'arrière-pays.
En reprenant l'autoroute, autour de Cardinal, ON, le téléphone retentit. C'est Martin. Il me dit que je vais livrer mon voyage au passage en arrivant à Valleyfield, QC, car le client attend et sera là pour moi. Bonne affaire. Je lui glisse au passage que si il y avait une façon de me rendre au Saguenay pour y retrouver mes femmes, et en repartir lundi, ben, ça ferait bien mon affaire. Nous avons quelques clients par là, alors avec un peu de chance, il y aura de quoi pour moi. Bon, j'aurais pu effectivement m'ouvrir la trappe en partant, ça aurait eu augmenter mes chances.
Juste avant Cornwall, ON, un inconnu m'interpelle au CB. Un autre qui veut savoir les détails de mon camion, et de ma compagnie. Nous avons échangé jusqu'à ce que je sorte, car je devais dîner En fait, ramasser mon dîner, vu que le client attendait après moi... Je suis donc sorti à la halte de Rivière-Beaudette, QC, afin de me ramasser une petite boite de poulet, pour faire changement du Tim.
Encore une fois, j'étais le seul stationné du bon sens. Mais bon, ça ne fait pas changement... Je suis reparti pour les quelques kilomètres qui me séparait de mon client. Chez qui je suis arrivé à midi pile! Tout le monde se sauvait encore une fois... C'est ma chance. Je prend donc le téléphone, mais personne ne répond. Par contre, en raccrochant, la barrière s'ouvre. Je découvre la réception selon les affiches sont toutes pas si mal. Comme les quatre quais sont occupés, je me stationne à l'écart et je pars à pied à la rencontre de quelqu'un. À l'intérieur, il n'y a personne! Parti dîner aussi, certainement. Je retourne donc à mon camion pour faire la même chose, mon wrap étant probablement de plus en plus froid.
Le gars vient me voir à son retour. Il ne semble pas savoir trop ce que j'ai comme produit. Ça me fait rire, c'est quand même votre adresse sur les papiers! Une fois les portes ouvertes, il allume et me dit de reculer à l'une des trois autres portes, libres celles-là. Car en fait, les quatre occupées étaient le côté expédition. Je m'exécute donc et amène la remorque, malgré les lieux exigus de la cour, à la porte désignée. Alors que je vais porter mes papiers à l'intérieur, le gars me dit qu'il veut mes clés. C'est vrai, c'était écrit sur le mur dans l'entrée... Je les lui donne. En retournant au camion, je me dit que j'ai l'air ben fin, ayant barré le camion avant de me rendre au bureau! Je suis donc embarré dehors! Je n'ai d'autre choix que de retourner dans la cage et attendre le retour de mon monsieur.
Le gars revient, il me demande si j'ai des papiers de douanes. Je répond par la négative. Il doit vérifier avec son patron. Je précise que ces papiers sont scrupuleusement conservés par la compagnie de transport, car si elle ne les a pas pour un chargement, de lourdes sanctions pourraient s'appliquer. Ils finissent par me laisser partir, en disant qu'ils vont s'arranger avec ça... Bon!
J'envoie un message à Martin pour savoir ce que je fais maintenant. Je sors ensuite de la place pour aller me stationner à l'ancien K-Mart en attendant. Le message arrive avant moi: je vais laisser ma vide à l'usine de Joliette, près de chez moi. Et comme je peux le faire en tout temps, je laisse un message à mon bon ami Louis, que je sais en congé, afin qu'on se prenne un café ensemble. Il est disponible, bien que pas longtemps. Gentil comme dix, il vient me chercher en plus! Ça nous donne le temps de mettre quelques potins à jour, mais bon, on a plus de temps quand on se voit sur la route. Ironiquement! On se r'prend, l'copain.
Il me ramène au camion et je peux donc partir vers chez moi. Je me rend vers Montréal, puis je prends la 13 vers le nord, pour passer "par en arrière". Traverser Montréal à l'heure de pointe, ouf... alors je préfère passer par là, la circulation ralentissant beaucoup moins dans le coin de Terrebonne et l'est de Laval. Et effectivement, c'était au ralenti. Dans Laval, Martin me revient: il n'a pas pu avoir de voyage pour que j'aille au Sauguenay: rien à Dolbeau, Roberval, Alma, ni ailleurs. Bon, ce sera pour une prochaine fois...
Je poursuis donc jusqu'à Joliette, afin de laisser ma remorque à l'usine de pneu. En arrivant, je constate qu'il y a plusieurs nouvelles gardiennes de sécurité. Alors qu'elles sont à changer de quart de travail, donc celles qui terminent côtoient celles qui commencent, il n'y en a qu'une que j'ai déjà vu. Enfin.
Délesté de ma remorque, je peux donc aller souper. N'ayant que le camion, je décide d'aller découvrir le Extrême Pita de Joliette. En débarquant du camion, l'odeur du bon poulet Benny & Co, juste en face, embaume l'air. Mmmm. Avec le McDo voisin, le Henry, le nouveau déli, les Tim, et d'autres que j'oublie, c'est vraiment le coin pour manger! Il y a justement un bon spécial pour le mois de mars. Presque gratis!
Après un bon repas, et un peu de relaxation, tout en lisant le Journal, parce que ça ne pressait pas de rentrer à la maison, mes femmes étant parties à Kénogami. Une autre belle semaine.
Après avoir bien sur visiter le vrai Tim Horton sur les lieux, je suis parti à six heures quinze avec en main un succulent bagel BELT (pour Bacon, Oeuf, Laitue et Tomate). Sans la patate, parce que c'est bien gras. J'ai fait un bout en observant de nouveau le lever du soleil. La 401 est orienté de telle façon qu'on a le soleil levant en pleine face à peu près toute l'année. Bon, parfois juste à gauche de l'autoroute, parfois juste à droite, et parfois directement au-dessus. Ça fait des images magnifiques.
Je me suis arrêté pour une première pause à la halte de Odessa, ON, juste avant la ville de Kingston. En repartant, il y a un arrêt de circulation. En fait, il semble. Je fourche à droite dans la sortie afin de contourner. Ce qu'il y a de bien en Ontario, sur presque toute la longueur de la 401, c'est qu'il y a des indications pour contourner lorsque l'autoroute ferme. N'importe quel étrange peut donc contourner de bonne façon en ne se perdant pas ou, comme c'eût été le cas cette fois, passer sur une écluse dont la limite de poids était de 13 000 lbs. En camion, j'en pèse près de 80 000 lbs. Par contre, en passant sur le viaduc, j'ai constaté que le problème était en fait que les travailleurs de la voirie étaient à installer juste en bas les cônes pour un chantier futur. Dans mon idée, aucune raison pour ralentir à l'arrêt complet! On s'entend, je suis tout à fait d'accord, et je le recommande même, qu'il faut ralentir aux abords des chantiers afin de protéger les travailleurs. Mais s'arrêter complètement? Là, crisse, wo!
Mais il était évidemment trop tard pour rester sur l'autoroute. J'ai donc monter nord pendant un bon bout, puis tourner à droite afin de finalement revenir vers la 401. Je me console en me disant que j'avais un autre camion qui me collait au cul, lui aussi dans le même cas. Et le paysage, très campagne, était magnifique. Une autre belle occasion de visiter l'arrière-pays.
En reprenant l'autoroute, autour de Cardinal, ON, le téléphone retentit. C'est Martin. Il me dit que je vais livrer mon voyage au passage en arrivant à Valleyfield, QC, car le client attend et sera là pour moi. Bonne affaire. Je lui glisse au passage que si il y avait une façon de me rendre au Saguenay pour y retrouver mes femmes, et en repartir lundi, ben, ça ferait bien mon affaire. Nous avons quelques clients par là, alors avec un peu de chance, il y aura de quoi pour moi. Bon, j'aurais pu effectivement m'ouvrir la trappe en partant, ça aurait eu augmenter mes chances.
