28 juillet 2008

Vacances - Vendredi

Vendredi, nous nous sommes réveiller un peu tard, vu l'heure tardive du couchée. Donc, le départ fût un peu tard, pour faire changement. Notre destination du jour aurait dû être, selon notre choix, le Camping Annie de Métis-sur-Mer. Nous avions déjà posé notre tente à ce camping lors de notre visite des Jardins de Métis (superbe endroit si vous aimez le moindrement les fleurs).

Nous sommes donc parti avec la ferme intention de nous rendre au traversier de Saint-Siméon assez tôt pour finir par atterir chez Annie peu après souper pour s'y tenter et passé une belle journée du samedi. Évidemment, nous sommes parti un peu à la dernière minute.

Pas de temps à perdre donc, mais j'anticipais que nous étions capable d'arriver au traversier malgré tout. Pour ce faire, nous devions rouler sans vraiment nous arrêter, en nous procurant un léger diner. Nous sommes donc arrêter à Rivière-Éternité, à l'épicerie du village pour y découvrir et acheter quelques "chamouiche" et autres cochonneries.

En quinze minutes, nous voilà repartit. Je regarde l'heure et, avec l'aide des bornes kilométriques, j'arrive à prévoir notre arrivée au bout de la route (donc à 5 minutes du quai) un peu plus de deux heures avant le départ du traversier. Nous devrions donc être bon pour embarquer sur le prochain traversier.

Le reste de la route se déroule bien, si ce n'est que d'un ou deux vacanciers en campeur ou avec une roulotte plus grosse que la pense (le camion tracteur) qui avançaient si lentement que c'en était presque scandaleux. À leur décharge, je dois dire que la route 170 entre l'arrondissement La Baie et Saint-Siméon est une très belle route de moto... donc avec énormément de côtes et de courbes! Impossible donc de rouler constamment à bonne vitesse. Les gros véhicules doivent donc ralentir pour ensuite avoir toute la misère du monde à regagner une vitesse normale... pour ralentir de nouveau à la prochaine côte ou courbe.

Quelques minutes plus tard, nous voici donc descendant la méga-côte qui mène au quai du traversier. Aucune réservation n'étant possible, il nous faut donc se présenter dans la file de véhicule et y laisser notre automobile. Quitter la file nous est impossible de toute façon, mais cela nous ferait perdre notre rang. À l'arrivée, un préposé nous remet une carte d'embarquement (indiquant que nous sommes deux adultes et une automobile) et il nous annonce:

- Je ne peux pas vous garantir que vous pourrez embarquer sur le prochain traversier...

Bon, notre carte a pourtant le numéro 94! Un peu plus tard, le préposé expliqua à l'automobile devant nous que le traversier prenait entre 90 et 105 véhicules à la fois. La différence vient de la quantité de véhicule avec remorque (camion, roulotte, bateau, entrepreneur, etc.) qui sont présent lors de chaque traversée. Belle affaire. Le pire est que nous devons attendre l'arrivée du navire avant de savoir si oui ou non nous pourrons y monter. Nous en avons pour deux heures d'attente avant le prochain départ...

Après avoir constaté que l'eau du Fleuve est toujours aussi froide, qu'il y a des gens suffisamment fou pour s'y aventurer quand même, nous nous sommes dirigé vers le kiosque de crème glacée. Bon voilà, en à peine trente minute, nous avons fait le tour des activités disponible à distance de marche. Commence alors l'attente.

Et nous attendons, attendons et attendons encore.

Arrive le navire. Débute le débarquement de la centaine de véhicule. Commence ensuite l'embarquement de toutes les autres files de véhicules en attente. Évidemment, plus le temps passe, plus l'embarquement ralentit. Et lorsqu'arrive le tour à notre file d'automobile (ceux qu'ils pensaient de trop dès le départ), moi et Caro nous disont que si ceux devant nous peuvent monter à bord, ce sera bien les seuls qui seront chanceux à ce point-là.

Puis, le verdict tombe: 92 véhicules et c'est la fin. Tous les autres doivent donc, si ils le désirent, se positionner pour le prochain traversier. Le problème, c'est que celui-ci a déjà près d'une heure de retard (au moment de son départ). Il lui faut trois heures pour faire l'aller-retour, plus le retard qui s'accumule. Nous nous disons qu'il repartira dans près de quatre heures. Nous serions assez tard à Rivière-du-Loup. De là, il nous reste deux heures de routes pour joindre notre camping...

