8 septembre 2008
Fait-ça vite, tu n’as pas grand temps!
On se le fait dire souvent, mais il vient un temps où nous pouvons le savoir par nous même. Comme je n’étais parti que dimanche matin, je savais bien que je serais un peu serré pour la livraison, et par conséquent pour le retour.
Vers huit heures, j’ai envoyé mon message habituel à Lori, disant mon heure d’arrivée chez le client, soit onze heures. Jean-Pierre, du côté des départs, m’avait spécifié « en matinée »… j’étais donc dans les temps.
La route en Virginie et en Caroline du Nord (les I-81, I-77 et I-85) étant passablement côteuse, je fus ralenti passablement dans mon périple. Vers onze heures, voyant que je n’y étais pas, j’envoyai un autre message à Lori : je serai là pour midi. Cette fois-ci, elle me répondit que mon voyage de retour étant à Spartanburg, SC, une quarantaine de minutes de mon lieu de livraison, je n’avais pas trop de temps à perdre car le client fermera à seize heures. Bon, un autre cas de « Fais ça vite prends ton temps (RIP Marie-Soleil) »!
Tout d’abord, sur MapPoint, le client aurait dû se trouver au sud du village voisin. En vrai, je ne le trouvai pas, donc j’ai poursuivi ma route. Comment faire autrement de toute façon, car nul endroit où stationner, ni plus pour faire demi-tour. Vive la campagne. De toute façon, selon les adresses sur les boites aux lettres, c’était plus loin au nord. Me fiant sur les adresses, je continuai ma route. Vint le village de Earl, NC, puis, les numéros montant toujours, arriva, au milieu de nulle part, une méga-usine de polymère! Justement celle que je cherchais!
Je me présente donc à la guérite pour m’enregistrer. L’usine est très clôturée, très bien gardée, comme c’est souvent le cas des usines de « chimiques ». La dame prend mes coordonnées, me fait écouter le court vidéo de circonstances (qui ne dit pas vraiment ce qu’ils fabriquent, mais ça semble plutôt dangereux!), me demandent si j’ai des pantalons, des souliers fermés, des lunettes et un chapeau. Ouf, c’est sérieux. À plus de trente degrés (oui, en Celsius), disons que j’arrive en short et en sandales… Bref, j’ai tout sauf les lunettes (en fait, je ne sais jamais où je les ai rangé la dernière fois, alors je préfère en redemander!)… Ça s’annonce chaud.
Une fois ces quelques (he-hum) formalités réglées, elle me remet la carte de l’usine avec le chemin pour les quais tracé en jaune. Je retourne donc au camion, je m’habille de la tête aux pieds (il fait déjà chaud!) et je pars pour le quai numéro huit.
Avance un peu, tourne à droite, contourne à gauche, un arrêt, continue au bout, tourne à gauche (méchante « tinque à l’eau »), un arrêt, encore un bout, un deuxième arrêt, au poteau rouge de pompier, tourne à gauche, c’est la cour. Les quais sont à ta droite, tu prends le huit, neuf ou dix.
Sur la dernière rue, juste avant le poteau rouge pompier, il y avait une série de lance d’incendie. La base ressemblait un peu à une borne fontaine, mais sur le dessus, il y avait une lance pivotante!!! Ça rassure! Les pompiers n’ont même pas le temps de brancher les tuyaux si un incendie se déclare!!! J’imagine que le premier employé qui passe se met à arroser...
Bon, la porte dix a une citerne devant elle, et la huit est prise, il me reste donc la neuf. J’ouvre mes portes et je m’y installe. Puis, je me dirige à côté de la porte sept, où la sécurité m’a dit que se trouve la porte humaine (quelle belle expression mal traduite!).
Arrivé à l’intérieur, on me prend pour un extra-terrestre (et ce n’est pas pour mon allure!). Le préposé me demande qui m’a envoyé là. Ben, c’est la sécurité, c’est assez compliqué, je n’aurais pas improvisé tout ça! Les autres s’informent à savoir ce que j’amène. Lorsqu’il leur dit, tous ont le rire qui veut dire : ah pas encore!