Juste avant Cornwall, ON, un inconnu m'interpelle au CB. Un autre qui veut savoir les détails de mon camion, et de ma compagnie. Nous avons échangé jusqu'à ce que je sorte, car je devais dîner En fait, ramasser mon dîner, vu que le client attendait après moi... Je suis donc sorti à la halte de Rivière-Beaudette, QC, afin de me ramasser une petite boite de poulet, pour faire changement du Tim.
Encore une fois, j'étais le seul stationné du bon sens. Mais bon, ça ne fait pas changement... Je suis reparti pour les quelques kilomètres qui me séparait de mon client. Chez qui je suis arrivé à midi pile! Tout le monde se sauvait encore une fois... C'est ma chance. Je prend donc le téléphone, mais personne ne répond. Par contre, en raccrochant, la barrière s'ouvre. Je découvre la réception selon les affiches sont toutes pas si mal. Comme les quatre quais sont occupés, je me stationne à l'écart et je pars à pied à la rencontre de quelqu'un. À l'intérieur, il n'y a personne! Parti dîner aussi, certainement. Je retourne donc à mon camion pour faire la même chose, mon wrap étant probablement de plus en plus froid.
Le gars vient me voir à son retour. Il ne semble pas savoir trop ce que j'ai comme produit. Ça me fait rire, c'est quand même votre adresse sur les papiers! Une fois les portes ouvertes, il allume et me dit de reculer à l'une des trois autres portes, libres celles-là. Car en fait, les quatre occupées étaient le côté expédition. Je m'exécute donc et amène la remorque, malgré les lieux exigus de la cour, à la porte désignée. Alors que je vais porter mes papiers à l'intérieur, le gars me dit qu'il veut mes clés. C'est vrai, c'était écrit sur le mur dans l'entrée... Je les lui donne. En retournant au camion, je me dit que j'ai l'air ben fin, ayant barré le camion avant de me rendre au bureau! Je suis donc embarré dehors! Je n'ai d'autre choix que de retourner dans la cage et attendre le retour de mon monsieur.
Le gars revient, il me demande si j'ai des papiers de douanes. Je répond par la négative. Il doit vérifier avec son patron. Je précise que ces papiers sont scrupuleusement conservés par la compagnie de transport, car si elle ne les a pas pour un chargement, de lourdes sanctions pourraient s'appliquer. Ils finissent par me laisser partir, en disant qu'ils vont s'arranger avec ça... Bon!
J'envoie un message à Martin pour savoir ce que je fais maintenant. Je sors ensuite de la place pour aller me stationner à l'ancien K-Mart en attendant. Le message arrive avant moi: je vais laisser ma vide à l'usine de Joliette, près de chez moi. Et comme je peux le faire en tout temps, je laisse un message à mon bon ami Louis, que je sais en congé, afin qu'on se prenne un café ensemble. Il est disponible, bien que pas longtemps. Gentil comme dix, il vient me chercher en plus! Ça nous donne le temps de mettre quelques potins à jour, mais bon, on a plus de temps quand on se voit sur la route. Ironiquement! On se r'prend, l'copain.
Il me ramène au camion et je peux donc partir vers chez moi. Je me rend vers Montréal, puis je prends la 13 vers le nord, pour passer "par en arrière". Traverser Montréal à l'heure de pointe, ouf... alors je préfère passer par là, la circulation ralentissant beaucoup moins dans le coin de Terrebonne et l'est de Laval. Et effectivement, c'était au ralenti. Dans Laval, Martin me revient: il n'a pas pu avoir de voyage pour que j'aille au Sauguenay: rien à Dolbeau, Roberval, Alma, ni ailleurs. Bon, ce sera pour une prochaine fois...
Je poursuis donc jusqu'à Joliette, afin de laisser ma remorque à l'usine de pneu. En arrivant, je constate qu'il y a plusieurs nouvelles gardiennes de sécurité. Alors qu'elles sont à changer de quart de travail, donc celles qui terminent côtoient celles qui commencent, il n'y en a qu'une que j'ai déjà vu. Enfin.
Délesté de ma remorque, je peux donc aller souper. N'ayant que le camion, je décide d'aller découvrir le Extrême Pita de Joliette. En débarquant du camion, l'odeur du bon poulet Benny & Co, juste en face, embaume l'air. Mmmm. Avec le McDo voisin, le Henry, le nouveau déli, les Tim, et d'autres que j'oublie, c'est vraiment le coin pour manger! Il y a justement un bon spécial pour le mois de mars. Presque gratis!
Après un bon repas, et un peu de relaxation, tout en lisant le Journal, parce que ça ne pressait pas de rentrer à la maison, mes femmes étant parties à Kénogami. Une autre belle semaine.
8 mars 2013
Au bord de l'eau
Réveil ce matin dès 5:30. Il me reste environ une heure trente avant de me rendre à mon client, dans la ville de Muskegon, MI. Je n'y suis jamais allé. Nous avons plusieurs clients dans les environs de Grand Rapid, vu la forte concentration industrielle. Mais Muskegon, encore jamais vu.
Je poursuis donc la 96 jusqu'à la ville de Grand Rapid, justement, et même au-delà. Un peu plus loin, l'autoroute se termine à la US-31. Moi, je prends la US-31 Bus (pour Business, qui rentre en ville) qui m'amène au cœur de Muskegon. Je tourne à gauche sur le boulevard. En fait, comme c'est souvent le cas au Michigan, on passe droit, il y a ensuite un virage en U dans le terre-plein, on revient sur nos pas, et on finit par tourner à droite.
Quelques longueur sur le boulevard, à gauche sur la rue du client, et m'y voilà. J'arrive donc chez mon client à 8:15. Je vais m'informer au bureau. On me dit de prendre l'un des deux quais. Ce que je fais, en reculant mes essieux et en y mettant les cales. Je suis déchargé ensuite assez rapidement. Car après être retourné chercher mes papiers signés à l'intérieur, puis avancé la remorque, lui fermer les portes et replacer les essieux, je constate qu'il ne s'est écoulé que quarante-cinq minutes depuis mon arrivée! Rapide.
Entre temps, j'ai reçu mon message pour la suite: ce sera Vicksburg, MI. Juste au sud de Kalamazoo, MI. À voir sur la carte, je crois que je suis déjà allé chez ce client. Et ça c'était très bien déroulé.
En sortant de Muskegon, je trouve que la ville à l'air d'une ville de vacanciers, de tourisme. Elle aurait sa place sur la Route 66. On y trouve des vieux motels, des vieux restaurants, des salons de quilles, et beaucoup de vieilles enseignes style néon. Très jolies, à visiter plus tard!
La route me ramène à l'autoroute 96 est. Environ une demi-heure plus loin, je prends la US-131 sud. Je traverse Grand Rapid, MI. Puis je continue toujours vers le sud. À Schoolcraft, MI, presque arrivé à la frontière de l'Indiana, je tourne sur la route W vers l'est. Une quinzaine de minutes plus loin, j'arrive chez mon client.
Effectivement, c'est bien celui que je pensais; je suis déjà venu. Je prend donc place au quai, puis j'entre dans l'entrepôt. Il faut sonner en entrant, alors je m'exécute avant d'entrer dans le bâtiment. Un homme finit par arriver dans la pénombre. Il me demande ce que je veux. Je lui montre mon numéro de commande. Il part au loin, et finit par revenir. Il saute sur le chariot-élévateur et commence. Je signe les papiers et je peux partir enfin. Le gars était bête comme ces deux pieds. Bête, mais semble-t'il efficace! Alors tant qu'il est efficace, moi... Comme disait ma grand-mère, c'est pas moi qui couche avec!
