4 décembre 2007

Papa, il neige!

Dimanche soir, je suis rentré dans la cour, au bureau. Moi et Grenouille, nous préférions rentrer le soir même plutôt que se lever tôt le lendemain pour finir le voyage. Nous avions réussi, peu après Kingston, à dépasser la tempête. Toute la journée, nous avions été dans la pluie, qui tourna au verglas, qui redevient de la pluie... pour finalement devenir sec (la chaussée et le temps). Par contre, au Québec, on prévoyait la tempête du siècle. Un bon pied de neige (comme dans mon temps!). Pour les jeunes, un pied, c'est trente centimètres! ;)

Nous sommes arrivés vers minuit trente. Au sec. Aucune tempête en vue. Conscient par contre que la tempête finirait bien par nous rattraper. En peu de temps, j'étais dans les bras de Morphée.

À mon réveil, peu avant le cadran, j'ouvre les rideaux: givré et enneigé, le pare-brise me bloque la vue vers l'extérieur. Ce qui veut dire que la tempête est arrivé dans la nuit. J'allume la radio, car C'est bien meilleur le matin. Desautels de la circulation relate l'état de fin du monde sur l'Ile. Je me dis: aujourd'hui, ce sera une ambiance de War Room dans le bureau. Je m'habille et je sors dehors, désireux d'aller "partir le café" pour bien commencer ma journée... et celle des autres.

L'eau étant gelée (notre bureau actuel est comme une maison mobile), et de toute façon l'eau du village donnant le flu (s'cuzez, mais j'ai assez usé ma toilette pour le savoir!), je dois attendre que quelqu'un arrive pour ouvrir la porte de la section du bureau pour avoir accès à la "machine à eau".

Après un bon café ou deux, nous allons déjeuner Grenouille et moi Chez Nat. Tous les deux, nous attendons que nos camions soient prêts pour repartir sur la route pour la journée. De mon côté, j'aurai une livraison à faire à Drummondville avant de... je ne sais pas (à ce moment-là). La rumeur m'envoie même au Lac (ouf, beau temps pour aller loin!).

Vers midi, on me dit que je dois amener Jean-Pierre chez Peterbilt, d'où il ramènera un camion que le concessionnaire nous prête pour deux jours. Comment ne pas penser que nous sommes rendu BIG? Finalement, au moment de partir, nous nous faisons dire que ce projet est reporté.

Je pars donc seul pour Drummondville. Lentement mais surement. Ma tante Huguette disait, il y a longtemps, que le coffre-fort ne suivra pas le corbillard. Oups! Mauvais proverbe... celui qui s'applique le mieux est plutôt celui-ci: Mieux vaut arriver en retard qu'arriver en corbillard! En temps de tempête, la meilleure solution reste de prendre son temps. Aucun client ne se plaindra d'un retard un jour de tempête.

Par téléphone, je demande à Caro, à la maison, de vérifier mon adresse sur Mapquest. Par ce temps où rien n'est déblayé correctement, je me verrais mal me stationner quelques part pour vérifier moi-même sur mon ordinateur... et y rester! Elle me renvoie les directions par message-texte sur mon téléphone.

Arrivé à Drummondville, je sors à la sortie 175, tourne à droit, boulevard Haggerty à gauche, et mon client est devant moi. Le plaisir commence (et je n'en ai encore aucun doute!). J'entre dans la cours et me stationne. Un employé qui déneige (déterre?) son automobile m'indique à quel porte je dois me présenter. J'entre avec mon connaissement.
- Tu es de quel compagnie?
- TJB.
- Et tu es déjà ici? À quel heure avais-tu rendez-vous?
- Ben, midi et demi je crois (il est rendu quinze heures et même plus!).
- On ne t'attendait pas aujourd'hui. Ton rendez-vous a été déplacé à demain! Je vais vérifier si ils ont le temps de te prendre.
Ouf, ne me dites pas que j'ai mal compris mon répartiteur! Ce ne serais pas la première fois! La dame revient.
- Va t'en à la porte 17, en arrière. Les gars t'attendent.
Soulagement dans la tête et joie dans le coeur! Bon, peut-être que lorsque je vais téléphoner au bureau... mais on verra rendu là!