Après deux ou trois téléphones, on me dit que je n’ai qu’à ressortir de l’usine et d’aller plutôt livrer à l’entrepôt de la compagnie. L’entrepôt est situé juste à côté de l’usine, mais EN DEHORS de l’enclos sécurisé! Donc, je me suis tapé tout ça pour rien? Semble-t’il.
Arrivé à l’entrepôt, je fus déchargé en une trentaine de minutes, comme quoi, lorsque tu trouves finalement la bonne porte, ça va assez rondement.
Pour couronner le tout, j’envoie donc un message à Lori pour lui indiquer que je suis maintenant vide. Elle me renvois un numéro 1-800 où je dois moi-même téléphoner pour recevoir mes indications. Dans notre compagnie, c’est plutôt rare que ça arrive. Mais le plus drôle, c’est que lorsque j’appelle, le message dit : le numéro que vous tenté de rejoindre est inaccessible de l’endroit où vous appelez!!!
Heureusement, avec un numéro local, ça a mieux été!
10 septembre 2008
L'embrayage me lâche
Bon, une fois au garage, ce n'est pas l'embrayage. D'ailleurs, le remorqueur bougonneux l'avait entendu:
- Ça semble venir de l'arrière-train!
Mouahahaha. Mon arrière-train, bien qu'ayant pris de l'amplitude, ne semble pas empêcher mon camion d'avancer. Après tout, mon camion tire 36363 kilogrammes régulièrement... Alors mon gros petit moi de 100 et quelques kilogrammes, ça ne doit pas faire un gros changement.
Voici donc ce que j'ai pondu en attendant la remorque (au Saguenay, on appelle ça une remorque, bon!)
*****
9 septembre 2008
Depuis hier, mon camion, quelque part sous le capot, faisait des Ke-Klougnes. Genre je roule, tout va bien et, pour aucune raison, tout à coup, un Ke-Klougne se fait entendre. Cela se produisait une fois de temps à autre, lorsque ça tire, lorsque ça pousse, lorsque ça force, lorsque ça roule en flottement. Tout le reste allait bien : les vitesses, la puissance, le mordant (bon, pour un Mercedes, on devrait plutôt parler de non-mordant), de ce côté, tout va bien.
Ce matin, donc, de tôt matin (pour arriver au bureau au plus vite), je suis parti sur la route. Aussitôt qu’il m’était légalement possible, soit à quatre heures et des poussières, j’étais sur la route. J’avais dormi à Graham Forge, VA. Je croyais que j’aurais à faire le plein, alors en allant aux toilettes, je n’avais pas acheté de café (pourquoi payer pour ce que l’on peut avoir gratuitement). De retour au camion, je me rendis bien compte que, le repos ayant rebalancé les réservoirs, faire le plein pouvait attendre un peu. Il faut savoir que la pompe de carburant s’abreuve du même côté que l’indicateur de niveau, donc ce réservoir semble descendre plus vite qu’en réalité. En quelques minutes, les deux réservoirs reprennent un niveau semblable, ce qui, à l’indicateur, donne un niveau plus élevé de carburant. Il n’y en a pas plus, mais il est séparé également des deux côtés. Pendant que le camion roule, il n’y en a pas moins, mais il est séparé en deux parts inégales, un peu plus du côté conducteur (dans mon camion en tout cas), et un peu moins du côté passager.
Donc, j’ai décidé de partir comme ça, et de faire le plein au besoin un peu plus au nord. Je suis parti sur la I-81. Tout allait aussi bien qu’hier, avec les Ke-Klougnes. Après quelques minutes, je me suis rendu compte que je n’avais donc pas de café. Tout en essayant encore de chercher si une situation donné amenait plus de bruit, de trouver une circonstance qui pourrait aider le mécanicien qui aurait à trouver le problème, je me suis dit que Elliston, VA pourrait faire un bon endroit pour me dégourdir les jambes et me procurer le divin liquide noir. J’avais un gros quarante-quatre miles, soit environ soixante-et-onze kilomètres de fait, je méritais donc une pause (hihihi, c’est bien évidemment sarcastique!).