Je sors ensuite de la cour pour aller chez le voisin, un genre de dépanneur avec pompes pour camions qui peut presque faire office de relais. En tout cas, le temps que je mange mon dîner, ça fera l'affaire. Le voisin étant une meunerie, il y a beaucoup de camions qui circulent à cette intersection.
Je suis donc prêt à partir à treize heures. Il fait beau, je suis à une journée et demi environ de la maison, rien ne presse (en tout cas, il semble...) pour la livraison. Ça ira bien pour le retour. Je prend donc la route vers le nord qui m'amène directement à la 94, que je prend vers l'est, vers Détroit, MI, pour joindre le pont Ambassador. Il y a environ trois heures de route à faire pour m'y rendre. Pour varier, et parce que c'est un poil plus court, je prend la MI-14, qui coupe vers la 96. En approchant du pont, je me gourre, une deuxième fois, et je sorts à la 94 est. En fait, j'aurais dû continuer une ou deux sorties pour prendre la 75... Mais j'ai toujours de la misère à figurer où sortir en arrivant par la 94 ou 96...
Je sors donc un peu plus loin pour revenir par la M-10, qui traverse la ville et arrive juste à l'est du pont. De là, je retricotte vers le pont. J'entre du côté de la boutique hors-taxe, où l'on peut se stationner. Et j'ai une illumination: je n'ai pas eu mon avis du bureau que le voyage est accepté aux douanes. Ouf! Une chance que je ne me suis pas présenté directement aux douanes... Il est quinze heures trente. Lorsqu'on se présente aux douanes canadiennes avec un voyage qui n'est pas pré-dédouané, il faut retourner aux États-Unis, donc repayer le passage du pont, pour y retourner, et en revenir à nouveau (donc 45$ en surplus) et régulariser la situation. Donc attendre... Autant attendre par moi-même, ça ne coûte rien!
J'envoie un message à Lori afin de savoir. Parfois, ce sont eux qui ont vérifié il y a plus longtemps, donc ne le savent pas encore. D'autres fois, c'est vraiment pas traité encore. Quelques minutes plus tard, Lori m'indique que cette fois, il n'est pas accepté encore. Je dois donc attendre. Là, le téléphone a de la difficulté à trouver dans quel pays il se trouve. Il se branche donc parfois au Canada, parfois aux États-Unis. Lorsque c'est le Canada, en fait, le signal est faible, alors ça fonctionne, mais pas vraiment. Bref, certaines fonctions peuvent mal-fonctionner. J'ai pensé à ça après un temps. Et je devais aller aux toilettes. Je suis donc sorti du camion pour me rendre à la boutique. Je me suis dit que si c'était le cas, alors en bougeant le message finirait par entrer. À mi-chemin, le téléphone sonna le son de la messagerie. Voilà, j'aurais gagé. Je consulte: effectivement, mon voyage est maintenant accepté. Message envoyé il y a trente minutes! Merde, j'aurais pu partir...
J'ai donc pu partir dès mon retour. Tout d'abord, passé le péage, où l'on ne paie plus grâce à la puce. Le passage a été bien facile. C'était le changement de douanier, mais j'ai été chanceux: alors que mon voisin devait attendre, de mon côté je suis passé mais je crois que j'ai été le dernier à passer. Lorsque le douanier change, alors la barrière tombe et reste ainsi pendant environ cinq minutes, le temps que le douanier qui termine sorte et que le suivant s'installe.
Je me rend donc ensuite jusqu'à Comber, ON.C'est là que je fais le plein, et ensuite je me stationne pour souper. Un confrère vient me jaser de son problème de poids. Je ne comprend pas trop. Il part pour appeler au bureau, puis revient me dire que tout est ben correct. Je n'ai pas trop compris ce qu'il avait comme problème... mais au moins, il est venu me voir!
La noirceur tombe tranquillement, et je commence à me dire que ce serait bien de dormir ici, mais là, ce ne serait pas trop payant. Un peu de courage, et voilà, on repart! J'ambitionne de traverser Toronto; on verra bien. Je pars donc sur la route. Allez mon Jeff...
Je m'arrête à la halte de Woodstock, ON. C'est la pause café et muffin.Quelques minutes plus tard, on repart... Et arrive Toronto. En ce début de soirée, ça va bien. Très bien même. À voir le ciel, on se demande si il va neiger. Ce genre de temps. La météo annonce même plutôt le contraire. Des températures bien en haut de zéro.
Je m'arrête tout d'abord à la halte ONroute de Port Hope, ON. Vu l'heure qu'il est, c'est plein, au point que trois imbéciles sont stationnés dans l'entrée. À la vitesse où l'on arrive, il m'a été presque difficile de m'arrêter et de m'aligner afin de passer dans le peu de jeu qu'il restait entre eux. Calisse... Et il y avait, comme toujours, ben de la place plus loin, là où nous arrivons au ralenti! Après quelques tours autour du stationnement, j'ai constaté que personne n'était là que pour quelques minutes. Impossible donc de m'insérer quelque part pour la nuit. J'ai fini par décider de reprendre la route jusqu'au relais Ultramar de Port Hope, ON, quelques kilomètres plus loin. Là encore, pas vraiment de place, enfin, quelques unes inaccessibles car les zoufs se stationnent à la manière J Volant (c'est à dire bien trop avancé parce qu'ils ont tellement peur de se faire accrocher, tellement qu'ils font tout pour!)... Mais au moins, la possibilité de me stationner quelque part sans trop de nuisance pour la circulation.
Il était temps, il était rendu une heure du matin...
Je poursuis donc la 96 jusqu'à la ville de Grand Rapid, justement, et même au-delà. Un peu plus loin, l'autoroute se termine à la US-31. Moi, je prends la US-31 Bus (pour Business, qui rentre en ville) qui m'amène au cœur de Muskegon. Je tourne à gauche sur le boulevard. En fait, comme c'est souvent le cas au Michigan, on passe droit, il y a ensuite un virage en U dans le terre-plein, on revient sur nos pas, et on finit par tourner à droite.
Quelques longueur sur le boulevard, à gauche sur la rue du client, et m'y voilà. J'arrive donc chez mon client à 8:15. Je vais m'informer au bureau. On me dit de prendre l'un des deux quais. Ce que je fais, en reculant mes essieux et en y mettant les cales. Je suis déchargé ensuite assez rapidement. Car après être retourné chercher mes papiers signés à l'intérieur, puis avancé la remorque, lui fermer les portes et replacer les essieux, je constate qu'il ne s'est écoulé que quarante-cinq minutes depuis mon arrivée! Rapide.
Entre temps, j'ai reçu mon message pour la suite: ce sera Vicksburg, MI. Juste au sud de Kalamazoo, MI. À voir sur la carte, je crois que je suis déjà allé chez ce client. Et ça c'était très bien déroulé.
En sortant de Muskegon, je trouve que la ville à l'air d'une ville de vacanciers, de tourisme. Elle aurait sa place sur la Route 66. On y trouve des vieux motels, des vieux restaurants, des salons de quilles, et beaucoup de vieilles enseignes style néon. Très jolies, à visiter plus tard!
La route me ramène à l'autoroute 96 est. Environ une demi-heure plus loin, je prends la US-131 sud. Je traverse Grand Rapid, MI. Puis je continue toujours vers le sud. À Schoolcraft, MI, presque arrivé à la frontière de l'Indiana, je tourne sur la route W vers l'est. Une quinzaine de minutes plus loin, j'arrive chez mon client.
