17 mai 2013

Enfin

Les dodos au Canada sont plus courts qu'aux États-Unis. Et je commençais à avoir suffisamment dormi pour reprendre un rythme normal pour moi. Je me suis donc levé tôt. Et je fut donc prêt à partir à six heures trente. Je ne serai pas là suffisamment tôt pour aller avec mes femmes au garage. Elles y vont pour chercher le iPod que Sarah achète de la fille de Martin. Mais je serais là pour les projets de dimanche, jour de la fête des Mères. J'ai lu sur Facebook que mon bon ami Reefer a dormi à Napanee, ON, soit un peu plus d'une heure derrière moi. Ce serait drôle qu'il me rattrape! 

Je devais me rendre à notre cour de Montréal-Est pour y décrocher ma remorque. La ville de Montréal s'est plutôt bien traversée. Je devais être juste assez tôt...

Je suis donc arrivé à Montréal-Est. J'ai décroché la remorque pleine, puis, j'ai accroché ma nouvelle remorque, vide. Je suis allé faire l'inspection mécanique nécessaire, puis je suis revenu dans le camion afin de finaliser les papiers de ma semaine pour mon enveloppe. Comme je suis plutôt à jour, c'est terminé assez rapidement. Qu'à vérifier les factures de dépenses, devenues rares depuis qu'on a la puce pour le pont Ambassador, et celles du carburant.

Mon enveloppe dans la boite aux lettres, j'étais prêt à repartir. J'ai cru que je verrais Reefer arriver, mais au moment de partir, il n'y était pas encore. Pour lui, la cour de Montréal-Est est sont point d'arrivée. Il y laisse son camion pendant son congé. Je me suis donc rendu à l'usine de Joliette, QC et j'y ai laissé ma remorque vide. Une fois les papiers pour ressortir dûment signés par la belle Martine, je suis ressorti et je me suis rendu aux Galeries Joliette, juste en face.

Ne restait plus qu'à attendre mes deux amours pour le diner. Elles étaient parti si tôt qu'elles allaient être de retour pour diner. Ce ne fut pas très long. Nous sommes donc allé diner ensemble; nous avons choisi le mexicain. Toujours aussi bon.

Par la suite, nous nous sommes rendu au gym. Et ensuite, à la maison pour un congé bien mérité.

16 mai 2013

Tout ça en relaxant

Je me suis réveillé difficilement à sept heures. J'aurais dormi encore un bon bout, je crois. Mais un moment donné, il faut bien y aller. Ça ne presse pas, mais quand même...

Je m'arrête à Toledo, OH pour ma visite au Meijer. J'essaie de faire ça rapidement, mais je prends quand même quelques minutes pour vérifiez les bonbons et chocolats sans sucres, pour Caro (bien sûr!)... Ils ont aussi des sacs en format plus familial que chez nous. Je finis par choisir des genres de faux Turtles. C'est Caro qui va être contente. Je ramasse ensuite un gallon de lait, et je partage les prix de la crème. Ça aussi, c'est presque donné comparativement à chez nous.

Je retourne au camion et je pars pour les douanes de Windsor, ON. il n'y a pas vraiment de monde à l'heure où j'arrive, je peux même me présenter directement à une guérite. Je passe donc instantanément. Bonne chose, on en profite quand ça arrive. Ça et la puce qui fait qu'on ne pait plus physiquement le passage, ça fait des traversées plus rapides.

Je me rends ensuite au Relais Routier de Comber, ON pour faire le plein. Étant chargé très léger, soit 7000 lbs de ventilos et accessoires, la consommation a été très modérée. C'est le patron qui va être content!

Une fois le plein terminé, je vais me stationner et je m'installe pour dîner. Et je me permets de prendre un peu mon temps. Quand on rentre la fin de semaine, ça ne presse pas. Certains iront plus vite que le violon afin d'allonger leur congé, mais moi je préfère prendre ça plus relaxe... On ne travaille pas pour le diable, disait feu mon père!