Nous décidons donc de défaire tous nos plans et d'improviser afin de faire d'une mauvaise situation une belle journée quand même. Nous aurions passer un dépressif six heures à croquer marmotte sur le quai, que nous aurions fait deux heures de route et qu'ensuite nous aurions monter la tente "en pleine nuit" pour ne faire que dodo et démonter le lendemain pour aller joindre les amis au chalet-motel. Finalement, nous aurions perdu notre journée.

Nous avons plutôt décider de quitter la file, de prendre une chambre d'hôtel sur place, d'aller souper dans un bon restaurant (y'a un bout à manger des cochonneries su'l pouce!), de profiter de la piscine et du spa de l'hôtel (bon, ça, nous ne l'avons su qu'après avoir choisi l'hôtel, mais c'était inclus).

Quel bon choix! En remontant la côte du Quai, nous sommes entrer au Motel Belvedere et y avons pris une chambre. Nous nous sommes baignés dans la piscine pendant un moment. Une belle maman très enceinte est arrivé avec son amoureux et leur petit garçon de deux ou trois ans environ. Le petit garçon nous a fait tellement penser à Sarah par son parler et sa démarche, c'était incroyable!

Ensuite, comme l'heure du souper s'approchait, nous devions nous trouver un restaurant. De Saint-Siméon, nous avions deux possibilités, les deux à environ trente minutes de route. D'un côté, La Malbaie, ou de l'autre, Tadoussac. Comme Caro n'avait jamais visité Tadoussac, nous sommes parti vers le nord.

À Baie-Sainte-Catherine, un autre traversier nous attendait. Celui-ci est gratuit et à un départ aux trente minutes. La chance étant avec nous, aussitôt monter à bord, les préposés ont fermé les barrières et le bateau est parti!

Dès le débarquement, nous nous sommes stationnés "quelque part" (car le village est si petit) et nous avons marché à la recherche d'un sympathique restaurant.

Nous n'avons pas réellement chercher très longtemps, car nous avons pris le premier restaurant qui se présenta à nous, La Galouine. (Définition extraite du site précédemment cité: Dans la langue populaire acadienne (ce qui témoigne des racines des anciens propriétaires), la galouïne est une tempête violente et subite, analogue à ce que les marins appellent un grain).

Le hasard faisant bien les choses, nous y avons découvert un excellent restaurant. Le menu est composé de produits locaux ou régionnaux, toujours très frais, incluant du gibier. Le repas fut très bon de même que le service. Vraiment, une adresse à conserver. J'y ai mangé mon premier repas de fruit de mer...

Peu après, nous avons déambuler à pied dans les "Boutiques de cossins" ou de souvenirs. Nous avons vite constater deux choses: les chinoiseries semblent en baisse (une crisse de bonne affaire!) et les objets artisanaux sont les mêmes partout, et souvent fabriqués par des artisans de notre région. Bien sûr, la présentation est adaptée à la sauce locale, mais c'est quand même du miel (par exemple) de (correction:) Saint-Ambroise-de-Kildare! Rigolo quand même...

Après quelques boutiques, nous avons décidé de retourner à notre hotel. Retour vers le traversier donc, et là encore, peu après avoir monter à bord, la barrière se referma pour nous emmener de l'autre côté de la rivière Saguenay.

Trente minutes plus tard, nous regagnons notre hôtel à Saint-Siméon. Nous avons vu des gens dans le spa extérieur (inclus avec la chambre), alors nous avons décidé de faire de même. En tout respect, voyant notre désir d'utiliser le spa, les gens qui y prenaient place ont quitté. Le spa étant installé sur le cap qui surplombe le fleuve Saint-Laurent, la vue était magnifique. Nous avons vu le dernier traversier arrivé, puis nous avons regagné notre chambre.

Vraiment, pour une journée manquée, c'était la meilleure depuis longtemps...

Début des vacances - Jeudi

Jeudi dernier, j'ai fini par arriver en camion vers l'heure du diner. Ouf... je m'étais réveillé vers trois heures du matin, car j'étais stationné "avant" Toronto (donc, il me restait près de six heures de route avant d'arriver au bureau). J'ai donc diner avec la gang du bureau en attendant la suite des événements.