J’emprunte la sortie, je tourne à gauche, je passe au dessus de l’I-81, je tourne dans l’entrée des camions. Je passe par les pompes avec l’intention de me stationner plus loin, tiens, juste à côté du camion là-bas, une centaine de mètres au-delà des pompes. Je n’aime pas vraiment, bien que je le fasse parfois moi aussi, me stationner aux pompes « comme si je venais de faire le plein », comme le font trop de chauffeurs américains. Cette façon de faire a déjà failli d’ailleurs me couter ma réputation, mais ce sera pour un autre billet… Je préfère donc me stationner hors de la route naturelle de ceux qui sont là pour faire le plein.
Donc, j’entre dans l’entonnoir inversée qui mène aux pompes. Comme ça monte assez abruptement (c’est quand même la Virginie, où rien n’est horizontal), je manœuvre mes vitesses (vers le bas bien sur) afin de ne pas perdre mon air d’aller et pour ralentir en douceur. Je me faufile dans une allée, et les Ke-Klougnes se font plus insistant. Je réussis à peine à libérer la pompe (donc à ne plus la bloquer pour le prochain client), et là, comme ça, tout bonnement, le Câlice de Mercedes ne veut plus avancer! En effet, quand ça va bien, j’ai un Western Star, mais quand ça va mal, même si ce n’est pas la faute du moteur, j’ai un Mercedes!!! J’ai beau y aller avec douceur et compliments, rien n’y fait. L’embrayage ne répond plus! J’essaie de toutes les façons, rien à faire. Je descends pour observer que, comme on nous enseignait à l’école, « y’a rien qui pu et y’a rien qui pend », que rien ne coule ou ne semble avoir coulé récemment. Comme je disais avec mon frère à propos de nos premières motoneiges : « cris, y’a tout pour marcher », sous-entendant : alors, pourquoi donc qu’il ne fonctionne pas?
À ce moment, des Ke-Klougnes, j’en ai ben en masse. Aussitôt que je relâche l’embrayage, la pédale monte beaucoup plus haut qu’à l’habitude (encore hier, et même ce matin, la pédale opérait normalement) et pour le peu qu’elle mord, ça fait un vacarme d’enfer!
Il est donc cinq heures, je ne peux plus bouger, je bloque les pompes dans un relais… Avoir su, au moins, je me serais levé plus tard! Bon, comme disait le Bonhomme dans l’Héritage : « on sait ça y’inque après, pas avant! »
Me mettant dans la peau de Martin (tient, il est de retour au garage, lui? Je suis donc le deuxième plus vieux chauffeur de la compagnie sur la route), celui que je dois réveiller (à cinq heures, ouf!), je n’ai pas vraiment envie de lui téléphoner… En même temps, je ne pourrai pas bouger de là par moi-même. Et même si je le pouvais, maintenant je ne reprendrais plus la route avant de faire vérifier les Ke-Klougnes. Jusqu’à maintenant, c’était loin d’être parfait, mais ça semblait dans les tolérances… En tout cas, dans MES tolérances.
Je téléphone donc à Martin, qui me répond évidemment comme un gars qui vient de se faire réveiller par un mausus de chauffeur mal pris qui « n’aurait pas pu dormir la nuit »… Notez que ces pensées sont de moi. Bon, normalement, je travaille sur les heures relativement normales soit de six ou sept heures jusqu’à quelque part entre vingt et vingt-trois heures, dépendamment des journées. Mais cette semaine et celle qui la précéda, j’ai commencé mes journées très tôt (genre deux ou trois heures) pour les finir bien sûr assez tôt (aux alentours de dix-huit heures). Il faut bien partir tôt si on veut arriver un jour!
Donc, le Martin, après s’être mis les yeux en avant des trous, écouta mon histoire de Ke-Klougne. Son ordinateur à la maison étant sur le mode Kapout, il m’indiqua qu’il devrait donc se rendre au bureau pour me trouver du secours. J’aurai besoin d’une remorqueuse et d’un garage capable de réparer (changer?) un embrayage.