Je dois retourner sur la rue, pour prendre la rue de côté, pour entrer dans la deuxième cour, par en arrière de l'usine. C'est un cul-de-sac. Au bout, une étroite entrée me mène vers une dizaine de quais de chargement, situé en deux sections. Aucun ne semble libre lorsque je regarde les numéros de portes. Ah, le voilà. La 17 est la dernière porte sur le bord du mur. Donc, la moins bien dégagée. Et les quais sont en pente! Je suis déjà convaincu que je ne sortirai de là qu'au printemps! Ça commence bien.

Grâce au trottoir, à la galerie, à la boite sur le côté, reculer au quai n'est pas de tout repos. Je dois arrivé un peu de biais du côté aveugle. Doucement, je prends position et redresse mon équipement au dernier moment. Je vais voir à l'intérieur afin de savoir si je me suis correctement enligné. Comme tout est parfait, je retourne dans mon camion pour que l'employé ait le champs libre pour effectuer son travail.

Environ une heure plus tard, la lumière passe au vert. Je démarre le moteur, je laisse la pression d'air remonter, j'enfonce les deux boutons pour barrer les différentiels, j'appuie sur la pédale d'embrayage, je pousse le bâton de la transmission et je relâche doucement l'embrayage pour avancer. Rien. J'essaie de partir de la troisième, de la quatrième, de la cinquième (sur 10): toujours rien. Aucun mouvement, pas même une petite branlette. Je vais vérifier si le crochet a bien été enlevé... c'est bien le cas.

La grosse boite qui m'intriguait commence à m'attirer. Je vais voir et je l'ouvre: bingo! Une pelle et du sel à profusion. Je commence par nettoyer tout la neige autour des roues motrices. Ensuite, je saupoudre de sel assez généreusement. Je recommence mon jeux de bâton. Toujours rien. Je commence à bougonner.

Comme il est plus de seize heures, je téléphone au bureau.
- J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle: je suis vide à Drummondville... et je ne suis pas capable de sortir d'ici!
- Bon, tu es le troisième aujourd'hui!
Vive les tempêtes! Évidemment, du bureau, ils ne peuvent pas faire grand chose. Au moins, ça fait un peu de support moral.

Attention: le langage va se corser...

Je retourne à ma pelle et au sel. Je suis maintenant en beau câlice. Je charris l'osti de sel à la grosse crisse de pelletée sale. Mon osti de truck, tu vas sortir en crisse de s'osti de trou à marde. Je garoche et garoche encore du sel et du sel.

Puis, en douceur, bien calme (des fois, lâcher une couple de câlice, ça fait du bien!), je remonte derrière le volant. Je commence en troisième. À peine si ça bouge. Quatrième, pareil. Cinquième. Ça bouge un peu pas mal. Espoir. Je débraye doucement, puis relâche. Je répète l'opération quelques fois. D'une fois à l'autre, le camion s'avance un peu plus. Puis, lorsque je sens que ça mord vraiment (de peur mais quand même), je le pousse à fond (tu vas sortir mon câlice!) et tiens bon. Je sens que les pneus grugent de toutes leurs forces, et le camion qui s'avance très lentement. Ça vire "de t'sour" autant que sur une piste de "drag"!

Une fois rendu sur le plan horizontal, j'immobilise le camion. Je redescend pour aller refermer les portes de la remorque. J'en profite pour aller voir mes traces: ouf, une vraie "beurre" de drag, avec la neige expulsée assez loin! J'y suis vraiment allé à fond! Au moins, j'ai réussi à sortir en relative douceur.

Je recommunique avec mon répartiteur pour la suite des choses. Je dois laisser la remorque chez un transporteur ami de Drummondville, puis j'ai la permission d'amener le camion chez moi. À mon départ de la prochaine semaine, je passerai ramasser une remorque à L'Assomption. Ça adonne très bien, Caro étant trop mal en point de son genou pour venir me chercher dans une telle tempête.

Je me rends chez le transporteur en question, à quelques coins de rue de mon client. Une fois les formalité de sécurité passé, je me cherche un endroit pour y laisser ma remorque. La chargeuse géante est au travail pour le déneigement. Malgré cela, le stationnement n'est que partiellement déblayé. Je réussi à me reculer dans un endroit relativement normal pour y décrocher ma remorque. Par contre, je ne suis pas capable de me déloger d'en dessous! L'opérateur de la chargeuse viendra à mon aide en me sortant à l'aide d'une chaine.

J'ai vraiment mon gros crisse de voyage sale à ce moment précis. Mes petits souliers de petteux sont trempes de bord en bord, évidemment mes bas aussi.