Je finis par reprendre la route. Et le prochain arrêt est à la halte ONroute de Woodstock, ON. C'est la pause café et muffin. Dire qu'avant, dans le temps que je mangeais, je répétais l'opération café et... (muffin, beigne ou autre pâtisserie) plusieurs fois par longueur de 401. Et la même chose du côté américain. Pouvait ben être gros!

En arrivant près de Milton, ON, le ciel s'obscurcit assez rapidement. Je me dis: on va en manger une calisse! Ma mère aurait dit: on va avoir tout un squall! Et squall nous avons eu. À partir de là, ce fut orage, averse, accalmie, et rebelotte. Pendant un bon bout de temps... Ça correspondait à la météo de Caro, qui annonçait de la pluie pour demain, à la maison.

Je me suis arrêter pour souper à la halte ONroute de Port Hope, ON. Encore là, j'en ai profité pour prendre ça mou. Je crois que mon départ avec une très courte nuit a causé plus de dommage que je le croyais. Une chance que la semaine est une très courte. Mais je crois que Martin va m'attendre pour la prochaine. C'est comme ça chez TJB, ils regardent la moyenne de chaque chauffeur et réajuste constamment selon les possibilités. À la fin du mois, ça finira toujours par se rééquilibrer.

J'ai repris la route pour le dernier bout de la soirée. J'étais conscient que je ne me rendrais pas aussi loin que je l'aurais voulu à mon réveil, mais au moins, ça se sera fait dans le bonheur et la relaxation. Et cette semaine, c'est de ça dont j'avais besoin.

Je suis entré au ONroute de Mallorytown, ON, sans trop me souvenir de la configuration du stationnement, celui-ci étant réouvert depuis peu. Et il est assez restreint, alors c'était rempli. J'ai donc continuer jusqu'au Relais Routier de Spencerville, ON. On y dort bien, et ce n'est qu'à un peu plus d'une heure du Québec, environ deux de Montréal.

Il fera beau demain... En tout cas, dans ma tête!

15 mai 2013

Lexington, capitale mondiale des chevaux

Ce matin, je devais me lever tôt. Il me restait un bon quatre heures de route et je devais arriver pour neuf heures. Je me suis réveillé avant le cadran, qui était pour trois heures. Je me suis reviré de bord en me disant que quinze minutes, c'était ça de plus. Lorsque je me suis réveillé, il était plutôt quatre heures! Merde... J'ai quand même pris le temps de déjeuner. Je me suis dit que ça irait mieux si une fois parti, je n'avais pas d'autres arrêt avant le client. Sauf les toilettes, bien sûr!

Je suis donc parti à quatre heures trente. Pas si mal, mais ça ne laisse pas un gros jeu. Et j'avais le ventre qui me travaillait déjà. Un premier arrêt a donc été nécessaire à la halte de Piqua, OH.

J'ai ensuite repris la route. Dayton, OH s'est bien traversée, mais il était encore tôt. Cincinnati, OH aussi. Là, la circulation était plus dans la direction inverse. Ouf!

Ensuite, j'ai continué vers le sud sur la 75 jusqu'à Lexington, KY, la capitale équestre probablement mondiale. Puis, la voie de contournement et enfin la US-27 sud, et finalement la KY-33 vers l'ouest. Cette dernière nous amène au cœur de Danville, et le client est en sortant du côté ouest. Je suis arrivé à neuf heures trente, pour un rendez-vous à neuf heures quinze. Pas trop pire tant qu'à moi.

Je vais l'enregistrer presqu'à la course. Le gars ne me demande pas mon heure de rendez-vous, alors pour cette fois, je ne l'annonce pas. Il me dit de prendre la porte huit. Comme il y a un camion, je demande: - Aussitôt que celui-là serait terminé? Il acquiesce. Je retourne donc au camion. Je recule mes essieux et j'ouvre les portes. Ils ont habitude d'être assez rapide une fois que ton tour est arrivé.