Pendant ce temps, de leur côté, Caro et Sarah avaient préparé tout le bagage pour le camping et les vacanes. Elles n'avaient plus qu'à venir me cueillir au bureau, et ensuite, nous filerions vers Jonquière chez ma mère. Nous procédont toujours ainsi parce que la route est plus courte entre le bureau et chez ma mère que si nous retournerions chez nous.

Donc, après avoir passé un peu trop de temps au bureau, à faire tous mes papiers et à remettre le camion dans un bon état pour les mécaniciens (qui auront amplement de temps pour le réparer), mes femmes sont arrivées. Sarah en a profité pour donner de la gelée de fraises pour les femmes de mon bureau (dont de toute façon leurs hommes travaillent aussi pour la compagnie). Êve, Josée et Lori étaient très émues et touchées de cette attention.

*****

Nous voici donc rendu au milieu de l'après-midi, finalement prêt à partir pour Jonquière chez Mamie. Sarah ne se peut plus de bonheur, elle qui comptait les dodos depuis une semaine, et les semaines depuis un mois!

Nous avons roulé sur les petits chemins pour aller joindre l'autoroute 30. Ensuite, nous avons pris l'autoroute 20. Nous étions à nous demander à quel endroit nous pourrions nous échoir pour le souper. Saint-Hyacinthe? Trop prêt, trop tôt! Drummondville? Hmm, trop "american franchise"...

Dépassé Drummondville, nous tombons dans le "cou donc, y'a pu grand chose" de la 20. Apparemment, la 20 est l'autoroute qui a le plus de service entre Québec et Montréal (par opposition à la 40, de l'autre côté du fleuve). Ben après Drummond, ce n'est pas si sur!

Nous avons finalement décidé d'y aller avec la tradition, et de souper au Pique-Bouffe de Laurier-Station. On y mange habituellement bien, mais selon Caro, la pizza n'est pas terrible, pour ne pas dire pas mangeable. C'est un sympathique restaurant de village comme nous les aimons.

En repartant de là, il était déjà tard. Par un savant calcul, j'évaluais notre arrivé chez mamie autour de 22 ou 23 heures. Ouf! Mais bon, il faut bien commencer les vacances à un moment donné.

La traversée du Parc (dont le nom véritable est la Réserve Faunique des Laurentides) s'est très bien passée. Il faisait beau, et vu la journée où nous roulions, à peu près personne d'autre n'était sur la route.

À notre arrivée chez ma meilleure mère, tout le monde ne se pouvait plus. Les embrassades et les câlins ont r'volés de tous les côtés. Nous avons placotter jusqu'aux petites heures du matin.

La voiture électrique utilisable: c'est possible!

Les opposants ne cessent de nous rabattre les oreilles avec la non-possibilité de rouler suffisamment rapidement ou longtemps avec une voiture électrique. Voici un exemple où l'autonomie est de 250 kilomètres sur une recharge sans le prolongateur (qui fonctionne à essence et augmente ainsi l'autonomie) à des vitesses jusqu'à 130 km/h!

http://www.cyberpresse.ca/article/20080630/CPTRIBUNE/80630008

Ceux qui ont un besoin immense d'autonomie pour aller au travail devrait peut-être se demander si ils n'habitent pas trop loin de leur lieu de travail. Si pendant longtemps la question ne se posait pas vraiment, maintenant que le prix de l'essence a atteint des sommets démesurés (mais toujours dans les limites raisonnables de la loi du marché comme en font foi les profits très raisonnables ;-) des compagnies pétrolières!), il devient plus évident de faire le choix de vivre plus ou moins loin de son lieux de travail...

Et peut-être qu'une telle voiture ne conviendrait pas à tous les usagers, ou à tous les usages (comme pour les longues randonnées des vacances, par exemple). Évidemment!!! Si une famille possède une Smart et une minivan, est-ce que la Smart va servir pour les vacances en famille? Ben non, alors pourquoi une voiture comme celle présenté plus haut ne pourrait pas servir comme deuxième véhicule, pour qu'un des adultes se rende au travail par exemple.

23 juillet 2008

C'est fait...