Me voici donc, stationner près des pompes d’un relais « pas d’avenir » (ce sont mes préférés, et comme il y a juste moi qui les fréquente, généralement ils ferment leurs portes; celui-ci a d’ailleurs changé de bannière depuis mon dernier passage sur l’I-81; ça aussi, ça pourrait faire l’objet d’un autre billet, les endroits que je fréquente et qui ferment leurs portes).
Une heure plus tard, Martin me rappelle. Ah, il semble réveiller maintenant! Il me demande avec précision l’endroit où je suis, parce qu’il a trouvé un garage assez proche qui pourra faire le travail. Selon lui, il me faudra un embrayage. Et je suis quitte pour le motel! Wou hou, avec Internet, alors je pourrai publier ce billet!
Malheureusement, parce que tout ne peut être parfait, ça vient donc de « scraper » ma semaine… Je ne pourrai pas faire le deuxième voyage nécessaire pour compléter mon kilométrage régulier. Grrr.
- Ça semble venir de l'arrière-train!
Mouahahaha. Mon arrière-train, bien qu'ayant pris de l'amplitude, ne semble pas empêcher mon camion d'avancer. Après tout, mon camion tire 36363 kilogrammes régulièrement... Alors mon gros petit moi de 100 et quelques kilogrammes, ça ne doit pas faire un gros changement.
Voici donc ce que j'ai pondu en attendant la remorque (au Saguenay, on appelle ça une remorque, bon!)
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9 septembre 2008
Depuis hier, mon camion, quelque part sous le capot, faisait des Ke-Klougnes. Genre je roule, tout va bien et, pour aucune raison, tout à coup, un Ke-Klougne se fait entendre. Cela se produisait une fois de temps à autre, lorsque ça tire, lorsque ça pousse, lorsque ça force, lorsque ça roule en flottement. Tout le reste allait bien : les vitesses, la puissance, le mordant (bon, pour un Mercedes, on devrait plutôt parler de non-mordant), de ce côté, tout va bien.
Ce matin, donc, de tôt matin (pour arriver au bureau au plus vite), je suis parti sur la route. Aussitôt qu’il m’était légalement possible, soit à quatre heures et des poussières, j’étais sur la route. J’avais dormi à Graham Forge, VA. Je croyais que j’aurais à faire le plein, alors en allant aux toilettes, je n’avais pas acheté de café (pourquoi payer pour ce que l’on peut avoir gratuitement). De retour au camion, je me rendis bien compte que, le repos ayant rebalancé les réservoirs, faire le plein pouvait attendre un peu. Il faut savoir que la pompe de carburant s’abreuve du même côté que l’indicateur de niveau, donc ce réservoir semble descendre plus vite qu’en réalité. En quelques minutes, les deux réservoirs reprennent un niveau semblable, ce qui, à l’indicateur, donne un niveau plus élevé de carburant. Il n’y en a pas plus, mais il est séparé également des deux côtés. Pendant que le camion roule, il n’y en a pas moins, mais il est séparé en deux parts inégales, un peu plus du côté conducteur (dans mon camion en tout cas), et un peu moins du côté passager.
Donc, j’ai décidé de partir comme ça, et de faire le plein au besoin un peu plus au nord. Je suis parti sur la I-81. Tout allait aussi bien qu’hier, avec les Ke-Klougnes. Après quelques minutes, je me suis rendu compte que je n’avais donc pas de café. Tout en essayant encore de chercher si une situation donné amenait plus de bruit, de trouver une circonstance qui pourrait aider le mécanicien qui aurait à trouver le problème, je me suis dit que Elliston, VA pourrait faire un bon endroit pour me dégourdir les jambes et me procurer le divin liquide noir. J’avais un gros quarante-quatre miles, soit environ soixante-et-onze kilomètres de fait, je méritais donc une pause (hihihi, c’est bien évidemment sarcastique!).