Et j'ai une de ces faims... Burger Nounours me viendra en aide pour ce souper. Je ne suis pas vraiment certain de pouvoir sortir du stationnement du restaurant, mais bon, au moins, j'aurai le ventre plein.

Une fois bien nourri, puis légèrement reposé, le retour s'est bien déroulé. Par contre, avec un simple camion, la tenu de route sur glace était au minimum et la conduite devait s'effectuer en toute délicatesse.

À mon arrivée à la maison, après une bonne douche (je veux un bain tourbillon!), ma tendre Caro m'avait préparé des chaussons à la fraise et rhubarbe et du bon café. Succulent et réconfortant. Merci chérie. XXX.

Service interrompue

Mon fournisseur Internet sans fil, sur la route, a un conflit avec son fournisseur. Mon abonnement a donc été suspendu. Il est bien spécifié que le temps de mon abonnement est suspendu afin que nous ne perdions pas de temps... enfin je me comprends! :)

C'est donc pour cette raison que je ne peux publier les textes que j'écrit sur la route. Mais vous ne perdez rien pour attendre. En attendant, je publierai de la maison.

26 novembre 2007

Toute une semaine! Première partie...

En fait, je devrais dire: toute une quinzaine!

Je n'ai pas eu d'accès Internet depuis un bout de temps, parce que je ne suis pas aller suffisamment loin. Un soir j'aurais pu, mais il semble que la connection ne se faisait pas. J'avais une connection au serveur de mon fournisseur, mais je n'étais pas capable d'accéder au réseau. Il devait y avoir un oiseau sur le fil...

Me voici donc à la maison, après tout ce temps. Pendant que mes femmes font la sieste, je peux donc me laisser aller à l'écriture. Ça me manquait...

*****

Tout d'abord, il y a deux semaines. J'étais à la maison et j'avais donné comme "désir de départ" le lundi. En jasant avec mon répartiteur le matin, il me dit qu'il y avait à ce moment deux possibilités: un voyage pour "je ne me souviens plus où" ou encore aller en chercher un à Dolbeau. Après m'avoir dit qu'il me retéléphonerais plus tard, dans une heure ou deux, j'ai commencé à me dire que se serait bien trippant d'aller au Lac. Par contre, avec mes pneus-fesses, ce n'était pas si rassurant en fait. On verra ben...

Environ une heure plus tard, mon répartiteur me confirmait que je partirais pour Dolbeau dans la journée, après m'avoir demandé si je me sentais à l'aise avec l'état de mes pneus et la possibilité de neige (dans le Parc, il peut neiger environ 10 mois par an). Il ajouta que je pouvais bien en profiter pour aller voir moman en passant. J'étais bien content, mais je lui dit: c'est pas un trop gros détour? Parce que dans ma tête, Dolbeau-Jonquière, c'est quand même une bonne trotte. J'entends les touches du clavier claquer à l'autre bout du fil, et il me dit: c'est juste 50 miles de plus (que le meilleur chemin), pis tu mérites ben ça!

Ouf! C'est toujours très agréable de se faire dire que nos efforts sont appréciés. Je le sais d'instinct que c'est le cas, mais dans le feu de l'action, on se le fait rarement dire.

Je raccroche. Je dis à Carole et à Sarah: faites vos bagages, on s'en va chez Mamie! Et Sarah qui, dans la porte de la salle de bain, se retourne vers moi et dit: pour vrai? Oui oui pour vrai Sarah, que je lui répond. Elle était tellement contente de voir Mamie et tellement drôle à voir, ça valait l'effort que ça me demanderait.

Nous sommes donc parti en vitesse pour nous rendre au camion. Nous avons diner chez Burger Nounours en chemin, puis nous avons récupérer mon camion et la remorque qui m'était assignée.

Nous étions donc en route. C'était la première fois que j'amenais Sarah et Caro depuis un bon bout de temps, ça n'avait pas été possible avant, pour toutes sortes de raisons. C'était la première fois aussi que Sarah était suffisamment grande sur son siège (installé sur le siège du passager) pour voir à l'extérieur du camion. Et à l'âge de la curiosité extrême en plus. J'en ai eu des questions!

C'est quoi cette lumière-là? Pourquoi elle clignotte? Il sert à quoi le gros bouton rouge? Pourquoi tu as allumé la radio-là, ça n'arrête pas de faire du bruit! C'est qui qui parle? Est-ce que c'est Grenouille?