Je retourne dans le camion et je ressens un petit contentement que mon retard n'ai pas porté à conséquence. Ce client là a déjà donné du fil à retordre à certains chauffeurs. La nuit, surtout.

À dix heures quarante-cinq, le camion s'en va. Et je peux donc prendre sa place. À onze heures trente, rien n'a encore bougé. Comme je me suis fait taper sur les doigts, je me dit que je vais faire ça comme il faut. J'envoie un message à Lori. Qui me répond que c'est plutôt à Martin de s'occuper de ça. Vrai... Je n'ai pas réfléchi avant de faire.

Anna me téléphone pour savoir les détails. Elle va voir avec le client. Elle me dit de l'aviser quand ils commenceront. Une quinzaine de minutes plus tard, ça bouge enfin! J'envoie un message à Anna... Puis, dix minutes plus tard, un autre disant que c'est fini! À partir du premier courriel, ça n'aura prix que trente minutes!

Je pars donc, après avoir refermé les portes et replacé les essieux, pour Lexington, KY. Je prends la US-127, que je prends rarement pour me rendre à Danville. Ça fait changement. Mon client est près de la US-421, juste à l'ouest de Lexington, KY. C'est une courte rue industrielle. J'entre dans la cour, et je me stationne là où je peux. J'entre à la seule porte où ça ne dit pas d'entrer ailleurs. C'est l'entrée principale. Un employé qui arrive me dit que l'expédition a été refaite et que c'est l'autre porte plus loin.

Je vais donc à cet endroit. Effectivement, c'est neuf. Le gars me dit de prendre le quai restant. Ce sera serré! Il y a bien une zone de stationnement interdit devant les quais, mais deux ou trois véhicules en moins aideraient pour nous, les camions de longue route, très long à remorque très longue... Je réussis quand même, parce que je suis habile! Mais ça aura pris un effort acharné.

Le point positif, c'est qu'en trente minutes, j'étais chargé, prêt à sortir de mon trou. Je suis allé chercher les papiers au bureau, puis je me suis avancé jusqu'à dans la rue. Et ce fut aussi serré pour ressortir...

En refermant les portes, j'ai constaté que c'était un petit chargement. Ensuite, j'ai envoyé mes papiers au bureau pour la douane. Et c'est un départ.

Je suis épuisé, je ne fais que bailler aux deux minutes. D'après moi, on ne se couchera pas tard!

Puis, à quinze heures, le cadran sonne!!! Calisse, je me suis trompé entre la AM et le PM. J'ai bien pu passer tout droit! Et ça sonne longtemps quand on ne peut pas l'arrêter...

Je me suis arrêté pour souper à Corinth, KY. Un relais vieux comme la terre dont on oublie l'existence. Mais j'ai vu la pancarte bleu, et comme j'avais faim, je me suis dit que la halte de Richwood était trop loin, à encore trente minutes. C'est en sortant que je me suis dit: ah, celui-là!

Alors que j'étais en plein souper, Patricia me téléphone. Mon papier n'est pas clair, alors elle veut que je lui renvoie. Je m'exécute avant de repartir. 

Cincinnati se travers au ralenti. Comme je mange souvent assez tôt, je suis donc souvent dans les bouchons. Il faut ce qu'il faut... Rendu à Dayton, OH, Patricia rappelle. Je devrai lui faxer ma feuille à l'ancienne mode, car avec Drive Axle, l'application, ça ne fonctionne pas. Pas cette fois en tout cas... Ça ira au dodo tantôt.

Juste au nord de Dayton, je croise Pizza, l'autre Peterbilt TJB. Je soupçonne qu'il est sur son deuxième tour.

Je m'arrête pour la nuit au TA de Wapakoneta, OH. Et c'est bien parce que je doive avoir un fax sous la main, car je crois que je me serais arrêté avant. Vidé, je vous dis.

Je vais donc à l'intérieur pour faire faxer ledit papier. Ça me prend tout mon petit change pour trainer ma carcasse.