Effectivement, c'est bien celui que je pensais; je suis déjà venu. Je prend donc place au quai, puis j'entre dans l'entrepôt. Il faut sonner en entrant, alors je m'exécute avant d'entrer dans le bâtiment. Un homme finit par arriver dans la pénombre. Il me demande ce que je veux. Je lui montre mon numéro de commande. Il part au loin, et finit par revenir. Il saute sur le chariot-élévateur et commence. Je signe les papiers et je peux partir enfin. Le gars était bête comme ces deux pieds. Bête, mais semble-t'il efficace! Alors tant qu'il est efficace, moi... Comme disait ma grand-mère, c'est pas moi qui couche avec!
Je sors ensuite de la cour pour aller chez le voisin, un genre de dépanneur avec pompes pour camions qui peut presque faire office de relais. En tout cas, le temps que je mange mon dîner, ça fera l'affaire. Le voisin étant une meunerie, il y a beaucoup de camions qui circulent à cette intersection.
Je suis donc prêt à partir à treize heures. Il fait beau, je suis à une journée et demi environ de la maison, rien ne presse (en tout cas, il semble...) pour la livraison. Ça ira bien pour le retour. Je prend donc la route vers le nord qui m'amène directement à la 94, que je prend vers l'est, vers Détroit, MI, pour joindre le pont Ambassador. Il y a environ trois heures de route à faire pour m'y rendre. Pour varier, et parce que c'est un poil plus court, je prend la MI-14, qui coupe vers la 96. En approchant du pont, je me gourre, une deuxième fois, et je sorts à la 94 est. En fait, j'aurais dû continuer une ou deux sorties pour prendre la 75... Mais j'ai toujours de la misère à figurer où sortir en arrivant par la 94 ou 96...
Je sors donc un peu plus loin pour revenir par la M-10, qui traverse la ville et arrive juste à l'est du pont. De là, je retricotte vers le pont. J'entre du côté de la boutique hors-taxe, où l'on peut se stationner. Et j'ai une illumination: je n'ai pas eu mon avis du bureau que le voyage est accepté aux douanes. Ouf! Une chance que je ne me suis pas présenté directement aux douanes... Il est quinze heures trente. Lorsqu'on se présente aux douanes canadiennes avec un voyage qui n'est pas pré-dédouané, il faut retourner aux États-Unis, donc repayer le passage du pont, pour y retourner, et en revenir à nouveau (donc 45$ en surplus) et régulariser la situation. Donc attendre... Autant attendre par moi-même, ça ne coûte rien!
J'envoie un message à Lori afin de savoir. Parfois, ce sont eux qui ont vérifié il y a plus longtemps, donc ne le savent pas encore. D'autres fois, c'est vraiment pas traité encore. Quelques minutes plus tard, Lori m'indique que cette fois, il n'est pas accepté encore. Je dois donc attendre. Là, le téléphone a de la difficulté à trouver dans quel pays il se trouve. Il se branche donc parfois au Canada, parfois aux États-Unis. Lorsque c'est le Canada, en fait, le signal est faible, alors ça fonctionne, mais pas vraiment. Bref, certaines fonctions peuvent mal-fonctionner. J'ai pensé à ça après un temps. Et je devais aller aux toilettes. Je suis donc sorti du camion pour me rendre à la boutique. Je me suis dit que si c'était le cas, alors en bougeant le message finirait par entrer. À mi-chemin, le téléphone sonna le son de la messagerie. Voilà, j'aurais gagé. Je consulte: effectivement, mon voyage est maintenant accepté. Message envoyé il y a trente minutes! Merde, j'aurais pu partir...
J'ai donc pu partir dès mon retour. Tout d'abord, passé le péage, où l'on ne paie plus grâce à la puce. Le passage a été bien facile. C'était le changement de douanier, mais j'ai été chanceux: alors que mon voisin devait attendre, de mon côté je suis passé mais je crois que j'ai été le dernier à passer. Lorsque le douanier change, alors la barrière tombe et reste ainsi pendant environ cinq minutes, le temps que le douanier qui termine sorte et que le suivant s'installe.
Je me rend donc ensuite jusqu'à Comber, ON.C'est là que je fais le plein, et ensuite je me stationne pour souper. Un confrère vient me jaser de son problème de poids. Je ne comprend pas trop. Il part pour appeler au bureau, puis revient me dire que tout est ben correct. Je n'ai pas trop compris ce qu'il avait comme problème... mais au moins, il est venu me voir!
La noirceur tombe tranquillement, et je commence à me dire que ce serait bien de dormir ici, mais là, ce ne serait pas trop payant. Un peu de courage, et voilà, on repart! J'ambitionne de traverser Toronto; on verra bien. Je pars donc sur la route. Allez mon Jeff...
Je m'arrête à la halte de Woodstock, ON. C'est la pause café et muffin.Quelques minutes plus tard, on repart... Et arrive Toronto. En ce début de soirée, ça va bien. Très bien même. À voir le ciel, on se demande si il va neiger. Ce genre de temps. La météo annonce même plutôt le contraire. Des températures bien en haut de zéro.
Je m'arrête tout d'abord à la halte ONroute de Port Hope, ON. Vu l'heure qu'il est, c'est plein, au point que trois imbéciles sont stationnés dans l'entrée. À la vitesse où l'on arrive, il m'a été presque difficile de m'arrêter et de m'aligner afin de passer dans le peu de jeu qu'il restait entre eux. Calisse... Et il y avait, comme toujours, ben de la place plus loin, là où nous arrivons au ralenti! Après quelques tours autour du stationnement, j'ai constaté que personne n'était là que pour quelques minutes. Impossible donc de m'insérer quelque part pour la nuit. J'ai fini par décider de reprendre la route jusqu'au relais Ultramar de Port Hope, ON, quelques kilomètres plus loin. Là encore, pas vraiment de place, enfin, quelques unes inaccessibles car les zoufs se stationnent à la manière J Volant (c'est à dire bien trop avancé parce qu'ils ont tellement peur de se faire accrocher, tellement qu'ils font tout pour!)... Mais au moins, la possibilité de me stationner quelque part sans trop de nuisance pour la circulation.
Il était temps, il était rendu une heure du matin...
7 mars 2013
On y va ou on n'y va pas?
Le cadran me réveilla tôt. J'étais encore passablement dans les limbes. J'ai allumé la lumière, et je me suis retourné d'bord dans les couvertures. Je réfléchissais à repousser l'heure de réveil du cadran. En fait, rien ne pressait, et bon, même si la plupart du temps je repars aussitôt qui est légal de le faire, ce matin, mon état végétatif me recommandait de relaxer.
Ce que semble t'il je fie, plus ou moins involontairement, car lorsque je rouvris l'œil, il était six heures! Je l'ai toujours dit: lorsque ton corps a besoin de sommeil, il dort. Tu as beau lutter contre ça pendant un bout de temps, mais ce sera toujours le sommeil qui gagnera. Il y a longtemps que j'ai cessé de lutter de toute façon.
À ce deuxième réveil, je me suis donc installé pour déjeuner. Ensuite, j'ai repris la route. Alors que j'accepterais pour prendre ma vitesse, j'ai entendu un gars se plaindre que quelqu'un ne roulait qu'à quarante-cinq miles à l'heure. Difficile de dire si il parlait de moi, ça adonne bien, j'étais à ce moment à cette vitesse. Mais j'accepterais en sortant à peine de la rampe et qui plus est, la balance étant ouverte devant moi, je devais commencer à ralentir pour y entrer... Fa que bon...
La décrépitude de Détroit fait qu'il n'y à plus d'heure de pointe. Enfin, pas sur mon chemin! Éminemment triste... L'entrée en ville, bien que partielle (la ville étant plus au nord des douanes), s'est déroulée dans le calme le plus plat. Je me suis présente à la guérite vivante pour payer le pont. À ma propre surprise, la puce que l'on a est bonne sur les deux directions. Ça veut donc dire que les prochaines fois, je pourrai prendre les guichets inanimés, et ainsi passer encore plus rapidement. Merci patron!