Ouf, imaginez ça pendant des heures et des heures... Et, trop excitée, elle ne s'est bien sur pas endormie comme elle le fait en automobile! Caro par contre, au prise avec une douleur à un genou qui l'empêche de dormir une bonne partie de la nuit, s'en est donné à coeur-joie dans le dodo. On me dirait qu'elle n'a pas embarqué que je n'aurais pas de misère à le croire. D'un autre côté, elle en avait tellement besoin.

Nous avons fait un bref arrêt à Deschambault, un peu avant Québec. Là, nous avons acheter quelques cochonneries qui se mangent pour tenir le coup jusqu'au souper, que nous pourrions prendre en sortant du Parc, soit environ deux heures plus tard. Et nous voici reparti.

Québec à l'heure de pointe s'est plutôt bien traversé, et la neige, que j'étais pourtant assuré de voir dans le Parc, ne s'est pas présentée. À Laterrière, nous avons téléphoné chez Moman pour savoir si elle n'aurait pas un petit quelque chose pour nous faire souper. Des pâtés à viande! Comme ils étaient frais de la veille, nous avons sauté sur l'occasion.

Une heure plus tard, j'immobilisais le camion devant la maison de mon enfance. Ça me fait toujours une petit quelque chose au coeur... un genre de fierté. Après avoir débarqué les femmes et les enfants d'abord (et le bagage bien sur!), je suis allé stationné le camion au bout de la rue pour la nuit.

Une fois assis pour souper, je dirais à peine 30 minutes après avoir mis pied à terre, quelqu'un dit: regardez dehors, il neige à plein ciel! Nous l'avions échappée belle. Nous avons donc manger et parler longuement avant d'aller au lit pour quelques minutes, car nous devions être à Dolbeau pour "la première heure"... ce qui est autour de huit heures du matin. Et bien que l'ordinateur disait une heure et quart, je savais par expérience qu'on en avait pour au moins deux heures en camion.

Le lendemain matin, je me suis réveillé à cinq heures. Avant le cadran! Nous avons donc déjeuné. Puis, après avoir constaté que la neige avait neigé une bonne partie de la nuit, je me suis demandé ce que mes pneus-fesses en penseraient. Je me suis donc rendu jusqu'au camion. Je pus constaté qu'une automobile avait été sentir assez près du camion, car ses traces l'ont trahis. Heureusement, aucune trace de pas (genre vol ou vandalisme) n'a été relevé autour du camion.

J'ai donc démarrer le camion afin de l'approcher de la maison. Le stationnement étant fait de sable, le départ se fait plutôt facilement. Mes deux femmes étaient maintenant prête, alors nous sommes tous montés à bord, bagages inclus. Maintenant sur l'asphalte et avec environ trois pouces de neige au sol, le camion se remit difficilement en mouvement, même avec les deux "lock" de différentiels en fonction. La rue étant extrêmement horizontale, la mise en mouvement se fit de justesse. La journée va être longue, me dis-je.

Dans toute la ville de Jonquière, le déneigement avait été fait, mais il restait un peu de neige sur la voie. Je dois dire qu'à ce moment la remorque était vide, depuis notre départ en fait. Par chance, il n'y avait pas de vent. Notre route jusqu'à Dolbeau a été très bien, un peu difficile parce que sur neige, surtout entre Alma et Dolbeau, soit le côté nord du Lac, mais somme toute très bien.

Une fois arrivé dans la portion Mistassini de la ville (maintenant nommé Dolbeau-Mistassini), je me suis mis à douter. Et ça m'arrive toujours lorsque je n'ai pas de temps à perdre. En plus, sur la gauche, il y avait un moulin assis (ou est-ce à scie?) de la même compagnie que la papetrie où nous allions. Au même moment, j'aperçois la boucanne caractéristique aux usines de papiers. Les deux usines sont situés de part et d'autre de la rivière, l'une côté Mistassini, l'autre côté Dolbeau. Alors que je passais sur le pont reliant tout ça ensemble, mon répartiteur me téléphone. Je l'informe de "t'es rendu où?" et lui me confirme l'adresse de l'usine où je vais.