De retour au camion, je reçois un message de Patricia: elle a bien reçu la page, et elle est claire. Même que peu de temps après, elle me revient en disant que les douanes ont finalement accepté. Me semble que ça a été rapidement... Enfin, on est certain que ça va pour demain.

Je décidé de passer la nuit sans cadran. Rien ne presse. Et légalement, je pourrais repartir dès six heures. On verra bien...

14 mai 2013

Ah non, un J en plus!

La journée commença tard. Enfin, plus tard que dans mes habitudes. Ça va avec l'heure à laquelle j'ai terminé hier, bien sur. Et à cette heure-là, je me disais que ça irait bien pour Toronto. J'avais aussi prévu le temps pour arrêter au gym, probablement à Milton, ON. C'est plaisant, la différence des lois des deux côtés de la frontière.

Alors que commençait ma journée tranquillement, j'étais tout fébrile en pensant que j'allais passé une deuxième fois sur Allo la planète. Ça me fait drôle, moi qui trouve mon travail somme toute banal, de voir des gens fascinés autant. Et de voir que des gens sont prêt à tous les sacrifices pour venir le faire en Amérique.

Alors que la circulation est au ralenti, en entrant dans le grand Toronto, ON, un confrère me dépasse. Je ne peux pas parler, j'attends Anneka (la Recherchiste de l'émission), d'une minute à l'autre!

À l'heure exact qu'elle m'avait dit, le téléphone sonne. L'afficheur donne un numéro qui semble très loin! Avec beaucoup de chiffre. Je réponds. C'est bien Anneka. On vérifie que le son voyage bien. Et je suis en attente, en écoutant l'appel précédant. Je regarde le temps passer en me disant qu'il n'en restera plus beaucoup pour moi. Je suis encore le dernier de l'émission. Et à cinq minutes de la fin, me voici en ondes. J'échange quelques mots avec Éric Lange, un coup de "klaxonne" sur l'autoroute qui fait dix voies, et c'est tout. Trop court. Autant j'ai l'impression de n'avoir rien à dire, autant une fois commencé, j'ai l'impression d'avoir été coupé! Étrange... Peut-être que lorsque j'irai voir Fred, je pourrais passer par Paris... Ou au minimum leur lâcher un coup de fil! Pour eux, c'est banal, mais pour moi, voir Écorpain et la région, ce sera de l'exotisme! (Pour écouter, c'est ici; je passe en dernier, vers 50 minutes...)

Je rappelle ensuite Caro qui s'en va à l'Hôpital Sainte-Justine avec Sarah. Elle est encore dans le bouchon qui n'en finit plus de finir. Nous sommes donc chacun dans nos bouchons respectifs, à quelques six cents kilomètres de distance. Elle arrivera finalement juste à temps pour le rendez-vous, merci à la Jetta qui a réussi à entrer là où deux autres n'ont pas pu!

Je m'arrête à Milton, ON, au gym. J'ai enfin réponse à ma question: la section de l'entrepôt où j'ai habitude me me stationner est bien vivante. Conséquence: je n'ai pas de place où me stationner! Je continue donc jusqu'au Pétro-Canada. Il faudra marcher, mais le but est de se garder en forme, n'est-ce pas?

En revenant au camion, je trouve que le stationnement s'est éloigné. C'est vrai qu'il fait plus de vingt degrés! Et comme c'est l'heure de dîner, je procède. Et tout ceci m'amène à réaligner mon registre aux lois américaines. Avec le temps pris pour manger, tout sera parfait.

Une fois de retour sur la route, l'ami AP m'appelle. On poursuit la conversation de la veille. Il m'expliquera entre autre comment on peut se faire du fromage. Hé ben, inque ça? Caro, il va falloir essayer ça!