Côté Windsor, ON, la traversée et la sortie de la ville se fait aussi rondement. La balance est fermée, c'est presque surprenant. Je poursuis donc jusqu'à Comber, ON au Relais Routier Impérial qui est c'est jours-ci notre arrêt désigné pour faire le plein. En arrivant aux pompes, je constate que "ah, c'est vrai", il n'y a pas de DEF ici. À me souvenir lorsque j'en aurai besoin. Genre en revenant.
Et on repart. Vers neuf heures, j'envoie un message à Martin, car je n'ai toujours pas eu de confirmation de la suite de mon voyage. Et si je vais au train, alors j'y serai dans environ deux heures, alors je devrai être au courant avant longtemps. La réponse est rapide: rien pour moi au train, continue jusqu'à Montréal. Je suis presque surpris qu'il n'y ait pas une remorque qui m'attende à Milton.
Je me rend donc jusqu'à la halte de Woodstock, ON. C'est l'heure du café et du "j'ai ben mérité un muffin". En entrant, je vois au loin un camion vert foncé, avec un nom sur la couchette. Je me stationne quelques places à côté. C'est Fiston, vois-je en débarquant. Je le connais... mais c'est qui? Maudite mémoire...
Je me rend donc à l'intérieur. En arrivant au Tim, le manteau TJB est au comptoir. De dos, je le reconnais: c'est Philippe. Et avec Philippe, on jase... On jase en dedans, on jase dehors, on jase à ça d'embarquer... On finit par partir, et on jase sur le CB! Lui s'en va au train. Ah tiens, il y avait un voyage pour toi? Ça a l'air!
Il nous reste environ une heure et quart avant le train (en fait, la cour d'embarquement, vous l'aurez deviné).
Le téléphone sonne. Au moment où je répond, plus rien. Je placotte avec Caro au travers de ça. Ça en fait de la jasette!
On croise d'autres TJB. Dont Gilles avec un des camions neufs. Son ancien vert a eu tellement de problèmes qu'ils ont fini par le lui enlever. Souhaitons lui bonne chance!
Le téléphone fini par resonner. Encore Martin: as-tu vu mon message? Non, j'y vais tout de suite. En même temps que je lis, il me le dit: finalement j'ai un Michigan pour toi au train. Ok, moi, ça me va. En fait, tout me va... Un message à la maison: on s'en r'tourne aux États!
Juste à temps, nous sommes rendu au marqueur 320, et nous sortons au 328. Et alors que j'étais au téléphone, nous avons aussi croisé le père de Philippe, ancien de chez nous parti vers d'autres cieux, qui nous dit qu'il y a un accident juste avant notre sortie. Nous avons donc pris la sortie 324, tournez vers le nord, fait trois ou quatre longueurs de camion, puis pris la route qui en gros longe l'autoroute. Quatre kilomètres plus loin, nous avons pris à droite, et ça nous a amené directement à la cour du train. Je me suis dit que je dinerais en sortant avec ma nouvelle remorque au relais juste à côté. Nous sommes donc entré dans la file. C'est bien la première fois que j'arrive là et qu'il y a foule. En même temps, je n'arrive jamais aussitôt dans la journée. Ça doit être pour ça! Et Philippe semblait d'accord avec ma théorie, lui qui est là plus souvent vers l'heure du dîner.
J'ai donc fini par passer le contrôle. Ensuite, je suis allé décrocher ma remorque côté Embarquement. Puis, je suis allé accrocher ma nouvelle remorque. Comme Anna m'avait envoyé tous mes numéros entre temps, j'étais donc prêt à finaliser tous mes papiers pour les douanes. Et cette fois, ce serait Port Huron, MI.
Ensuite, direction sortie. Je commençais d'ailleurs à avoir faim. Bon temps... Et tous les camions qui étaient entrer en même temps étaient prêt à sortir en même temps! Et si ils étaient deux lors de notre arrivée, il n'en restait qu'un seul à notre sortie, heure du dîner oblige. Mais bon, ça va assez rapidement, alors nous m'y avons rien perdu au change.
Je me suis arrêté des l'entrée voisine, et après les salutations d'usage à mon bon ami Fiston, un peu plus pressé car lui allait dans le Tennessee. Je me suis installé pour dîner.
Vers quatorze heures, j'étais prêt à reprendre la route. Deux heures pour échanger de remorque, bien manger et relaxer un peu, c'est excellent!
J'ai donc repris la 401 ouest pour environ une heure trente, jusque passer la ville de London, ON. De là, comme j'allais vers Port Huron, MI, j'ai pris la 402 ouest (le seul sens disponible de toute façon). Il faut environ une heure pour arriver à Sarnia, ON. Sarnia est la ville de naissance de Chris Hatfield, un astronaute actuellement sur la station orbital. Il est très actif sur Twitter si ça vous dit... Sarnia est aussi une ville de raffinerie. Avant vérification, je crois qu'il y a là la plus grosse raffinerie de la Pétrolière Impériale, mieux connu comme Esso. Je me demande d'ailleurs si d'autres pétrolières y sont présentes...
J'arrive donc à la fin de l'autoroute. Je constate qu'ils ont refait l'approche. C'est mieux délimité pour ceux qui vont vers le pont et les États-Unis, et les autres qui vont en ville. Avant, c'était un peu n'importe comment. Je paie le pont et je me stationne à la boutique hors-taxes. Je ramasse un café, et je jette un œil aux tartelettes au beurre. Elles ont l'air succulentes, et se vendent en paquet. Je finis par trouver celles à l'unité... Mais je me parle et je les laisse là. Café seulement.
Je retourne au camion. Un coup d'œil à ma feuille et ma carte Express, sorties et prêtes pour l'occasion. Je suis donc prêt à affronter Port Huron. Affronter est le bon mot. Cette douane est assez particulière. Et nous sommes quelques chauffeurs à l'avoir de travers. Mais bon, une ou l'autre... Et normalement, si tu es un inconnu, lire passer moins de une fois par mois, alors là, ils sont plus scrupuleux. Et à Port Huron, MI, ça peut être pire que pire.
Je m'attend à me faire envoyer aux rayons X, c'est le minimum. Ben le gentil douanier me dit: merci, bonsoir... Je lui souhaite bonne journée et je ne lui laisse pas le temps de changer d'idée. Car traverser en trente minutes, ce n'est pas habituel à Port Huron! Je capote...
En sortant, nous sommes sur la 94. La même autoroute qui mène à Détroit, MI. Elle continue ensuite au nord vers Port Huron. Je pars donc sud pour quelques minutes. Puis, environ 15 miles plus loin, je prend la 69 vers l'ouest. Je m'arrête dès la première halte dans la ville de Capac, MI. C'est déjà l'heure de souper. Un policier est en train de vérifier un camion un peu plus loin. J'espère qu'il n'est pas à vérifier tout ceux qui s'y présente, car bien que légal, je n'ai pas que ça a faire!
Heureusement pour moi, le policier quitte aussitôt qu'il a terminé avec le camion. Je peux donc finir de souper en paix. Puis, il est d' la de reprendre la route. Elle m'amène tout d'abord vers Flint, MI, connu comme une ancienne mecque de la compagnie GM. Ensuite vers la ville de Lansing, MI, la capitale de l'état. De Lansing, la 69 devient direction sud, comme son nombre impair l'indique. L'extrémité en est donc une anomalie.