Comme j'avais consulté Mapquest avec le bottin téléphonique avant de partir, je savais que je devais prendre le boulevard Walberg à gauche, puis la Quatrième avenue encore à gauche. Je constate que la première rue est interdite au camion. C'est bon signe. Dans le sens que ça pourrait être un raccourci pour l'usine. Je me rends donc à Walberg, je manoeuvre pour tourner à gauche et... Câlice... "Depuis qu'y'ont construit... le Centre d'Achat"... Vous connaissez la chanson des Colocs? Ben, en fait il s'agit de Normandin, mais j'ai longtemps pensé qu'il s'agissait de Dolbeau. Eux, le centre d'achats, ils l'ont créé en reliant les bâtiments existant des deux côtés du boulevard Walberg à quatre voies. Donc, de la route 169, il reste un bloc normal et ensuite, sur quelques blocs, il n'a y a plus de boulevard, mais un centre commercial. Il faut donc circuler en faisant le tour. Si ça vous tente d'aller voir en touristant, ça vaut la peine. Mais en camion, ce n'est pas évident.

Je dois donc faire le tour et, bien sur, j'ai choisi le mauvais côté, soit à droite. La quatrième avenue donne au milieu du centre commercial. Impossible de traverser. Je me demande même si il y a une autre issue. Je poursuis mon tour de ville. Doucement pour ne rien briser. Une fois de l'autre côté, je vois un camion de copeaux de bois sortir d'une rue. Tiens, c'est là qu'on entre!

Je descends l'entrée et je me dirige vers le stationnement des remorques. Mon répartiteur m'avait dit que je devais imprimer les factures moi-même à la guérite de l'usine. Ce qui ne me rassure pas vu les difficultés que j'ai eu dans le passé chez un autre client avec un système du même genre. Je place ma remorque vide entre les autres, et je repars en camion pour la guérite. Je trouve la porte, vois le gardien (non mais t'as vu l'air bête? au moins, je n'ai pas affaire à lui directement!), et je trouve aussitôt le poste de l'ordinateur destiné au chauffeur.

À ma grande surprise, il y a des instructions très claires imprimées et insérées dans un cartable. De plus, les instructions à l'écran sont tout aussi claires. Une fois mes trois feuilles en main, je repars pour trouver la remorque de mon chargement. J'ai hâte d'avoir du poids sur mes roues. Je téléphone au bureau pour dire que je suis prêt. J'aurai pour deux jours de route, à destination de Hartford, WI, un client où je suis déjà allé.

Après une visite au Métro pour se procurer un repas de rois pour le diner, nous sommes en route pour Montréal-Est, où je débarquerai mes deux femmes. Nous passons par la route de La Tuque, puis par l'autoroute 40. Après deux bonnes journées agitées, je laisse mes deux femmes après un bon souper près du Pétro-Canada de Montréal-Est.

La suite au prochain épisode... ;)

10 novembre 2007

Je suis publier (presque!) prise 2!

Moment d'émotion ce matin, alors que je soupais tranquillement à Cardinal, ON.

Oui, je dis bien "soupais" car, quand tu commences ta journée à 1h30 le matin, tu dines vers 4h00 et tu soupes vers 9h00... J'ai fait ce genre de journée toute la semaine, parce que lorsque je suis parti, lundi passé, après avoir souper à Montréal-Est au Mikes/Pétro-Can (ou deux camions du CFTR arrivaient justement en même temps que moi), donc, dis-je, je soupe avec mes deux femmes à une heure un peu tôt pour le souper. Donc, je suis prêt à partir, après moult bisoux et caresses d'au revoir, dès 18h00. Tout heureux d'être content, vu que j'ai environ 4 heures de routes à faire pour aujourd'hui. Ça donne une belle heure pour se coucher, ce sera donc parfait!

Mais... Ben évidemment, rien n'a fonctionné comme ça. Pour Sophie, et d'autres qui commencent ou désirent faire ce qu'il faut pour commencer: une chose importante à savoir au tout début de ta carrière est qu'en camion, tu ne peux jamais être sure de rien, tu ne peux faire aucun plan précis. Nous vivons l'aventure avec un grand V... (?!?). Un pessimiste dirait que "toutte finit toujours par chier"! Je me contente de prendre ça avec un grain de sel... et quelque fois, la salière ou même la poche de sel au complet! Bref, comme ben d'autre métier, il faut aimer ça!!!

Mais, donc, de peine et de misère, j'ai réussi à joindre le relais dit Chez Réal, à Bainsville, ON. Ça, c'est tout juste passé la "ligne" de l'Ontario. Une grosse heure de route! Ouf! Et de peine et misère en plus. C'est le cas de plusieurs chauffeurs de se coucher assez tôt la première journée d'une semaine... mais là, c'est l'boutte!!! J'ai battu mon record de "coucher tôt" précédent qui était 20h00...