J’emprunte la sortie, je tourne à gauche, je passe au dessus de l’I-81, je tourne dans l’entrée des camions. Je passe par les pompes avec l’intention de me stationner plus loin, tiens, juste à côté du camion là-bas, une centaine de mètres au-delà des pompes. Je n’aime pas vraiment, bien que je le fasse parfois moi aussi, me stationner aux pompes « comme si je venais de faire le plein », comme le font trop de chauffeurs américains. Cette façon de faire a déjà failli d’ailleurs me couter ma réputation, mais ce sera pour un autre billet… Je préfère donc me stationner hors de la route naturelle de ceux qui sont là pour faire le plein.
Donc, j’entre dans l’entonnoir inversée qui mène aux pompes. Comme ça monte assez abruptement (c’est quand même la Virginie, où rien n’est horizontal), je manœuvre mes vitesses (vers le bas bien sur) afin de ne pas perdre mon air d’aller et pour ralentir en douceur. Je me faufile dans une allée, et les Ke-Klougnes se font plus insistant. Je réussis à peine à libérer la pompe (donc à ne plus la bloquer pour le prochain client), et là, comme ça, tout bonnement, le Câlice de Mercedes ne veut plus avancer! En effet, quand ça va bien, j’ai un Western Star, mais quand ça va mal, même si ce n’est pas la faute du moteur, j’ai un Mercedes!!! J’ai beau y aller avec douceur et compliments, rien n’y fait. L’embrayage ne répond plus! J’essaie de toutes les façons, rien à faire. Je descends pour observer que, comme on nous enseignait à l’école, « y’a rien qui pu et y’a rien qui pend », que rien ne coule ou ne semble avoir coulé récemment. Comme je disais avec mon frère à propos de nos premières motoneiges : « cris, y’a tout pour marcher », sous-entendant : alors, pourquoi donc qu’il ne fonctionne pas?
À ce moment, des Ke-Klougnes, j’en ai ben en masse. Aussitôt que je relâche l’embrayage, la pédale monte beaucoup plus haut qu’à l’habitude (encore hier, et même ce matin, la pédale opérait normalement) et pour le peu qu’elle mord, ça fait un vacarme d’enfer!
Il est donc cinq heures, je ne peux plus bouger, je bloque les pompes dans un relais… Avoir su, au moins, je me serais levé plus tard! Bon, comme disait le Bonhomme dans l’Héritage : « on sait ça y’inque après, pas avant! »
Me mettant dans la peau de Martin (tient, il est de retour au garage, lui? Je suis donc le deuxième plus vieux chauffeur de la compagnie sur la route), celui que je dois réveiller (à cinq heures, ouf!), je n’ai pas vraiment envie de lui téléphoner… En même temps, je ne pourrai pas bouger de là par moi-même. Et même si je le pouvais, maintenant je ne reprendrais plus la route avant de faire vérifier les Ke-Klougnes. Jusqu’à maintenant, c’était loin d’être parfait, mais ça semblait dans les tolérances… En tout cas, dans MES tolérances.
Je téléphone donc à Martin, qui me répond évidemment comme un gars qui vient de se faire réveiller par un mausus de chauffeur mal pris qui « n’aurait pas pu dormir la nuit »… Notez que ces pensées sont de moi. Bon, normalement, je travaille sur les heures relativement normales soit de six ou sept heures jusqu’à quelque part entre vingt et vingt-trois heures, dépendamment des journées. Mais cette semaine et celle qui la précéda, j’ai commencé mes journées très tôt (genre deux ou trois heures) pour les finir bien sûr assez tôt (aux alentours de dix-huit heures). Il faut bien partir tôt si on veut arriver un jour!
Donc, le Martin, après s’être mis les yeux en avant des trous, écouta mon histoire de Ke-Klougne. Son ordinateur à la maison étant sur le mode Kapout, il m’indiqua qu’il devrait donc se rendre au bureau pour me trouver du secours. J’aurai besoin d’une remorqueuse et d’un garage capable de réparer (changer?) un embrayage.
Me voici donc, stationner près des pompes d’un relais « pas d’avenir » (ce sont mes préférés, et comme il y a juste moi qui les fréquente, généralement ils ferment leurs portes; celui-ci a d’ailleurs changé de bannière depuis mon dernier passage sur l’I-81; ça aussi, ça pourrait faire l’objet d’un autre billet, les endroits que je fréquente et qui ferment leurs portes).