Mais je la quitte afin de prendre la 96 ouest, qui me mènera à destination... mais demain matin seulement. Je prends en effet la première sortie pour m'arrêter au relais de Grand Ledge, MI. Un peu plus loin, il y a une balance, et elle est très souvent ouverte. Ce n'est pas de soir que je vais pousser la note.
Ce que semble t'il je fie, plus ou moins involontairement, car lorsque je rouvris l'œil, il était six heures! Je l'ai toujours dit: lorsque ton corps a besoin de sommeil, il dort. Tu as beau lutter contre ça pendant un bout de temps, mais ce sera toujours le sommeil qui gagnera. Il y a longtemps que j'ai cessé de lutter de toute façon.
À ce deuxième réveil, je me suis donc installé pour déjeuner. Ensuite, j'ai repris la route. Alors que j'accepterais pour prendre ma vitesse, j'ai entendu un gars se plaindre que quelqu'un ne roulait qu'à quarante-cinq miles à l'heure. Difficile de dire si il parlait de moi, ça adonne bien, j'étais à ce moment à cette vitesse. Mais j'accepterais en sortant à peine de la rampe et qui plus est, la balance étant ouverte devant moi, je devais commencer à ralentir pour y entrer... Fa que bon...
La décrépitude de Détroit fait qu'il n'y à plus d'heure de pointe. Enfin, pas sur mon chemin! Éminemment triste... L'entrée en ville, bien que partielle (la ville étant plus au nord des douanes), s'est déroulée dans le calme le plus plat. Je me suis présente à la guérite vivante pour payer le pont. À ma propre surprise, la puce que l'on a est bonne sur les deux directions. Ça veut donc dire que les prochaines fois, je pourrai prendre les guichets inanimés, et ainsi passer encore plus rapidement. Merci patron!
Côté Windsor, ON, la traversée et la sortie de la ville se fait aussi rondement. La balance est fermée, c'est presque surprenant. Je poursuis donc jusqu'à Comber, ON au Relais Routier Impérial qui est c'est jours-ci notre arrêt désigné pour faire le plein. En arrivant aux pompes, je constate que "ah, c'est vrai", il n'y a pas de DEF ici. À me souvenir lorsque j'en aurai besoin. Genre en revenant.
Et on repart. Vers neuf heures, j'envoie un message à Martin, car je n'ai toujours pas eu de confirmation de la suite de mon voyage. Et si je vais au train, alors j'y serai dans environ deux heures, alors je devrai être au courant avant longtemps. La réponse est rapide: rien pour moi au train, continue jusqu'à Montréal. Je suis presque surpris qu'il n'y ait pas une remorque qui m'attende à Milton.
Je me rend donc jusqu'à la halte de Woodstock, ON. C'est l'heure du café et du "j'ai ben mérité un muffin". En entrant, je vois au loin un camion vert foncé, avec un nom sur la couchette. Je me stationne quelques places à côté. C'est Fiston, vois-je en débarquant. Je le connais... mais c'est qui? Maudite mémoire...
Je me rend donc à l'intérieur. En arrivant au Tim, le manteau TJB est au comptoir. De dos, je le reconnais: c'est Philippe. Et avec Philippe, on jase... On jase en dedans, on jase dehors, on jase à ça d'embarquer... On finit par partir, et on jase sur le CB! Lui s'en va au train. Ah tiens, il y avait un voyage pour toi? Ça a l'air!
Il nous reste environ une heure et quart avant le train (en fait, la cour d'embarquement, vous l'aurez deviné).
Le téléphone sonne. Au moment où je répond, plus rien. Je placotte avec Caro au travers de ça. Ça en fait de la jasette!
On croise d'autres TJB. Dont Gilles avec un des camions neufs. Son ancien vert a eu tellement de problèmes qu'ils ont fini par le lui enlever. Souhaitons lui bonne chance!
Le téléphone fini par resonner. Encore Martin: as-tu vu mon message? Non, j'y vais tout de suite. En même temps que je lis, il me le dit: finalement j'ai un Michigan pour toi au train. Ok, moi, ça me va. En fait, tout me va... Un message à la maison: on s'en r'tourne aux États!
Juste à temps, nous sommes rendu au marqueur 320, et nous sortons au 328. Et alors que j'étais au téléphone, nous avons aussi croisé le père de Philippe, ancien de chez nous parti vers d'autres cieux, qui nous dit qu'il y a un accident juste avant notre sortie. Nous avons donc pris la sortie 324, tournez vers le nord, fait trois ou quatre longueurs de camion, puis pris la route qui en gros longe l'autoroute. Quatre kilomètres plus loin, nous avons pris à droite, et ça nous a amené directement à la cour du train. Je me suis dit que je dinerais en sortant avec ma nouvelle remorque au relais juste à côté. Nous sommes donc entré dans la file. C'est bien la première fois que j'arrive là et qu'il y a foule. En même temps, je n'arrive jamais aussitôt dans la journée. Ça doit être pour ça! Et Philippe semblait d'accord avec ma théorie, lui qui est là plus souvent vers l'heure du dîner.
J'ai donc fini par passer le contrôle. Ensuite, je suis allé décrocher ma remorque côté Embarquement. Puis, je suis allé accrocher ma nouvelle remorque. Comme Anna m'avait envoyé tous mes numéros entre temps, j'étais donc prêt à finaliser tous mes papiers pour les douanes. Et cette fois, ce serait Port Huron, MI.
Ensuite, direction sortie. Je commençais d'ailleurs à avoir faim. Bon temps... Et tous les camions qui étaient entrer en même temps étaient prêt à sortir en même temps! Et si ils étaient deux lors de notre arrivée, il n'en restait qu'un seul à notre sortie, heure du dîner oblige. Mais bon, ça va assez rapidement, alors nous m'y avons rien perdu au change.
Je me suis arrêté des l'entrée voisine, et après les salutations d'usage à mon bon ami Fiston, un peu plus pressé car lui allait dans le Tennessee. Je me suis installé pour dîner.
Vers quatorze heures, j'étais prêt à reprendre la route. Deux heures pour échanger de remorque, bien manger et relaxer un peu, c'est excellent!
J'ai donc repris la 401 ouest pour environ une heure trente, jusque passer la ville de London, ON. De là, comme j'allais vers Port Huron, MI, j'ai pris la 402 ouest (le seul sens disponible de toute façon). Il faut environ une heure pour arriver à Sarnia, ON. Sarnia est la ville de naissance de Chris Hatfield, un astronaute actuellement sur la station orbital. Il est très actif sur Twitter si ça vous dit... Sarnia est aussi une ville de raffinerie. Avant vérification, je crois qu'il y a là la plus grosse raffinerie de la Pétrolière Impériale, mieux connu comme Esso. Je me demande d'ailleurs si d'autres pétrolières y sont présentes...
J'arrive donc à la fin de l'autoroute. Je constate qu'ils ont refait l'approche. C'est mieux délimité pour ceux qui vont vers le pont et les États-Unis, et les autres qui vont en ville. Avant, c'était un peu n'importe comment. Je paie le pont et je me stationne à la boutique hors-taxes. Je ramasse un café, et je jette un œil aux tartelettes au beurre. Elles ont l'air succulentes, et se vendent en paquet. Je finis par trouver celles à l'unité... Mais je me parle et je les laisse là. Café seulement.
Je retourne au camion. Un coup d'œil à ma feuille et ma carte Express, sorties et prêtes pour l'occasion. Je suis donc prêt à affronter Port Huron. Affronter est le bon mot. Cette douane est assez particulière. Et nous sommes quelques chauffeurs à l'avoir de travers. Mais bon, une ou l'autre... Et normalement, si tu es un inconnu, lire passer moins de une fois par mois, alors là, ils sont plus scrupuleux. Et à Port Huron, MI, ça peut être pire que pire.