Je m'arrête ensuite au Pilot... Pardon? C'est rendu un Frying J à Tilbury, ON? Ben tabarnak, avoir su, je serais passer droit! D'autant que selon la liste de Seven Up, je devrais être au Relais de Comber, mais comme j'avais aussi besoin de DEF et que le Pilot arrivait très près dans la liste, j'ai considéré que c'était plus qu'acceptable. Mais de là à aller dans un J... Burp! J'ai donc rempli mes deux réservoirs de diesel et ensuite celui de DEF. Le temps de ramasser ma facture, et me voici reparti.

Je me suis arrêté à la boutique hors-taxes pour le café. Et je me suis dit que malgré l'heure, j'attendrais pour souper à Monroe, MI. Normalement, à l'heure qu'il est, le gros du bouchon est passé.

Et ce fut effectivement le cas. Je me suis rendu presque directement aux guérites Express. Et y passer fut, je dirais, beaucoup plus rapide que normalement. Je n'ai aucun problème avec ça...

Je me suis rendu jusqu'à Monroe, MI où j'ai pu souper, tranquille, presqu'au fond du terrain.

Lorsque je suis reparti, un zouf de la gang des rouges me dépasse. Alors que je le repasse un peu plus loin, il se met à me parler. Jusque là, tout va bien. C'est qu'il s'est mis à me conter sa vie avec ses filles, pas de tout repos. Mais, Copain, la radio, c'est public! Tout le monde t'entend. On n'est pas tous pareil, mais il y a des choses que je ne conterais ni en public, ni à un gars rencontré il y a deux minutes. Par chance, lui sortait à Toledo, OH. Tout ça en seulement vingt miles environ! Une chance que nos routes se séparait...

Et malgré toutes mes bonnes intentions, même en essayant de rejoindre mon bon ami Louis, temporairement indisponible, je me suis couché dès Fort Shawnee, OH. Avant même Wapakoneta!

13 mai 2013

En passant par Lachute.

J'avais oublié d'amener mon téléphone de la compagnie au déjeuner des P'tites Madames. Alors que je siégeais sur le trône, j'étais aussi à me dire que normalement, je serais parti dès huit heures pour le garage. À notre retour à la maison, il y avait donc un message de rappeler au bureau.

Je rappelle donc Martin. Il y a un Danville, KY pour moi. Je dois, comme habituellement, aller le chercher à Lachute, QC. Ne me reste qu'à descendre au bureau.

Je finis donc de mettre les bagages dans la limousine de TJB. Et me voici parti pour Saint-Chrysostome. En m'en allant, Anneka d'Allo la planète me demande si je veux repasser dans l'émission. On prend rendez-vous pour demain matin

Alors que je me dis que je ne me rendrai pas au garage, je décide d'arrêter manger au Tim Horton de Montréal-Est, QC. Je constate qu'il est déjà midi. En parlant avec Caro, elle me dit que ce fut pareil pour elle: elle avait don faim, et elle constata que c'était l'heure de dîner.

Je suis arriver au garage vers treize heures. J'ai accouru au camion, que j'ai ramené à l'auto. J'avais hâte, par cette chaleur, de remettre le lait, surtout, mais aussi tout le reste de la nourriture au réfrigérateur. Et les autres bagages, mais ça, ça aurait pu attendre...

En montant à bord, je constate que le module Isaac a été ajouté dans mon camion. Cet appareil permet de mesurer une quasi-infinité de données du moteur et du camion, et d'en tirer des recommandations. Le chauffeur pourra alors améliorer sa façon de conduire.

Après avoir placotter avec un peu tout le monde, et au passage acheter un iPod pour Sarah, je suis parti.

Mon premier arrêt était à Valleyfield, QC. Je m'amène à la guérite. L'entrée de ce client est fait à l'ancienne, car c'est une très vieille usine. Il m'arrive quelque chose de particulier à presque chaque visite! Je crois me souvenir que c'est là que l'on doit porter notre veste de sécurité jaune...