Une heure plus tard, Martin me rappelle. Ah, il semble réveiller maintenant! Il me demande avec précision l’endroit où je suis, parce qu’il a trouvé un garage assez proche qui pourra faire le travail. Selon lui, il me faudra un embrayage. Et je suis quitte pour le motel! Wou hou, avec Internet, alors je pourrai publier ce billet!
Malheureusement, parce que tout ne peut être parfait, ça vient donc de « scraper » ma semaine… Je ne pourrai pas faire le deuxième voyage nécessaire pour compléter mon kilométrage régulier. Grrr.
3 septembre 2008
Ça y est, enfin...
Cet après-midi, nous nous sommes rendu chez la charmante notaire. J'ai trouvé: ce sont ces yeux qui la rendent magnifique! En plus, elle quitte demain pour aller se marier et ensuite elle part en vacances.
Les choses sérieuses maintenant. Nous avons donc signé tous les documents afin de transférer la maison à nos noms. Auparavant, il nous a fallu s'assurer que le compte de la Caisse Populaire contenait suffisamment d'argent pour la transaction. La notaire sert d'intermédiaire pour le côté financier de la chose.
Après vérification du certificat de localisation et du détail du contrat de vente, nous avons tous signé tour à tour. Des tonnnes de copies signées à quatre mains.
Puis, après le départ des vendeurs, nous avons de notre côté finalisé les testaments. Encore là, après vérification, ce fut au tour des signatures.
Ne nous restera qu'à aller rencontrer nos locataires afin de leur annoncer la nouvelles. Les vendeurs leurs auront annoncé la vente de la maison, mais ils sont déjà au courant que nous avions l'intension de les laisser finir leur bail, jusqu'en juillet prochain. Ce sera donc à ce moment que nous déménagerons.
Chérie, chérie, on a une maison!!!
Les choses sérieuses maintenant. Nous avons donc signé tous les documents afin de transférer la maison à nos noms. Auparavant, il nous a fallu s'assurer que le compte de la Caisse Populaire contenait suffisamment d'argent pour la transaction. La notaire sert d'intermédiaire pour le côté financier de la chose.
Après vérification du certificat de localisation et du détail du contrat de vente, nous avons tous signé tour à tour. Des tonnnes de copies signées à quatre mains.
Puis, après le départ des vendeurs, nous avons de notre côté finalisé les testaments. Encore là, après vérification, ce fut au tour des signatures.
Ne nous restera qu'à aller rencontrer nos locataires afin de leur annoncer la nouvelles. Les vendeurs leurs auront annoncé la vente de la maison, mais ils sont déjà au courant que nous avions l'intension de les laisser finir leur bail, jusqu'en juillet prochain. Ce sera donc à ce moment que nous déménagerons.
Chérie, chérie, on a une maison!!!
2 septembre 2008
La rentrée scolaire
J'arrive, avec Caro et Sarah, de la rentrée scolaire! C'est certain que si ça avait été MON école Saint-Alfred (en transformation pour faire des logements sociaux), c'eût été plus émotif.
Mais c'était à l'école Bernèche de Saint-Jean-de-Matha. Soit que c'est rendu ben compliqué, ou bedon que je ne m'en rappelle plus, mais toujours est-il qu'aujourd'hui, nous étions la moitié de la classe de Sarah, pour environ une heure. L'autre moitié de la classe était passé avant nous. Demain, la première moitié y va toute la journée, puis la moitié qui inclut Sarah ira jeudi, pour finir par toute la classe pour toute la journée vendredi.
Et comme ce sera bien épuisant, ce sera la fin de semaine!
Nous avons donc rencontré Évelyne, la professeure, Anne-Marie, la stagiaire, Francine, l'aide et la surveillante du diner et même Claudie, la professeure d'éducation physique, auquel nous avons pu expliquer l'état de santé de Sarah ainsi que les particularités à surveiller.
Tous ces gens sont bien sympatiques. Tous les enfants se sont amusés pendant que nous défaisons les sacs avec tout ce dont une écolière de maternelle a besoin. Puis, ils ont eu une collation et un conte.