Je m'attend à me faire envoyer aux rayons X, c'est le minimum. Ben le gentil douanier me dit: merci, bonsoir... Je lui souhaite bonne journée et je ne lui laisse pas le temps de changer d'idée. Car traverser en trente minutes, ce n'est pas habituel à Port Huron! Je capote...
En sortant, nous sommes sur la 94. La même autoroute qui mène à Détroit, MI. Elle continue ensuite au nord vers Port Huron. Je pars donc sud pour quelques minutes. Puis, environ 15 miles plus loin, je prend la 69 vers l'ouest. Je m'arrête dès la première halte dans la ville de Capac, MI. C'est déjà l'heure de souper. Un policier est en train de vérifier un camion un peu plus loin. J'espère qu'il n'est pas à vérifier tout ceux qui s'y présente, car bien que légal, je n'ai pas que ça a faire!
Heureusement pour moi, le policier quitte aussitôt qu'il a terminé avec le camion. Je peux donc finir de souper en paix. Puis, il est d' la de reprendre la route. Elle m'amène tout d'abord vers Flint, MI, connu comme une ancienne mecque de la compagnie GM. Ensuite vers la ville de Lansing, MI, la capitale de l'état. De Lansing, la 69 devient direction sud, comme son nombre impair l'indique. L'extrémité en est donc une anomalie.
Mais je la quitte afin de prendre la 96 ouest, qui me mènera à destination... mais demain matin seulement. Je prends en effet la première sortie pour m'arrêter au relais de Grand Ledge, MI. Un peu plus loin, il y a une balance, et elle est très souvent ouverte. Ce n'est pas de soir que je vais pousser la note.
Danville de tôt matin
Je me suis réveillé avant le cadran, à quatre heures et quart. À bien y penser, je me suis réveillé quelques fois dans la nuit... Dont une fois par la guedaille, j'en suis presque certain. Mon souvenir est maintenant flou, mais il me semble bien que j'ai entendu cogner dans la nuit. D'autant qu'il y avait un véhicule louche stationné entre les camions. Enfin...
Après le traditionnel bon déjeuner, cette semaine, le retour des Pitas-break avec le beurre d'arachide, banane et lait, suivi d'un café en partant, la route m'attendait. Le temps était beau, mais un peu froid. Les autres voitures étaient un peu frimassées.
Je suis arrivé à Danville, KY à 7:15, avec un rendez-vous pour 8:30. Je me suis présenté quand même à la réception, comme il n'y avait personne. J'ai eu la permission de me reculer au quai. Bonne affaire... Mais ce n'est peut-être que pour mieux attendre la même heure.
J'ai ensuite eu une conversation avec Daniel, un futur nouveau TJB. Il commence dans deux samedi. Il voulait avoir des détails sur comment sa fonctionne concrètement pour les départs. Je crois qu'il est fébrile à l'idée de commencer. Et comme il était répartiteur, c'est pour lui en plus un retour sur la route. En même temps, Caro me racontait que Sarah était dans un état semi-comateux, suite à sa sortie de l'avant-veille. Ça va être beau quand elle va courailler les bars! Aucun alcool impliqué et ça lui prend deux jours à s'en remettre!
Avec tout ça, je suis vide à l'heure de mon rendez-vous. Ça commence bien une journée! Je me ramasse et vais dans la section du stationnement à moyen terme. J'envoie mon message disant que je suis vide.
Il arrive un autre TJB. Tiens, c'est le même que j'ai passé aux douanes. Il est facilement reconnaissable à son bout de pare-choc manquant. C'est rare qu'on voit un de nos camions avec un manque esthétique. Le chauffeur vient me voir. Il est curieux de mon camion à un différentiel. Lui en a eu un automatique une semaine, et si au début il n'était pas très chaud à l'idée, il est revenu emballé. C'est ce que j'entends toujours à propos des camions automatiques: ceux qui l'essaient ne reviendraient pas en arrière. Un jour, ce sera sûrement mon tour, mais pour l'instant, j'ai un Peterbilt à user!
Mon message arrive: ce sera Nicholasville, KY. Le rendez-vous est à midi, et c'est à moins d'une heure d'ici. Mais là aussi, si il n'y a pas trop de camions, je pourrais passer avant mon temps. C'est déjà arrivé, alors j'y vais de ce pas.
Nicholasville est en fait la ville juste au nord de Danville. J'y suis passé en descendant. Il suffit de retourner à la US-27 nord, et en entrant dans la ville, tourner pour prendre l'ancienne route. Le parc industriel est à droite aux pompiers. Et le client au fond. Je me stationne dans le coin, un peu à l'écart, comme si j'allais attendre longtemps.
Je me rend ensuite au bureau. Il n'y a personne ici, comme camion, je veux dire. Je m'inscris. Le gars me dit de prendre la porte six... Ah ben!
Je retourne au camion. On ouvre les portes, recule les essieux, et amène le camion au quai numéro six. Voilà! Je vais à l'intérieur pour voir si la remorque a besoin d'être nettoyer. Je rencontre le même gars qui sort de ma remorque. Il me dit que c'est correct, qu'il va commencer dans quelques minutes. Parfait!
Je retourne dans le camion. Je prépare mon dîner. Après en avoir manger le trois quart, voilà mon gars qui cogne à la porte. Terminé? Apparemment oui! Je suis surpris. Il me semble que je n'ai pas senti beaucoup de va et vient... Vrai que comme se sont des bouteilles de plastique vides, c'est assez léger, alors si il y est allé délicatement...
Enfin bref, peu importe. Je suis retourné au bureau afin d'avoir mes papiers. Tout y est, merci, c'est rapide! Onze heures, et je retourne finir de dîner. Ensuite, j'envoie les papiers au bureau. Trois petites pages. Vite fait, bien fait. Onze heures trente, je pars. Et le rendez-vous qui était seulement à midi!
Je reprend donc la US-27 nord. À Lexington, KY, je prend la KY-4 qui contourne la ville. Puis au nord, la KY-922 qui m'amène à la 75, que je prend nord.
Après quelques minutes, je me dit que je devrai m'arrêter pour faire une sieste avant longtemps. On dirait que, la pression retombée, là, je ressent la fatigue de mètre levé tôt deux matin de suite. Je me rend donc jusqu'à Walton, au J Volant. C'est dire comment je suis fatigué... Même pour dormir, je n'aime pas les J. Enfin, en plein jour, au moins, il va y avoir de la place.
Je règle le compte à rebours du téléphone à quatre-vingt-dix minutes, et je m'installe dans les bras de Morphée. Et ce n'est pas très long avant que je ne sois effectivement parti.
Au réveil, j'ai très faim. Autant souper alors. Ce soir, ce sera pâté chinois. Miam... En allumant le téléphone, le message entre: chargement accepté aux douanes. Et au moment de partir, pas de nouvelles de Martin. Normalement, je dois aller au train pour échanger ma remorque et retourner vers les États-Unis. Bon, il reste encore bien du temps pour se revirer de bord. Et comme j'ai dit au bureau avant de partir, s'il n'y a rien au train, j'irai le chercher plus loin! Du moment que ça roule...
Je repars une fois bien rassasié. L'heure de pointe est presque là à Cincinnati, OH. Malgré cela, la traversée va bien, tout va dans un calme relatif. La route se poursuit et arrive ensuite Dayton, OH. Je laisse un message à Louis. Je lui demande de me rappeler; je veux savoir comment va Caroline. Lorsqu'il me rappelle, il me dit qu'il ne sait pas, car il n'a pas fini avec Virginie! Louis, c'est un tombeur!