Je stationne donc le camion le nez dans la barrière, même si n'ayant pas de remorque, j'aurais pu m'arrêter bien avant. Je débarque et me rends dans la cabane. La dame me dit: - Vous n'avez pas vu le feu rouge qui sert à gérer la circulation et donc votre entrée?
- Non, madame...
- Bon, la prochaine fois, observer mieux!
Oui, bon, on verra, je viens ici la fin de semaine habituellement, les normes sont, disons, un peu relâchées, vu que l'usine semble être au ralenti, voire arrêter. Enfin...

Elle m'enregistre et m'indique où sera ma remorque vide. Je retourne donc au camion. La barrière s'ouvre. Jeep rends donc au fond de la cour, en passant entre les bâtiment. Il y a deux rangées de remorques, l'une bloquant l'autre. Heureusement, la mienne est accessible. Je l'accroche donc, sors pour en faire l'inspection, mets à jour les papiers, et je retourne vers la barrière. Le gardien constate que la remorque est bien vide, et me voici sortie.

Je me rends à l'ancien site d'un magasin à grande surface dont n'oubliez toujours le nom. Ça sert de stationnement pour les camions à Valleyfield. Là, je peux prendre le temps de chercher mon chemin sur Google Maps. Tiens, je dois passer par l'Ontario... Je suis surpris, mais en voyant le trait sur la carte, je trouve ça bien logique. J'imagine que c'est la première fois que je le fais en partant de Valleyfield...

Je prends donc la 201 et me rends jusqu'à la 40. Je la prends ouest, vers l'Ontario, ou elle devient la 417. Je sors ensuite à la vieille 17, qui m'amène à Hawkshury, ON. Je Suzie toujours surpris du peu de temps que ça prends pour se rendre là. Je contourne la ville et me rends jusqu'au pont qui enjambe la rivière des Outaouais. Une fois traversé, me revoici au Québec. Je continue vers le nord jusqu'à la 50, que je prends vers l'est. Et une quinzaine de minutes plus tard, me voici à Lachute, QC.

Je me rends donc chez mon client, ou je dois tout d'abord me rendre à l'expédition afin de récupérer mes papiers. Ensuite, je me rends de l'autre côté de l'usine afin de décrocher ma vide. Je cherche ensuite ma pleine, qui était juste à côté. Je l'accroche, puis je sors pour en faire l'inspection. Comme le seau de sécurité n'est pas en place, je vais donc chercher deux courroies pour ajouter derrière les rouleaux de papiers. Je referme les portes et installe le seau. Tout le monde sera content. Je peux donc maintenant partir.

Oui, mais encore faut-il souper! Une petite cousine de Caro me recommande un restaurant où, semble t'il, on mange les meilleures côtes levées au monde. J'ai presque toujours mes repas, mais je garde le conseil. À ce client, comme je dois changer de remorque, je pourrais donc techniquement partir en camion entre les deux opérations. Plus tard, donc, pour les côtes... Cette fois, je vais au relais situé à la sortie de l'autoroute. 

Tout en soupant, je constate que ma photo de mon ami Isaac a déclenché les passions sur Facebook. Surtout dans la divisions Redneck, nouvellement baptisée... Je suis surpris de l'ampleur des commentaires. 

Je peux maintenant prendre la route. AP me téléphone. On passera un bon bout de temps à parler de gym et de bouffe. C'est pas parce qu'on fait attention qu'on n'a pas de plaisir!

Je m'arrête à Mallorytown, ON pour la café et le muffin. Je reprends la route pour le dernier droit. Je réussis à faire sonner l'alarme d'Isaac, non sans efforts! J'étais à me demander si le garage l'avait installée, le système ayant certaines fonctions encore non fonctionnelles. Ils fallait que tous les camions soit prêts, le mien était le dernier.

Je terminerai ma journée à Port Hope, ON, au Ultramar. Et en passant devant, je me suis demandé si les restaurants près de l'autoroute étaient encore vivants. Il m'a semblé qu'il n'y avait plus grand chose à l'intérieur... Ce sera à suivre.