En une heure, tout ceci s'était déroulé et nous étions déjà prêt à retourner chez nous. Sarah aurait bien continué plus longtemps, et elle nous a demandé de lui réexpliquer encore et encore pourquoi elle ne pouvait pas y aller à tous les jours tout de suite.
Bon, les vacances des parents commencent maintenant!
Mais c'était à l'école Bernèche de Saint-Jean-de-Matha. Soit que c'est rendu ben compliqué, ou bedon que je ne m'en rappelle plus, mais toujours est-il qu'aujourd'hui, nous étions la moitié de la classe de Sarah, pour environ une heure. L'autre moitié de la classe était passé avant nous. Demain, la première moitié y va toute la journée, puis la moitié qui inclut Sarah ira jeudi, pour finir par toute la classe pour toute la journée vendredi.
Et comme ce sera bien épuisant, ce sera la fin de semaine!
Nous avons donc rencontré Évelyne, la professeure, Anne-Marie, la stagiaire, Francine, l'aide et la surveillante du diner et même Claudie, la professeure d'éducation physique, auquel nous avons pu expliquer l'état de santé de Sarah ainsi que les particularités à surveiller.
Tous ces gens sont bien sympatiques. Tous les enfants se sont amusés pendant que nous défaisons les sacs avec tout ce dont une écolière de maternelle a besoin. Puis, ils ont eu une collation et un conte.
En une heure, tout ceci s'était déroulé et nous étions déjà prêt à retourner chez nous. Sarah aurait bien continué plus longtemps, et elle nous a demandé de lui réexpliquer encore et encore pourquoi elle ne pouvait pas y aller à tous les jours tout de suite.
Bon, les vacances des parents commencent maintenant!
Retour en arrière
La semaine dernière, nous avons, Caro et moi, fait des conserves: des pêches et de la salade de fruit. Caro avait déjà fait des pêches deux jours avant mon arrivée. Elle avait également fait des confitures de fraises lorsque les fraises sont arrivées.
Revenons à nos pêches. Lors de l'arrivée des pêches de l'Ontario (les plus locales disponible ici), elles se donnent quasiment (pas chère pas chère). Pour quatre paniers de pêche, il résulte 13 pots de 500 ml. Caro en a donc fait quatre paniers seule, et nous en avons fait un autre quatre paniers ensemble, pour un autre 13 pots.
Ensuite, ce fut le tour de la salade de fruit. Une fois que les couteaux sont affutés, pourquoi ne pas continuer la cuisine? Nous sommes donc retourner à la Ferme Régis, notre méga-fruiterie-légumerie locale. Nous y avons trouver à peu de frais d'autres pêches, des nectarines, des poires, des pommes, des cerises et des raisins.
De retour à notre station de cuisine de conserves, situé chez nos amis Colette et Omer (en attendant notre propre cuisine dédiée dans notre future maison), nous nous sommes mis à la découpe de tous ses fruits. Ensuite, la mise en conserves. Au total, 24 pots de 500 ml de salade de fruit.
Revenons à nos pêches. Lors de l'arrivée des pêches de l'Ontario (les plus locales disponible ici), elles se donnent quasiment (pas chère pas chère). Pour quatre paniers de pêche, il résulte 13 pots de 500 ml. Caro en a donc fait quatre paniers seule, et nous en avons fait un autre quatre paniers ensemble, pour un autre 13 pots.
Ensuite, ce fut le tour de la salade de fruit. Une fois que les couteaux sont affutés, pourquoi ne pas continuer la cuisine? Nous sommes donc retourner à la Ferme Régis, notre méga-fruiterie-légumerie locale. Nous y avons trouver à peu de frais d'autres pêches, des nectarines, des poires, des pommes, des cerises et des raisins.
De retour à notre station de cuisine de conserves, situé chez nos amis Colette et Omer (en attendant notre propre cuisine dédiée dans notre future maison), nous nous sommes mis à la découpe de tous ses fruits. Ensuite, la mise en conserves. Au total, 24 pots de 500 ml de salade de fruit.
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