Je m'arrête ensuite à Wapakoneta, OH. Je décide que c'est le temps de faire mon jogging. J'y pensais lorsque je me suis arrêté pour faire une sieste. À ce moment, ce n'était pas le temps. Mais maintenant, c'est le moment parfait. Je vais courir dans le cimetière, voisin du relais TA. Ai-je besoin de dire que c'est tranquille? En tout cas, j'ai bien aimé. En observant, je me rends compte que la technologie de la pierre tombale à bien évolué. C'est simplement magnifique! Dommage que ce soit par définition pour commémorer un triste événement...
J'ai donc tournoyé autour du cimetière deux fois, puis j'ai fait le tour du stationnement du relais, puis de celui du concessionnaire Western Star en face. Ouf, ça a fait du bien, mais c'était du sport quand même.
De retour sur la route, j'apprend que Sarah a eu son aquarium, merci aux Gravel. On passe donc d'un micro à un mini-aquarium. Et aussi qu'elle s'est couché tôt encore ce soir. Décidément, la fête a été dure!
Je me rend donc finalement à Luna Pier, MI pour la nuit. Demain, le soleil va se lever encore...
Après le traditionnel bon déjeuner, cette semaine, le retour des Pitas-break avec le beurre d'arachide, banane et lait, suivi d'un café en partant, la route m'attendait. Le temps était beau, mais un peu froid. Les autres voitures étaient un peu frimassées.
Je suis arrivé à Danville, KY à 7:15, avec un rendez-vous pour 8:30. Je me suis présenté quand même à la réception, comme il n'y avait personne. J'ai eu la permission de me reculer au quai. Bonne affaire... Mais ce n'est peut-être que pour mieux attendre la même heure.
J'ai ensuite eu une conversation avec Daniel, un futur nouveau TJB. Il commence dans deux samedi. Il voulait avoir des détails sur comment sa fonctionne concrètement pour les départs. Je crois qu'il est fébrile à l'idée de commencer. Et comme il était répartiteur, c'est pour lui en plus un retour sur la route. En même temps, Caro me racontait que Sarah était dans un état semi-comateux, suite à sa sortie de l'avant-veille. Ça va être beau quand elle va courailler les bars! Aucun alcool impliqué et ça lui prend deux jours à s'en remettre!
Avec tout ça, je suis vide à l'heure de mon rendez-vous. Ça commence bien une journée! Je me ramasse et vais dans la section du stationnement à moyen terme. J'envoie mon message disant que je suis vide.
Il arrive un autre TJB. Tiens, c'est le même que j'ai passé aux douanes. Il est facilement reconnaissable à son bout de pare-choc manquant. C'est rare qu'on voit un de nos camions avec un manque esthétique. Le chauffeur vient me voir. Il est curieux de mon camion à un différentiel. Lui en a eu un automatique une semaine, et si au début il n'était pas très chaud à l'idée, il est revenu emballé. C'est ce que j'entends toujours à propos des camions automatiques: ceux qui l'essaient ne reviendraient pas en arrière. Un jour, ce sera sûrement mon tour, mais pour l'instant, j'ai un Peterbilt à user!
Mon message arrive: ce sera Nicholasville, KY. Le rendez-vous est à midi, et c'est à moins d'une heure d'ici. Mais là aussi, si il n'y a pas trop de camions, je pourrais passer avant mon temps. C'est déjà arrivé, alors j'y vais de ce pas.
Nicholasville est en fait la ville juste au nord de Danville. J'y suis passé en descendant. Il suffit de retourner à la US-27 nord, et en entrant dans la ville, tourner pour prendre l'ancienne route. Le parc industriel est à droite aux pompiers. Et le client au fond. Je me stationne dans le coin, un peu à l'écart, comme si j'allais attendre longtemps.
Je me rend ensuite au bureau. Il n'y a personne ici, comme camion, je veux dire. Je m'inscris. Le gars me dit de prendre la porte six... Ah ben!
Je retourne au camion. On ouvre les portes, recule les essieux, et amène le camion au quai numéro six. Voilà! Je vais à l'intérieur pour voir si la remorque a besoin d'être nettoyer. Je rencontre le même gars qui sort de ma remorque. Il me dit que c'est correct, qu'il va commencer dans quelques minutes. Parfait!
Je retourne dans le camion. Je prépare mon dîner. Après en avoir manger le trois quart, voilà mon gars qui cogne à la porte. Terminé? Apparemment oui! Je suis surpris. Il me semble que je n'ai pas senti beaucoup de va et vient... Vrai que comme se sont des bouteilles de plastique vides, c'est assez léger, alors si il y est allé délicatement...
Enfin bref, peu importe. Je suis retourné au bureau afin d'avoir mes papiers. Tout y est, merci, c'est rapide! Onze heures, et je retourne finir de dîner. Ensuite, j'envoie les papiers au bureau. Trois petites pages. Vite fait, bien fait. Onze heures trente, je pars. Et le rendez-vous qui était seulement à midi!
Je reprend donc la US-27 nord. À Lexington, KY, je prend la KY-4 qui contourne la ville. Puis au nord, la KY-922 qui m'amène à la 75, que je prend nord.
Après quelques minutes, je me dit que je devrai m'arrêter pour faire une sieste avant longtemps. On dirait que, la pression retombée, là, je ressent la fatigue de mètre levé tôt deux matin de suite. Je me rend donc jusqu'à Walton, au J Volant. C'est dire comment je suis fatigué... Même pour dormir, je n'aime pas les J. Enfin, en plein jour, au moins, il va y avoir de la place.
Je règle le compte à rebours du téléphone à quatre-vingt-dix minutes, et je m'installe dans les bras de Morphée. Et ce n'est pas très long avant que je ne sois effectivement parti.
Au réveil, j'ai très faim. Autant souper alors. Ce soir, ce sera pâté chinois. Miam... En allumant le téléphone, le message entre: chargement accepté aux douanes. Et au moment de partir, pas de nouvelles de Martin. Normalement, je dois aller au train pour échanger ma remorque et retourner vers les États-Unis. Bon, il reste encore bien du temps pour se revirer de bord. Et comme j'ai dit au bureau avant de partir, s'il n'y a rien au train, j'irai le chercher plus loin! Du moment que ça roule...
Je repars une fois bien rassasié. L'heure de pointe est presque là à Cincinnati, OH. Malgré cela, la traversée va bien, tout va dans un calme relatif. La route se poursuit et arrive ensuite Dayton, OH. Je laisse un message à Louis. Je lui demande de me rappeler; je veux savoir comment va Caroline. Lorsqu'il me rappelle, il me dit qu'il ne sait pas, car il n'a pas fini avec Virginie! Louis, c'est un tombeur!
Je m'arrête ensuite à Wapakoneta, OH. Je décide que c'est le temps de faire mon jogging. J'y pensais lorsque je me suis arrêté pour faire une sieste. À ce moment, ce n'était pas le temps. Mais maintenant, c'est le moment parfait. Je vais courir dans le cimetière, voisin du relais TA. Ai-je besoin de dire que c'est tranquille? En tout cas, j'ai bien aimé. En observant, je me rends compte que la technologie de la pierre tombale à bien évolué. C'est simplement magnifique! Dommage que ce soit par définition pour commémorer un triste événement...
J'ai donc tournoyé autour du cimetière deux fois, puis j'ai fait le tour du stationnement du relais, puis de celui du concessionnaire Western Star en face. Ouf, ça a fait du bien, mais c'était du sport quand même.
De retour sur la route, j'apprend que Sarah a eu son aquarium, merci aux Gravel. On passe donc d'un micro à un mini-aquarium. Et aussi qu'elle s'est couché tôt encore ce soir. Décidément, la fête a été dure!
Je me rend donc finalement à Luna Pier, MI pour la nuit. Demain, le soleil va se lever encore...
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