Voilà, techniquement, nous avons la maison! Yé, moment de joie dans mon coeur! Ainsi que dans le coeur de Caro et de Sarah (qui rêve déjà de s'installer sur la galerie pour vendre de la confiture!).

Pour faire une histoire courte, l'institution financière nous a dit que nous étions accepté sous conditions (fournir des preuves de mon travail, de notre bonne habitude de payer nos comptes, de la provenance de l'accompte (littéralement tombé du ciel, je n'en dirai pas plus), le montant de l'accompte ainsi que des dépenses initiales (surtout les frais de notaire), etc. Bref, rien d'impossible, surtout des papiers que nous avions déjà en notre possession.

Une fois tous ces documents remis à la dame, elle nous a dit sur-le-champ que nous serons donc accepter, suite à l'ouverture d'un compte dans l'institution (ce que j'aurais fait de toute façon) afin d'y transférer l'argent. Aussitôt que ce sera fait, tous les papiers seront envoyés au notaire, qui est en vacances. La dame de l'institution financière aussi sera en vacances, ainsi que nous même et même le couple vendeur de la maison. Nous pourrons donc partir l'âme en paix! Le repos sera bon.

*****

Pour les détails, je me suis gardé une petite gêne. Je ne veux pas nécessairement étaler ma vie complète au grand jour. Par contre, certaines gens, comme Fredn'co qui a laissé un commentaire, veulent en savoir plus... Dilemme! J'ai donc décidé de préciser un peu plus l'histoire aussitôt que l'affaire sera complèté.

Ça sent les vacances!

Dans quelques heures, nous serons, toutes la petite famille, en vacances! Wou hou! Sarah est folle comme un ballet, maman aussi, et papa, aussitôt qu'il se débarassera de son camion, sera lui aussi en mode vacances.

Déjà que, hier après-midi, lorsque Lori m'a envoyé son dernier message texte (via cellulaire) de la semaine, alors que j'approchais les douanes, me souhaitant de bonnes vacances, je fus ébranlé. Ça m'a sauté au visage comme un 2 X 4 "su'l can".

On y est enfin arrivé. Les vacances... Nous, camionneurs, avec notre maigre "un jour et demi" à la maison (bon, on a le choix, mais on n'a pas l'choix) de congé par semaine, on n'a que très rarement l'impression d'être en congé. Une fois "dépompé" du camion, une fois l'adrénaline de la route retombé, une fois "revenu à moé" (comme disait mon père), ben, v'là ti pas que c'est l'temps de r'tourner su'a route... Et, bien souvent, comme la fin de semaine brasse plus que les routes des États-Unis (dont celles du Québec n'ont absolument rien, mais vraiment rien à envier!), nous avons plutôt l'impression de retourner dans la camion pour se reposer des vacances!

Les projets? Demain: Saint-Chrysostome-Jonquière (chez Mamie), six heures de route; mamie va garder Sarah pendant que les parents s'épivardent.
Vendredi: Jonquière-Métis-sur-Mer (Chez Annie, camping), deux heures de route, attente, une heure de traversier, deux heures de route.
Samedi: Métis-sur-Mer-Baie-des-Sables (Motel Bel-Azur sur le bord de la route), quelques minutes de route; succulent souper annuel de fruits de mer.
Dimanche: Baie-des-Sables-Jonquière (chez Mamie); véritable visite de ma mère, que nous ne voyons pas très souvent, distance et métier oblige.
Probablement vers mercredi: Jonquière-Saint-Gédéon-Grandmont (Camping Municipale); moment de déconnection totale de toute réalité du quotidien. Situé sur le bord du superbe lac Saint-Jean, ce village est rempli de campings et de chalets. On se croirait en Floride, à Cuba ou Saint-Tropez, mais sans l'avion... Nous y serons probablement pour 3 ou 4 jours.
Avant jeudi de l'autre semaine: retour à Saint-Jean-de-Matha juste à temps pour le Festi-Force. Ambiance de fête forraine incroyable. Succulente cochonnerie qui se mange, épreuve de force de toutes sortes (humaines, chevalines et même canines!) et cette année, on ajoute un spectacle d'Hugo Lapointe!
Vers lundi ou plus réalistement mardi qui suit: retour au travail... pour me reposer de tout ça.

Effectivement, que fait un camionneur en congé, en vacances ou dans ses temps libres? Il se promène!!!