Tout ce préambule pour dire que j'ai passé la semaine à me lever à 4h00, puis à 3h00, puis 2h00 et finalement 1h30 ce matin. Ce qui explique que je soupais vers 9h00. Bon, est-ce que tout le monde me suit toujours??? (Ici, j'éclate de rire en me disant que je voulais écrire trois ou quatre lignes...)

Donc, j'arrive à Cardinal. Je ramasse mon Actualité pour lire un peu (avec ce "maudit" Internet, j'ai encore diminuer mon temps de lecture de magazine!). Comme il achève, je ramasse le suivant, soit un Highway Star. En entrant dans le relais, je regarde les nouveaux magazines gratuit de camion disponible. J'ai déjà le Highway Star courant, mais pas le Transport Magazine. Je le ramasse donc.
http://www.transport-magazine.com/ezc2/control.php?&topgroupname=Accueil
http://www.highwaystarmagazine.com/

À ma table, la charmante Laura prend ma commande, une traditionnelle omelette espagnole. En attendant, je téléphone à mon patron pour savoir ce que je fais de ma remorque. Comme j'ai un chargement à être livré à Montréal près du tunnel, il me dit de laisser remorque et camion dans notre cour de Montréal-Est. Ah, et je repars lundi. Le patron est surpris. J'ai vraiment une réputation au bureau moi... pourtant, je suis probablement un des chauffeurs avec la routine la plus facile à suivre... mais jamais pareil (c'est ça qui doit les mêler!) en fait de jour de la semaine...

Ensuite, je feuillette mon nouveau magazine pour sentir, car je le mettrai sous la pile pour le lire vraiment en son temps. Je tourne les pages en lisant les titres et en regardant les images (tient, comme avec un Playboy!)! Puis, une liste dans un coin attire mon attention. Je focus: ce sont des adresses Internet. Je reviens d'un paragraphe, et je lis quelque chose comme:

La semaine dernière, j'ai publier des adresses de blogues, mais on m'a fait remarquer qu'ils étaient en anglais. En voici donc d'autres en français cette fois.

Et qui était dans la liste: moi, Sophie, Stef, Belle Louve et quelques autres (maudite mémoire!). Wow, j'ai relu pour être sur. Oui oui, je suis bien dans la liste.

Alors bienvenue à ceux qui me liront par cette connection. Souvent sur un blogue, l'auteur se demande si il y a des lecteurs... J'en avais au moins un! Qui en plus écrit dans un magazine... Hihi.

P.S.: Pourquoi je dis Prise 2 en titre? Dans mon temps, ou plutôt dans l'temps qu'il y avait encore un hiver, j'écrivais dans un forum dédié au merveilleux monde de la motoneige. En lisant le magazine Motoneige Québec, un tout petit article parle de l'existence d'un groupe de discussion sur Internet consacré à la motoneige, et animé par une joyeuse bande de passionnés. Et pour étayer le propos, 3 articles extraits dudit forum... dont le mien où je relatais le bonheur, que dis-je, l'extase, que j'avais eu en visitant le Salon de la motoneige à Québec.

Moment de fierté. :)

6 novembre 2007

À vos marques...

En fin de semaine, j'ai regardé le film À vos marques, Party! Comme nous l'avions manqué au cinéma (on n'a jamais le temps d'y aller à temps!), nous l'avons "loué" à Vu sur la "Patante à Soucoupe". Il dormait depuis un bout de temps dans la boite, et comme j'ai pris de l'avance sur mes émissions de télévision "normales", j'ai décidé de regarder un film en banque... et c'est sur celui-là que je suis tombé!

J'ai adoré ça. Tous les comédiens sont bons, l'histoire se tient toute seule, la musique est approprié, bref, j'en veux plus! Et comme nous savons qu'il y aura une suite, je serai exaucé!

Ça faisait juste drôle de voir une partie de la gang de Ramdam jouer d'autres personnages. Mais après un moment, on s'y fait... sauf pour les personnages de Manolo et Mariane (Maxime Desbiens-Tremblay et Mariloup Wolfe) dont la relation dans le film conserve un arrière-goût incestueux!

Bref, un bon moment de cinéma! J'ai hâte de voir la suite...